«Dalloway», une écrivaine prise dans les griffes d’une intelligence artificielle

Film d’anticipation de Yann Gozlan, «Dalloway» orchestre un affrontement entre Cécile de France, écrivaine en panne d’inspiration, et son assistante virtuelle, qui a la voix de Mylène Farmer. Aussi prenant que surprenantDe temps à autre, des cinéastes français vont défier leurs homologues américains sur leur terrain, et le résultat n’est plus toujours aussi navrant qu’autrefois. Est-ce dû à l’épuisement patent du cinéma hollywoodien actuel ou aux progrès intrinsèques du cinéma hexagonal? Toujours est-il qu’aux bonnes surprises récentes de Drone (Simon Bouisson) ou Le Règne animal (Thomas Cailley) vient s’ajouter aujourd’hui Dalloway de Yann Gozlan, mi-techno-thriller mi-médiation sur l’intelligence artificielle (IA), d’après un roman de Tatiana de Rosnay (Les Fleurs de l’ombre, 2020). Preuve que si la prose de la prolifique autrice d’Elle s’appelait Sarah et Moka n’est pas forcément des plus inspirantes, son imagination peut offrir d’excellentes bases – comme autrefois pour Daphné du Maurier, à laquelle elle a consacré une biographie et dont Hitchcock tira Rebecca et Les Oiseaux.La référence affichée par le titre vise d’ailleurs plus haut: rien moins que Virginia Woolf, dont le roman Mrs Dalloway donne ici le nom à une IA qui gère la nouvelle vie de Clarissa Katsef (Cécile de France), romancière en panne d’inspiration. Celle-ci a enfin trouvé une chambre à elle chez CASA, entreprise de la tech qui finance une résidence d’artistes. Assistante virtuelle qui va jusqu’à tenir le rôle de confidente, Dalloway (avec la voix de Mylène Farmer) offre un soutien pratique et moral précieux pour l’aider à réaliser son projet de roman consacré aux derniers jours de Woolf, qui s’est suicidée.Voir plus

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