📍Deux grands fleuves traversent le Mali🇲🇱 :

Le fleuve Niger qui parcourt à peut près le Mali sur 4 200 km. Le Bani est un de ses affluents. Le Delta central du Niger, entre Tombouctou et Léré est une vaste zone inondée après la saison des pluies. Après la décrue, la région est parsemée de lacs, comme le lac Débo et le lac Figuibine,

Le Sénégal. Parmi ses affluents, on peut citer le Bafing, le Baoulé et la Falémé.

D'après Aquastat[7], la hauteur d'eau annuelle moyenne des précipitations est de 282 mm, soit pour une superficie de 1 240 019 km2, un volume de précipitations annuelles de 349,734 kilomètres cubes que l'on peut arrondir à 350 (France métropolitaine 477,99 km3).

De ce volume précipité, l'évapotranspiration et les infiltrations consomment quelque 300 km3. Restent 50 kilomètres cubes de ressources d'eau superficielle produites sur le territoire du pays (en interne). De plus une quantité renouvelable de 10 km3 d'eau souterraine est produite chaque année, en interne également.

À ces ressources de 60 km3 produites en interne, il faut ajouter 40 kilomètres cubes d'eau produits à l'étranger et qui font partie des ressources utilisables du pays, une fois la frontière franchie. Il s'agit d'une part des débits apportés de Guinée par le cours supérieur du fleuve Niger et ses affluents ainsi que par plusieurs cours d'eau du bassin du fleuve Sénégal, et ce à raison de 33 km3 environ. D'autre part, quelque 7 km3 en provenance de la Côte d'Ivoire constituent l'apport d'autres affluents du fleuve Niger.

Compte tenu de ces apports, les ressources totales en eau du pays se montent annuellement à quelque 100 km3 (100 milliards de m3), soit pour une population estimée à 12,7 millions d'habitants en 2008, près de 8 000 m3 d'eau par habitant, ce qui - contrairement à bien des idées toutes faites - est très satisfaisant, voire élevé, en comparaison de la moyenne des pays d'Afrique voire d'Europe. À titre de comparaison, l'Allemagne ne dispose que d'un peu plus de 1 850 m3 d'eau par habitant, et la France métropolitaine de plus ou moins 3 300 m3 annuellement. Quant à l'Afrique du Sud, en 2007 sa population de 47,9 millions d'habitants n'avait droit annuellement qu'à 1 044 m3 d'eau par personne. Le problème de l'eau au Mali n'est pas sa pénurie, mais sa répartition spatiale et temporelle, donc son stockage et son adduction.

Il faut ajouter qu'une quantité importante d'eau quitte annuellement le territoire : 30 km3 vers la république du Niger (il s'agit du débit du fleuve Niger à sa sortie du Mali) et 22 vers l'ensemble Mauritanie-Sénégal (débit du fleuve Sénégal), soit un total de 52 km3.

Les cours d’eau sont menacés par l’ensablement, notamment dans le septentrion malien, la dégradation des berges et la pollution[8].

Des plaines d’inondations s’étendent le long du fleuve Niger. le delta intérieur du Niger, situé dans la zone de confluence du Niger et de son affluent le Bani, entre Diafarabé, Djenné et Tombouctou, couvre une surface maximale de 41 000 km2, regroupant de nombreux lacs, mares et marécages. En raison de sa richesse écologique, le delta a été classé site Ramsar[9].

Dix-sept grands lacs sont répartis dans le septentrion, essentiellement sur la rive gauche du Niger. Les principaux sont les lacs Faguibine, Télé, Gouber, Kamango, Daoukiré, Daouna, Fati, Horo, Kabara et Débo. Plus de 200 mares sont également recensées, dont moins d’un tiers sont pérennes, principalement dans le Gourma, dans les régions de Gao et Timbuktu.

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