Aave traverse actuellement une crise majeure de gouvernance, considérée comme l’un des plus grands conflits de l’histoire du DeFi. Deux camps s’opposent : Aave Labs (entité centralisée fondée par Stani) et la DAO (détenteurs de tokens).
Le débat a explosé début décembre 2025 après l’annonce d’un partenariat avec CoWSwap, révélant que les frais de swap sont désormais dirigés vers un portefeuille privé contrôlé par Aave Labs, et non la DAO. Cette décision a été qualifiée de « privatisation furtive », privant la DAO de revenus estimés à 10 millions de dollars par an.
En réaction, deux propositions radicales ont été lancées :
- La « pilule empoisonnée » : saisir la propriété intellectuelle, le code et la marque, forcer Aave Labs à devenir une filiale de la DAO, et récupérer tous les revenus passés.
- La « saisie de marque » : transférer immédiatement marques, domaines et réseaux sociaux à la DAO, sur l’argument que la DAO finance le développement et le marketing.
Aave Labs répond que les revenus du frontend étaient volontaires, que la DAO possède les contrats mais pas le site web, et que Labs couvre l’hébergement et la sécurité. Le débat s’intensifie avec un vote Snapshot précipité le 23 décembre, mais l’auteur de la proposition principale (@eboadom) dénonce une procédure honteuse, et d’autres délégués critiquent le timing et la manipulation des délégations.
Ce conflit dépasse CoWSwap : il questionne fondamentalement qui détient le pouvoir dans un protocole DeFi — le code, le frontend ou la marque. Aave pourrait bien fixer un précédent décisif pour tout l’écosystème DeFi, sous l’œil vigilant de la communauté mondiale.
#Aave #DeFi #governance #DAO #crypto #blockchain #CowSwap #MEV #marque #propriétéintellectuelle #frontier #vote #crise #AaveLabs #MarcZeller #eboadom #DeFiEzR3aL #TulipKing #snapshot #protocole #precedent

