Un an après, la faillite de la start-up Inpher suscite toujours des remous

La jeune pousse issue de l’EPFL, active dans la cybersécurité et l’IA, a été soutenue par de grands investisseurs américains et, en Suisse, par Swisscom Ventures. Alors qu’une plainte est traitée par la justice genevoise, les versions divergent sur la fin de cette aventureQuasiment un an après, la faillite de la start-up Inpher, issue de l’EPFL, pose toujours des questions. Active dans la cybersécurité et l’intelligence artificielle, la jeune pousse lancée en 2015 avait attiré des investisseurs de renom, comme un fonds d’Amazon, la grande banque américaine JP Morgan, des spécialistes californiens des nouvelles technologies et, à partir de 2021, Swisscom Ventures, l’entité du groupe de télécoms chargée d’investir dans des start-up en Suisse et à l’étranger. Mais l’aventure a tourné court en octobre 2024 pour la société présente à Epalinges et aux Etats-Unis. Ce mardi, le Tribunal de police de Genève s’est penché, en appel, sur une plainte pour diffamation déposée par des cofondateurs contre un autre ex-dirigeant de la défunte société (la cour rendra sa décision ultérieurement). En toile de fond se dessinent de vives tensions internes et de profondes divergences stratégiques qui ont fini par provoquer la fin d’Inpher.Plus précisément, cette jeune pousse était active dans le «secret computing» – l’informatique confidentielle, en bon français. Sa technologie visait à faire en sorte que des entreprises puissent faire travailler des modèles d’IA comme ChatGPT sur leurs données, sans que les sociétés derrière ces moteurs d’IA n’aient accès à ces data. Cette confidentialité peut être capitale lorsqu’il s’agit de données sensibles, par exemple en matière financière, de santé ou pour un gouvernement.Voir plus

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