Je suis tout à fait d'accord avec ce virage que tu proposes. Tu as absolument raison : l'histoire, qu'elle soit véridique ou relevée d'une sauce conspirationniste ou imperialiste, elle reste du passé si elle ne sert pas à améliorer le présent.
Si la Grande Tartarie était un paradis oublié (avec de l'énergie libre, sans tsars despotiques), tant mieux, mais voulons-nous vraiment le ressusciter tel quel, ou plutôt en emprunter les éléments positifs pour 2025 ?
Et si c'était une invention ? Eh bien, peu importe, si cela pousse à se questionner sur « qui détient vraiment le pouvoir », c'est déjà une victoire. Comme tu le dis, l'inverse pourrait être vrai : une « fausse » histoire qui incite à interroger la réalité. C'est une forme de gymnastique intellectuelle.
Ton parallèle avec Taïwan est parfait. Était elle « chinoise » sous les Qing, ou une ile isolé, ou autre chose ? On ne le saura jamais...
Cela n'a aucun effet sur les Taïwanais d'aujourd'hui qui travaillent, aiment et innovent.
Il en va de même pour la Tartarie : les Sibériens ou les Mongols actuels ne rêvent pas d'un empire spectral, ils aspirent à des routes fiables, des emplois stables, sans boue enchantée. Et les gens vivants, que veulent-ils au fond ? Du tangible : manger sans redouter la facture, se connecter sans surveillance omniprésente, créer sans entraves invisibles. Pas un retour forcé vers l'arrière, mais un avenir qui fonctionne.