En Syrie, «des élections imparfaites mais nécessaires»

Le pays organise ses premières élections depuis la chute de Bachar el-Assad. Mais le mode de scrutin, alambiqué, laisse perplexe et inquiète une partie de la population. Reportage auprès de certaines minorités soucieuses d’être représentées dans le futur parlement«Des élections? De quoi?», questionne avec surprise Najoie, 21 ans, étudiante en comptabilité et photographe de mariage. La jeune femme originaire de Douma, l’un des fiefs du soulèvement contre l’ex-président Bachar el-Assad, où la révolte a été violemment écrasée par ce dernier, n’a jamais entendu parler des élections législatives qui se déroulent cette semaine en Syrie. C’est que le futur parlement sera formé par un scrutin un peu particulier: deux tiers des députés seront désignés par des commissions régionales tandis que le tiers restant sera nommé par le président. Un processus qui ne surprend pas Najoie: «Si cela peut améliorer le pays, c’est bien. Mais ce que l’on veut, c’est que notre voix soit entendue.»A une centaine de mètres de là, dans une des rues commerçantes de Douma, Bashar est moins optimiste: «Je trouve le système mauvais. Moi, ce que je voudrais, c’est un scrutin où l’on puisse directement élire nos représentants.» Une revendication que Lara Aizouki, l’une des 11 membres de la haute commission pour les élections de l’Assemblée du peuple, le nom du parlement syrien, entend. «Nous en sommes conscients, il y a une marge d’erreur dans ces élections. Ce n’est pas un processus parfait, mais c’est une solution d’urgence pour relancer le nouvel Etat.»Voir plus

https://www.letemps.ch/articles/en-syrie-des-elections-imparfaites-mais-necessaires

Reply to this note

Please Login to reply.

Discussion

No replies yet.