Le Temps (Suisse)

Accueillir la beauté du monde avec Jean-François Beauchemin

L’écrivain québécois émerveille encore avec la poésie du quotidien contenue dans «Le Vent léger» et «Archives de la joie»

C’est une citation d’Aragon qui ouvre le nouveau livre de Jean-François Beauchemin: «Rien n’est précaire comme vivre/Rien comme être n’est passager/C’est un peu fondre pour le givre/Et pour le vent être léger». Le Vent léger est roman respirant, il se laisse traverser par le souffle, inspiration, expiration; il suit la courbe des étoiles, naître, grandir, disparaître; et par-delà les péripéties des jours, il garde le tempo, aube, nuit, aube. En racontant une fratrie de six enfants percutés par le cancer de la mère, l’écrivain québécois s’attache à suivre l’empreinte que laisse le malheur lorsqu’il frappe et plus encore les façons si humaines d’apprivoiser l’imminence de la mort et de continuer à vivre, «d’aimer vivre» pleinement, et, en l’occurrence, de continuer à grandir.

Situé au Québec en 1971, le roman est construit autour de la disparition annoncée de la mère. Le Vent léger tourne pourtant le dos à la noirceur. Placé sous le signe de l’amour fraternel et filial, de l’observation sensible des êtres et des éléments, il est au contraire nimbé d’une lumière, d’une chaleur, d’une humanité qui est la marque de l’auteur. Comme Le Roitelet, paru en 2023 de ce côté-ci de l’Atlantique, Le Vent léger est à l’affût «d’autres façons d’être au monde».

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