Le Temps (Suisse)
Plusieurs personnes ont été prises en otage dans une localité des Pays-Bas
Une partie de la ville néerlandaise d’Ede a été évacuée en raison d’une «prise d’otages impliquant plusieurs personnes», a annoncé la police samedi, précisant qu’il n’y a pas de signe d’une «motivation terroriste»

Plusieurs personnes ont été prises en otage samedi dans une localité du centre des Pays-Bas, a annoncé la police. Celle-ci a précisé que les maisons avaient été évacuées et le centre-ville fermé.
«Une prise d’otages impliquant plusieurs personnes est en cours dans un bâtiment du centre de la ville d’Ede», a indiqué la police dans un communiqué publié sur le réseau social X.«Nous voyons qu’il y a beaucoup de questions sur le motif. Pour l’instant, rien n’indique qu’il s’agit d’un acte terroriste», a précisé la police.
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Le Temps (Suisse)
«Sept magnifiques» contre «Granolas», des destins boursiers contrastés
Les performances mirobolantes des «sept magnifiques» de la tech américaine ont dirigé les marchés boursiers en 2023. Présentés comme leurs équivalents européens, les «Granolas» ont des trajectoires différentes
Si vous avez un œil sur la bourse, difficile d’être passé à côté du phénomène des «Magnificent seven». En 2023, ces sept titres ont porté les marchés financiers avec des croissances supérieures à celle du S&P 500 (l’indice boursier des 500 plus grandes sociétés cotées aux Etats-Unis). Derrière ce surnom: Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia et Tesla. Début janvier, ces entreprises pesaient pour environ 30% de la capitalisation boursière du S&P 500.
Mais existe-t-il un pendant européen à ces sociétés américaines qui affolent les investisseurs? En 2020, la banque américaine Goldman Sachs avait créé le groupe des «Granolas» rassemblant onze valeurs boursières européennes aux profils attractifs: GlaxoSmithKline, Roche Holding, ASML, Nestlé, Novartis, Novo Nordisk, L’Oréal, LVMH, AstraZeneca, SAP et Sanofi. D’autres se sont essayées à donner leurs alternatives aux cavaliers européens. Le groupe Citi a ses «Super Seven», reprenant certains noms des «Granolas» (Novo Nordisk, ASML, LVMH, SAP, Schneider Electric, Richemont et Ferrari), tandis que la banque française Société Générale recense ses «Sept Merveilles» (Novo Nordisk, ASML, LVMH, SAP, Siemens, Schneider Electric et Hermes). Des sociétés qui ont pesé pour plus du tiers de la hausse du Stoxx Europe 600 (indice boursier composé de 600 des principales capitalisations boursières européennes) depuis janvier 2020.
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Le Temps (Suisse)
Dans l’élevage laitier, le sperme de taureau vaut de l’or
L’insémination artificielle et le séquençage génomique ont bouleversé les pratiques de l'élevage en Suisse. Les paillettes du congélateur ont remplacé le taureau reproducteur. Bienvenue dans un marché en or, où les catalogues exhibent autant les atouts morphologiques de l’animal que son potentiel génétique
A l’occasion du SwissExpo, le plus grand show laitier d’Europe, qui s’est tenu à Palexpo à Genève en janvier dernier, les visiteurs pouvaient admirer les reines, la crème de la crème bovine. Mais aussi découvrir des robots de traite dernier cri, des suppléments de vidange utérine ou encore l’Eye Breed 2.0, pistolet à la douille impressionnante et «première technologie mondiale permettant d’inséminer une vache sans fouille rectale».
Il était également offert de gagner, via un jeu-concours, cinq doses de sperme du taureau Flintcombe PP Red. L’ADN de fringants Red Holstein a été soigneusement sélectionné pour garantir l’absence de cornes de la descendance. Prix du lot: 390 fr. Tous les distributeurs suisses de semences bovines sont présents à Palexpo, et ce n’est pas un hasard: dans le salon, on scrute autant le pis gonflé et la ligne de dos ébouriffée au sèche-cheveux, que la semence des spécimens. Bienvenue dans le monde fabuleux de l’insémination artificielle bovine.
### «Les taureaux de village, c’est de l’histoire ancienne»Dans les campagnes suisses, les taureaux reproducteurs sont peu à peu délaissés au profit des paillettes, ces conditionnements à semences en forme de paille. Finies les saillies naturelles, place à l’insémination artificielle (IA). Selon Swissherdbook, la plus grande fédération suisse d’élevage qui suit environ 40% des bovins laitiers, il y a désormais neuf fois plus d’IA que de saillies naturelles dans les exploitations laitières – mais toutes ne se concrétisent pas en naissance.
Depuis son avènement il y a déjà quatre décennies, la paillette est de plus en plus plébiscitée, au point de constituer aujourd’hui un incontournable pour assurer le renouvellement des 600 000 vaches laitières du pays. Quant au nombre de veaux laitiers mâles, destinés à la monte, il n’a cessé de fondre depuis des décennies. D’après les relevés de Swissherdbook, ils sont deux fois moins nombreux qu’il y a 20 ans.
«Les taureaux de villages, utilisés par plusieurs exploitations, c’est de l’histoire ancienne, celle du père de mon mari, il y a 40 ans», confirme Sabine Bourgeois Bach, productrice de lait à Carrouge (VD). Chaque année, l’éleveuse insémine elle-même environ un tiers de ses 160 vaches pour la remonte – le remplacement du cheptel. Et n’utilise donc aucun taureau: «Ils peuvent être dangereux pour les employés et se battent entre eux, il y a tout le temps des accidents.» La paillette apporte donc une meilleure sécurité pour les éleveurs, mais aussi pour la vache, qui peut être blessée pendant la monte. Sans compter le gain de place et de santé, car moins d’infections sont transmises lors de la saillie.

### Plus d’un million de doses vendues en 2022 par Swissgenetics
Recourir à l’IA, c’est aussi «augmenter la variabilité génétique du troupeau», ajoute José Sabin, du service clientèle de Select Star, deuxième acteur suisse de la semence de taureaux, également présent à SwissExpo. «Il faut changer régulièrement les mâles d’une exploitation, sinon on a des problèmes de concentration génétique voire de consanguinité… On l’a vu avec les familles royales européennes», plaisante le responsable client.
En Suisse, chaque unité de paillettes se vend «entre 30 et 80 francs en moyenne, et jusqu’à 130 s’il s’agit d’un taureau laitier exceptionnel», indique Matthias Schelling, directeur général par intérim chez Swissgenetics. Il s’agit du leader helvétique en la matière, avec près de trois quarts des parts de marché national. Le marché du sperme bovin est surtout régi par la loi de l’offre et de la demande: «Une dose peut atteindre 150 francs… Facile», souligne à SwissExpo la démonstratrice de pistolet inséminateur, sourire en coin. Elle travaille pour LGC, une autre entreprise suisse d’équipements et de semences.
En 2022, grâce à ses quelque 200 taureaux, Swissgenetics a vendu plus de 830 000 doses en Suisse et 500 000 à l’étranger, pour un chiffre d’affaires d’environ 61 millions de francs. Un résultat qui reste cependant modeste en comparaison au marché mondial, évalué à 2 milliards de dollars, avec l’Amérique du Nord en tête, taille des cheptels oblige.
### Jusqu’à 15 millions de francs de paillettes pour les meilleurs
En théorie, le nombre potentiel de doses produites par animal est illimité. Certains taureaux ont d’ailleurs défrayé la chronique, [comme Jocko-Besné](https://www.ouest-france.fr/bretagne/lhommage-jocko-le-taureau-aux-400-000-filles-1595768), avec 1,7 million de doses et 300 000 génisses à son actif. Selon Matthias Schelling, atteindre la centaine de milliers de doses serait toutefois une exception – ce qui représenterait déjà un chiffre d’affaires variant entre 2 millions et 15 millions de francs par animal. La taurellerie de Swissgenetics, située à Mülligen (AG), est d’ailleurs un lieu difficile d’accès – nous n’avons malheureusement pas pu nous y rendre. «C’est toujours un risque d’autoriser l’accès à des personnes extérieures, parce que nos taureaux sont tenus dans un statut sanitaire très haut», explique le chargé de communication de Swissgenetics.

Les candidats ne sont plus seulement sélectionnés sur des critères morphologiques et leur pedigree, mais également en fonction de leurs gènes. Le premier séquençage d’un génome bovin en 2009 a révolutionné le secteur. Les entreprises ont réussi à associer des traits phénotypiques – présence de cornes, largeur du bassin, robustesse des sabots – à des variations d’une paire de bases dans l’ADN (appelées polymorphisme nucléotidique ou SNP).
Dans les brochures, des centaines de mâles laitiers sont ainsi exhibés, en photo et sous toutes les coutures génomiques, avec un nombre impressionnant d’indicateurs de morphologie, de production (quantité, taux de protéines dans le lait…). On sait même qu’untel convient mieux au bio, à la pâture ou l’usage d’un robot de traite. L’ensemble de ces traits est réuni en «valeurs d’élevage», soit le potentiel héréditaire de caractères économiquement intéressants.
Quels critères retiennent en priorité l’attention des éleveurs dans ces catalogues? «Ils cherchent des vaches qui vont vivre longtemps et produisent un lait de bonne qualité, avec un bon taux de caséine et matière grasse», répond José Sabin, de Select Star. Il se définit lui-même comme un chasseur de têtes. Son objectif: trouver le bon match bovin à l’éleveur, dans l’objectif de «réaliser une bonne expérience». Tout un programme.
### «Que la meilleure gagne!»
Les vendeurs de semences sont même en mesure de simuler des «accouplements virtuels» afin d’évaluer le potentiel génomique d’un croisement, ou d’anticiper de potentiels problèmes de consanguinité entre individus. Ces savants calculs ne sont toutefois pas infaillibles: «Il n’y a jamais de garantie totale de résultat, car les caractéristiques n’indiquent pas la force de transmission des gènes», nuance José Sabin. Une incertitude vérifiée en scrutant le génome de la descendance – et cela, aussi, se paie.
A Carrouge, Sabine Bourgeois Bach feuillette les catalogues des distributeurs de paillettes pour trouver la perle rare. «Il faut pas mal trier et faire des choix!» Avant tout, l’éleveuse scrute les critères morphologiques – un gabarit pas trop grand, de bonnes pattes – et de santé – bonne fertilité, peu d’infections du pis. Le tempérament, aussi, compte: «On veut des animaux débrouilles, adaptés au système de pâturage. On préfère les vaches à caractères plutôt que les gentilles», rit la Vaudoise. La moitié de son cheptel se compose de Holstein, le reste de Montbéliardes et de Kiwi Cross, une race néo-zélandaise.
Pour agencer son troupeau, l’agricultrice se fixe une règle d’or. «Que la meilleure gagne! On ne fait pas de fixette comme avec les marques de voitures.» Sabine reste néanmoins attentive à conserver une certaine biodiversité dans son troupeau, car «entre l’herbe verte du printemps, la sécheresse d’été ou les foins, certaines vaches tirent leur épingle du jeu à certains moments de l’année, plutôt qu’à d’autres».
### «C’est comme le cinéma: seuls quelques acteurs deviennent des stars»
L’IA lui permet aussi de s’offrir des taureaux suédois ou américains en choisissant des paillettes venant de l’autre bout du pays, voire du monde. «J’ai déjà commandé via Swissgenetics du sperme provenant de la Scandinavie ou l’Irlande. On est très libre en Suisse en matière d’importations de semences, par rapport à nos voisins français, du moment que les normes sanitaires sont respectées.» Il est loin le temps où chaque IA nécessitait l’accord préalable des autorités, où la Suisse n’acceptait la présence sur son territoire que de quatre races bovines, et faisait fermer le premier centre d’IA au Crêt-du-Locle, alors illégal. Au début des années 1960, la «guerre des vaches» faisait rage, et la contrebande de Montbéliardes allait bon train dans le Jura vaudois.
Comme d’autres secteurs avant lui, le marché du sperme bovin s’est libéralisé. Aujourd’hui, le leader suisse de la semence bovine ne propose pas moins d’une cinquantaine de races, avec dix programmes indigènes – comprendre, des veaux nés et élevés en Suisse, achetés à des agriculteurs contre des royalties. La sélection est rude: sur dix à quinze veaux présélectionnés par Swissgenetics, un seul sera effectivement acheté par l’entreprise. «C’est un peu comme le monde du cinéma: seuls quelques acteurs percent et deviennent des stars», illustre non sans humour José Sabin.
Parmi ces stars, on compte Dateline, un Holstein de l’américain Alta Genetics, importé par LGC, qui «fait un énorme buzz, avec plus de 11 000 filles à son actif, qui gagnent beaucoup d’expositions et produisent beaucoup», signale fièrement notre démonstratrice de pistolet. Chez Select Star, on met en avant Avatar, un Red Holstein dont les filles «sont bien plantées dans leurs aplombs». Par leur haute production laitière, ces deux races ont conquis la Suisse et le reste du monde.
Il y a en revanche de fortes chances que Dateline, Avatar, Flintcombe et ces autres étoiles bovines ne soient plus de ce monde: «On est plutôt dans l’exception lorsque le taureau est encore en vie», pose sobrement Matthias Schelling. La vie des producteurs de semences, aussi jouissive puisse-t-elle être, reste de courte durée: le séjour à Mülligen dure de deux à trois mois, selon le stock à fournir, voire jusqu’à deux ans, pour les stars les plus demandées. Ensuite, c’est retour chez l’éleveur, ou direction l’abattoir. Le tournus est donc important, avec une centaine de nouveaux pensionnaires chaque année, plus jeunes et, surtout, disposant d’un meilleur profil génomique. La paillette survivra à son propriétaire grâce à l’azote liquide, qui offre des décennies de conservation. Ainsi, la plus ancienne dose vendue chez Swissgenetics appartient à un Red Holstein des années 80.
Dans un marché mondial aux milliards de doses, la Suisse aurait aussi un atout à jouer. Swissgenetics évoque le succès des Simmental, des Brown Suisse et Brunes originales dans le marché de niche des vaches robustes, en particulier en Amérique du Sud et Amérique centrale. Ces deux races, inscrites au Herd-Book depuis la fin du XIXe siècle, s’avèrent très adaptées aux conditions difficiles de haute altitude et basse température retrouvées dans ces régions. L’entreprise a même réussi à sélectionner une robe noire de Simmental, habituellement fauve, pour une meilleure adaptation à la luminosité équatoriale.
### La dose sexée enfonce le clou
Retour à SwissExpo, à Genève. Il est encore possible par tirage au sort de gagner le sperme de Flintcombe PP Red. Sur le bulletin de participation apparaît un détail qui n’en est pas un: «dose sexée». Car après la sélection génomique, le secteur a connu une seconde révolution: le sexage des semences. La technique permet de séparer les spermatozoïdes porteurs des chromosomes X de ceux ayant un Y… et donc de choisir le sexe du veau, avec une fiabilité de 90%. Une aubaine pour le secteur: non seulement chaque descendante produira du lait, mais on s’évite d’envoyer en boucherie des mâles qui, de toute manière, «présentent moins d’intérêt que leurs homonymes de race à viande en raison de leurs performances bouchères moins élevées», explique Mathilde Reverchon Hans-Moëvi, responsable de la production des labels et de la durabilité chez Vaches mère Suisse, la faîtière de l’élevage de vaches allaitantes.
Inventé dans les années 1980 aux Etats-Unis, le sexage des semences connaît une explosion des demandes depuis une dizaine d’années. Aujourd’hui, plus d’une paillette sur deux vendues par Swissgenetics est une dose sexée. Dans les fermes suisses, la tendance est désormais au _sexed on the best, beef on the rest –_ «doses sexées pour les meilleures, et races à viande pour les autres». Soit inséminer le cheptel moins prestigieux avec des doses de races à viande, non sexées (moins onéreuses). Les femelles obtenues pourront être vendues comme futures vaches allaitantes ou, comme les mâles, pour l’engraissement. Finalement, «les taureaux laitiers perdent encore plus de leur intérêt dans cette configuration», analyse Alex Barenco, qui mise sur une stabilisation à bas niveau de l’effectif.
Dans l’élevage allaitant, ils restent au contraire très présents, selon Mathilde Reverchon Hans-Moëvi: «Les veaux mâles seront toujours vendus à bon prix, pour l’engraissement ou pour devenir des taureaux reproducteurs. Durant la période de végétation, les vaches sont en liberté au pâturage, alors il est plus pratique que le taureau se débrouille plutôt que de les inséminer. Il reste le meilleur détecteur de vaches à saillir.»
Ceci étant dit, Sabine Bourgeois Bach ne croit pas que les super paillettes uniformiseront le paysage bovin. «Certains éleveurs voudront des vaches à très haut potentiel laitier, d’autres des animaux résilients en montagne, d’autres des individus adaptés à l’exploitation bio… Il n’y a pas de race idéale.» Et l’éleveuse de souligner qu’un cheptel diversifié offre une meilleure résilience aux variations des saisons.
Par ailleurs, l’IA s’avère également un outil précieux pour sauver les races bovines menacées: la fondation suisse ProSpecieRara, qui vise la diversité patrimoniale et génétique des races indigènes, a recours aux paillettes dans l’objectif d’encourager l’élevage d’Evolénardes et de Grises rhétiques. La fondation a été créée au début des années 1980, à la suite de la disparition totale de tachetée noire fribourgeoise, croisée avec la Holstein jusqu’à sa perte.
Chaque année, la structure organise avec les entreprises de semences le prélèvement de paillette de deux taureaux de ces races, si possible très distants génétiquement, pour les inscrire au Herd-Book et les mettre à disposition des éleveurs. Les fondateurs historiques de ProSpecieRara ne voulaient pas de l’IA, retrace Philippe Ammann, le directeur général adjoint. Mais le paradigme a changé: «Pour trouver suffisamment d’éleveurs pour ces races, il faut vivre avec son temps et travailler, aussi, avec des taureaux sortis du frigo.»
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«La Vie des choses» de Marc Agron, ou les heurs et malheurs d’un écrivain à succès
L'écrivain signe une désopilante satire du monde de l’édition doublée d’un hommage transi à la littérature
Les artistes et leurs rêves, souvent déçus, de succès, de gloire, miroir grossissant des aspirations de tout un chacun à être reconnu à quelque niveau que ce soit: Marc Agron se saisit à bras-le-corps de ce motif clownesque dans La Vie des choses, satire du monde des livres et plus largement du monde culturel, écartelé entre commerce lucratif et création détachée de toute contingence.
L’exercice peut vite s’essouffler, l’outrance, moteur du genre, atteindre rapidement un point de saturation. L’auteur déjoue les pièges, mariant à l’exercice les ingrédients du romanesque: intrigue qui fait tourner les pages pour connaître la suite et personnages convaincants voire attachants dans leur énormité. A quoi s’ajoutent un humour de situation efficace et un hommage amoureux à la littérature, qui lestent l’ensemble. On traverse ainsi La Vie des choses comme au volant d’une décapotable, en riant beaucoup et en notant quelques titres de livres à lire ou relire.
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Le Temps (Suisse)
Peut-on faire l’éloge d’Elon Musk sans passer pour un c..?
HEIDI.NEWS. L’écrivain et intellectuel américain Walter Isaacson a fait carrière en relatant la vie inspirante des génies de ce monde. Mais avec Elon Musk, il se heurte à un os
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Le Temps (Suisse)
«Pour préserver sa santé», le pape François a annulé sa participation au Chemin de croix au Colisée de Rome
Alors que les inquiétudes autour de l’état de santé du souverain pontife se multiplient, le Vatican a indiqué vendredi que l’annulation était «une simple mesure de prudence»
Le pape François, 87 ans, a annulé vendredi à la dernière minute sa participation au Chemin de croix au Colisée de Rome, sur fond de préoccupations persistantes sur son état de santé. «Pour préserver sa santé en vue de la veillée de demain et de la messe du dimanche de Pâques, le pape François suivra ce soir le Chemin de croix au Colisée depuis la Résidence Sainte Marthe», a annoncé le Vatican dans un communiqué.
Au moment de l’annonce, qui est intervenue quelques secondes à peine avant le début de la cérémonie, les organisateurs ont retiré le fauteuil du pape disposé sur une colline en face du Colisée. «Il s’agit d’une simple mesure de prudence», a indiqué à l’AFP une source vaticane, assurant que la santé du pape, qui est apparu «en forme» ces dernières heures, ne donnait lieu à «aucune inquiétude particulière».
Cette décision risque toutefois de relancer les interrogations sur la capacité du pape à continuer de gouverner l’Eglise catholique, alors qu’il a toujours laissé «la porte ouverte» à une éventuelle renonciation, dans la lignée de son prédécesseur Benoît XVI. Dans une autobiographie publiée ce mois-ci, il a redit ne pas avoir de «raison sérieuse» de renoncer à sa charge, une «hypothèse lointaine» qui se justifierait seulement en cas de «grave empêchement physique».Le jésuite argentin avait déjà annulé sa participation au Chemin de croix en 2023 pour des raisons de santé, mais cette décision faisait suite à une hospitalisation de trois jours pour une bronchite et avait été communiquée en amont.
### Une semaine chargée
Ces derniers jours, l’évêque de Rome a honoré un agenda chargé, participant à plusieurs cérémonies dans le cadre de la Semaine sainte, principal temps fort du calendrier catholique, qui précède Pâques. Vendredi après-midi, le chef de l’Eglise catholique a présidé comme prévu la célébration de la Passion du Christ dans la basilique Saint-Pierre au Vatican.
Jeudi, il avait lavé les pieds de 12 femmes détenues dans une prison de Rome, se livrant à un bain de foule et apparaissant souriant. Il doit présider dimanche matin la messe de Pâques sur la place Saint-Pierre avant de donner la bénédiction «Urbi et Orbi» («A la ville et au monde»), lors de laquelle il passe généralement en revue les conflits internationaux.
Jorge Bergoglio, qui se déplace en fauteuil roulant, a multiplié les problèmes de santé ces dernières années, notamment aux genoux, aux hanches et au côlon. Il a aussi été opéré de l’abdomen en juin et a annulé son voyage à Dubaï pour la COP28 en décembre en raison d’une bronchite.
Ces derniers jours, il a aussi été contraint à plusieurs reprises de déléguer la lecture de certains discours pour des raisons de santé. Vendredi soir, dans le cadre spectaculaire de l’amphithéâtre romain illuminé, des milliers de fidèles de nombreux pays, souvent une bougie à la main, ont assisté en silence à la «Via Crucis».
«Nous sommes déçus. Ca peut se comprendre, mais c’est triste car sa présence ce soir était importante», a réagi à l’issue de la cérémonie Edoardo Conforti, un scout italien de 17 ans venu de Gênes (nord-ouest) pour l’occasion. Fait inédit depuis son élection en 2013, le pape avait lui-même rédigé les textes de méditation lus à chacune des 14 stations du Chemin de croix symbolisant le calvaire du Christ, de sa condamnation à mort à sa crucifixion, sa mort et sa mise au tombeau, selon la tradition chrétienne.
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Le Temps (Suisse)
A l’école, on n’apprendra plus à se coller les mains sur le bitume. Flûte!
Le Grand Conseil genevois a voté l’interdiction d’inviter les militants adeptes de la désobéissance civile dans les écoles. Il est piquant que le politique doive se prononcer sur de telles incongruités, estime notre chroniqueuse
– Alors, comment s’est passée ton épreuve de français?
– Au calme. Mais on a eu la visite d’activistes pour parler de désobéissance civile. On a appris que si on veut lutter pour le climat, on n’est pas obligés de se coller les mains sur le bitume ou sur le plateau de Léman Bleu, mais qu’on peut aussi détruire des panneaux en ville!
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Le Temps (Suisse)
Jayati Ghosh, économiste: «Nous vivons dans une oligarchie globale»
La fameuse économiste indienne estime que les multinationales ont trop d’influence sur les négociations d’un accord à l’OMS pour prévenir les pandémies. Et brosse un portrait très critique de son pays
Elle enseigne l’économie à l’Université du Massachusetts à Amherst et a longtemps été professeure à l’Université Jawaharlal Nehru à New Delhi. Jayati Ghosh, spécialiste du développement, de la mondialisation et de la finance, a été nommée par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, membre du Conseil consultatif de haut niveau sur un multilatéralisme effectif en 2022. Elle a aussi siégé au sein du Conseil sur l’économie de la santé pour tous institué par l’Organisation mondiale de la santé. Elle était l’invitée du Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève (FIFDH). Protagoniste du film Tax Wars («Guerres fiscales»), Le Temps l’a rencontrée à Genève.
Le Temps: Vous avez fait partie du Conseil sur l’économie de la santé pour tous que l’OMS a institué en 2020. Son objectif était de remettre la santé au cœur des processus de décision gouvernementaux et privés. Qu’en avez-vous tiré?
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«Le violeur de Tinder» est condamné à 18 ans de réclusion criminelle
L’accusé, resté impassible, debout et poings posés sur le rebord du box à l’annonce du verdict, a été déclaré coupable de 12 viols et trois agressions sexuelles. La peine est assortie d’une obligation de quitter définitivement le territoire
Salim Berrada, «le violeur de Tinder» comme l’a surnommé la presse, a été reconnu coupable vendredi d’avoir violé et agressé sexuellement 15 femmes rencontrées sur des sites de rencontres et réseaux sociaux, et condamné par la cour criminelle à une peine de 18 ans de réclusion. L’accusé, resté impassible, debout et poings posés sur le rebord du box à l’annonce du verdict, a été déclaré coupable de 12 viols et trois agressions sexuelles.
Le président Thierry Fusina a lu un à un le nom de toutes les victimes que l’on a entendu souffler de soulagement dans la salle où elles étaient nombreuses, comme durant ces deux semaines de procès. L’ex-photographe de 38 ans a été acquitté pour deux autres femmes – qui n’avaient pas témoigné ni assisté à l’audience – considérant que les preuves manquaient et que «le doute» devait lui bénéficier.
### Un «mode opératoire éprouvé»
Les faits remontent de 2014 à 2016 et concernent de «jeunes voire très jeunes femmes», a souligné le président, que l’accusé attirait chez lui par des messages en ligne en leur proposant des séances de photos.
La cour a retenu le «caractère particulièrement organisé», un «mode opératoire éprouvé» et le «caractère sériel de ces crimes et délits», jugé «particulièrement inquiétant», tout comme «la multiplication du nombre de victimes» dans un temps «de plus en plus court», notamment en 2016, a indiqué le président Fusina.
Il a aussi souligné «l’importance certaine du préjudice» des victimes, la «modification profonde de leur existence dans le domaine personnel et professionnel», encore aujourd’hui. Il a enfin rappelé que Salim Berrada était mis en examen pour des faits similaires qui auraient été commis alors qu’il venait d’être remis en liberté dans ce dossier, en 2019, après deux ans et demi de détention provisoire.
La peine, assortie d’une obligation de quitter définitivement le territoire – Salim Berrada est marocain – est «nécessaire, et proportionnée à l’extrême gravité des faits, sans être une peine d’exclusion du corps social», a conclu le président.
### Soulagement chez les plaignantes
Quand il a déclaré l’audience terminée, plusieurs plaignantes se sont levées pour applaudir et crier des «merci», «merci beaucoup», puis se serrer dans les bras les unes les autres. Au fil des journées d’audience, on a vu ces femmes qui ne se connaissaient pas se rapprocher, se soutenir et s’encourager. Alors que les victimes restaient discuter et rire dans la salle, Salim Berrada, accoudé au box, parlait lui avec ses avocats, toujours sans se monter particulièrement accablé.
La peine est proche du maximum de 20 ans encouru, ainsi que de celle demandée par l’accusation qui avait requis la veille 19 ans contre cet «homme dangereux», «insatiable chasseur égocentrique», qui «ne reconnaît rien» et assure que les relations avec ces jeunes femmes étaient «consenties» ou n’ont pas existé, avait dit l’avocat général Philippe Courroye.
Dans leurs plaidoiries plus tôt dans la journée, les avocats de Salim Berrada, Mes Irina Kratz et Ambroise Viennet-Legué, avaient longuement supplié la cour d’au moins «douter de sa culpabilité».
### «Ce monstre que vous dépeignez, ce n’est pas moi»
Car à cette audience, il y a bien eu un sentiment de «solitude» de leur côté de la barre, a reconnu Me Kratz. Parce que Salim Berrada était «seul» face à ces plaignantes, face à l’accusation et même face une «cour emmurée», si souvent «agacée» par l’accusé. «Quand il ne répond pas, on le lui reproche, quand il parle, c’est de la logorrhée verbale»… «Il est coincé», a avancé l’avocate.
Salim Berrada avait eu la parole une dernière fois en début d’après-midi, avant que la cour ne se retire pour délibérer. «J’aimerais juste dire que ce monstre qui a été dépeint pendant deux semaines, ce n’est pas moi», avait-il murmuré, tête baissée. «Je veux être jugé pour ce que j’ai fait, ni plus ni moins».
Puis, pour une fois, il s’était tourné vers les plaignantes dans la salle. «Je suis profondément désolé pour tout le mal que j’aurais pu causer à chacune d’entre vous. Je n’ai jamais voulu humilier qui que ce soit, ni faire de mal à qui que ce soit. J’espère vraiment que ce sera entendu et que vous serez toutes apaisées».
https://www.letemps.ch/articles/le-violeur-de-tinder-est-condamne-a-18-ans-de-reclusion-criminelle
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Cult Ride, comme le début d’une nouvelle histoire
Trente-quatre ans après un premier disque quasi révolutionnaire, les quatre cavaliers d’Oxford reviennent avec un superbe septième album gavé d’énergie. Et attendent les appels du pied pour venir le jouer en live dans nos contrées
«S’il vous plaît, dites-leur bien qu’on a très envie de jouer chez vous!», lâche-t-il plein d’entrain en fin de conversation, manifestement nostalgique de nos sublimes montagnes. Guitariste et co-leader de Ride, Andy Bell aime l’Europe continentale, ça ne fait pas un pli. Un tropisme bien partagé dans le groupe, puisque Mark Gardener, chanteur et autre figure de proue du groupe d’Oxford, s’était, lui, carrément installé dans le Lot, dans le sud-ouest de la France, après leur séparation au mitan des années 1990. «Je pensais que j’allais me nourrir exclusivement de vin et de fromage, mais ce ne fut évidemment pas le cas», a-t-il récemment rappelé. Reste cette question pour les organisateurs de festivals: en 2024 ou même 2025, est-ce là une raison suffisante pour leur tendre la main? On se souvient en tous les cas de sublimes prestations, à Genève, Lausanne et Martigny, en 1990.
https://www.letemps.ch/articles/cult-ride-comme-le-debut-d-une-nouvelle-histoire
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Le Temps (Suisse)
En Suisse, la tempête de foehn devrait se poursuivre jusqu’à lundi
Vendredi, des pompiers sont intervenus à Cully pour stabiliser un bateau de la CGN ballotté par le vent. Des fortes rafales ont été enregistrées dans plusieurs régions du pays, notamment aux Diablerets
Une partie de la Suisse a été touchée vendredi par une tempête de foehn. De fortes rafales ont été mesurées dans les Grisons où une pointe à 141 km/h a été mesurée au Piz Martegnas, ainsi que des points à 130 km/h aux Diablerets, dans le canton de Vaud. De fortes rafales ont également été mesurées en plaine. Le vent a soufflé à 112 km/h à Meiringen, dans le canton de Berne, à 104 km/h à Altenrhein, dans le canton de Saint-Gall, selon le site meteonews. A cause de la tempête, plusieurs téléphériques ont été arrêtés ou mis en service plus tard, notamment en Suisse centrale au Rigi Scheidegg et au Pilate.
Un bateau de la CGN menace de faire céder un panton
Un bateau historique de la CGN, le «Simplon», amarré à Cully en raison d’une panne depuis quelques jours, a été ballotté dans tous les sens, menaçant de faire céder le ponton. Des pompiers sont intervenus pour installer une barge de calage.
**Lire aussi:** [Le foehn, de vent chaud à cauchemar des montagnards](https://www.letemps.ch/sciences/environnement/le-foehn-de-vent-chaud-a-cauchemar-des-montagnards)
Aux dernières nouvelles, des dégâts ont été relevés sur le ponton et le bateau, mais aucun blessé n’est à déplorer, a précisé à Keystone-ATS Christian Bourquenoud, porte-parole de la police cantonale vaudoise. Il revenait sur une information du 19 h 30 de la télévision RTS. L’intervention était toujours en cours.
Selon les météorologues, la tempête de foehn se poursuivra jusqu’à lundi. Vendredi et samedi, elle s’étendra jusqu’en plaine. Son pic devrait avoir lieu entre vendredi et samedi midi.
https://www.letemps.ch/articles/en-suisse-la-tempete-de-foehn-devrait-se-poursuivre-jusqu-a-lundi
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En vidéo – Cinq critères éthiques et gustatifs pour choisir son chocolat de Pâques
François-Xavier Mousin sélectionne, torréfie, broie les fèves de cacao puis conche et tempère la liqueur pour en faire du chocolat. Le tout dans son atelier à Satigny (GE). A l’occasion de Pâques, il livre cinq critères à prendre en compte avant de se régaler
Il existe 120 variétés de cacao. Elles sont rarement mentionnées sur les tablettes de chocolat car le cacao de commodité, tous «cépages» confondus, est mélangé et devient difficile à tracer. Sauf qu’il s’agit là de 88 à 95%, selon l’International Cocoa Organization (ICCO), des 4,45 millions de tonnes de la production de cacao annuelle.
Cinq critères à scruter à l’arrière de l’étiquette
Les 5 à 12% restants forment le cacao «fino de aroma». Cette sélection de fèves n’indique en revanche rien de la rémunération des paysans, du travail d’enfants dans les fermes, du type d’agriculture biologique ou non, avec ou sans déforestation, rien non plus sur la recette. Il existe pour ça des labels et certifications.
François-Xavier Mousin a créé Orfève avec Caroline Buechler. Avec une tonne de chocolat produite par mois à Satigny (GE), ils tentent, à leur échelle et avec leurs moyens, de proposer des tablettes et des napolitains – pour une clientèle qui en a les moyens – plus responsables.
François-Xavier Mousin nous livre les cinq critères à scruter à l’arrière de l’étiquette.
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Le Temps (Suisse)
Quand Pâques dialogue avec Pessah: la pasteure Marie Cénec rencontre le rabbin Nathan Alfred
Dimanche 31 mars, les chrétiens fêteront Pâques. Le 22 avril, ce sera au tour des juifs d’entamer les célébrations de Pessah, la Pâque juive. Quels liens existe-t-il entre ces deux fêtes? Entretien croisé
Nathan Alfred est le nouveau rabbin de la Communauté juive libérale de Genève. Marie Cénec est pasteure réformée, coordinatrice du service Terre Nouvelle et de la plateforme «Transition écologique et sociale» au sein de l’Eglise évangélique réformée vaudoise (EERV). Ils ne se connaissaient pas, mais ont accepté de se réunir dans les locaux du Musée international de la Réforme, à Genève, où sont actuellement exposées des gravures de Rembrandt, représentant notamment des scènes de l’Ancien Testament que leurs traditions ont en commun. Rencontre.
Quelle est la première image qui vous vient à l’esprit à l’évocation de Pâques ou de Pessah?
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Le Temps (Suisse)
Nouvel éboulement dans le Val d’Anniviers où un bloc de roche a transpercé une galerie routière
Il a eu lieu au même endroit que l’éboulement de la semaine dernière, à la sortie du village de Vissoie. Un dispositif est mis en place pour évaluer les déplacements de terrain dans la zone, à risque
Un nouvel éboulement s’est produit vendredi matin sur la route cantonale Sierre-Vissoie, dans le Val d’Anniviers. Un bloc de roche de 1,3 tonne a transpercé une galerie routière. La route était fermée en raison d’un même événement survenu le week-end dernier, à la sortie du village de Vissoie. La police et le chef du Service de la mobilité, Vincent Pellissier, ont confirmé à l’agence Keystone-ATS l’information parue sur le site du Nouvelliste. Des photos transmises par le Service de la mobilité montrent les dégâts impressionnants causés à la galerie transpercée.
Lire aussi: La route entre Sierre et Vissoie fermée en raison d’un éboulement
«La structure doit être contrôlée. Des béquilles en béton armé ont été fortement sollicitées en compression par la chute des blocs», a indiqué au _Nouvelliste_ Vincent Pellissier. «La route devra également être réparée, tout comme les filets de protection situés au portail amont de la galerie, qui ont été arrachés et qui devront être remis en place.» Des dégâts sont aussi à déplorer en contrebas de la route. Un autre bloc de 8 à 10 tonnes s’est écrasé sur un accès à la STEP. Des mesures environnementales ont été prises pour éviter une pollution due aux égouts éventrés.### Deux fois en moins d’une semaine
Le nouvel éboulement survenu dans le Val d’Anniviers atteste des «très gros risques qui subsistent dans cette zone», a complété Vincent Pellissier auprès de Keystone-ATS. «Des cailloux tombent en continu. Nous suspectons un mouvement plus profond.» «Des appareils sont en train d’être mis en place pour mesurer les déplacements de terrain. Les observations dureront entre 10 et 15 jours», a-t-il précisé.
Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, des roches avaient déjà dévalé la pente dans le même secteur, entraînant la fermeture de la route. La police avait parlé d’une masse d’environ 2000 m3. Un vol de contrôle en hélicoptère avait permis de constater qu’il restait une masse instable d’environ 1000 m3 dans la zone de décrochement. Une déviation est en place par Vercorin pour accéder au Val d’Anniviers.
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Dans le «Cowboy Carter» de Beyoncé, mille nuances de country
Ce vendredi, la popstar dévoilait son huitième album, extrêmement attendu puisqu’il représente sa première incursion dans le genre. Un patchwork expérimental et brillant, qui a le mérite de poser cette question brûlante: à qui appartient la country aujourd’hui?
«Il y a énormément de discussions/Pendant que je chante ma chanson/Vous m’entendez?/J’ai dit: Vous m’entendez?» Le refrain de Ameriican Requiem, tout premier titre de Cowboy Carter, résume parfaitement le brouhaha général. Sorti ce vendredi, le sixième album de Beyoncé faisait déjà parler, et jaser, depuis plusieurs semaines. Depuis que la popstar a annoncé, le soir du dernier Super Bowl, son incursion dans la musique country. La pochette qui suivait ne laissait aucun doute: Beyoncé, juchée en amazone sur un étalon au galop, uniforme de cow-girl et regard fier. Comme pour dire: «Eh bien, si.»

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L’inflation du cacao toucherait moins les artisans chocolatiers que les industriels
Le cours mondial du cacao a dépassé les 10 000 dollars la tonne cette semaine. Si ce record semble peu toucher les artisans, ces derniers s’organisent pour faire face à une inflation générale des coûts
Cette année, les fêtes de Pâques auront un goût amer pour certains chocolatiers. Le 26 mars, le cours de la tonne de cacao a franchi la barre des 10 000 dollars. Un record historique. En janvier, la tonne était à 1000 dollars. La faute à un manque de fèves pour répondre à la demande, à la suite des sécheresses causées par El Niño au Ghana et en Côte d’Ivoire, principaux pays producteurs de cacao, mais aussi à l’inquiétude des marchés financiers.
Cette situation mondiale exceptionnelle impacte-t-elle les artisans chocolatiers? Peu, d’après plusieurs concernés, parce qu’ils se fournissent en produits «de très bonne qualité». «Cela fait déjà un moment que nous achetons à un prix plus important», explique ainsi Christophe Bourquin, à la tête de Christophe Chocolatier à La Chaux-de-Fonds et Courtelary.
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Photo Elysée invite à cheminer avec Man Ray au pays du surréalisme
Le musée lausannois consacre au photographe une rétrospective qui se concentre sur les années 1920-1930. Et montre aussi, en primeur, la dernière série de Cindy Sherman
«Tant va la croyance à la vie, à ce que la vie a de plus précaire, la vie «réelle» s’entend, qu’à la fin cette croyance se perd.» Il y a exactement 100 ans, c’est ainsi qu’André Breton démarrait son Manifeste du surréalisme, un texte fondateur dans lequel il définissait ce qui deviendra un des mouvements majeurs du XXe siècle. Pour lui, le surréalisme est un «automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée». Ou, dit autrement, une «dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale».
Lire aussi: A Bruxelles, les surréalistes en grande pompe
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Le roi du cacao Barry Callebaut navigue dans des eaux troubles
Réputé pour sa force d’innovation, le numéro un mondial du cacao, basé à Zurich, traverse une période difficile. Et l’envolée des cours des matières premières n’est pas la seule explication aux problèmes qu’il affronte
Il a inventé le chocolat rose et fait la une de tous les journaux en 2017 grâce à cette innovation. Peu connu du grand public, le groupe zurichois Barry Callebaut est cependant bien présent dans nos placards car il nous permet d’assouvir nos fringales. Il fournit du cacao et des préparations chocolatées aux grands groupes alimentaires tels que Nestlé, Unilever et Mondelez. Les hôtels, les pâtisseries, les restaurants font aussi partie de sa clientèle. Il est le numéro un mondial dans son secteur avec environ 40% des parts de marché.
Mais après plusieurs années de croissance continue, le conglomérat fait face à de nombreux défis, tant au niveau interne que sur ses marchés. «Il est difficile de pointer du doigt le principal problème du groupe. C’est plutôt un ensemble de faits, pour certains très anciens, qui pourraient expliquer la situation actuelle», fait remarquer Jean-Philippe Bertschy, un analyste de la banque Vontobel. Son confrère Pascal Boll de Stifel souligne, lui, «un certain manque de transparence» au niveau des difficultés du conglomérat comptant plus de 13 000 collaborateurs et collaboratrices aux quatre coins du monde.
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«Son crime, le journalisme»: mobilisation générale pour Evan Gershkovich, arrêté en Russie il y 365 jours
Accusé d’espionnage pour le compte du gouvernement américain, le reporter du «Wall Street Journal» est détenu à Moscou depuis le 29 mars 2023. Une année plus tard, il est devenu un des visages de la lutte pour la liberté de la presse
C’était il y a un an. «Evan venait juste de commencer une nouvelle vie à Londres. Après avoir quitté Moscou, il avait emménagé dans un appartement dans une rue étroite en face d’un terrain de basket.» Des projets d’Evan Gershkovich, il ne reste rien aujourd’hui. Depuis 365 jours, le reporter du Wall Street Journal est emprisonné dans les geôles russes, accusé d’espionnage pour le compte du gouvernement américain. Une première dans le pays pour un journaliste étranger depuis la fin de la guerre froide.
Son arrestation le 29 mars 2023 à Ekaterinbourg, dans l’Oural, serait intervenue alors qu’il travaillait sur l’industrie de l’armement russe et le groupe paramilitaire Wagner. «La Russie n’a jamais apporté publiquement d’éléments de preuve et l’ensemble de la procédure a été classée secrète», rappelle l’AFP. Son employeur et le gouvernement américain démentent formellement ces accusations. Mardi, la détention du journaliste a été prolongée jusqu’au 30 juin sans qu’aucune date de procès n’a été fixée. «Un an dans une prison russe. Une année d’histoires volées, de joies volées, de souvenirs volés. Le crime: le journalisme», écrit le Wall Street Journal, qui a complètement remanié sa une pour lui rendre hommage ce vendredi.
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Le Temps (Suisse)
Swatch Group fait marche arrière sur le télétravail
Le groupe horloger a décidé de fermer tous ses espaces coworking en Suisse romande, qui permettaient de travailler à distance, révélait jeudi la RTS. En parallèle, Swatch Group annonçait que son assemblée générale aurait lieu en ligne. Réactions d’experts
Le travail hybride bureau-domicile s’est généralisé dans nombre d’entreprises après la pandémie. Mais il peut arriver aussi que celles qui s’y étaient ouvertes reviennent en arrière. C’est le cas de Swatch Group, 16 000 personnes en Suisse: la multinationale horlogère a décidé de fermer tous ses espaces coworking qui permettaient de travailler à distance en Suisse romande, apprenait-on dans le 19h30 de jeudi.
Pourtant, depuis l’an dernier, des collaborateurs du marketing ou de l’informatique pouvaient travailler près de chez eux en coworking plutôt que d’aller à Bienne, Saint-Imier ou au Locle.
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