Le Temps (Suisse)
Faute de liquidités, l’ONU doit se serrer la ceinture
Le siège genevois des Nations unies est sommé d’économiser. En raison d’arriérés d’Etats membres qui n’ont pas versé leur contribution obligatoire, il doit réduire de 42% ses dépenses non salariales. Des mandats doivent être revus à la baisse
«Notre situation financière pour 2024 est très fragile et limite notre capacité à exécuter effectivement nos mandats.» Directrice de la Division administrative de l’ONU à Genève, Kira Kruglikova n’a pas caché les difficultés financières que connaissent les Nations unies. Sommé par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, de procéder urgemment à des économies, le Palais des Nations est contraint de réduire de 42% des dépenses non liées aux salaires, soit un montant avoisinant les 15 millions de dollars.
Parmi les mesures les plus marquantes, l’ONU Genève va fermer certains de ses bâtiments et concentrer le personnel dans des édifices plus efficients d’un point de vue énergétique, notamment le bâtiment H qui a été achevé l’an dernier. En fermant certains édifices, le Palais des Nations réduit son empreinte énergétique. «Cela signifie que nous n’aurons pas à chauffer/refroidir ces espaces, à les nettoyer et à les entretenir. Comme les coûts d’électricité, de nettoyage et de maintenance représentent environ 60% des dépenses non liées à des postes budgétaires, c’est vraiment ainsi que nous allons pouvoir réduire les coûts», précise Kira Kruglikova.
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