Le Temps (Suisse)

Douce Dibondo: «La charge raciale est le syndrome d’un contrat racial et d’un contrat du silence»

Dans un premier essai riche et saillant, la journaliste et écrivaine française creuse le concept de la charge raciale, mettant en lumière ce fardeau sur la santé mentale des personnes racisées. Cette thématique et d’autres font l’objet de plusieurs discussions en Suisse dans le cadre de la Semaine contre le racisme, jusqu’au 28 mars

Ecrire pour survivre et pour exorciser les maux d’un fléau aux visages multiples. C’est la démarche entreprise par Douce Dibondo. Dans son premier essai, la journaliste, écrivaine et co-animatrice du podcast Extimité, passe au crible le concept de charge raciale, théorisé en France par la chercheuse Maboula Soumahoro, maîtresse de conférences en civilisation américaine à l’Université de Tours. A l’instar de la charge mentale, qui pèse principalement sur les femmes dans le cadre de relations normées et qui les contraint à la gestion tout entière des tâches liées au foyer, la charge raciale tend à définir le poids accablant du racisme sur les personnes qui en souffrent.

Stratégies d’adaptation, obligation tacite pour les personnes racisées de rassurer le groupe dominant…: il s’agit de constamment planifier des solutions pour faire face aux préjugés ou à la discrimination raciale qui sévit dans tous les domaines de la vie courante. Ce qui pèse sur la santé mentale et physique des personnes racisées. En Suisse, cette thématique et d’autres font l’objet de plusieurs discussions ces jours dans le cadre de la Semaine contre le racisme qui se tient jusqu’au 28 mars dans plusieurs villes romandes.

Voir plus

https://www.letemps.ch/articles/douce-dibondo-la-charge-raciale-est-le-syndrome-d-un-contrat-racial-et-d-un-contrat-du-silence

#Presse #letemps #Suisse

Reply to this note

Please Login to reply.

Discussion

No replies yet.