Le Temps (Suisse)

Vingt ans après une maladie grave, Matthieu Mégevand signe un éloge à l’amour et à la littérature

«Comme après» transforme le lymphome développé par l’auteur à l’âge de 21 ans en outil d’observation de soi et du monde

Cela commence à la façon d’un roman aux faux airs baroques et c’est réussi. Dans Comme après, Matthieu Mégevand revient sur l’épisode traumatique du lymphome de Hodgkin ou cancer des ganglions qu’il a développé à l’âge de 21 ans. Une expérience qu’il avait déjà abordée en 2016 dans Les Lueurs (L’Âge d’homme), un titre qui faisait à la fois référence aux éclats de la mémoire et aux moments lumineux qui avaient malgré tout ponctué le tête-à-tête avec le mal. Comme après pourrait être sous-titré Les Traces tant ce récit observe, à vingt ans de distance, ce que la maladie a laissé comme empreinte sur celui qui, entre-temps, est devenu père.

Le début met en scène avec ironie le monde à part que constitue l’hôpital, théâtre énigmatique et ritualisé. L’auteur se décrit dans la «petite salle ouatée par la peur» où il recevait la chimiothérapie, «poche gonflée de liquide rouge, incarnat, cinabre, rubis, poche enflée de matière visqueuse et mauve qui dégoutte par une tubulure transparente jusque dans la veine.» Semi-allongé sur un fauteuil, ses «bras sont tendus en avant, posés sur de gros accoudoirs, les paumes tournées vers le ciel comme pour supplier».

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