Le Temps (Suisse)
Glenn Gould, au nom de sa mère
Le génie du piano n’aurait jamais existé sans la discipline de fer imposée par sa génitrice, raconte un biopic théâtral très applaudi, mardi à Onex. «Glenn, naissance d’un prodige», spectacle «moliérisé», est encore à découvrir le 21 avril à Morges
On connaît son jeu rapide et cristallin, ses difficultés relationnelles, ses écharpes contre les courants d’air, ses gants contre les microbes et, bien sûr, son interprétation si personnelle de Bach avec ses élans et ses chantonnements. Mais on connaît moins le rôle que sa mère a joué dans sa fulgurante carrière.
Comment, à ses 3 ans, elle lui imposait d’incessantes dictées de notes – il avait l’oreille absolue – et comment, à ses 15 ans, elle passait encore une nuit sur deux dans son lit pour «le rassurer». Si on en croit Glenn, naissance d’un prodige, spectacle écrit et dirigé par Ivan Calbérac, Florence Gold (Gould est un nom d’artiste) n’a reculé devant aucun excès pour façonner ce génie du piano baroque. Vu à Onex, près de Genève, après son passage à l’Octogone de Pully en février, ce biopic doublement «moliérisé» sera encore à Beausobre, à Morges, le 21 avril prochain.
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