La chasse aux sorcières continue en France.
Elena Le Gal, sage-femme pratiquant les accouchements à domicile (AAD), vient d’être suspendue pendant 5 mois, à effet immédiat, sans préavis.
Plus de 15 ans d’expérience.
Près de 800 naissances accompagnées.
Aucune plainte des familles.
Au contraire : autour d’Elena, nous sommes nombreuses et nombreux à lui être profondément reconnaissant·e·s.
Pour son accompagnement bienveillant.
Pour la qualité de son suivi.
Pour sa capacité à permettre de vrais choix éclairés.
Pour son engagement.
Grâce à elle, j’ai vécu une césarienne non traumatique alors que je souhaitais enfanter à domicile.
Grâce à elle, j’ai vécu un AVAC guérisseur, alors qu’en maternité j’aurais probablement fini une nouvelle fois en césarienne.
Et ce cas n’est pas isolé.
En Gironde, ces derniers mois, trois autres sages-femmes AAD ont été suspendues, sur la base d’accusations mensongères ou inexactes.
L’accouchement à domicile représente moins de 1 % des naissances en France.
Il est strictement encadré, réservé aux grossesses physiologiques, et assuré par des sage-femmes diplômées, formées, avec du matériel d’urgence (monitoring, oxygène, médicaments…), des protocoles précis et une collaboration avec les maternités en cas de transfert.
Les études internationales sont par ailleurs claires : pour les femmes en bonne santé, accompagnées par des professionnelles formées, l’AAD est une option sûre, avec même certains indicateurs meilleurs (moins d’interventions inutiles, plus de satisfaction maternelle).
Pourtant, en France, les sage-femmes AAD exercent dans des conditions extrêmement précaires : assurance professionnelle quasi inaccessible, contrôles disproportionnés, suspensions répétées, pressions… alors qu’elles répondent à un besoin réel des familles.
❗ Une suspension, c’est :
- zéro revenus du jour au lendemain
- impossibilité de poursuivre les suivis en cours
- l’abandon forcé des projets des familles
- au moins 5 000 € de frais juridiques
- les charges professionnelles qui continuent
La suspension d’Elena n’est pas seulement une injustice faite à une professionnelle d’exception. C’est une atteinte directe à :
- notre liberté de choix
- nos droits
- la qualité des soins proposés
- la possibilité, pour les femmes, de choisir où et avec qui elles enfantent, lorsqu’il n’y a aucune pathologie
Ce qui arrive aujourd’hui à Elena, arrive à toute une profession. Et, par ricochet, à toutes les familles.
Tout zap à cette publication sera reversée au collectif de soutien des sage-femmes à domicile.
#sagefemme #perinatalite #accouchementadomicile #sante #liberte #nostrfr #activism #birth #freedom
