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Susana ✹ Doula
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Maman de 🌕 et de ☀ ❀ AAD, placenta, allaitement 🎧 CrĂ©atrice de Gardiens de la Naissance

"On vole l’accouchement aux pùres."

C’est une sage-femme qui me l’a dit. Elle a accompagnĂ© des accouchements Ă  domicile pendant des annĂ©es et prĂ©parait toujours les pĂšres pour qu’ils puissent soutenir leur partenaire, mĂȘme en cas de transfert Ă  l’hĂŽpital. Elle leur faisait faire des tableaux, connaĂźtre les diffĂ©rentes phases du travail, savoir quoi faire exactement Ă  chaque Ă©tape. Selon elle, c’était indispensable : sans pĂšres bien prĂ©parĂ©s, le risque de cascade d’interventions Ă©tait trop important.

Mais elle ajoutait quelque chose qui m’a frappĂ©e : « C’est triste. Ce n’est pas leur rĂŽle. Cette pression leur vole leur propre entrĂ©e dans la paternitĂ©. »

Et elle avait raison.

On demande aux pĂšres d’ĂȘtre des remparts, des garants de sĂ©curitĂ©, des soutiens permanents. Mais on leur laisse rarement l’espace pour vivre leur propre naissance intĂ©rieure. On leur demande d’ĂȘtre solides, informĂ©s, performants
 mais pas vulnĂ©rables, comme s'ils n'Ă©taient pas en train de se transformer eux-mĂȘmes.

Et pourtant, cette transformation est essentielle. Devenir pĂšre, ce n’est pas juste accompagner, soutenir sa compagne. C’est un travail intĂ©rieur profond, un passage initiatique, une maniĂšre de se dĂ©couvrir, de se relier Ă  son enfant et de trouver sa place dans la famille.

Avec Gardiens de la Naissance, c’est exactement ce chemin que je propose aux futurs pĂšres. Pas pour leur apprendre Ă  “mieux gĂ©rer” un accouchement. Mais pour leur offrir un espace oĂč ils peuvent vivre leur transformation, accueillir leurs Ă©motions, trouver leur place, et soutenir leur partenaire sans s’effacer.

#paternite #parentalite #naissance #doula #accouchement #postpartum #famille #parentalite #nostrfr

« Tu as Ă©tĂ© courageuse d’accoucher Ă  la maison. »

C’est une phrase qu’on me dit souvent et presque toujours aprĂšs avoir appris que j’avais dĂ©jĂ  vĂ©cu une cĂ©sarienne. À chaque fois, elle me laisse pourtant un peu perplexe.

Je ne me suis jamais sentie particuliĂšrement courageuse. Au contraire, j’avais peur. Peur d’aller Ă  la maternitĂ©, peur de ne pas rĂ©ussir Ă  refuser la pĂ©ridurale, peur de ne pas rĂ©ussir Ă  faire entendre mes choix, peur d’ĂȘtre bousculĂ©e ou de ne pas ĂȘtre respectĂ©e. Peur de la cascade d’interventions. Peur de revivre une cĂ©sarienne.

MĂȘme en enfantant Ă  la maison, dans un cadre pourtant choisi et prĂ©parĂ©, j’ai doutĂ©. J’ai dĂ©sespĂ©rĂ©. J’ai demandĂ© Ă  partir Ă  la maternitĂ©. J’ai demandĂ© la pĂ©ridurale. Ce qui m’a aidĂ©e Ă  traverser ces moments-lĂ  n’avait rien d’hĂ©roĂŻque : une sage-femme qui m’a ramenĂ©e au rĂ©el avec calme et luciditĂ© ("si on fait ça, tu vas sĂ»rement accoucher sur la route") et mon mari qui m’a proposĂ© tout simplement de manger pour reprendre des forces.

Alors quand on me parle de courage, je crois qu’on se trompe souvent d’endroit.

Pour moi, le courage immense est chez les femmes qui partent Ă  la maternitĂ© avec un projet d’enfantement physiologique, chez celles qui arrivent Ă  dire non Ă  une pĂ©ridurale pourtant disponible et rĂ©guliĂšrement proposĂ©e, chez les couples qui tiennent face Ă  une Ă©quipe mĂ©dicale qui ne soutient pas leur projet de naissance. Il est aussi chez celles et ceux qui parviennent Ă  Ă©viter la cascade d’interventions, ou Ă  s’en extraire malgrĂ© tout.

Le courage n’est ni un lieu, ni une mĂ©thode, ni une performance. C’est rester actrice de ses choix, mĂȘme quand la peur est lĂ  - et parfois prĂ©cisĂ©ment parce qu’elle est lĂ .

—

Je suis Susana, doula, et j’accompagne les femmes et les couples Ă  reprendre leur place, leur voix et leur pouvoir de dĂ©cision, quel que soit le lieu de naissance.

#doula #enfantement #projetdenaissance #choixéclairés #autonomie #respectdelafemme #parentalité #accompagnement #naissance

Il s’est fondu en larmes devant moi. De vrais sanglots, comme un enfant. Et moi je suis restĂ©e complĂštement immobile, paralysĂ©e par la surprise.

Quelques jours plus tĂŽt, je lui avais parlĂ© de Gardiens de la Naissance. Je cherchais des tĂ©moignages de pĂšres. Il m’a recontactĂ©e immĂ©diatement, sans que j’aie besoin de le relancer. Je pensais qu’il avait envie de partager une expĂ©rience positive, tellement il avait l’air volontaire.

Et puis, en plein milieu de l’entretien, il s’effondre. Il me demande d’arrĂȘter l’enregistrement. Je ne comprends pas ce qui remonte en lui, il venait de me raconter la naissance de ses filles, comment sa femme avait Ă©tĂ© incroyable.

Il fini par me raconter que le post-partum de sa deuxiĂšme fille a Ă©tĂ© le moment le plus traumatique de sa vie. Sa partenaire a dĂ©veloppĂ© une psychose, mais le diagnostic a mis du temps Ă  ĂȘtre posĂ©. Pendant des semaines, il a vĂ©cu dans une confusion totale, sans soutien, sans comprendre ce qui se passait. Il s’est senti dĂ©muni, incapable d’aider, incapable de rassurer sa fille et de protĂ©ger son bĂ©bĂ©.

Le tout s’est terminĂ© par un divorce trĂšs violent dans sa rapiditĂ©. Aujourd’hui encore, il n’ose pas s’approcher de son ex-femme : la panique remonte immĂ©diatement.

Il a honte. Un pĂšre doit “tenir”, “protĂ©ger”, “ĂȘtre fort”. Il me cite mĂȘme des statistiques sur l’impact du divorce sur les enfants - comme pour justifier rationnellement un Ă©chec qui n’est pourtant pas le sien.

Je lui ai dit qu’il avait fait de son mieux. Qu'il portait trop. Et qu'il est un papa incroyable, que chaque weekend je me sens coupable tellement je le vois plus disponible et joyeux que moi pour ses filles. CinĂ©ma, piscine, vĂ©lo, skate
 ils ont toujours plein d'activitĂ©s sympas programmĂ©es, alors que pour moi amener les enfants au marchĂ© et Ă  la bibliothĂšque, c'est dĂ©jĂ  beaucoup.

Et lĂ , quelque chose s’est relĂąchĂ© en lui. Il s’est senti moins seul. Et il a senti qu'on reconnaissait tous ses efforts pour compenser le divorce face Ă  ses filles.

C’est aussi pour cela que j’ai créé Gardiens de la Naissance. Parce qu'aujourd'hui c'est un vrai dĂ©fi d'ĂȘtre pĂšre dans une sociĂ©tĂ© oĂč il n'y a plus vraiment de village de soutien. OĂč les pĂšres peuvent se retrouver dĂ©munis, incapables de soutenir seuls leur partenaire.

Le podcast sort trÚs bientÎt ! Si tu es un papa et que toi aussi tu veux partager ton récit de paternité, envoie-moi un petit message !

#paternite #pere #parentalite #postpartum #naissance #doula #nostrfr #santementale #dad #famille

Lettre ouverte aux sage-femmes du CHU de Nantes

J'ai assisté à l'audience d'Elena Legal, sage-femme pratiquant des accouchements à domicile, poursuivie par votre ordre professionnel. J'ai vu votre présence dans cette salle.

Vous vous trompez de combat.

Vous vous battez contre une sage-femme qui rĂ©pond Ă  un besoin rĂ©el : celui de femmes pour qui l'hĂŽpital reprĂ©sente une violence inacceptable, souvent aprĂšs des traumatismes vĂ©cus. Des femmes qui ont le droit d'ĂȘtre accompagnĂ©es par une professionnelle compĂ©tente dans leur choix de naissance.

Vous vous battez contre une sage-femme qui place le respect et la santĂ© des femmes au cƓur de sa pratique, qui assume ses choix sans se cacher derriĂšre des protocoles dĂ©sincarnĂ©s.

Vous vous battez contre une consƓur qui, de toute façon, a besoin de vous pour assurer la continuitĂ© des soins. Une professionnelle qui exerce depuis des annĂ©es sans qu'aucune famille n'ait jamais portĂ© plainte contre elle.

C'est un gĂąchis.

Un gĂąchis pour Elena.

Pour ses patientes, aujourd'hui désemparées.

Pour votre profession.

Pour nous toutes, et notre liberté de choisir comment mettre nos enfants au monde.

Le vrai problĂšme n'est pas Elena et sa posture militante.

Le problĂšme n'est pas les accouchements Ă  domicile.

Le problÚme n'est pas "ces femmes inconscientes qui refusent la maternité".

Le problÚme, c'est l'état catastrophique des services de santé en France.

Le manque de moyens.

Le manque de reconnaissance.

L'épuisement des soignants.

Face à ce systÚme qui nous broie, il est tentant de désigner un bouc émissaire.

De nous diviser plutÎt que de remettre en question les vraies responsabilités.

De cibler une consƓur isolĂ©e plutĂŽt que d'affronter collectivement ceux qui vous Ă©puisent : manifester, faire grĂšve, dire haut et fort que ça suffit.

Je connais vos conditions de travail difficiles.

Je connais le manque de reconnaissance scandaleux dont souffre votre magnifique métier.

L'arrogance de certains médecins face à vous.

L'écart de salaire injustifiable malgré vos années d'études et vos responsabilités immenses.

Je vous aime pour avoir choisi ce mĂ©tier. Et je sais que beaucoup d'entre vous ĂȘtes aussi des mĂšres, des femmes qui avez peut-ĂȘtre vous-mĂȘmes vĂ©cu des violences obstĂ©tricales. Nous portons toutes nos blessures et nos luttes.

Si un jour vous commettez une erreur et que vous vous retrouvez face Ă  une suspension, je vous souhaite sincĂšrement ceci :

Que les femmes que vous accompagnez se mobilisent pour vous défendre.

Que les familles prennent position dans les médias, sur les réseaux sociaux.

Qu'elles financent vos frais juridiques.

Que lors de votre audience, des dizaines de personnes posent un jour de congé en semaine pour venir vous soutenir.

Car oui, aujourd'hui nous étions une centaine. Des familles de tout type d'origines, de profil. Une centaine à faire plus d'une heure de route pour qu'Elena ne soit pas seule. Alors qu'elle n'est "que" notre sage-femme.

Parce quu'Elena ne nous a pas "accouchées".

Elle nous a écoutées.

Elle a accompagné et respecté nos choix, notre corps, notre rythme.

Elle nous a fait sentir protégées.

Elle a accueilli nos enfants avec ses compétences de sage-femme expérimentée, mais aussi avec un amour qui change tout.

Cette mobilisation massive, c'est la preuve concrÚte de son professionnalisme et de ses compétences - bien plus parlante que n'importe quel diplÎme ou protocole. Car les sage-femmes sont au service des femmes et de leurs bébés, pas au service d'un systÚme.

Vous aussi, vous ĂȘtes extraordinaires.

Je l'ai vu de mes propres yeux.

Quand l'une de vous m'a protégée face au discours agressif d'un anesthésiste alors que j'étais en plein travail.

Quand l'une de vous m'a dit, les larmes aux yeux, que c'était beau ce que nous vivions avec mon conjoint, qu'elle ne voyait pas souvent d'accouchements physiologiques.

Quand l'une de vous a passĂ© 30 minutes Ă  me masser la tĂȘte pendant que je pleurais, mon bĂ©bĂ© loin de mes bras aprĂšs ma cĂ©sarienne.

Oui, vous aussi vous ĂȘtes extraordinaires quand vous exercez votre mĂ©tier avec votre cƓur et humanitĂ©.

Votre énergie, votre colÚre, votre légitimité de professionnelles : dirigez-les vers les vrais responsables.

Vers ceux qui vous épuisent, vous sous-paient, vous méprisent.

Vers ce systÚme qui étouffe votre vocation.

Ne laissons pas l'institution nous diviser.

Nous toutes - mÚres, soignantes, femmes - méritons mieux. Nous méritons un systÚme qui ne nous épuise pas, ne nous traumatise pas, ne nous oppose pas les unes aux autres.

Nous avons toutes à gagner à nous soutenir, à défendre la diversité des pratiques respectueuses, à exiger ensemble de meilleures conditions pour TOUTES les naissances.

Les femmes ont besoin de vous. Dans les hĂŽpitaux comme Ă  domicile.

#AccouchementADomicile #SagesFemmes #ViolencesObstetricales #RespectDesChoix #AAD #Nantes #DroitsDesFemmes #SanteDesFemmes #Nostrfr #BurnoutSoignants #NaissanceRespectueuse

"Les hommes ne pleurent pas"

Ces derniĂšres semaines, j’ai menĂ© plusieurs interviews de pĂšres pour mon podcast Gardiens de la Naissance.

Et, Ă  chaque fois, j’ai vu la mĂȘme chose : des hommes qui pleurent.

La naissance de leurs enfants a laissé en eux une trace puissante, souvent difficile à raconter sans que les émotions remontent.

L’un d’eux m’a demandĂ© d’arrĂȘter l’enregistrement tellement c’était intense.

Un autre n’était pas sĂ»r de pouvoir continuer.

Et puis il y a eu ce pĂšre de quatre enfants, qui me parlait de la naissance de sa petite derniĂšre, accueillie dans leur salon, prĂšs d’un poĂȘle Ă  bois flambant neuf pour rĂ©chauffer la maison. Il me dĂ©crivait ce moment suspendu oĂč les aĂźnĂ©s sont arrivĂ©s quelques minutes aprĂšs, en dĂ©couvrant leur petite sƓur avec des yeux Ă©merveillĂ©s.

Il m’a racontĂ© aussi leur premiĂšre nuit, tous ensemble dans le salon, et son fils aĂźnĂ© qui l’a aidĂ© Ă  entretenir le feu, fier de participer Ă  ce moment presque initiatique. Pendant qu’il me parlait, ses yeux se sont embuĂ©s. Il a ri, un peu gĂȘnĂ©, et il a lĂąchĂ© cette phrase qu’on entend encore si souvent : « Les hommes ne pleurent pas. »

Ce qui est fascinant, c’est que 100 % des pĂšres que j’ai interviewĂ©s ont pleurĂ©. Tous. Certains en silence, d’autres en me demandant de couper l’enregistrement.

Des femmes qui pleurent j'en ai l'habitude. Pleurer devant des gens aussi. Surtout quand on parle de naissance (oui, du coup je pleure assez souvent 😅).

Mais lĂ  c'est nouveau pour moi. Et visiblement pour eux aussi. J’ai senti, Ă  chaque fois, Ă  quel point ça leur coĂ»te de laisser sortir ces Ă©motions. Comme si leur propre vĂ©cu autour de la naissance n’avait jamais vraiment eu sa place. Comme si, parce que « ce n’est pas eux qui accouchent », ils n’avaient pas le droit d’ĂȘtre bouleversĂ©s.

Avec Gardiens de la Naissance, je veux offrir cet espace-lĂ . Un espace oĂč les pĂšres peuvent raconter, ressentir, se reconnaĂźtre dans les rĂ©cits des autres. Un espace oĂč leur puissance et leur vulnĂ©rabilitĂ© coexistent sans contradiction. Parce que pour devenir un pĂšre conscient - vraiment prĂ©sent, impliquĂ©, connectĂ© - il faut autre chose que des modĂšles du passĂ© ou des blagues de potes qui cachent leur Ă©motion derriĂšre l’humour.

Le podcast sort trÚs bientÎt ! Si tu es un papa et que toi aussi tu veux partager ton récit de paternité, envoie-moi un petit message !

#paternite #parentalite #naissance #emotions #famille #nostrfr #fathers #birth

Aimons les enfants-roi. Encore plus que les autres.

Suite Ă  l’une de mes derniĂšres publications, j’ai reçu Ă©normĂ©ment de commentaires me disant que je faisais du mal Ă  ma fille. Parce que je ne l’oblige pas Ă  dire s’il te plaĂźt et merci en toutes circonstances. Parce que je ne la force pas Ă  obĂ©ir sans condition.

On m’a expliquĂ© qu’elle deviendrait “un petit tyran”. Un “enfant-roi” dans ce sens trĂšs français du terme, qui ne repose sur rien : aucun critĂšre, aucune donnĂ©e, aucune Ă©tude.

On m’a aussi dit que je devais lui faire du chantage, lui faire connaütre la violence, “parce que c’est comme ça, il faut apprendre la vie”.

Et puis les commentaires habituels : ces enfants “insupportables”, ces enfants “trop”, ces enfants qui seraient la preuve que les parents d’aujourd’hui sont laxistes.

Je vais ĂȘtre trĂšs claire : ces discours me sont insupportables.

Les enfants apprennent par imitation. Ce sont nous, les adultes, leurs modĂšles.

Un enfant “insupportable” n’est pas un enfant tyran. C’est un enfant qui manque de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure, un enfant qui n’a pas trouvĂ© un cadre cohĂ©rent autour de lui.

S’ils sont insupportables, c’est peut-ĂȘtre parce que la sociĂ©tĂ© autour d’eux l’est d’abord. Et ça, c’est notre responsabilitĂ© Ă  nous, les adultes. Pas la leur.

En les appelant “enfants-roi” ou “enfants insupportables”, on pose la responsabilitĂ© sur leurs Ă©paules.

On fait comme si leur comportement était une faute personnelle.

Alors qu’ils sont
 juste des enfants. Jamais coupables.

Des enfants qui demandent - avec leurs moyens d'expression Ă  eux - Ă  ĂȘtre compris, sĂ©curisĂ©s, aimĂ©s.

C’est pour ça que j’écris : aimons ces enfants-lĂ  encore plus que les autres.

Parce qu’ils en ont cruellement besoin.

Parce que si nous continuons Ă  rĂ©pĂ©ter qu’ils deviendront forcĂ©ment des adultes irrespectueux, nous crĂ©ons nous-mĂȘmes cette fatalitĂ©.

Nous fabriquons ce que nous redoutons.

Et en plus, nous leur collons des étiquettes qui peuvent leur coller à la peau toute leur vie.

—

Je suis Susana, doula, et j’accompagne les futurs parents Ă  faire la part entre les injonctions sociĂ©tales et les besoins rĂ©els, physiologiques, de leurs enfants.

Parce que comprendre l’enfant, c’est aussi se libĂ©rer de tout ce qu’on nous a fait croire.

#parentalite #enfants #education #famille #enfance #psychologie #nostrfr #parenting

RĂ©cits extraordinaires d’allaitement - qui ne devraient pas l’ĂȘtre

On pense souvent connaütre “l’allaitement maternel”.

Mais quand on écoute les femmes, leurs histoires racontent tout autre chose : un monde riche, multiple, profondément humain.

Les rĂ©cits que je te partage aujourd'hui ne datent pas d’un autre siĂšcle. Ils ont eu lieu ces derniĂšres annĂ©es, je les ai entendus personnellement :

👉 Une mĂšre portĂ©e par sa communautĂ©

Cette maman ne pouvait pas allaiter son bébé.

Alors ses amies se sont mobilisées. Elles ont donné leur lait, se sont relayées, ont organisé une vraie chaßne de solidarité pour nourrir cet enfant.

Une chaĂźne qui a tenu des mois !

👉 Deux sƓurs qui ont choisi le co-allaitement

Leurs bĂ©bĂ©s sont nĂ©s Ă  quelques semaines d’intervalle.

En partant d'une blague, elles ont décidé de co-allaiter. DÚs que nécessaire elles se partageaient leurs bébés.

Elles ont partagĂ© leur temps, leur Ă©nergie
 et mĂȘme leur corps.

👉 Une mĂšre en deuil, entourĂ©e par la sororitĂ©

AprĂšs la perte de son fils aĂźnĂ©, elle n’avait plus la force d’allaiter son nouveau-nĂ©.

Alors ses amies ont pris le relais. Elles ont nourri son bĂ©bĂ© pendant qu’elle traversait les jours les plus sombres de sa vie.

Et, quand elle a repris assez de force, elle a pu continuer d'allaiter.

👉 Une athlùte de haut niveau et l’allaitement long

Entraßnements quotidiens, compétitions, voyages


Et pourtant, cette sportive professionnelle allaite son bébé ET sa fille de 4 ans.

Dans les vestiaires, entre deux séances, en déplacement.

Elle prouve que le corps peut ĂȘtre Ă  la fois performant et profondĂ©ment maternant.

Ce que ces histoires peuvent sembler extraordinaires.

Mais en rĂ©alitĂ©, elles s’inscrivent dans quelque chose de trĂšs ancien : la diversitĂ© des formes d’allaitement qui ont toujours existĂ©.

Pendant des millĂ©naires, l’allaitement long, le co-allaitement, l’allaitement partagĂ© Ă©taient
 la norme.

Ce n’était ni surprenant, ni marginal, ni hĂ©roĂŻque.

C’était la vie. La survie mĂȘme. La transmission.

Aujourd’hui, nous avons surtout perdu la mĂ©moire de cette diversitĂ©.

Et avec elle, beaucoup de femmes pensent qu’il n’existe qu’une bonne façon d’allaiter.

Pourtant, il n’y a pas “un” allaitement maternel.

Il y en a autant que de femmes, de bébés, de familles, de communautés.

Et tous mĂ©ritent d’ĂȘtre entendus et respectĂ©s.

—

đŸŒ± Je suis Susana, doula, et j’accompagne les femmes Ă  vivre leur grossesse, leur enfantement, leur post-partum et leur allaitement avec confiance, douceur et puissance.

#allaitement #maternite #parentalite #postpartum #doula #sororite #nostrfr #breastfeeding

J'ai eu plus de suivi médical pour une chirurgie esthétique que pour ma césarienne.

Il y a quelques années, j'ai subi une chirurgie orthognatique : une correction de la mùchoire pour traiter un décalage qui me créait des tensions chroniques dans tout le dos. C'était une chirurgie dite "de confort", accessoirement esthétique. Techniquement complexe (fracturer un os pour le rallonger artificiellement), mais réalisée par une petite incision interne.

Le protocole de suivi :

→ 3 jours d'hospitalisation

→ Surveillance mĂ©dicale constante

→ "Faites attention en vous levant, reposez-vous"

→ Rendez-vous de contrîle hebdomadaires, puis mensuels

→ Suivi jusqu'Ă  1 an post-opĂ©ratoire

→ Accompagnement orthodontique en parallùle

Quelques années plus tard, j'ai eu une césarienne.

Pour ceux qui ne le savent pas, une césarienne implique :

→ L'incision de 7 couches de tissus (peau, graisse, fascia, muscles abdominaux, pĂ©ritoine, utĂ©rus)

→ Le dĂ©placement temporaire d'organes

→ L'extraction du bĂ©bĂ©

→ La suture mĂ©ticuleuse de chaque couche

C'est une chirurgie abdominale majeure. L'une des plus pratiquées au monde.

Le lendemain de mon opération :

→ "Levez-vous"

→ "Occupez-vous de votre bĂ©bĂ©"

→ "Massez vous-mĂȘme votre cicatrice"

Je n'avais mĂȘme pas le courage de la regarder.

Je suis sortie de la maternité en fauteuil roulant, incapable de marcher. On m'a dit que cela n'avait "rien à voir avec la césarienne", que je m'étais "sûrement coincé le dos avec la fatigue".

Je signalais qu'un cÎté de ma cicatrice tirait anormalement. On me répondait qu'elle était "belle".

J'ai dĂ» chercher par moi-mĂȘme un ostĂ©opathe compĂ©tent.

Lui m'a confirmĂ© ce que je ressentais : des adhĂ©rences cicatricielles qui m'empĂȘchaient de marcher normalement.

J'ai eu un unique rendez-vous de suivi à 3 semaines post-opératoire. Mon ressenti a été réduit à une phrase dans mon dossier médical : "A mal vécu son séjour à la maternité."

Toujours les mÚres qui "vivent mal" des situations. Jamais les situations qui sont objectivement inadaptées.

Si la césarienne ne concernait pas exclusivement les femmes, nous n'en serions pas là.

Aucune autre chirurgie majeure n'est aussi systématiquement banalisée et sous-suivie. C'est un problÚme de santé publique, mais aussi un révélateur sociétal.

Nous vivons dans une société qui :

→ Minimise la violence de l'acte chirurgical quand il concerne la naissance

→ Attend des femmes qu'elles se "lĂšvent" immĂ©diatement aprĂšs une opĂ©ration majeure

→ Leur confie la charge d'un nouveau-nĂ© 24h/24 sans temps de rĂ©cupĂ©ration

→ Pathologise leur ressenti plutît que de questionner les protocoles

Les conséquences sont graves :

→ Complications non dĂ©tectĂ©es (adhĂ©rences, infections, douleurs chroniques)

→ Impact sur la santĂ© mentale maternelle

→ DifficultĂ©s dans le lien mĂšre-enfant

→ SĂ©quelles physiques Ă  long terme

C'est une honte collective de prendre si mal soin des mĂšres, et donc des enfants d'aujourd'hui, des adultes de demain.

Les femmes méritent mieux. Les bébés méritent mieux. Nous pouvons faire mieux.

—

Je suis Susana, doula, et parmi mes multiples passions
 je pourrais

écouter des récits de naissance à l'infini. Et pleurer à chaque fois. De

tristesse, de colĂšre, de bonheur. Et si tu me racontais le tien ?

#SanteMaternelle #Cesarienne #SantePublique #DroitsDesFemmes #MedecineObstétricale #PostPartum #Doula #Chirurgie #Nostrfr #Birth

"J'ai eu une enfance merveilleuse"

C'est ce qu'affirmait Arno Stern, alors qu'il avait été un enfant juif. Qu'il avait vécu en Allemagne nazie, la guerre, la terreur, la persécution.

"J'ai eu une enfance merveilleuse parce que, mĂȘme si mes parents ne possĂ©daient plus rien, ils m'ont transmis l'attachement."

Cette phrase m'a profondément bouleversée.

Elle m'a renvoyĂ©e Ă  ma propre histoire. Mes parents se sont sacrifiĂ©s pour ma sƓur et moi. Ils ont donnĂ© leur corps, leur esprit au travail : 12 heures par jour, 7 jours sur 7, pendant des annĂ©es. Quelques jours de vacances seulement, rĂ©servĂ©s aux fĂȘtes de famille.

Tout cela pour que nous ne manquions de rien. Pour que nous soyons bien habillées, bien nourries, bien formées.

Mais voilà l'ironie cruelle : nous avons manqué de tout.

Ce lien d'attachement dont parle Arno Stern, nous ne l'avions pas. Nous n'avions pas leur prĂ©sence, leur cƓur, leur bienveillance. Le confort matĂ©riel Ă©tait lĂ , mais le lien essentiel nous Ă©chappait.

Aujourd'hui, comme beaucoup de personnes de notre gĂ©nĂ©ration, on se retrouve Ă  faire des annĂ©es de thĂ©rapie, Ă  tout remettre en question, Ă  chercher du sens
 ou peut-ĂȘtre simplement Ă  chercher cet attachement qui nous a manquĂ©.

Et je me surprends mĂȘme Ă  reproduire le mĂȘme schĂ©ma de temps en temps.

Travailler plus pour gagner plus, pour offrir plus Ă  mes enfants. Alors qu'au fond, ils ont juste besoin que je sois lĂ .

Ce témoignage m'a rappelé l'essentiel : la richesse véritable d'une enfance ne se mesure pas en biens matériels, mais en présence, en attention, en liens authentiques.

Merci à Cédric Rostein de l'excellent podcast Papatriarcat et André Stern pour cet épisode qui m'a permis de prendre conscience de ce piÚge dans lequel nous tombons si facilement.

—

Je suis Susana, doula, et j’accompagne les parents Ă  ĂȘtre prĂ©sents, attentifs et bienveillants avec leurs bĂ©bĂ©s, pour leur offrir ce qui ne s’achĂšte pas : un lien profond et durable.

#parentalite #attachement #enfance #famille #bienveillance #psychologie #heritage #sensdelavie #nostrfr #parenting

"On ne peut pas compter sur les hommes."

"Ils ne sont jamais lĂ  quand il faut."

"Les hommes sont des lĂąches."

"On ne peut pas leur faire confiance."

J'ai écrit ces phrases d'une traite cette semaine. Sans réfléchir. Parce qu'elles vivaient en moi depuis toujours.

Depuis plusieurs annĂ©es, je travaille sur ce qu'on appelle la "blessure du fĂ©minin" : cet hĂ©ritage transgĂ©nĂ©rationnel de femmes qui se sont sacrifiĂ©es, effacĂ©es, soumises. Je veux ĂȘtre une femme Ă©panouie dans mon corps, libre de ce poids.

Mais cette semaine, j'ai réalisé quelque chose de bouleversant.

Ma blessure du masculin est tout aussi profonde. Et personne ne m'en avait jamais parlé.

Ces femmes de ma lignée ne se sont pas sacrifiées dans le vide. Elles se sont effacées, battues, soumises
 essentiellement à des hommes. Leurs pÚres, leurs maris. Des générations entiÚres construites sur l'opposition, la méfiance, parfois la violence.

Le problÚme ? Cette méfiance qui ne m'appartient pas parasite réguliÚrement ma relation de couple.

En discutant avec mon mari, j'ai pris conscience que ces croyances inconscientes crĂ©aient des tensions invisibles. Mon conjoint est prĂ©sent, fiable, engagĂ©. Mais une partie de moi, hĂ©ritĂ©e de mes ancĂȘtres, ne peut pas pleinement lui faire confiance.

Dans l'univers du développement personnel et de la thérapie, on travaille énormément sur le féminin sacré, la guérison du féminin blessé. C'est essentiel.

Mais la blessure du masculin ? Celle qui se transmet de mÚre en fille sous forme de méfiance systémique envers les hommes ? On en parle peu.

Pourtant, son impact est considérable :

→ Sur nos relations amoureuses

→ Sur notre capacitĂ© Ă  faire confiance

→ Sur la maniĂšre dont nous Ă©duquons nos fils et nos filles

→ Sur notre rapport au masculin en gĂ©nĂ©ral

La conscientiser, la verbaliser, la partager avec mon conjoint
 a tout changé en 48 heures.

C'est la puissance de la prise de conscience. De nommer ce qui était invisible.

Si tu es une femme, je t'invite Ă  explorer cette question :

→ Quelles croyances portes-tu sur les hommes ?

→ Peux-tu rĂ©ellement leur faire confiance ?

→ Ces croyances viennent-elles de ton expĂ©rience personnelle ou de ton histoire familiale ?

→ Quel impact ont-elles sur tes relations professionnelles et personnelles ?

Ce travail de conscientisation des transmissions intergĂ©nĂ©rationnelles est au cƓur de mon accompagnement en tant que doula. C'est aussi pourquoi j'ai créé "Gardiens de la Naissance", la premiĂšre sĂ©rie audio spĂ©cifiquement destinĂ©e aux futurs pĂšres : pour reconstruire un pont entre le fĂ©minin et le masculin, dĂšs la naissance.

Parce que guérir nos blessures du masculin, c'est aussi permettre aux hommes de retrouver leur place. Leur vraie place.

#Intergenerationnel #DeveloppementPersonnel #Couple #Psychologie #Guerison #Feminin #Masculin #Nostrfr

Petit classement ultra-officiel des vraies choses pendant l’accouchement :

- Ecoute du corps, liberté de mouvement, respect de la femme : S+++

- Une position imposĂ©e par quelqu’un d’autre : D tier

- Les conseils random en mode ‘faut faire comme ça’ : F tier 💀

La levrette ? Ça dĂ©pend
 parfois A tier, parfois F tier.

"Tu vas en faire un enfant-roi."

Ma fille avait 4 ans. Nous étions à table en famille. On lui demandait de dire "s'il te plaßt" pour avoir un gùteau. Plusieurs minutes de pression. Elle se bloquait, incapable de prononcer ces mots devant tout le monde.

Je l'ai défendue. J'ai expliqué la situation. J'ai dit "s'il te plaßt" à sa place pour désamorcer la tension.

L'ironie de la situation ? Aucun adulte n'avait dit "s'il te plaĂźt" pour avoir sa part de dessert. Mais elle, on exigeait qu'elle le fasse. Sous pression. Devant tout le monde. Sans modĂšle.

Un membre de ma famille m'a alors accusée de vouloir faire d'elle un "enfant-roi".

Je ne suis pas française. Cette notion, je ne la connaissais pas avant d'arriver en France. Et aujourd'hui encore, je m'interroge sur ce qu'elle révÚle de notre rapport à l'enfance.

Comment peut-on croire que se mettre à la place d'un enfant, prendre le temps de lui expliquer un cadre incohérent, l'accompagner dans sa détresse
 va faire de lui un tyran ?

Les neurosciences et la psychologie du développement sont formelles : les enfants apprennent par imitation, pas par opposition. Nous sommes leurs premiers modÚles.

Si je veux qu'elle respecte les autres, je dois d'abord la respecter. Si je veux qu'elle développe son intelligence émotionnelle, je dois d'abord accueillir ses émotions. Si je veux qu'elle devienne autonome et confiante, je dois d'abord reconnaßtre sa légitimité.

Alors oui, dans ce cas, je veux un "enfant roi".

Je veux élever un enfant qui deviendra un adulte épanoui. Qui saura s'écouter et écouter les autres. Qui respectera son propre enfant intérieur. Qui prendra sa couronne de femme ou d'homme libre, souverain.e, et la portera avec fierté.

Parce qu'un enfant respecté ne devient pas un tyran. Il devient un humain qui se respecte et respecte les autres.

-

Je suis Susana, doula, et parmi mes multiples compétences de couteau suisse, j'aime bien déconstruire les idées reçues pour mieux accompagner les enfants d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

#ParentalitĂ© #ÉducationBienveillante #DĂ©veloppementDeLenfant #IntelligenceÉmotionnelle #ParentalitĂ©Consciente #PsychologieDeLenfant #MaternitĂ© #Bienveillance #ÉducationPositive #AccompagnementParental #Doula

Préparer un accouchement physiologique c'est un piÚge.

On encourage les femmes à se préparer, à se renseigner, à visualiser un enfantement puissant


Mais le jour J, c’est un systùme entier qui peut venir balayer ce projet en quelques minutes.

Parce qu’en milieu mĂ©dicalisĂ©, tout va vite. Trop vite.

Les protocoles enchaĂźnĂ©s, le manque de temps, le manque de moyens, la gestion du « risque », les dĂ©cisions prises sans rĂ©el espace de discussion
 La cascade d’interventions peut dĂ©marrer bien avant que la femme ne comprenne ce qu’il se passe. Et ce n’est pas un manque de prĂ©paration : c’est simplement la rĂ©alitĂ© d’un systĂšme oĂč les protocoles priment sur la physiologie.

Résultat : des femmes qui disent « oui » sous pression.

Qui consentent sans ĂȘtre vraiment d’accord.

Qui finissent par croire qu'un accouchement physiologique c'est forcément violent, douloureux, qu'on leur a menti.

Qui sortent de leur naissance avec une impression d’échec, alors qu’elles n’ont jamais eu les conditions nĂ©cessaires pour dĂ©fendre leur propre projet.

Mais Ă  cĂŽtĂ© de ça, il y a une autre rĂ©alitĂ© : une femme bien entourĂ©e peut vivre un enfantement d’une puissance inouĂŻe. Un moment d’ancrage, de confiance, mĂȘme d’extase.

Alors, COMMENT FAIRE ?

Déjà, on peut accoucher à la maison, les risques de cascade d'interventions y sont bien moindres ;)

Mais je suis bien consciente que ce n'est pas la solution pour la majorité des femmes aujourd'hui, pour de nombreuses raisons qui mériteraient une publication à part entiÚre.

Dans un accouchement Ă  l'hĂŽpital, le secret n’est pas dans la perfection du plan ni dans le niveau de la prĂ©paration. Il est dans la qualitĂ© de l’équipe autour d’elle.

Et cette équipe commence souvent
 par son partenaire.

Un partenaire formĂ©, informĂ©, engagĂ© peut littĂ©ralement changer le cours d’un accouchement. Pas en jouant les hĂ©ros. Pas en « s’opposant » Ă  tout.

Mais en devenant un rempart : quelqu’un qui ralentit, qui questionne, qui soutient, qui garde le cap quand la femme est plongĂ©e dans son vortex.

Parce que le jour de l’enfantement, elle ne peut pas tout porter. Et elle ne devrait jamais avoir Ă  le faire, justement si elle rĂȘve d'un accouchement physiologique.

Et quand les choses ne se passent pas comme prĂ©vu - parce que oui, ça arrive souvent, et ce n’est pas un Ă©chec - il est essentiel que la femme puisse dĂ©poser son histoire.

Écrire son rĂ©cit, le raconter Ă  une professionnelle formĂ©e, libĂ©rer ce qui a Ă©tĂ© blessĂ©, visible ou invisible.

—

Je suis Susana, doula, et je suis là pour accueillir avec écoute et bienveillance TOUS les récits.

Et c'est aussi pour ça que j’ai créé Gardiens de la Naissance : une prĂ©paration audio spĂ©cialement pensĂ©e pour les futurs papas, pour qu’ils puissent rĂ©ellement occuper cette place de soutien solide, protecteur et informĂ©.

Parce qu’une femme ne devrait jamais avoir Ă  dĂ©fendre seule son projet de naissance dans un environnement aussi complexe.

Un accouchement physiologique ne devrait pas ĂȘtre un combat.

Mais tant que le systÚme reste ainsi, préparer la femme ne suffit pas. Loin de là, c'est presque contreproductif.

Il faut préparer le couple. Il faut préparer le partenaire.

PS : je parle de partenaire au masculin car c'est Ă  ce public en particulier que je m'adresse aujourd'hui. Les vĂ©cus des autres types de couples et des mamans solo mĂ©ritent eux aussi des ressources, mais qui leur soient dĂ©diĂ©es. Un accompagnement vraiment inclusif ne peut pas ĂȘtre ĂȘtre gĂ©nĂ©raliste, au contraire.

#périnatalité #accouchementphysiologique #enfantement #droitsdespatientes #violencesobstétricales #santématernelle #parents #futursparents #culturedutravail #éducationparentale #périnatalitépositive #doula #préparationnaissance #empowermentféminin #naissance

« Mon enfance Ă©tait normale, ça ne m’impacte pas. »

→ MĂȘme une enfance “normale” crĂ©e des blessures.

Combien de pĂšres j’ai vus traverser un vĂ©ritable tsunami Ă  la naissance de leur bĂ©bĂ© ?

Des hommes persuadĂ©s d’avoir eu une enfance “parfaitement normale”



 et qui, en voyant leurs parents interagir avec leur bĂ©bĂ©, rĂ©alisaient soudain tout ce qu’ils avaient portĂ© sans s’en rendre compte.

Et c’est encore plus fort quand c’est un garçon. (La projection directe, presque brutale.)

Tu te prépares à devenir pÚre ? Tu te dis que tu verras sur le moment ?

C’est normal. C’est l’image qu’on renvoie aujourd’hui des futurs pùres.

Sauf qu’on vit un contexte inĂ©dit dans l’histoire de l’humanitĂ©. Les pĂšres sont censĂ©s :

- remplacer tout un village de soutien disparu,

- soutenir leur partenaire sur des sujets qu’ils dĂ©couvrent,

- créer du lien rapidement avec leur bébé,

- ĂȘtre plus prĂ©sents que jamais,

- et reprendre le travail presque aussitĂŽt.

Tout ça, sans préparation dédiée. Sans bagage culturel. Sans transmission.

Et avec toutes les injonctions contradictoires : famille, amis, professionnel·le·s


Bon courage, vraiment.

—

Je suis Susana, doula, et j’ai créé des outils pour accompagner les futurs pĂšres Ă  travers ces changements. Notamment le programme audio Gardiens de la Naissance

#paternite #doula #parentaliteconsciente #futursparents #evolutionpersonnelle #famille #enfantinterieur #birth #parenting #nostrfr

Ma cĂ©sarienne a Ă©tĂ© une expĂ©rience incroyable
 et c’est grĂące Ă  ma sage-femme AAD.

Je voulais enfanter Ă  domicile. J’étais prĂ©parĂ©e, j’en rĂȘvais mĂȘme.

Mais, comme souvent, rien ne s’est passĂ© comme prĂ©vu (la vie, quoi !). BĂ©bĂ© Ă©tait en siĂšge au troisiĂšme trimestre et rien ne le faisait bouger. Je commençais Ă  dĂ©sespĂ©rer.

Heureusement, Elena, mon incroyable sage-femme libĂ©rale, Ă©tait toujours lĂ . Elle m’a donnĂ© confiance, m’a rappelĂ© que j’étais capable, mĂȘme au sein d’un hĂŽpital. Elle m’a expliquĂ© le dĂ©roulĂ© d’un accouchement physiologique pour un bĂ©bĂ© en siĂšge, m’a montrĂ© les positions qui favorisent le travail
 toutes ces informations que je n’avais pas eues Ă  la maternitĂ© et qui se sont rĂ©vĂ©lĂ©es essentielles.

Quand le travail s’est dĂ©clenchĂ©, je suis restĂ©e dans ma bulle, suivant les recommandations d’Elena Ă  la maison. ArrivĂ©e Ă  la maternitĂ©, j’étais dĂ©jĂ  dilatĂ©e Ă  7 pour un premier bĂ©bĂ© en siĂšge : du jamais vu. Les sage-femmes Ă©taient surprises, et lĂ  encore, personne ne m’a donnĂ© de conseils pour que le travail avance.

Le temps a passĂ©, je commençais Ă  fatiguer. L’arrivĂ©e Ă  la maternitĂ© m’a fait sortir de ma bulle et le manque de confiance transmis par certaines Ă©quipes se faisait sentir
 le travail n’avançait plus. La tension est montĂ©e, je me suis sentie agressĂ©e par l’anesthĂ©siste et l’obstĂ©tricien. On nous a fait peur alors que tout allait bien. Avec mon compagnon, nous avons commencĂ© Ă  cĂ©der
 le fameux combo pĂ©ri-syntho.

On nous a dit que le bĂ©bĂ© commençait Ă  fatiguer (rien ne se voyait sur le monito, ils n’arrivaient mĂȘme pas Ă  nous le montrer, mais nous Ă©tions perdus). J’ai senti que c’était trop pour moi. J’ai acceptĂ© la cĂ©sarienne.

Et pourtant, sur le moment, j’ai eu l’impression que chaque Ă©tape Ă©tait MON CHOIX. Que j’avais choisi cette cĂ©sarienne, alors que c’était Ă  l’opposĂ© de mon projet initial. Parce qu’Elena m’avait tout appris et que j’avais tout donnĂ©. Cette cĂ©sarienne aurait pu ĂȘtre traumatique. À la place, j’étais fiĂšre de pouvoir dire que j’avais tout donnĂ©, que c’était puissant et beau, et que je n’étais pas seule.

Je suis Susana, doula, et j’accompagne les femmes Ă  traverser l’enfantement avec confiance et puissance, mĂȘme quand tout ne se passe pas comme prĂ©vu.

#cesarienne #sagefemme #accouchement #bebeensiege #doula #nostrfr #enfantement #birth

La chasse aux sorciĂšres continue en France.

Elena Le Gal, sage-femme pratiquant les accouchements Ă  domicile (AAD), vient d’ĂȘtre suspendue pendant 5 mois, Ă  effet immĂ©diat, sans prĂ©avis.

Plus de 15 ans d’expĂ©rience.

PrÚs de 800 naissances accompagnées.

Aucune plainte des familles.

Au contraire : autour d’Elena, nous sommes nombreuses et nombreux Ă  lui ĂȘtre profondĂ©ment reconnaissant·e·s.

Pour son accompagnement bienveillant.

Pour la qualité de son suivi.

Pour sa capacité à permettre de vrais choix éclairés.

Pour son engagement.

GrĂące Ă  elle, j’ai vĂ©cu une cĂ©sarienne non traumatique alors que je souhaitais enfanter Ă  domicile.

GrĂące Ă  elle, j’ai vĂ©cu un AVAC guĂ©risseur, alors qu’en maternitĂ© j’aurais probablement fini une nouvelle fois en cĂ©sarienne.

Et ce cas n’est pas isolĂ©.

En Gironde, ces derniers mois, trois autres sages-femmes AAD ont Ă©tĂ© suspendues, sur la base d’accusations mensongĂšres ou inexactes.

L’accouchement Ă  domicile reprĂ©sente moins de 1 % des naissances en France.

Il est strictement encadrĂ©, rĂ©servĂ© aux grossesses physiologiques, et assurĂ© par des sage-femmes diplĂŽmĂ©es, formĂ©es, avec du matĂ©riel d’urgence (monitoring, oxygĂšne, mĂ©dicaments
), des protocoles prĂ©cis et une collaboration avec les maternitĂ©s en cas de transfert.

Les Ă©tudes internationales sont par ailleurs claires : pour les femmes en bonne santĂ©, accompagnĂ©es par des professionnelles formĂ©es, l’AAD est une option sĂ»re, avec mĂȘme certains indicateurs meilleurs (moins d’interventions inutiles, plus de satisfaction maternelle).

Pourtant, en France, les sage-femmes AAD exercent dans des conditions extrĂȘmement prĂ©caires : assurance professionnelle quasi inaccessible, contrĂŽles disproportionnĂ©s, suspensions rĂ©pĂ©tĂ©es, pressions
 alors qu’elles rĂ©pondent Ă  un besoin rĂ©el des familles.

❗ Une suspension, c’est :

- zéro revenus du jour au lendemain

- impossibilité de poursuivre les suivis en cours

- l’abandon forcĂ© des projets des familles

- au moins 5 000 € de frais juridiques

- les charges professionnelles qui continuent

La suspension d’Elena n’est pas seulement une injustice faite à une professionnelle d’exception. C’est une atteinte directe à :

- notre liberté de choix

- nos droits

- la qualité des soins proposés

- la possibilitĂ©, pour les femmes, de choisir oĂč et avec qui elles enfantent, lorsqu’il n’y a aucune pathologie

Ce qui arrive aujourd’hui à Elena, arrive à toute une profession. Et, par ricochet, à toutes les familles.

Tout zap à cette publication sera reversée au collectif de soutien des sage-femmes à domicile.

#sagefemme #perinatalite #accouchementadomicile #sante #liberte #nostrfr #activism #birth #freedom

Et si on dĂ©construisait les idĂ©es reçues sur l’allaitement ?

« Un bébé allaité dort moins bien. »

« C’est plus difficile pour un pĂšre de crĂ©er du lien avec un bĂ©bĂ© allaitĂ©. »

« Il faut contrÎler les horaires des tétées. »

Ces phrases, je les entends encore trop souvent. Et pourtant, elles sont tout simplement fausses.

Un bĂ©bĂ© allaitĂ© ne dort pas “moins bien” : il dort diffĂ©remment. Le lait maternel est plus digeste que le lait artificiel, ce qui favorise un sommeil plus physiologique et plus rĂ©parateur. Un bĂ©bĂ© qui dort d’une traite aprĂšs un biberon ne dort pas forcĂ©ment “mieux” - son organisme est simplement occupĂ© Ă  digĂ©rer.

Concernant le lien pĂšre-bĂ©bĂ©, il se tisse bien au-delĂ  de la tĂ©tĂ©e. Le lien d’attachement repose avant tout sur la prĂ©sence, la rĂ©gularitĂ©, le contact. Le portage, le peau Ă  peau, l’haptonomie, les soins, le cododo, la HNI
 tout cela participe Ă  la crĂ©ation d’un lien fort, que le bĂ©bĂ© soit allaitĂ© ou non.

Enfin, vouloir “contrĂŽler” les tĂ©tĂ©es et leurs horaires est une idĂ©e reçue encore largement diffusĂ©e, y compris dans certaines maternitĂ©s. En rĂ©alitĂ©, cela complique souvent la mise en place de l’allaitement. Le lait maternel s’adapte aux besoins du bĂ©bĂ©, et la lactation se rĂ©gule grĂące Ă  la stimulation et Ă  la proximitĂ©. L’allaitement Ă  la demande, dans le calme et le contact, est la clĂ© d’un bon dĂ©part.

L’allaitement, c’est une danse subtile entre physiologie, confiance et lien. Et parfois, pour sortir des injonctions ou des doutes, il suffit de remettre un peu de sens et de douceur au centre.

—

Je suis Susana, doula. J’accompagne les femmes et les couples dans leurs projets d’allaitement, qu’ils dĂ©butent, se poursuivent, ou se rĂ©inventent. Parce qu’allaiter, ce n’est pas seulement nourrir : c’est aussi un chemin de confiance, de lien et de transformation.

#allaitement #parentalite #postpartum #doula #sommeilbebe #lienparentbebe #accompagnement #perinatalite #Nostrfr #Parenting #Breastfeeding

On nous rĂ©pĂšte souvent qu’en tant que parents, nous avons le droit de prendre soin de nous. De nous accorder du temps, de souffler, de retrouver un peu d’équilibre.

Mais je crois que ce n’est pas seulement un droit.

👉 C’est un devoir.

Comme dans un avion : on met d’abord son propre masque à oxygùne avant d’aider les autres.

Dans la vie de parent, c’est pareil.

Nous ne pouvons pas bien accompagner nos enfants si notre systÚme nerveux est épuisé, si notre réservoir émotionnel est vide.

Et pourtant, beaucoup d’entre nous ont grandi dans une culture du sacrifice parental - surtout maternel - oĂč s’oublier Ă©tait presque une preuve d’amour.

Je viens de lĂ  moi aussi. Et j’ai encore du chemin Ă  faire pour me libĂ©rer de tous ces schĂ©mas.

Mais aujourd’hui, je suis convaincue que prendre soin de soi quand on devient parent, c’est un acte de responsabilitĂ©.

Nos enfants apprennent avant tout par imitation. Ils observent notre façon de gérer nos émotions, de nous écouter, de poser nos limites, de nous respecter.

En prenant soin de nous, on leur apprend Ă  faire de mĂȘme.

C’est pour cette raison que je viens de lancer le Pack enfant intĂ©rieur - dĂ©bugge ton code parental !

Un outil pour les futurs papas qui souhaitent explorer leur enfant intérieur avant la naissance, se libérer de vieux schémas, et accueillir leur bébé plus apaisés et alignés : https://www.gardiensdelanaissance.com/pack-enfant-interieur-achat

Et si tu es une future maman, toi aussi tu peux faire ce voyage avec ton compagnon, pour accueillir votre bébé plus apaisés et libérés de vos anciens schémas.

—

Je suis Susana, doula, et j’accompagne les couples et futurs parents vers une parentalitĂ© plus consciente et apaisĂ©e.

#ParentaliteConsciente #DeveloppementPersonnel #SanteMentale #EnfantInterieur #FutursParents #PaterniteConsciente #MaterniteConsciente #Nostrfr #Parenting

On nous rĂ©pĂšte souvent qu’en tant que parents, nous avons le droit de prendre soin de nous. De nous accorder du temps, de souffler, de retrouver un peu d’équilibre.

Mais je crois que ce n’est pas seulement un droit.

👉 C’est un devoir.

Comme dans un avion : on met d’abord son propre masque à oxygùne avant d’aider les autres.

Dans la vie de parent, c’est pareil.

Nous ne pouvons pas bien accompagner nos enfants si notre systÚme nerveux est épuisé, si notre réservoir émotionnel est vide.

Et pourtant, beaucoup d’entre nous ont grandi dans une culture du sacrifice parental - surtout maternel - oĂč s’oublier Ă©tait presque une preuve d’amour.

Je viens de lĂ  moi aussi. Et j’ai encore du chemin Ă  faire pour me libĂ©rer de tous ces schĂ©mas.

Mais aujourd’hui, je suis convaincue que prendre soin de soi quand on devient parent, c’est un acte de responsabilitĂ©.

Nos enfants apprennent avant tout par imitation. Ils observent notre façon de gérer nos émotions, de nous écouter, de poser nos limites, de nous respecter.

En prenant soin de nous, on leur apprend Ă  faire de mĂȘme.

C’est pour cette raison que je viens de lancer le Pack enfant intĂ©rieur - dĂ©bugge ton code parental : https://www.gardiensdelanaissance.com/pack-enfant-interieur-achat

Un outil pour les futurs papas qui souhaitent explorer leur enfant intérieur avant la naissance, se libérer de vieux schémas, et accueillir leur bébé plus apaisés et alignés.

Et si tu es une future maman, toi aussi tu peux faire ce voyage avec ton compagnon, pour accueillir votre bébé plus apaisés et libérés de vos anciens schémas.

—

Je suis Susana, doula, et j’accompagne les couples et futurs parents vers une parentalitĂ© plus consciente et apaisĂ©e.

#ParentaliteConsciente #DeveloppementPersonnel #SanteMentale #EnfantInterieur #FutursParents #Paternite #Maternite #Nostrfr #parenting

đŸ”„ Je trouve ça fou qu’on nous apprenne Ă  avoir peur du corps humain, dĂšs la petite enfance.

À la PMI, on me demande si j’ai du Doliprane à chaque rendez-vous.

On me donne une ordonnance, au cas oĂč.

Il faut que l’assistante maternelle l’ait, c’est obligatoire.

Mais on ne m’a jamais expliquĂ© Ă  quoi sert la fiĂšvre.

Ce qu’elle fait dans le corps.

Qu’elle n’est pas l’ennemie Ă  abattre
 mais souvent la premiĂšre alliĂ©e.

On nous apprend Ă  la faire taire dĂšs les premiers signes.

Et on normalise l’automĂ©dication sans mĂȘme parler des risques.

Et si on apprenait aux enfants à comprendre leur corps, plutît qu’à le corriger ?

Parce que si on grandit en ayant peur de la fiùvre



on finira par douter aussi de la grossesse, de l’enfantement, de tout ce que notre corps est capable de faire.

💡 Tout est liĂ©.

Et on peut choisir d’ouvrir les yeux. De transmettre autre chose.

#confianceencorps #grossessephysiologique #enfantement #trustyourbody #toutestlié #nostrfr #parenting

"Chez nous il y a des rĂšgles, quelqu'un doit lui apprendre les limites !"

Cette phrase, balancĂ©e par mon beau-pĂšre en colĂšre, m’a tĂ©tanisĂ©e.

D’un coup, j’ai eu 5 ans à nouveau.

Face Ă  mon propre pĂšre.

Je tremblais.

C’est vrai :

Je n’oblige pas ma fille à manger si elle n’a pas faim.

Ni Ă  faire la bise.

Ni à dire “s’il te plaüt” ou “merci” si ce n’est pas sincùre.

Je la laisse marcher pieds nus. En culotte. Pas toujours coiffée.

Je me suis demandée


Est-ce qu’il a raison ?

Est-ce qu’il n’y a pas de rùgles chez nous ?

Et puis je me suis rappelée.

Oui, il y a des rĂšgles.

Mais pas les mĂȘmes.

👉 S’écouter, Ă©couter son cƓur.

👉 Respecter son corps, celui des autres, la nature.

👉 Prendre soin : de la maison, des animaux, des gens.

👉 Assumer les consĂ©quences, rĂ©parer quand on peut.

Elles n’étaient juste pas Ă©crites. Pas visibles.

Alors je me suis posée avec elle.

Je lui ai demandĂ© : “Qu’est-ce qui est important pour nous, ici ?”

On les a listées ensemble.

Elle a 4 ans.

Et une clartĂ© que j’envie Ă  40.

Aujourd’hui, nos rĂšgles sont affichĂ©es Ă  l’entrĂ©e de la maison.

Et je remercie mon beau-pĂšre.

Parce que grñce à lui, je peux enfin lui dire que oui


Chez nous aussi, il y a des rĂšgles.

Juste pas les mĂȘmes.

#parenting #nostrfr #kids

Avec le lancement de Gardiens de la Naissance, j’ai dĂ» affronter un Ă©norme syndrome de l’imposteur.

J’entreprends seule. Je parle à des hommes. Sur un sujet encore tabou.

Et je ne suis pas médecin.

Mais je suis convaincue d’une chose :

👉 La prĂ©paration des futurs pĂšres est une clĂ© majeure pour transformer la naissance, le post-partum, la parentalitĂ©.

Et donc le monde.

Alors oui, je doute parfois de moi.

Mais jamais de l’importance de ce que je fais.

Tu ne vois pas encore exactement de quoi il s’agit ?

J’ai créé un ebook gratuit :

Les 6 sujets que tout futur pÚre devrait aborder dÚs la grossesse pour prendre sa place, créer du lien avec son bébé et soutenir sa partenaire.

✹ Commente "ebook" pour recevoir le lien ✹

https://video.nostr.build/6450c925145897e01f0b2b50cb22e38fb7c199b904c00766bf4dc362be55ac8e.mp4

#futurpapa #grossesse #postpartum #parentalitéconsciente #parentalitépositive #naissance #périnatalité #dépressionpostpartum #gardiensdelanaissance #couple #futurgenerations #nostrfr #parenting

Il veut t’aider, mais il ne sait pas toujours comment.

Il veut ĂȘtre lĂ , mais il a besoin de clĂ©s.

Et toi, tu mérites un partenaire qui comprend ce que tu traverses.

💛 J’ai imaginĂ© une prĂ©paration audio Ă  Ă©couter Ă  son rythme.

Pour l’aider Ă  devenir un vĂ©ritable gardien de la naissance.

Pas juste un témoin.

Pour que vous ne fassiez pas partie des 50% des couples qui envisagent de se séparer dans l'année qui suit la naissance d'une bébé.

🎧 Un format court et impactant,

pour qu’il sache comment t’accompagner de la grossesse
 jusqu’au post-partum.

Ça va te changer la vie.

Lors d'un des moments que tu n'oublieras jamais.

Ça change tout d'avoir Ă  ses cĂŽtĂ©s quelqu'un formĂ© pour accompagner une fausse couche, une grossesse difficile, la pression de la maternitĂ©, un accouchement qui ne passe pas comme prĂ©vu, un projet d'allaitement.

Quelqu'un qui ne pense pas aller gravir une coline alors que c'est l'Everest qui vous attend.

Quelqu'un qui a réfléchi à ce qu'il vaut transmettre (ou pas) à son enfant et qui a préparé son congé paternité.

Quelqu'un qui sait de quoi tu auras besoin en post-partum sans que tu sois obligée de demander.

Lien en bio.

#grossesse #futurpapa #preparationnaissance #gardiensdelanaissance #couple #maternité #accouchement #bébé2026 #FutureMaman https://video.nostr.build/cb0d9146a208aaafb9864e8bdd9caeeb0be6725f1d2facccf06ac1f3cba2654c.mp4 #bébé2025 #postpartum #nostrfr

Supplémentation et médicaments pendant la grossesse : ce qu'on ne vous dit pas

- Suppléments de fer classiques, spasfon = composants toxiques qui peuvent atteindre le bébé

- Doliprane = plus de risque de troubles du spectre de l'autisme ou de TDA/H chez l'enfant

- Vitamine K systématique = contre-nature

- Vitamine D synthétique = épuise nos réserves

- Acide folique = freins de langue ?

L’objectif ici n’est pas de culpabiliser, mais d’informer, pour que chacune puisse faire des choix plus Ă©clairĂ©s.

Parce qu’aucun supplĂ©ment ne remplacera une alimentation riche en nutriments, un rythme de vie Ă©quilibrĂ©, de la lumiĂšre naturelle et du repos.

Et parce que certains produits dits “sĂ©curitaires” peuvent en rĂ©alitĂ© avoir des effets inattendus.

🔾 Les complĂ©ments classiques

L’étude de cohorte Iowa Women’s Health Study a mis en Ă©vidence une association entre la prise rĂ©guliĂšre de multivitamines (surtout celles contenant fer et cuivre) et une hausse de la mortalitĂ© toutes causes confondues.

Pourquoi ? Parce que ces vitamines sont souvent sous forme synthĂ©tique, peu assimilables par le corps, et accompagnĂ©es d’additifs. Des experts comme Julien Venesson, Thierry Souccar ou le Dr Jean-Paul Curtay en ont largement parlĂ© : mieux vaut privilĂ©gier une alimentation dense en nutriments ou, Ă  dĂ©faut, des complĂ©ments bien choisis et bien dosĂ©s.

🔾 Le fer prescrit en systĂ©matique

Souvent donné dÚs le deuxiÚme trimestre, il est pourtant mal toléré par de nombreuses femmes


En plus, la plupart des suppléments contiennent du dioxyde de titane (additif suspecté cancér!gÚne, interdit dans les aliments depuis 2022), et des oxydes de fer jaune ou rouge, qui peuvent contenir des nanoparticules néfastes pour le systÚme immunitaire.

D’autres formes de fer, plus douces et mieux assimilĂ©es (comme le bisglycinate de fer ou certaines sources vĂ©gĂ©tales associĂ©es Ă  la vitamine C), existent.

🔾 La vitamine K donnĂ©e aux nouveau-nĂ©s

Les bĂ©bĂ©s naissent avec un taux naturellement bas de vitamine K. Et ce n’est pas une erreur de la nature : ce faible taux favorise la circulation des cellules souches issues du cordon dans le corps du bĂ©bĂ©.

Le colostrum maternel, riche en vitamine K, vient soutenir ce processus. On peut donc se demander si une injection systématique à la naissance est toujours pertinente, ou si une approche plus individualisée serait plus respectueuse du rythme physiologique du bébé.

🔾 La vitamine D synthĂ©tique

On nous recommande de donner aux bébés et aux enfants en continu. Pourtant, prise seule, la vitamine D de synthÚse peut créer des déséquilibres : elle épuise les réserves de magnésium, et perturbe les vitamines A et K2.

Mais au lieu d’interroger notre manque d’exposition Ă  la lumiĂšre naturelle, on nous propose des complĂ©ments
 comme si c’était Ă©quivalent.

🔾 Le paracĂ©tamol (Doliprane)

Plusieurs Ă©tudes montrent qu’une exposition rĂ©guliĂšre au paracĂ©tamol pendant la grossesse peut augmenter le risque de troubles du neurodĂ©veloppement chez l’enfant : TDAH, troubles du spectre de l’autisme...

🔾 Le Spasfon

Trùs courant pendant la grossesse
 sauf qu’il contient lui aussi du dioxyde de titane.

On le prescrit souvent en prĂ©vention ou pour des inconforts bĂ©nins, mais sans jamais remettre en question son utilitĂ© rĂ©elle – ni ses excipients.

🔾 L’acide folique

60% des personnes ont une variante gĂ©nĂ©tique (MTHFR) qui les empĂȘche d’utiliser efficacement l’acide folique synthĂ©tique.

La forme active (L-méthylfolate) est souvent plus adaptée.

Encore plus troublant : certaines Ă©tudes suggĂšrent que l’excĂšs d’acide folique non mĂ©tabolisĂ© pourrait ĂȘtre liĂ© Ă  une hausse des freins de langue chez les bĂ©bĂ©s.

🎯 Le vrai enjeu ?

C’est qu’on nous propose trop souvent des solutions toutes faites, Ă  base de molĂ©cules de synthĂšse, sans parler de nutrition, d’hygiĂšne de vie, de repos, d’environnement


Et que tout cela est prĂ©sentĂ© comme “sans danger”, alors que les donnĂ©es scientifiques montrent le contraire. Je partagerai en story sur Instagram des publications plus approfondies pour celles et ceux qui souhaitent creuser le sujet.

👉 Opinion personnelle basĂ©e sur mes recherches, sans valeur mĂ©dicale. À chacun·e de s'informer. Je partagerai en story sur Instagram quelques ressources supplĂ©mentaires.

#Supplémentation #Grossesse #Paracétamol #VitamineD #AcideFolique #microbiote #health #nostrfr #pregnancy

Suite de ma série de hier sur les recommandations officielles auxquelles je ne crois plus.

Avant d’aller plus loin, je rĂ©ponds Ă  plusieurs commentaires du dernier post :

- Non, je n’ai jamais dit que les mĂ©decins sont nocifs. Heureusement qu’ils sont lĂ  quand on parle de vraies pathologies.

- Non, la science n’est pas figĂ©e. Elle Ă©volue sans cesse. Il faut parfois 17 ans (ex : Ă©pisiotomie) entre les rĂ©sultats d’une Ă©tude et leur application en hĂŽpital.

- Et jusqu’aux annĂ©es 1990, la plupart des essais cliniques excluaient les femmes, jugĂ©es "trop variables". RĂ©sultat : une mĂ©decine masculine appliquĂ©e Ă  tout le monde, y compris aux femmes enceintes.

Alors oui, c’est lĂ©gitime de questionner certains protocoles. Surtout pendant la grossesse ou l’enfantement. Voici la suite de ma rĂ©flexion. Le 3e article arrive, suivez-moi !

đŸ„ L'accouchement obligatoire en maternitĂ© : pour une grossesse non pathologique, enfanter Ă  domicile s'avĂšre aussi sĂ©curitaire, voire plus, qu'en structure hospitaliĂšre. Pourquoi ? Plus d'intimitĂ©, plus de respect du rythme physiologique du corps, moins

de risques de cascade d'interventions médicales non nécessaires.

📈 Le monitoring fƓtal continu : cette pratique rassure davantage le personnel mĂ©dical que les parents. Les donnĂ©es scientifiques montrent que son utilisation gĂ©nĂ©ralisĂ©e ne diminue pas les complications nĂ©onatales graves mais augmente significativement les interventions mĂ©dicales inutiles (Politi et al., 2023).

đŸŒ L'Ă©quivalence lait artificiel/maternel : sans dresser ici la liste exhaustive des bĂ©nĂ©fices de l'allaitement maternel (pour le bĂ©bĂ© ET la maman), force est de constater que les substituts industriels restent trĂšs Ă©loignĂ©s de ces avantages naturels.

Ces constats interrogent notre systÚme de soins : à quel moment la médicalisation systématique devient-elle contre-productive ?

Les institutions de santé commencent à reconnaßtre certains de ces éléments, mais l'évolution des pratiques terrain reste particuliÚrement lente. Les professionnels

continuent d'appliquer des protocoles parfois dépassés, tandis que nous acceptons ces recommandations sans questionnement.

L'information scientifique existe. Elle est accessible. À nous de nous l'approprier.

Opinion personnelle basĂ©e sur mes recherches, sans valeur mĂ©dicale. À chacun.e de s'informer.

#Accouchement #Allaitement

#SBM #MĂ©decinefactuelle #AccouchementÀDomicile #AllaitementMaternel

#SantéPérinatale #MédecineBaséeSurPreuves #Physiologie

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Elle t’a dit qu’elle ne voulait pas la pĂ©ridurale.

Mais lĂ , elle doute. Elle souffre. Et toi, tu ne sais plus si tu dois dire oui ou temporiser.

💬 Ce moment peut ĂȘtre trĂšs dĂ©stabilisant pour un futur papa. Voir sa compagne traverser l’intensitĂ© des contractions, ne pas savoir comment l’aider
 c’est bouleversant.

Mais l’aider, ce n’est pas lui proposer une fuite.

C’est se rappeler de son projet, de son choix initial, l'encourager, lui faire confiance.

Voici 5 repĂšres concrets Ă  partager Ă  tous les futurs pĂšres :

- Mettre en place un safe word pour qu’elle puisse dire si elle veut vraiment changer d’avis

- Prendre de temps en temps un moment de reconnexion entre les contractions pour voir oĂč elle en est vraiment

- Proposer à boire, à manger quand elle dit qu’elle n’en peut plus

- Demander confirmation hors contraction, au calme

- Demander du temps au personnel soignant : l’intensitĂ© n’est pas une urgence

👉 Accepter une pĂ©ri trop tĂŽt, quand ce n’était pas son projet, peut ĂȘtre trĂšs difficile Ă  vivre par la suite. On peut avoir l'impression d'avoir Ă©chouĂ©, que notre corps n'a pas su faire, qu'on n'a pas Ă©tĂ© assez soutenues


Et cela peut Ă©galement avoir des consĂ©quences qu'on n'avait pas anticipĂ©es car on n'Ă©tait pas forcĂ©ment au courant : ralentissement du travail, cascade d’interventions, dissociation, brĂšche mĂ©ningĂ©e, poussĂ©e dirigĂ©e, instrumentalisation (forceps, ventouse
)


Ce n’est pas pour faire peur.

Cela peut ĂȘtre trĂšs bien vĂ©cu si c'est un vrai choix Ă©clairĂ©.

🎧 Dans la prĂ©pa "Gardiens de la Naissance", je guide les futurs papas dans ces moments cruciaux. En audios courts, clairs, Ă  Ă©couter Ă  leur rythme. Pour qu’ils se sentent prĂȘts, confiants, Ă  leur place.

#FuturPÚre #Naissance #PréparationNaissance #SantéParentale #Paternité #Péridurale #accouchement #grossesse #péri #péridurale #futurdaron #couple #nostrfr #birth

Les trois pincipales questions que je pose aux futurs papas :

1ïžâƒŁ Qu’est-ce que tu retiens vraiment de ton enfance ? Quelle relation as-tu avec tes parents ? Parlez-vous d'Ă©motions ou juste du quotidien ? Et qu’est-ce que tu veux transmettre ?

2ïžâƒŁ Te sens-tu prĂȘt Ă  dĂ©fendre le projet de naissance de ta compagne face Ă  une Ă©quipe mĂ©dicale pressĂ©e ?

3ïžâƒŁ Sur qui vas-tu pouvoir compter, concrĂštement, une fois le bĂ©bĂ© lĂ  ?

Cette prĂ©paration-lĂ  n’existe pas dans les parcours classiques.

Devenir pĂšre ne se rĂ©sume pas Ă  couper le cordon. C’est un vĂ©ritable passage de vie.

Et pourtant
 la préparation à la naissance reste centrée sur la mÚre. Les futurs pÚres ? Au mieux invités. Rarement outillés. Presque jamais préparés.

Mais eux aussi traversent une transformation intérieure puissante. Leur couple devient une famille. Leur quotidien, leur rÎle, leur équilibre changent. Et leur présence est décisive :

🛡 Pour protĂ©ger le projet de naissance de leur compagne

🗣 Pour ĂȘtre sa voix quand elle ne pourra pas parler

đŸ§± Pour soutenir sans s’écrouler, dans ce marathon physique et Ă©motionnel qu’est le post-partum

C’est pour ça que je suis en train de crĂ©er la premiĂšre sĂ©rie audio dĂ©diĂ©e aux futurs pĂšres. Un format court, concret, autonome.

🎧 Pour les aider Ă  se prĂ©parer, Ă  comprendre, Ă  anticiper.

Les premiers épisodes seront bientÎt en ligne.

🎁 Et si tu veux y accĂ©der Ă  -50%, les prĂ©inscriptions sont ouvertes ici : www.gardiensdelanaissance.com

#futurpapa #naissance #paternité #postpartum #parentalité #grossesse #couple #chargementale #nostrfr #parenting #reparenting

AprĂšs la naissance d’un bĂ©bĂ©, il y a un sujet dont on parle trĂšs peu : la sexualitĂ©.

Et pourtant


Dans les semaines et les mois qui suivent l’accouchement, la majoritĂ© des femmes traversent un profond bouleversement physique, hormonal et Ă©motionnel.

Mais on leur dit : « Ça va revenir. »

Comme si tout allait forcĂ©ment rentrer dans l’ordre Ă  6 semaines, une fois le “feu vert” mĂ©dical donnĂ©.

La réalité est tout autre :

👉 La majoritĂ© des femmes se mettent la pression et parfois se forcent Ă  reprendre une vie sexuelle alors qu’elles ne sont pas prĂȘtes (physiquement, Ă©motionnellement, ou les deux).

👉 On peut avoir mal mĂȘme aprĂšs une cĂ©sarienne : ce n’est pas parce qu’il n’y a pas eu de passage vaginal que tout est "intact". Le corps entier a vĂ©cu une grossesse et un accouchement.

👉 La douleur n’a pas toujours une origine physique : elle peut aussi ĂȘtre liĂ©e Ă  un vĂ©cu difficile, une peur, un manque de sĂ©curitĂ©, ou un accouchement mal vĂ©cu. Ça se soigne (mais dĂ©jĂ  il faut le savoir).

👉 Retrouver l’envie peut prendre quelques semaines
 ou un an. Il n’y a pas de dĂ©lai "normal". C’est trĂšs personnel. Le "feu vert" mĂ©dical Ă  6 semaines c’est juste un check physique. Le corps peut ĂȘtre "ok", mais le cƓur et la tĂȘte, pas encore.

👉 Les papas aussi peuvent perdre leur libido : fatigue, stress, hypersensibilitĂ© Ă©motionnelle, nouvelle image de leur partenaire
 Et eux aussi n’osent pas en parler et se sentent seuls.

👉 La rééducation du pĂ©rinĂ©e peut tout changer : ce n’est pas qu’une question de fuites urinaires, c’est aussi du plaisir, du confort, de la confiance. Soutiens ta partenaire pour qu’elle puisse la faire correctement.

👉 Cela peut ĂȘtre mieux qu’avant ! Quand on se reconnecte Ă  son corps autrement, qu’on s’écoute davantage, qu’on communique mieux
 ça change tout.

👉 On peut avoir du dĂ©sir sans avoir envie de pĂ©nĂ©tration. La sexualitĂ© post-natale peut (et devrait) ĂȘtre rĂ©inventĂ©e, plus douce, plus lente, plus variĂ©e.

👉 Se sentir "mĂšre" peut parfois entrer en conflit avec se sentir "femme" ou "dĂ©sirable" – et ça peut chambouler la relation au corps, au plaisir, au regard de l’autre.

Il est temps qu’on arrĂȘte de faire comme si "reprendre une vie sexuelle" Ă©tait un objectif de couple.

Et qu’on comprenne que la sexualitĂ© post-partum est un terrain nouveau, Ă  explorer. Ensemble.

Avec plus de lenteur, de mots, de sécurité.

🧠 Les Ă©tudes montrent que jusqu’à 80 % des femmes vivent un trouble sexuel post-natal (Khajehei, 2015).

Parce qu’elles ne se sentent pas entendues, ni prĂ©parĂ©es.

🎧 C’est aussi pour ça que j’ai créé une prĂ©paration audio dĂ©diĂ©e aux futurs papas : www.gardiensdelanaissance.com

Pour qu’ils aient, eux aussi, des clĂ©s concrĂštes pour comprendre, soutenir, ajuster, et aimer autrement.

Parce que la sexualitĂ© post-partum n’est pas un retour en arriĂšre.

C’est un passage.

Et parfois, un renouveau.

#sexualité #postpartum #parentalité #futurpapa #santémental #prévention #intimité #couple #accouchement #grossesse #nostrfr #sex #birth

"Ma femme est Ă©puisĂ©e avec l’allaitement
 c’est trop dur de se lever tout le temps."

"Se lever ? Pourquoi se lever ? Vous ne faites pas de cododo ?"

"Non
 on a trop peur du risque."

C’est une discussion rĂ©elle, avec un jeune papa croisĂ© au marchĂ©.

Et je n’ai pas su quoi lui rĂ©pondre.

Parce qu’en rĂ©alité  cette Ă©quation est presque insoluble : allaiter un bĂ©bĂ© et le faire dormir Ă  distance, sans cododo, c’est souvent un chemin de croix pour les mĂšres. Et pour les pĂšres aussi.

Mais comment en parler sans jugement, sans donner un conseil de plus ?

Je me suis tue. J’ai juste souri, avec compassion. Parce que moi aussi je suis passĂ©e par lĂ .

Pendant des semaines, j’ai Ă©coutĂ© tous les conseils. J’ai essayĂ© de faire dormir mon bĂ©bĂ© dans son lit. J’ai voulu prĂ©server mon couple comme on me disait de faire. Et j’étais Ă©puisĂ©e.

Ce que j’ignorais ? Que physiologiquement, notre corps n’est pas fait pour ça.

Les mÚres allaitantes ont besoin de dormir avec leur bébé.

Quand le cododo est sĂ©curisĂ©, il permet d’allaiter sans mĂȘme se rĂ©veiller.

Pas de pleurs. Pas de réveils en sursaut. Juste un réflexe. Un sein. Le bébé tÚte. Et tout le monde se rendort.

Mieux encore : des Ă©tudes montrent que l’allaitement amĂ©liore la qualitĂ© du sommeil
 y compris pour le couple.

👉 Ball (2002) et Blyton (2002) en parlent trùs bien.

Mais pour que ce soit possible, il faut respecter la physiologie. Permettre à la mÚre de ne pas se lever. Aménager un espace adapté. Se renseigner. Accompagner.

C’est pour ça que j’ai créé une prĂ©paration audio pensĂ©e pour les futurs papas.

🎧 Des Ă©pisodes concrets, courts, Ă  Ă©couter semaine aprĂšs semaine.

Pour soutenir vraiment ta partenaire – pendant la grossesse, l’enfantement, le post-partum, l’allaitement.

www.gardiensdelanaissance.com

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« J’ai dĂ©jĂ  eu un enfant, je sais ce que c’est. »

Cette phrase, je l’ai entendue — et prononcĂ©e moi-mĂȘme — avant l’arrivĂ©e de mon deuxiĂšme enfant.

Mais l’arrivĂ©e d’un 2Ăšme (ou d’un 3Ăšme) enfant vient souvent tout bousculer.

Je croyais ĂȘtre prĂȘte.

Et pourtant, j’ai Ă©tĂ© profondĂ©ment secouĂ©e.

Mon premier bĂ©bĂ© n’était plus un bĂ©bĂ©. Elle est devenue "l’aĂźnĂ©e", du jour au lendemain.

Je n’avais plus autant de temps, plus la mĂȘme patience, plus la mĂȘme Ă©nergie Ă  lui offrir. Mon cƓur tirait dans deux directions Ă  la fois.

Et puis mon nouveau-nĂ© Ă©tait un garçon. Je ne m’étais jamais projetĂ©e comme maman d’un garçon.

J’ai grandi entourĂ©e d’hommes absents, dĂ©connectĂ©s de leurs Ă©motions, parfois violents.

Alors comment transmettre à mon fils quelque chose que je n’ai jamais reçu ?

Mon compagnon aussi a été chamboulé.

Ce petit garçon en lui, celui qui avait manquĂ© d’écoute et de tendresse, s’est rĂ©veillĂ© brutalement.

Et sa relation avec ses parents en a pris un coup. On ne l’avait pas vu venir.

Et pourtant, ce genre de déflagration est courant.

📊 Une Ă©tude de Kluwer (2010) montre que l’arrivĂ©e d’un nouvel enfant impacte significativement la satisfaction conjugale, surtout si les attentes parentales ne sont pas rĂ©alignĂ©es.

📉 D’autres recherches, comme celle de Nomaguchi et Milkie (2020), confirment que les parents de plusieurs enfants font face Ă  davantage de stress, de fatigue, de tensions dans le couple et de conflits liĂ©s au rĂŽle parental.

Mais trÚs peu de ressources et d'accompagnement sont proposés spécifiquement pour ce moment de bascule.

C’est pour cela que j'ai créé une prĂ©paration audio pour les futurs papas — mĂȘme ceux qui sont dĂ©jĂ  pĂšres.

Parce qu’on a besoin d’outils, d’espace pour rĂ©flĂ©chir, de mots pour comprendre ce qui se joue.

Parce qu’il n’est jamais trop tard pour devenir le pĂšre qu’on veut ĂȘtre.

Et parce que se prĂ©parer, c’est aussi mieux accompagner les enfants dĂ©jĂ  lĂ .

👉 Le lien est juste ici si tu veux dĂ©couvrir la prĂ©paration : www.gardiensdelanaissance.com

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https://video.nostr.build/f0a1af36c0e5a88f9bf8ad5b633287cb5f5e980e300f424fdc3a6f56fc67dd1d.mp4

On demande aujourd’hui aux pùres de remplacer tout un village.

Un village qui n’existe plus.

Et on ne leur dit pas que cette mission est perdue d'avance.

Autrefois, les femmes étaient entourées.

Avant, pendant et aprùs l’enfantement, elles recevaient des gestes, des paroles, des regards, des savoirs transmis.

Une vraie transmission, incarnée, collective.

Aujourd’hui ? Cette transmission est rompue.

Récemment, j'ai découvert les rebozo.

Au Mexique, ces tissus sont transmis de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration, de femme Ă  femme. Ils soutiennent le corps pendant les lunes, la grossesse, l’enfantement, le post-partum.

Ils sont la mĂ©moire physique d’une chaĂźne de savoirs.

Ici, cette chaĂźne est brisĂ©e. On parle Ă  peine des rĂšgles. On dĂ©lĂšgue la grossesse et l’accouchement au systĂšme mĂ©dical. On apprend tout en mĂȘme temps
 ou trop tard.

Et le partenaire, dans tout ça ? Il rentre avec sa compagne à la maison et souvent devient, d’un coup, le seul soutien.

Mais il n’a pas Ă©tĂ© prĂ©parĂ© Ă  ça.

Il n’a ni les repĂšres, ni l'Ă©nergie folle, ni l’endurance Ă©motionnelle que cela demande.

Il ne peut pas, Ă  lui seul, combler ce vide.

Et pourtant on continue de faire “comme si”.

Comme si la surcharge physique et mentale des mÚres était normale.

Comme si les allaitements difficiles, les épuisements, les depressions post-partum, les séparations post-bébé étaient inévitables.

Comme si c’était ça, la parentalitĂ©.

Mais ce n’est pas une fatalitĂ©.

On peut faire autrement.

PrĂ©parer les futurs pĂšres, c’est une partie de la solution.

Pas pour remplacer le village.

Mais pour comprendre d'avance l’ampleur du vide.

Pour savoir comment soutenir concrĂštement.

Et surtout : pour créer une nouvelle forme de présence, consciente, engagée, informée.

C’est ce que je propose dans mon programme de prĂ©paration Ă  la naissance pour futurs pĂšres : www.gardiensdelanaissance.com

Un espace à part. Parce qu’ils en ont besoin, eux aussi.

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La charge mentale est aussi sociale. Une Ă©tude (Sex Roles, 2022) montre qu’à comportement Ă©gal les pĂšres sont vus comme impliquĂ©s, les mĂšres comme insuffisantes.

Une autre étude de 2023 (Minkin & Menasce Horowitz) révÚle que les mÚres se sentent bien plus jugées que les pÚres et vivent un stress parental plus élevé.

Un papa au parc ?

Quel héros. Il aura droit à des sourires et à de l'aide si l'enfant pleure.

Une maman au parc ?

Juste
 normal. Elle, elle aura droit aux regards critiques.

Aux conseils non sollicités.

Aux jugements sur la tĂ©tine, le goĂ»ter, la tenue de l’enfant, le comportement de son bĂ©bĂ©.

Bref, la charge n’est pas seulement mentale ou domestique.

Elle est aussi sociale.

Pour ceux qui veulent vraiment soutenir leur partenaire, comprendre ce qu’elle traverse et comment faire une vraie diffĂ©rence
 ils peuvent commencer ici 👇

🎧 Une prĂ©paration audio pensĂ©e pour les futurs papas : sans injonction, sans culpabilitĂ©. Juste du concret, pour devenir un pilier solide.

www.gardiensdelanaissance.com

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Je me souviens du jour oĂč ma mĂšre m’a dit :

« Tu as de la chance, ton compagnon t’aide beaucoup avec le bĂ©bĂ©. »

Et là, j’ai senti la colùre monter.

Ce genre de remarque, on l’a toutes entendue.

Quand on nous fait croire que les pÚres impliqués sont une exception


et que, nous, les mĂšres, on doit tout porter, comme si c’était normal.

Mais pour ĂȘtre honnĂȘte, cette phrase m’a blessĂ©e aussi


Parce qu’à ce moment-lĂ , j’étais au bout du rouleau.

Trois mois aprĂšs la naissance de ma fille.

L’allaitement Ă©tait douloureux, je me sentais nulle.

Je n’arrivais pas Ă  la faire dormir seule, et j’étais Ă©puisĂ©e Ă  force d’écouter toutes ces injonctions contradictoires.

J’avais mal physiquement, j’étais dans un tourbillon Ă©motionnel constant.

Et Ă  cĂŽtĂ© de moi, je voyais mon compagnon, si Ă  l’aise avec notre bĂ©bé 

Je me suis dit : C’est moi le problĂšme. Je n’ai pas ce qu’il faut pour ĂȘtre mĂšre.

Mais le vrai problĂšme, c’était une sociĂ©tĂ© qui nous pousse Ă  nous sacrifier.

Qui veut qu’on se relĂšve dĂšs le lendemain d’une cĂ©sarienne.

Qui nous isole, nous culpabilise, nous surcharge.

Et qui considùre encore qu’un pùre attentif, c’est une chance.

Non. Ce n’est pas une chance. C’est un choix.

Le choix d’un homme qui s’est prĂ©parĂ©, informĂ©, qui a voulu comprendre.

Le choix d’une femme aussi, qui a voulu rompre avec les anciens modùles familiaux.

Et c’est ce genre de choix que j’ai envie de rendre plus facile.

C’est pour ça que j’ai créé une prĂ©paration Ă  la naissance pour les futurs papas.

Parce qu’ils ont un rîle immense à jouer.

Et parce que c’est à nous de les embarquer.

🔗 www.gardiensdelanaissance.com

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Je n’ai pas envie de me rĂ©signer.

Pas envie de faire « comme tout le monde » si ça ne me semble pas juste.

Pas envie d’abandonner ma souverainetĂ© de mĂšre.

Et toi ? Est-ce que tu sens qu’on nous pousse à des choix radicaux, toi aussi ?

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🌿 La naissance appartient aux femmes.

Une femme qui enfante devrait ĂȘtre seule


ou entourée de femmes en qui elle a une confiance profonde.

Son compagnon ne devrait pas ĂȘtre lĂ .

Sa présence peut perturber la physiologie.

Tu trouves ça choquant ?

Et pourtant


C’est ce que nous enseigne notre hĂ©ritage depuis la nuit des temps.

C’est dans ce cadre que les femmes peuvent enfanter naturellement,

dans leur puissance,

avec le moins de risques possible.

Mais les temps ont changé.

Les femmes ne sont plus entourées par un village de soutien.

Elles enfantent dans des lieux qui ne respectent pas leur corps.

Alors, leur compagnon doit remplacer tout un village.

De présence autrefois dispensable, voire nuisible,

il devient aujourd’hui FONDAMENTAL.

Mais seulement s’il est prĂȘt.

S’il sait rester calme dans un environnement stressant.

S’il ose poser des limites, demander du temps, protĂ©ger l’espace de naissance.

Ce rîle, immense, ne s’improvise pas.

Et pourtant, les hommes sont rarement préparés.

Au mieux, ils sont invités à suivre.

Il est temps de changer.

De leur permettre de se préparer, vraiment.

De devenir les gardiens de la naissance.

🎧 C’est pour cela que j’ai créé une prĂ©paration audio dĂ©diĂ©e aux futurs papas.

Accessible. ConcrĂšte. Transformante.

âžĄïž Lien en bio pour la dĂ©couvrir.

#naissancephysiologique #trauma #preparationnaissance #futurpapa #paterniteconsciente #gardiendelanaissance #grossesse #accouchement #nostrfr #birth #futurdaddy

Ah oui, bonne idĂ©e les frĂšres et soeurs aussi ! Toute la famille d'ailleurs pour ne pas se retrouver avec des attentes complĂštement irrĂ©alistes ou des tensions en latence qui se rĂ©veillent au mauvais moment (surtout quand on n'a jamais Ă©tĂ© aussi fatiguĂ©s de la vie 😅).

Je suis en train de travailler sur une fiche des questions Ă  aborder avec les proches avant une naissance, justement pour avoir de la matiĂšre Ă  travailler en amont.