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Le boom de l’immobilier de luxe touche à sa fin

La folle envolée des prix des propriétés haut de gamme en Suisse s’est ralentie en 2023. La hausse des taux d’intérêt a incité les acheteurs à faire preuve d’une certaine retenue. Selon une étude d’UBS, les prix pourraient même baisser cette année

La période des excès dans le marché de l’immobilier de luxe en Suisse est-elle révolue? Le segment haut de gamme a sensiblement ralenti l’an dernier. En moyenne, les prix ont augmenté de 2%, selon une étude d’UBS, alors qu’ils avaient flambé de 10% en 2022. Dans l’ensemble, l’immobilier de prestige a un peu moins progressé que le marché global.

Au deuxième semestre 2023, les prix moyens ont stagné à l’échelle nationale. Dans plus de la moitié des 28 communes étudiées, qui comportent une forte proportion d’objets de luxe, ils ont même reculé. Ce qui ne s’était plus vu depuis 2017. Reste que les prix se situent à des niveaux stratosphériques, puisqu’ils sont aujourd’hui supérieurs de 25% à leur niveau d’avant la pandémie.

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L’Asie centrale face à la menace de l’Etat islamique

L’implication présumée de quatre ressortissants tadjiks dans l’attaque du Crocus City Hall à Moscou rappelle combien les ex-républiques soviétiques d’Asie centrale, en particulier le Tadjikistan, sont ciblées par la propagande de l’Etat islamique

Les assaillants présumés de l’attaque du Crocus City Hall sont apparus le lundi 25 mars dans un tribunal de Moscou menottés, des traces de coups sur le visage, l’oreille bandée ou en chaise roulante. Tous les quatre, «des citoyens étrangers» selon le Kremlin, seraient originaires du Tadjikistan, une ex-république soviétique d’Asie centrale, qui partage 1375 kilomètres de frontière avec l’Afghanistan. Les quatre hommes auraient été recrutés par l’Etat islamique au Khorassan (EI-K), branche régionale de l’EI en Afghanistan.

Depuis plusieurs mois, les informations des services de renseignement occidentaux convergent: l’EI-K s’est tourné vers l’international et perpétue l’héritage de la «maison mère», soit l’EI en Irak et en Syrie, seul endroit où l’organisation a réellement pu établir une base territoriale avant d’être défaite militairement en 2019. «L’EI est une organisation messianique terroriste dont le but est le «califat» mondial. Et pour y parvenir, sa stratégie est double, explique David Gaüzère, géographe et spécialiste du terrorisme et des mouvements islamistes d’Asie centrale. La première consiste à frapper des villes de renommée internationale comme Saint-Pétersbourg ou Moscou. Ou, pour un «coup de pub», toucher des capitales occidentales.»

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Au Sénégal, les résultats officiels confirment la large victoire de l’opposant Faye

Bassirou Diomaye Faye a remporté dès le premier tour la présidentielle sénégalaise avec près de 55% des voix. La victoire de l’opposant antisystème doit à présent être validée par le Conseil constitutionnel

L’opposant sénégalais Bassirou Diomaye Faye l’a largement emporté dès le premier tour de la présidentielle avec 54,28% des voix, loin devant le candidat du pouvoir Amadou Ba (35,79%), indiquent les résultats finaux provisoires proclamés mercredi. Cette proclamation accélérée semble dégager la voie à une investiture prochaine de Bassirou Diomaye Faye, en tout cas avant la fin du mandat du sortant Macky Sall le 2 avril.

La victoire de l’opposant antisystème, encore en prison une dizaine de jours avant le scrutin de dimanche, doit à présent être validée par le Conseil constitutionnel. Les candidats ont théoriquement 72 heures après la proclamation pour saisir le Conseil.

Lire aussi: Les Sénégalais plébiscitent le candidat de l’opposition

Mais le Conseil a lui aussi pressé le mouvement en leur donnant jusqu’à jeudi minuit (vendredi 1 h en Suisse) «au plus tard». Le Conseil invoque dans un communiqué «les circonstances exceptionnelles» ayant entraîné «la compression de tous les délais». Il fait référence au report de la présidentielle, initialement prévue le 25 février et finalement fixée au 24 mars.

L’ajournement décrété à la dernière minute par le président Sall a causé une grave crise et semé le doute sur la possibilité d’une prestation de serment de son successeur avant l’expiration officielle de son mandat. Ce transfert dans les délais, hautement significatif dans un pays qui s’enorgueillit de ses pratiques démocratiques, paraît désormais réaliste, sous réserve que les résultats ne donnent pas lieu à contestation devant le Conseil constitutionnel.

### Joe Biden le félicite

En l’absence de contestation, «le Conseil proclame immédiatement les résultats définitifs du scrutin», dit la Constitution. Mais en cas d’objection, le Conseil a, théoriquement, cinq jours pour statuer.

Le président américain Joe Biden a félicité mercredi Bassirou Diomay Faye et «le peuple sénégalais, qui a démontré que le droit de vote - et le fait que ce vote soit pris en compte - reste le seuil de la liberté en démocratie».

La victoire de Bassirou Diomay Faye était déjà entendue après la publication officieuse de résultats partiels. Les chiffres annoncés au tribunal de Dakar par le président de la Commission nationale de recensement des votes, Amady Diouf, en confirme l’ampleur. Si elle est validée, ce sera la première fois depuis l’indépendance du Sénégal en 1960 qu’un opposant l’emportera dès le premier tour.

Lire le commentaire: La maturité démocratique du Sénégal

Le troisième des 19 candidats, Aliou Mamadou Dia, n’a recueilli que 2,8% des suffrages, confirmant l’extrême bipolarisation du vote. La participation a été de 61,30%. C’est moins qu’en 2019, quand le président sortant Macky Sall avait obtenu un second mandat, également au premier tour, mais plus qu’en 2012.

### Discours rassurant

Bassirou Diomay Faye, 44 ans, jamais porté à une fonction élective nationale auparavant, devrait devenir le cinquième et plus jeune président du pays ouest-africain de 18 millions d’habitants. Ses adversaires ont reconnu sa victoire.

Son élection a été précédée par trois années de tensions et de troubles. Le Sénégal, réputé comme l’un des pays les plus stables d’Afrique de l’Ouest, a connu une nouvelle crise en février quand le président Sall a décrété l’ajournement de l’élection. Des dizaines de personnes ont été tuées et des centaines arrêtées depuis 2021, et les lettres de créance démocratiques du Sénégal ont été examinées sous un autre jour.

Bassirou Diomay Faye a lui-même été détenu pendant des mois avant sa libération en pleine campagne électorale mi-mars.

Après des semaines de confusion, les Sénégalais se sont rendus aux urnes dimanche. Les observateurs internationaux ont salué le bon déroulement des opérations. La mission d’observation de l’Union africaine a salué dans un communiqué «la maturité démocratique du peuple sénégalais (et) le climat global pacifique de l’élection présidentielle».

Bassirou Diomay Faye se présente comme l’homme de la «rupture», du rétablissement d’une «souveraineté» nationale bradée selon lui à l’étranger, et d’un «panafricanisme de gauche». Son élection pourrait annoncer une profonde remise en cause systémique.

Il s’engage «à gouverner avec humilité, dans la transparence, à combattre la corruption» à tous les niveaux, a-t-il déclaré lundi lors de sa première apparition publique depuis l’élection. Il a énoncé «la réconciliation nationale», la «refondation» des institutions et «l’allègement sensible du coût de la vie» comme ses «chantiers prioritaires».

Lire aussi: Abib Diop, opposant sénégalais: «Le panafricanisme est au centre de notre réflexion»

Mais il s’est aussi employé à rassurer les partenaires étrangers qui ont suivi attentivement l’élection. Le Sénégal «restera le pays ami et l’allié sûr et fiable de tout partenaire qui s’engagera avec nous dans une coopération vertueuse, respectueuse et mutuellement productive», a-t-il dit.

https://www.letemps.ch/articles/au-senegal-les-resultats-officiels-confirment-la-large-victoire-de-l-opposant-faye

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Pont effondré à Baltimore: les corps de deux des six ouvriers retrouvés

Les corps de deux hommes ont été retrouvés dans une voiture repêchée mercredi après l’effondrement du pont de Baltimore. Quatre autres personnes sont présumées mortes

Les corps sans vie de deux des six ouvriers recherchés ont été repêchés mercredi des eaux glacées du port de Baltimore, sur la côte Est américaine, ont annoncé les autorités. Un pont, percuté par un porte-conteneurs, s’est effondré la veille.

«Peu avant 10 h 00, des plongeurs ont localisé un pick-up rouge à environ 7.6 mètres de profondeur», a annoncé lors d’un point presse, la police du Maryland, l’Etat où se situe Baltimore. «Deux victimes du drame étaient prisonnières du véhicule».

Les corps repêchés ont été identifiés comme ceux de deux hommes âgés de 35 et 26 ans, qui faisaient partie de l’équipe d’ouvriers présente sur la chaussée du pont Francis Scott Key au moment de l’accident.

Lire aussi: L’effondrement d’un pont à Baltimore ou comment chaque catastrophe devient matière à complot aux Etats-Unis

Les corps de quatre de leurs collègues, tous présumés morts, n’ont eux pas encore été retrouvés, ont ajouté les autorités. Mais notamment en raison de la quantité de béton et de débris, «les plongeurs ne sont plus en mesure de se frayer un chemin en sécurité» vers «ce que nous pensons être les véhicules piégés», a déclaré Roland Butler, de la police du Maryland.

Les secours vont donc chercher à retirer la structure de l’eau pour faciliter l’accès aux plongeurs, a-t-il précisé. Les victimes recherchées réparaient des nids-de-poule sur le pont lorsqu’il s’est écroulé dans le fleuve Patapsco vers 01 h 30 (06 h 30 en Suisse) mardi, selon les autorités.

Les autorités ont averti qu’elles ne pensaient pouvoir «trouver ces individus encore en vie», alors que deux membres de leur équipe ont été secourus peu après le drame. Parmi les disparus figurent des ouvriers venus notamment du Mexique et du Guatemala.

Le porte-conteneurs Dali, battant pavillon singapourien, quittait le port à destination de l’Asie quand il a heurté de front une pile de l’ouvrage. Le pont, emprunté chaque jour par des dizaines de milliers de véhicules, s’est effondré tel un château de cartes, des pans entiers de la structure se retrouvant sur le bateau.

### «Pas conçu pour résister»

Le porte-conteneurs est «stable», a assuré mercredi Peter Gautier, responsable des gardes-côtes, ajoutant que le navire ne représente pas de danger pour l’environnement et le public, en dépit de la présence à bord de 5,6 milliards de litres de diesel et de quelques conteneurs de matières dangereuses. Deux conteneurs, sur un total de 4,700, sont tombés à l’eau.

En images: En images – Baltimore sonnée après le spectaculaire effondrement d’un pont autoroutier

Le bilan aurait été pire si le navire, qui a subi une «perte momentanée de propulsion», n’avait réussi à lancer un appel de détresse. Cette alerte a permis aux autorités d’interrompre in extremis une partie du trafic routier. L’enquête préliminaire montre qu’il s’agit d’un accident, selon les autorités.

Pour le ministre américain du Transport Pete Buttigieg, «ce type de pont (…) n’a tout simplement pas été conçu pour résister à un choc direct contre pilier de soutien essentiel». Des images impressionnantes de vidéosurveillance montrent le porte-conteneurs dévier de son cap, heurter une pile du pont inauguré en 1977 puis s’écrouler.

L’équipage avait tenté en vain de ralentir la course du navire en jetant l’ancre. Jennifer Homendy, patronne de l’agence américaine de sécurité des transports (NTSB), a précisé qu’une équipe avait récupéré les enregistreurs de données du porte-conteneurs, élément crucial pour l’enquête.

### «Coût de la reconstruction»

Le président Joe Biden s’est engagé à ce que «l’Etat fédéral paie la totalité du coût de la reconstruction» du pont, qui porte le nom de l’auteur des paroles de l’hymne national américain, en admettant que cela prendrait du temps. «Nous serons aux côtés des habitants de Baltimore aussi longtemps qu’il le faudra», a-t-il encore assuré mercredi soir sur X, anciennement Twitter.

Car l’enjeu est aussi économique: ce pont à quatre voies, long de 2,6 km, est situé sur un axe nord-sud crucial pour l’économie de la côte Est des Etats-Unis. Pour l’heure, le transport maritime y est «suspendu jusqu’à nouvel ordre», selon les autorités. Le port de Baltimore est le neuvième du pays en termes d’activité et génère plus de 15 000 emplois.

Le MV Dali, est un porte-conteneurs récent, long de 300 mètres pour 48 mètres de largeur. Il appareillait vers le Sri Lanka. Il était exploité par la société maritime Synergy Group et affrété par le géant danois du transport maritime Maersk.

Les autorités portuaires de Singapour ont déclaré mercredi qu’il avait passé avec succès deux inspections en 2023 et qu’une jauge de contrôle de la pression du carburant défectueuse avait été réparée en juin. Les autorités chiliennes avaient signalé en 2023 un défaut dans les machines du navire, une anomalie rapidement réparée selon elles.

https://www.letemps.ch/articles/pont-effondre-a-baltimore-les-corps-de-deux-des-six-ouvriers-retrouves

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Tensions diplomatiques entre Bogota et Buenos Aires, après des insultes du président argentin

La Colombie a ordonné l’expulsion de diplomates de l’ambassade argentine. Javier Milei s’en est pris à son homologue Gustavo Petro lors d’une interview, le traitant d'«assassin» et de «terroriste»

La Colombie a ordonné mercredi l’expulsion de «diplomates de l’ambassade d’Argentine» à Bogota après une série d’insultes du président argentin Javier Milei qui a qualifié son homologue colombien Gustavo Petro d'«assassin» et de «terroriste». «Dans ce contexte, le gouvernement colombien a ordonné l’expulsion de diplomates de l’ambassade d’Argentine en Colombie», a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, sans préciser la fonction ni le nombre de diplomates expulsés.

Le ministère a condamné «une interview accordée à CNN dans laquelle (Javier Milei) s’est exprimé de manière dénigrante à l’égard du président colombien» Gustavo Petro. Les médias américains avaient déjà publié des extraits de l’entretien et cité certaines des remarques du président Milei à l’encontre de Petro: «On ne peut pas attendre grand-chose de quelqu’un qui a été un assassin terroriste», a déclaré le président argentin, selon le site internet de CNN.

Lire aussi: En Colombie, le président Petro mis en cause dans un scandale d’écoutes

Pour le ministère colombien des Affaires étrangères, «les expressions du président argentin ont porté atteinte à la confiance de notre nation, ainsi qu’à la dignité du président Petro, qui a été élu démocratiquement» à l’été 2022 comme premier président de gauche de l’histoire de la Colombie. Les détails de «l’expulsion seront communiqués à l’ambassade d’Argentine par les voies diplomatiques» habituelles, a ajouté Bogota. Le gouvernement argentin n’a pas commenté l’affaire.

### Milei met en péril les relations entre les deux pays

«Ce n’est pas la première fois que Javier Milei offense le président colombien, affectant les relations historiques de fraternité» entre les deux pays, a rappelé le ministère colombien des Affaires étrangères.

A lire: En Colombie, signature d’un accord avec les cinq principaux groupes armés

Les relations avec l’Argentine sont historiquement stables, mais se sont détériorées depuis l’arrivée au pouvoir à Buenos Aires de l’ultralibéral Javier Milei en décembre 2023. L’ambassadeur colombien en Argentine, Camilo Romero, est de retour en consultation dans son pays depuis fin janvier. M. Milei avait alors traité M. Petro de «communiste meurtrier qui est en train de couler la Colombie».

Lire aussi: Esteban Buch, de l'EHESS: «Javier Milei met en acte une esthétique de la destruction»

https://www.letemps.ch/articles/tensions-diplomatiques-entre-bogota-et-buenos-aires-apres-des-insultes-du-president-argentin

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«Let’s Make America Pray Again»: Trump lance un nouveau business avec une bible à 60 dollars qui fait jaser

REVUE DE PRESSE. Alors que Pâques approche, l’ex-président lance un énième produit sur le marché: une bible. Une idée ridicule de plus pour de nombreux observateurs, qui agace même certains chrétiens. Aussi, quid de la légalité de cette affaire?

Tout semble se monnayer pour Donald Trump, même la religion. L’annonce est intervenue à quelques jours seulement du week-end de Pâques: bible à vendre, pas cher, 60 dollars seulement. Enfin presque, 59,99 dollars car on a le sens des affaires chez le milliardaire. Son «livre préféré», dixit le principal intéressé comme s’il s’agissait de Fifty Shades of Grey ou du dernier Titeuf, rejoint la longue liste des objets mis à la vente par le candidat républicain, dont le business model semble ressembler de plus en plus à une brocante de quartier: de la vodka, des steaks, du parfum, des cartes à collectionner, des sneakers à 400 dollars, et maintenant le livre le plus important du christianisme.

Timing imparable pour le lancement de cette affaire, à quelques jours de la Résurrection de Jésus. Par contre il faudra s’armer de patience avec quatre à six semaines de délais de livraison, de quoi faire ricaner Jeff Bezos et ses camions Amazon. Qu’a-t-elle de spécial, cette bible? Elle est «facile à lire, avec ses gros caractères et son format mince, [et] vous invite à explorer la Parole de Dieu n’importe où, n’importe quand.» Et pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups en y incluant également une copie du «refrain manuscrit de «God Bless The USA» par Lee Greenwood (chanteur de country dont la ballade à inspirer le nom de cette bible, la «God Bless the USA Bible», ndlr), la Constitution américaine, la Déclaration des droits, la Déclaration d’indépendance et le serment d’allégeance.»

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L’ex-sénateur américain Joe Lieberman, colistier d’Al Gore à la présidentielle 2000, est mort

Le démocrate, homme de compromis et ex-élu du Connecticut à la chambre haute, est décédé des suites d’une chute à 82 ans. Il a raté de peu la vice-présidence en 2000 aux côtés d’Al Gore, puis, à la surprise de son parti, a activement soutenu la guerre en Irak de George W. Bush

L’ancien sénateur américain Joe Lieberman, colistier d’Al Gore à la présidentielle de l’an 2000, est mort mercredi à 82 ans, a annoncé sa famille. Il est décédé à New York dans l’après-midi «à la suite de complications liées à une chute», a-t-elle indiqué dans un communiqué. Ce diplômé en droit de l’université de Yale a d’abord été un élu du Connecticut, puis le principal procureur de cet Etat, avant de remporter un siège au Sénat pour la première fois en 1988 sur un ticket démocrate.

Modeste, souvent souriant et perdant rarement son calme, Joe Lieberman a été une voix modérée lorsque la fracture entre les deux partis a commencé à s’accroître dans les années 1990. En 1988, il a été le premier démocrate au Sénat à critiquer vivement le président Bill Clinton au sujet de sa liaison avec Monica Lewinsky qui avait fait scandale, bien que Lieberman ne soit pas allé jusqu’à appeler à sa mise en accusation.

Lire aussi: Les élections américaines du midterm (III). Le combat fratricide dans le Connecticut tourne à la défaite de la gauche

### Premier candidat juif à la vice-présidence

Cette position de compromis a amené Al Gore à choisir Lieberman comme son compagnon de course pour le tandem démocrate à la présidentielle de 2000, ce qui en fait le premier juif à se présenter comme vice-président. Ils ont remporté le vote populaire national, mais ont perdu l’élection au collège électoral, après que la Cour suprême a tranché en faveur des républicains suite à un imbroglio historique concernant le dépouillement des bulletins de vote en Floride.

Lire aussi: Joe Lieberman, le démocrate que la gauche veut abattre

Dans les années qui ont suivi, Joe Lieberman a choqué son parti en défendant fermement les guerres de George W. Bush en Irak et en Afghanistan. Après avoir perdu la primaire démocrate pour la réélection dans son Etat natal du Connecticut en 2006, il a quitté le parti et s’est présenté comme indépendant, réussissant à récupérer le siège avec l’aide d’électeurs conservateurs. Il a quitté le Congrès en 2013.

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Adultes cherchent régression désespérément: bienvenue dans l’ère du «kidulting»

Les activités pour enfants destinées aux plus de 18 ans gagnent en popularité. Une tendance qui s'avère bénéfique sur le plan de la santé mentale. Visite ludique à Londres

Concentrée, Kezia écrase méthodiquement les taupes en plastique qui sortent de leurs trous par intermittence avec un grand marteau en mousse noire. De temps à autre, elle fait une pause pour avaler une gorgée de bière. Il est vendredi après-midi et Fairgame, un espace de jeu situé à Canary Wharf, au cœur de Londres, est plein à craquer. Des groupes de vingtenaires et de trentenaires s’y adonnent à des jeux d’adresse, comme tirer sur des canards avec un fusil à pompe ou remplir une tête de clown avec un pistolet à eau, dans un décor de lumières clignotantes évoquant les fêtes foraines d’antan.

«Je n’avais plus fait cela depuis mon enfance, rigole Kezia, 25 ans. Cela fait ressortir mon côté compétitif.» La jeune Londonienne est venue avec deux amies, après avoir vu des vidéos de ce lieu réservé aux plus de 18 ans sur Instagram et TikTok. Vêtues comme pour aller en boîte de nuit, elles multiplient les jeux au milieu des fous rires.

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«De l’amour des chiens»: Caracas à pleine gueule avec Rodrigo Blanco Calderon

Entre thriller littéraire et bestiaire humain, le romancier vénézuélien plante un refuge au milieu d’une Caracas laissée exsangue par les vagues successives de crises. L’ouvrage est en lice pour le Booker Prize

«Si vous entendez du bruit, c’est à cause de ma petite chienne», prévient Rodrigo Blanco Calderon avant d’entamer l’interview. Xica, la femelle shih tzu de l’auteur, lui a-t-elle inspiré un des personnages de son second roman, De l’amour des chiens? «Non, je l’ai adoptée en 2019, un an après avoir écrit la première version du manuscrit.» Deux fois non: pour faire partie du casting canin de l’histoire, il aurait fallu qu’elle soit abandonnée, comme les milliers d’animaux jetés chaque année à la rue par les Vénézuéliens qui quittent précipitamment leur pays, poussés dehors par le chaos et la faim. Il aurait également fallu, au lieu de vivre paisiblement à Malaga avec son maître écrivain, qu’elle soit recueillie aux Argonautas, une grande maison du nord de Caracas. Sise à l’ombre du mont Avila, «cette chaîne montagneuse qui protégeait la ville, lui tournant le dos, pareille à un géant endormi», la villa est la propriété de Martin Ayala, officier militaire à la retraite.

Inconsolable depuis la mort de son épouse Altagracia, il est en froid avec ses deux enfants, les jumeaux Paul et Paulina. Atteint d’une maladie pulmonaire, le général passe ses derniers jours en compagnie de ses trois chiens et des visites d’Ulises Kan, cinéphile et futur ex-mari de Paulina, dont le départ ouvre le roman: «Le jour où sa femme quitta le pays, Ulises Kan décida de se trouver un chien» – un incipit en forme de tir à la sarbacane, comme l’est souvent l’écriture de Rodrigo Blanco Calderon: cruellement drôle, manifestant son désespoir avec panache et tendresse.

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Tribunal pénal fédéral: vingt ans de procès et de tourments

Les juges de Bellinzone sont entrés en fonction le 1er avril 2004. Un anniversaire qui offre l’occasion de se replonger dans les grands moments et les polémiques ayant jalonné l’histoire de cette institution appelée à trancher des dossiers majeurs en matière de criminalité économique, de terrorisme et de crimes de guerre

Le 1er avril 2004, une toute nouvelle juridiction prenait ses quartiers à Bellinzone avec pour tâche très spéciale de juger les affaires de grande ampleur en matière de blanchiment, corruption, délinquance économique, crime organisé et terrorisme. Comme pour célébrer dignement les 20 ans de ce Tribunal pénal fédéral (TPF), un procès emblématique de ces dossiers financiers complexes, avec leurs ramifications internationales, s’ouvrira le 2 avril devant cette cour. C’est le tentaculaire scandale 1MDB, à travers son volet Petrosaudi, ses milliards et ses gérants de fortune clinquants. Mais cet anniversaire est surtout l’occasion de se replonger dans les aventures qui ont marqué l’existence d’une institution souvent chahutée.

En plus des délits qui relevaient déjà de l’ancienne Cour pénale fédérale, devant laquelle avait notamment comparu Elisabeth Kopp ou le pirate de l’air Hussein Hariri, le TPF est chargé des affaires nées des nouvelles compétences visant à centraliser et donc à améliorer la lutte contre les formes de criminalité qui se jouent des frontières. Rétrospective et morceaux choisis pour mieux saisir la place prise par ce tribunal dans le paysage judiciaire helvétique. Un destin forcément lié à celui du Ministère public de la Confédération (MPC) qui est son grand pourvoyeur de dossiers.

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Les forces et faiblesses du Tribunal pénal fédéral

ÉDITORIAL. Devenue opérationnelle il y a tout juste 20 ans, cette juridiction a trouvé sa place dans le paysage pénal helvétique alors que beaucoup doutaient bruyamment de son utilité. Mais elle donne toujours l’image d’une cour un peu hors sol et insensible aux défis du moment

Il est loin le temps où le Tribunal pénal fédéral, toute jeune institution appelée à trancher des cas de crime organisé et de délinquance financière internationale, attendait avec une certaine impatience que des dossiers emblématiques arrivent en jugement pour justifier son existence aux yeux des plus perplexes. En l’espace de vingt ans, le travail des juges de Bellinzone, comme on les appelle, a pris sa vitesse de croisière et plus personne ne peut sérieusement remettre en cause la centralisation de certaines compétences en mains de la Confédération.

A l’heure de marquer cet anniversaire, force est donc de constater que cette juridiction a trouvé sa place dans le paysage pénal helvétique alors que beaucoup doutaient bruyamment de son utilité. Dans la logique des nouvelles tâches dévolues au parquet fédéral, la création du TPF visait un seul et même objectif: améliorer l’efficacité du système judiciaire suisse dans des domaines où les structures fédéralistes ne sont visiblement pas adaptées.

Notre grand format: Tribunal pénal fédéral: vingt ans de procès et de tourments

Cette efficacité n’a certes pas toujours été au rendez-vous. On a vu le procès des prévenus impliqués dans le volet allemand du dossier FIFA – interrompu en raison des restrictions sanitaires après avoir attendu trop longtemps d’être fixé – couler à pic pour cause de prescription. On a aussi appris avec une certaine consternation que ce tribunal était prié d’organiser une retraite avec un spécialiste extérieur pour inculquer à ses membres quelques notions de décence, de courtoisie et de respect mutuel.

### Une cour peu prisée

Sans oublier le handicap originel qui réside dans sa localisation. Les Chambres fédérales ont pensé que la lutte contre la criminalité internationale pouvait être un cadre indiqué pour faire de la politique régionale, alors que la logique commandait au contraire d’attirer les compétences et d’offrir un accès facile ainsi que des infrastructures adaptées aux acteurs de ces longues audiences. Cet ancrage excentré en aura fait une cour peu prisée des magistrats chevronnés, coûteuse en termes de déplacements et souvent délaissée par les médias.

Tout cela donne au final l’image d’une institution un peu hors sol, une sorte de bocal où germent facilement des querelles et où les juges se montrent souvent insensibles aux défis de certains dossiers sortant de l’ordinaire. Le récent procès pour crimes contre l’humanité de l’ex-ministre gambien Ousman Sonko, mené en allemand sans traduction digne de ce nom à destination des populations touchées par les horreurs et pour lequel les parties plaignantes ont été priées d’abréger leur séjour, est le dernier exemple en date de cette forme de provincialisme. Un comble pour un tribunal dont l’essence est de saisir les problématiques qui dépassent les frontières.

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Face aux frappes sur son réseau électrique, Kiev demande l’aide de ses alliés

La Russie a lancé, dans la nuit de jeudi à vendredi, sa plus importante attaque aérienne contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Le président Volodymyr Zelensky a lancé un appel solennel à ses alliés

Mercredi, le Ministère ukrainien de l’énergie faisait «tout son possible pour rétablir l’électricité» dans toute l’Ukraine. La situation est «très difficile», reconnaît la vice-ministre ukrainienne de l’Energie, Svitlana Grynchuk, auprès du Temps. «Les Russes ont essayé de détruire la production thermique, ils ont visé nos centrales et les transformateurs.»

L’attaque la plus importante s’est produite vendredi. Plus de 90 missiles de croisière et balistiques, ainsi que 60 drones kamikazes se sont abattus sur l’Ukraine, provoquant des dégâts considérables. Touchée, la centrale hydroélectrique de Zaporijjia, la plus grande du pays, est à l’arrêt. Au total, les frappes ont privé de courant 1,5 million d’habitants dans huit régions. Environ 200 000 personnes connaissent encore des coupures ponctuelles, selon le Ministère de l’énergie.

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Avec ses puces géantes, un Suisse défie Nvidia sur le marché de l’intelligence artificielle

Cofondateur de la société américaine Cerebras Systems, Jean-Philippe Fricker a présenté à l’EPFL sa puce gigantesque destinée aux services d’intelligence artificielle. Une puce qui, selon lui, fait mieux que la référence du marché, Nvidia

C’est un monde qui a son propre langage. On y parle entre autres de pétaflops, d’exaflops, de nanomètres et de milliards de milliards de paramètres… Cet univers, c’est celui des puces œuvrant pour créer des systèmes d’intelligence artificielle (IA). Le géant de ce marché est bien sûr Nvidia, qui dévoilait encore le 19 mars dernier ses nouvelles générations de puces. La firme américaine a face à elle Intel, AMD, Broadcom ou encore Samsung. Mais aussi un acteur, la société Cerebras Systems, possédant une double particularité: elle a été cofondée par un Suisse, Jean-Philippe Fricker, et sa puce est gigantesque.

Le directeur technique de la société basée à Sunnyvale, au cœur de la Silicon Valley, était mardi soir à la conférence AMLD dédiée à l’intelligence artificielle et qui se tenait à l’EPFL. Aujourd’hui, Cerebras Systems compte plus de 350 employés et est valorisée plus de 5 milliards de dollars. A ses débuts, en 2016, il y a un pari. «Nous avons commencé à détecter une demande insatiable et sans précédent pour davantage de puissance de calcul pour l’IA. Nous avons vu qu’il faudrait, en l’espace de quelques années, 40 000 fois plus de cette puissance. Or cela aurait été totalement impossible avec la loi de Moore [tous les deux ans, un doublement du nombre de transistors sur une puce de microprocesseur, ndlr]», explique Jean-Philippe Fricker.

### «Problèmes colossaux»

Avec quatre associés, le diplômé de l’EPFL crée ainsi Cerebras et se lance dans la production d’une puce géante. «Nous devions tenter quelque chose de différent, et nous sommes en train de réussir. Nous avons dû résoudre des problèmes colossaux: Comment alimenter en énergie une telle puce? Comment la refroidir suffisamment? Comment l’intégrer dans un centre de données? Nous avons aujourd’hui les réponses à ces questions», assure l’ingénieur.

Résultat, Cerebras Systems a lancé mi mars sa puce de troisième génération. Grande comme une grande poêle à frire, la puce WSE-3 est équipée de 4000 milliards de transistors et est deux fois plus puissante que le modèle précédent. La société, qui collabore avec le fondeur taïwanais TSMC, ne crée pas que des puces: elle conçoit des modules (sortes de gros ordinateurs) où tournent ses puces géantes. Le dernier, baptisé CS-3 est doté d’une puissance de 125 pétaflops, lui permettant de réaliser… 125 millions de milliards d’opérations par seconde.

Lire aussi: Grâce à une puce géante, l’EPFL avance sur la carte mondiale des processeurs

### Démocratisation visée

Selon Jean-Philippe Fricker, ces avancées technologiques permettent à Cerebras, qui a déjà levé plus de 750 millions de dollars, de jouer dans la cour des grands. «Notre but, c’est d’entraîner des grands modèles de langage, qui exigent des capacités de calcul énormes, avec nos machines. Aujourd’hui, seuls cinq ou six géants de la tech peuvent s’offrir ces capacités. Avec nos puces, nous pouvons démocratiser la création de ces modèles.» Selon Cerebras, son système CS-3 peut entraîner des modèles de langage dix fois plus grands que GPT-4 d’OpenAI et Gemini de Google à moindre coût.

Alors que tout le monde s’arrache les puces de Nvidia, est-il possible de concurrencer un tel acteur? Le 18 mars, Jensen Huang, directeur du numéro un mondial des puces pour l’IA, annonçait des «superpuces» 25 fois plus performantes en matière d’efficacité énergétique et ajoutait: «Le taux de progression de l’informatique est démentiel.» En face, Jean-Philippe Fricker assure tenir le choc: «Lorsqu’il s’agit de faire tourner les grands modèles de langage, nous battons à chaque fois nos concurrents. Au regard des performances obtenues, Nvidia est plus cher que nous. Je ne vais pas vous donner de prix pour nos puces, mais elles sont moins onéreuses à faire tourner.»

### L’importance du logiciel

Lors de la présentation de sa dernière puce mi-mars, Andrew Feldman, directeur de Cerebras, avait directement comparé son produit avec le processeur graphique H100 de Nvidia, la référence actuelle. «Notre puce WSE-3 a 52 fois plus de cœurs, elle a 800 fois plus de mémoire. Notre création dispose d’une bande passante 7000 fois supérieure. Ce sont les fondements de la performance.»

Jean-Philippe Fricker donne un exemple. «Récemment, une grande société nous consulte un vendredi. Cela fait des mois qu’elle essaie d’entraîner un modèle sur ses données, utilisant des milliers de processeurs graphiques. En quelques jours, nous y sommes parvenus. Car il n’y a pas que la technique et les performances. Il y a aussi toute la partie logicielle qui est cruciale. Environ 80% de nos employés sont des ingénieurs spécialisés dans les logiciels.»

### Stratégie payante

Aujourd’hui, Cerebras compte comme clients des acteurs de la santé (AstraZeneca et GlaxoSmithKline) et de l’énergie (TotalEnergies), notamment. Le laboratoire national d’Argonne, l’un des plus importants laboratoires de recherche des Etats-Unis, travaille aussi avec Cerebras Systems. La société a aussi noué un partenariat avec G42, une entreprise basée à Abu Dhabi qui veut créer un concurrent arabe à ChatGPT.

Comment Jean-Philippe Fricker voit-il l’avenir du marché des puces? «Cette course à la performance va continuer. Et lors de chaque développement, nous nous demandons si notre stratégie est la bonne, si notre architecture demeure pertinente. La réponse a toujours été oui jusqu’à présent. Nous sommes très bien positionnés dans cette course.»

Lire aussi: La course aux milliards de milliards pour les puces destinées à l’IA devient délirante

https://www.letemps.ch/articles/avec-ses-puces-geantes-un-suisse-defie-nvidia-sur-le-marche-de-l-intelligence-artificielle

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Scandale Libor-Euribor: la justice britannique confirme les condamnations des traders

Malgré une réouverture exceptionnelle de leur procès, la Cour d’appel rejette la demande d’annulation des condamnations de deux anciens traders

La bataille des traders condamnés dans l’affaire de la manipulation du Libor et de l’Euribor pour blanchir leur nom a échoué. Le mercredi 27 mars, une Cour d’appel britannique a rejeté la demande de deux des accusés de faire casser leur condamnation.

Depuis le verdict initial, respectivement en 2015 et 2019, la pression politique et juridique semblait pourtant avoir profondément changé. Plusieurs députés britanniques dénoncent désormais ouvertement une «erreur judiciaire» contre les traders. En janvier 2022, la justice américaine a annulé une condamnation dans le même dossier. Désormais, hors du Royaume-Uni, plus aucun pays ne qualifie les faits qui leur sont reprochés comme étant criminels. Mais la justice britannique persiste et signe.

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Fin de l’abonnement de ski offert aux conseillers fédéraux

Les conseillers fédéraux ne recevront plus d’abonnements des remontées mécaniques dès 2025. Ils renoncent aussi à utiliser la loge du théâtre municipal de Berne. Ils bénéficieront toujours de l’abonnement général des CFF

Jusqu’à fin 2023, les abonnements annuels des remontées mécaniques suisses étaient mis gratuitement à disposition des conseillers fédéraux, ainsi que des autorités cantonales et communales, c’est désormais fini. A la suite de procédures pénales engagées dans certains cantons en relation avec un possible octroi d’avantages et d’un avis délivré par l’Office fédéral de la justice, le gouvernement a décidé par transparence que les abonnements pour 2024 lui soient facturés.

A partir de 2025, il renonce à ces abonnements pour les membres du Conseil fédéral, le chancelier de la Confédération et leurs partenaires, indique-t-il dans un communiqué. Il a également décidé de supprimer la disposition prévoyant que les anciens conseillers fédéraux et les anciens chanceliers de la Confédération, ainsi que leurs conjoints ou leurs partenaires, reçoivent une carte de libre parcours des remontées mécaniques.

Les personnes concernées ont été informées, de même que les Remontées mécaniques suisses. Par ailleurs, le Conseil fédéral renoncera à partir de l’année prochaine aussi à l’utilisation de la loge du théâtre municipal de Berne. Cette loge peut être utilisée par les membres du Conseil fédéral ou le chancelier de la Confédération.

### Abonnement général des CFF

Les CFF continueront toutefois à mettre à disposition des abonnements généraux de première classe aux membres du Conseil fédéral, au chancelier de la Confédération et à leurs partenaires. Ces abonnements sont destinés à l’exercice de la fonction, y compris pour les partenaires qui peuvent être appelés à accompagner les conseillers fédéraux.

Les anciens conseillers fédéraux et leurs partenaires recevront, eux aussi, toujours un abonnement général des CFF de première classe. Ils représentent occasionnellement les membres du Conseil fédéral dans le cadre de la délégation de tâches, explique le gouvernement.

Et de préciser que l’ordonnance sur l’organisation du Conseil fédéral sera complétée de manière à prévoir une autorisation aux fins de service, afin d’asseoir sur une base légale cette acceptation de prestations de tiers.

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Chers capitalistes, chers prolétaires…

OPINION. Titulaire d’un bachelor de l’EPFL depuis 2022, Ludovic Pirker s’intéresse à la recrudescence de l’idéologie marxiste dans sa génération. Plus que l’annonce du «grand soir», il y voit la marque d’une jeunesse désœuvrée par des crises à répétition

«Lancement du Parti communiste révolutionnaire en Suisse», a titré il y a quelques semaines la RTS. Durant ces dernières années, j’ai été fasciné par la recrudescence de l’idéologie marxiste au sein de ma génération, les moins de 25 ans – un fait impensable pour nos parents.

Notre génération est soumise à une profonde remise en question du sens du travail et de la productivité, alors que nous considérons encore la possibilité d’être épanoui et défini par un métier. Les intelligences artificielles se répandent, et l’idée d’une 4e révolution industrielle apparaît. Notre génération évolue dans la difficulté de se projeter, et de trouver sa place dans une compétitivité accrue entre humains ou entre humains et machines. Karl Marx s’avançait déjà en disant que «les premières victimes pâtissent et périssent pendant la période de transition». Tout cela soulève un fait des plus intéressants: les paroles du «prophète rouge» résonnent toujours davantage lors des avancées technologiques ou de crises structurelles.

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Qu’attendre de la Suisse à l’Euro 2024?

En deux matchs amicaux ces derniers jours, la Nati s’est rassurée sur certains points mais elle manque encore cruellement de créativité à deux mois et demi du grand rendez-vous de l’année. Le tour de la question en six points

Le 15 juin prochain, à 15h, l’équipe de Suisse de football affrontera la Hongrie à Cologne pour son premier match du Championnat d’Europe des nations 2024. C’est dans deux mois et demi déjà, demain pour ainsi dire: Murat Yakin n’aura plus que les deux semaines précédentes pour préparer ses hommes à l’échéance. Dans ce contexte, le rassemblement de dix jours qui s’est terminé mardi devait permettre d’établir des lignes directrices, de mettre en place des automatismes et d’acquérir une certaine confiance. Alors, qu’en retenir au-delà des résultats, un nul contre une solide équipe du Danemark et une victoire chiche contre la République d’Irlande (0-1)? Le tour de la question en six points.

Lire aussi: L'équipe de Suisse renoue timidement avec la victoire

La dynamique

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Attentat de Moscou: les six questions qui embarrassent le Kremlin

Le bilan de l’attaque contre le Crocus City Hall s’élève désormais à 140 morts. Toujours très prolixes quand il s’agit d’accuser l’Ukraine, les autorités russes tardent à – ou ne souhaitent pas – répondre à certaines questions

L’attentat vendredi soir dans une salle de concert en banlieue de Moscou est le plus meurtrier en Russie depuis une vingtaine d’années, et le pire revendiqué par l’EI sur le sol européen. Voici les six interrogations majeures autour de cet événement.

■ Pourquoi personne n’est intervenu pour mettre fin à la tuerie au multiplex?

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Christophe Darbellay: «Lorsqu’on parle d’aviation aujourd’hui, on devient quasiment suspect»

Le Conseil d'Etat valaisan abandonne sa stratégie visant à développer l’aéroport de Sion. Après consultation, le soutien au projet est trop faible. Pourtant, le ministre de l’économie n’y voit pas une défaite politique

La scène se déroule le 15 février dernier. Dans le hall de l’aéroport de Sion, Christophe Darbellay dévoile la stratégie imaginée pour l’avenir du tarmac sédunois, qui se résume en trois mots: raisonnable, mesurée, durable. Pour démontrer l’importance de l’infrastructure pour l’économie locale, le ministre centriste a invité plusieurs interlocuteurs, du directeur de Zermatt Tourisme, à celui de la start-up H55, héritière de Solar Impulse, en passant par celui d’une agence de voyages proposant des vols estivaux vers Majorque au départ de Sion. Quarante et un jours et une consultation plus tard, cette scène semble bien lointaine. Le Conseil d'Etat valaisan annonce abandonner le projet visant à transformer l’aéroport en un outil stratégique pour l’économie et le tourisme.

La stratégie imaginée pour le tarmac sédunois n’a pas obtenu «le soutien nécessaire à la poursuite d’un projet de cette ampleur». Elle consistait à faire passer le nombre de passagers de 35 000 à 71 000, voire 115 000 selon les scénarios imaginés. Pour cela, 2 à 3 avions de 100 places par jour étaient prévus du jeudi au dimanche. Cela se matérialiserait par la création d’une société de gestion et d’exploitation, détenue à hauteur de minimum 51% par les collectivités publiques. Elle devait être financée par le canton et l’ensemble des communes, alors qu’aujourd’hui le déficit annuel d’environ 3 millions est à la charge du canton et de la ville de Sion, à parts égales. Ministre en charge de l’économie, Christophe Darbellay prend acte.

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En Grèce, le gouvernement est accusé d’avoir menti dans l’enquête sur la catastrophe ferroviaire

Le gouvernement grec affronte jeudi une motion de censure suite aux révélations sur la manière dont il a géré l’enquête sur l’accident de train qui avait provoqué la mort de 57 personnes, principalement des étudiants, en février 2023

Depuis les révélations dimanche dans l’hebdomadaire To Vima sur l’enquête autour de l’accident de train de février 2023, le gouvernement grec de droite conservatrice (Nouvelle Démocratie, ND) dirigé par Kyriakos Mitsotakis se trouve au cœur de la tempête. Jeudi, une motion de censure sera votée contre lui, déposée mardi par Nikos Androulakis, le chef du parti social-démocrate grec, le Pasok.

Rappelons les faits. Au soir du 28 février 2023, à Tempé, près de Larissa, sur la ligne Athènes-Thessalonique, une collision ferroviaire a lieu, suivie d’un incendie ravageur. La tragédie provoque la mort de 57 personnes, essentiellement des jeunes, et déclenche une vague de colère dans le pays. Immédiatement, le gouvernement invoque une «erreur humaine» et promet de faire la lumière sur les causes de l’accident. Avec le temps, la colère semble avoir fait place à la résignation, alors que l’enquête piétine.

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