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Quand une chauve-souris géante carnivore raffole des câlins

CHRONIQUE. C’est l’une des plus grandes chauves-souris au monde et pourtant on la connaît très peu. On l’imaginait plutôt solitaire, mais on découvre qu’elle a une vie de famille extrêmement richeElle est surnommée «le jaguar ailé». Il faut dire qu’avec son envergure d’un mètre, ses oreilles pointues, son gros museau et ses dents acérées, la chauve-souris javelot Vampyrum spectrum est un peu effrayante! Mais s’il s’agit d’une grande prédatrice d’oiseaux, de rongeurs et d’insectes, c’est aussi une tendre. Comme cela vient d’être montré par une équipe allemande* qui a suivi toute une famille pendant trois mois.C’est au cœur des forêts tropicales que vivent les chauves-souris javelots et elles sont extrêmement difficiles à observer. Pourtant la chance a souri à la doctorante Marisa Tietge. Alors qu’elle étudiait une autre espèce de chauve-souris dans la forêt tropicale du Guanacaste au Costa Rica, elle a découvert l’abri d’une famille chauve-souris javelot au sein d’un tronc d’arbre creux. Aussitôt, elle et son équipe ont discrètement placé une caméra infrarouge à détection de mouvements à l’intérieur de l’arbre. Ils ont ainsi pu récolter pendant trois mois les mœurs de cette famille composée des deux parents et de leurs deux petits, d’âges différents.Voir plus

https://www.letemps.ch/articles/quand-une-chauve-souris-geante-carnivore-raffole-des-calins

Après la disparition du journal «La Région», le groupe ESH Médias lance l’hebdomadaire «Le Nord vaudois»

Le journal basé à Yverdon-les-Bains avait mis la clé sous la porte en juillet. ESH, l’éditeur d'«ArcInfo», de «La Côte» et du «Nouvelliste», a annoncé mercredi le lancement d’un nouveau journal dans la régionLes habitants du Jura et du Nord vaudois avaient perdu leur quotidien régional le 18 juillet 2025. La Région Nord vaudois, qui existait en 2006, avait été terrassé par la baisse des revenus publicitaires et surtout la hausse des tarifs de distribution postale.Le groupe de presse ESH Médias, qui est déjà propriétaire des quotidiens ArcInfo, Le Nouvelliste, La Côte, mais aussi du Journal de Cossonay, a annoncé mercredi s’engager dans la brèche avec la création d’un nouvel hebdomadaire: Le Nord Vaudois. Le journal paraîtra donc une fois par semaine, à partir du vendredi 7 novembre 2025.

Lire aussi: «La Région» a fait chauffer l’imprimerie pour la toute dernière fois

«Le risque de désert médiatique dans cette région était réel […] et nous avons estimé qu’il y avait une opportunité d’y lancer un nouvel hebdo», indique le directeur d’ESH Sébastien Hersant dans ArcInfo, soulignant «un contexte où l’on voit le titre cantonal historique, 24 heures, se désintéresser et se désengager des districts vaudois».Le nouveau titre sera tiré à 48 000 exemplaires. Il sera publié chaque semaine sur abonnement avec une édition par mois distribuée en tout ménage. Une déclinaison numérique est également prévue, assure ESH Médias.Jean-Philippe Pressl-Wenger, l’ex-directeur et l’ex-rédacteur en chef de La Région, reste en place et assurera la rédaction en chef. Il sera secondé par deux journalistes de l’ancien titre.

https://www.letemps.ch/articles/apres-la-disparition-du-journal-la-region-le-groupe-esh-medias-lance-l-hebdomadaire-le-nord-vaudois

«Mutiny in Heaven»: l’épopée sauvage de The Birthday Party, ou la naissance au rock de Nick Cave

Ian White retrace dans l’excellent documentaire «Mutiny in Heaven – Nick Cave, premières années» les débuts du chanteur australien au sein de The Birthday Party, groupe radical qui s’est fait connaître après avoir choisi de se relocaliser à Londres au début des années 1980Heureux ceux et celles qui ont eu le privilège d’assister, le 9 novembre 1981, à un concert donné par The Birthday Party à Zurich, au Kino Walche. A en croire le très fiable site Setlist.fm, il s’agit en effet de l’unique concert suisse de la carrière du groupe australien, actif de 1977 à 1983. Ce soir-là, probablement hypnotisé par la performance d’un quintet salué pour ses performances sauvages, le public ne se doutait guère que le chanteur qu’il avait devant lui, ce grand échalas totalement habité par sa musique, semblant chaque soir jouer sa vie sur scène, allait devenir l’un des artistes les plus importants de la scène alternative de la fin du XXe siècle, avant de peu à peu devenir une figure culte, un artiste qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie si on aime le rock.Né en 1957 à Warracknabeal, Nick Cave avait à peine 16 ans au moment de fonder son premier groupe, The Boys Next Door, avec des camarades d’école. Parmi lesquels le guitariste Mick Harvey, qui deviendra ensuite un des piliers de The Birthday Party puis des Bad Seeds, le collectif à géométrie variable qui accompagnera le chanteur depuis From Her to Eternity (1984), premier album d’une discographie essentielle – le 18e album de Nick Cave and the Bad Seeds, Wild God, est sorti il y a une année.Voir plus

https://www.letemps.ch/articles/mutiny-in-heaven-l-epopee-sauvage-de-the-birthday-party-ou-la-naissance-au-rock-de-nick-cave

Joceline Wind ira un jour aux Jeux olympiques

La Jurassienne bernoise participera dès samedi aux Championnats du monde d’athlétisme de Tokyo. Alignée sur 1500 mètres, l’ancienne patineuse voit surtout cette compétition comme une préparation pour son véritable objectif: les JO de Los Angeles en 2028https://jocelinewind.ch/

https://www.letemps.ch/articles/joceline-wind-ira-un-jour-aux-jeux-olympiques

D’Apertus à Llama 3, les modèles de langage open source ont un degré d’ouverture très variable

L’événement LibreABC à Genève, consacré aux logiciels libres, s’est penché sur la question de l’intelligence artificielle ouverte. Actuellement, la plupart des modèles qui se disent open source ne le sont que très partiellementC’est un segment en plein essor: celui des modèles de langage dits ouverts. Début août, OpenAI dévoilait GPT-OSS, sa nouvelle intelligence artificielle «open source». N’importe qui peut télécharger le programme sur son appareil et peut l’utiliser localement, sans passer par les serveurs d’OpenAI. Mais est-ce que cela suffit à faire de GPT-OSS un véritable modèle ouvert? La question est loin d’être triviale.Coordinateur du pôle d’informatique documentaire de la Bibliothèque de l’Université de Genève, Pablo Iriarte a abordé ce sujet lors de l’événement LibreABC à Genève consacré aux logiciels libres ce mardi. Le lancement le 2 septembre d’Apertus, le modèle de langage ouvert, conçu par les écoles polytechniques fédérales et le Centre suisse de calcul scientifique, alimente à sa manière cette discussion.Voir plus

https://www.letemps.ch/articles/d-apertus-a-llama-3-les-modeles-de-langage-open-source-ont-un-degre-d-ouverture-tres-variable

La justice américaine bloque le limogeage de la responsable de la Fed

La justice américaine a bloqué provisoirement mardi le limogeage de la gouverneure de la Réserve fédérale Lisa Cook. Celui-ci avait été ordonné par le président Donald TrumpUne juge de Washington, Jia Cobb, a accédé à la demande de Lisa Cook, gouverneure de la Fed, de rester au conseil d’administration de la Réserve fédérale pendant l’examen sur le fond du recours qu’elle a intenté contre sa révocation, à une semaine de la prochaine réunion très attendue de la banque centrale américaine sur les taux d’intérêt.Dans sa décision, la magistrate a estimé que Lisa Cook avait «de fortes chances» d’obtenir gain de cause sur certains points, notamment son argument selon lequel Donald Trump a enfreint la loi sur la Réserve fédérale en la licenciant sans «motif valable». «L’intérêt public dans l’indépendance de la Réserve fédérale plaide en faveur de la réintégration de Lisa Cook», a ajouté la juge.

Lire aussi: La Réserve fédérale américaine au bord du précipice autoritaire

Premier cas en 111 ans

Première femme afro-américaine à siéger au conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, Lisa Cook avait été nommée par le président Joe Biden en 2022. Elle est accusée par le camp Trump d’avoir menti pour obtenir des emprunts immobiliers à des taux plus favorables en 2021.La Cour suprême américaine a statué dans une décision récente que les responsables de la Fed ne peuvent être révoqués que «pour un motif valable», ce qui peut être interprété comme une faute professionnelle ou un manquement au devoir. Dans sa décision, la juge Cobb a souligné que le cas de Lisa Cook est la première révocation de ce type «en 111 ans d’histoire de la Réserve fédérale», et a remis en question la nature des accusations portées par l’administration Trump. «Le 'motif valable' n’envisage pas la révocation d’une personne uniquement pour des faits survenus avant son entrée en fonction», a-t-elle écrit.

Lire également Le rouleau compresseur MAGA écrase la dissidence

Mutisme de Donald Trump

Donald Trump n’a pas répondu à une question lancée par un journaliste mardi soir à propos de cette décision alors qu’il sortait d’un restaurant à Washington. La décision de la juge «reconnaît et réaffirme l’importance de préserver l’indépendance de la Réserve fédérale contre toute ingérence politique illégale», s’est félicitée l’avocat de Lisa Cook, Abbe David Lowell.«Permettre au président de révoquer illégalement la gouverneure Cook sur la base d’allégations non fondées et vagues mettrait en péril la stabilité de notre système financier et porterait atteinte à l’état de droit», a-t-il ajouté.Le départ de la responsable offrirait à Donald Trump la possibilité de nommer une nouvelle personnalité partageant ses idées, alors qu’il pousse depuis plusieurs mois en faveur d’une forte baisse des taux de la banque centrale. Dans sa décision, la magistrate a estimé que Lisa Cook avait «de fortes chances» d’obtenir gain de cause sur certains points, notamment son argument selon lequel Donald Trump a enfreint la loi sur la Réserve fédérale en la licenciant sans «motif valable».

Lire aussi: Choisie par Joe Biden, Sarah Bloom Raskin renonce à la Fed

https://www.letemps.ch/articles/la-justice-americaine-bloque-le-limogeage-de-la-responsable-de-la-fed

«Ce qui rend un enfant stupide, ce ne sont pas les écrans ou les mauvaises fréquentations, mais la surprotection»

CHRONIQUE. Le magazine «Sciences humaines» lance un pavé dans la mare. Sans être fan des écrans, notre chroniqueuse pense également que vivre sous cloche est la pire chose qui peut arriver à un enfant«Comment rendre un enfant stupide?» Invités cet été à répondre à cette question peu commune posée par le magazine https://www.scienceshumaines.com/comment-rendre-un-enfant-stupide

https://www.letemps.ch/articles/ce-qui-rend-un-enfant-stupide-ce-ne-sont-pas-les-ecrans-ou-les-mauvaises-frequentations-mais-la-surprotection

En direct, guerre en Ukraine – La Pologne dénonce des violations répétées de son espace aérien

L’armée polonaise a dénoncé mercredi des violations répétées de son espace aérien au cours d’une attaque russe contre l’ouest de l’Ukraine. Notre suivi

Pour approfondir

Diplomatie. https://www.letemps.ch/monde/europe/la-coalition-des-volontaires-sur-l-ukraine-a-encore-frappe-mais-preche-pour-l-instant-dans-le-desert

Retrouvez ici https://www.letemps.ch/tags/ukraine?srsltid=AfmBOooonZH7mJxurM0tzdtOIRsvv0UkMexAL92WwI4BBnlMATkemEM9

https://www.letemps.ch/articles/en-direct-guerre-en-ukraine-apres-une-attaque-russe-record-le-mecontentement-de-donald-trump

Apple lance ses iPhone 17 et un modèle ultrafin, sans révolution IA

Apple mise sur les 5,6 mm d'épaisseur de son iPhone Air, ainsi que sur l'abandon à l’international des cartes SIM physiques au profit de leurs versions virtuelles eSIM. Mais pour l'intégration véritable de l'intelligence artificielle, il faudra patienterApple a présenté mardi sa nouvelle gamme d’iPhone 17 et un modèle «Air» ultrafin. Elle l’a fait sans encore annoncer d’avancées majeures pour rattraper son retard dans l’intelligence artificielle (IA).Avec ses 5,6 mm, plus fin de 0,2 mm que son concurrent Galaxy S25 Edge de Samsung, «l’iPhone Air change complètement la donne», a assuré le patron d’Apple, Tim Cook, dans une vidéo de présentation de plus d’une heure diffusée au siège californien de Cupertino et en ligne.

Lire aussi: Apple promet 100 milliards de dollars d’investissements supplémentaires aux Etats-Unis

Outre la finesse, des progrès sur l’autonomie, la puissance des processeurs et les objectifs photographiques sont les principaux atouts mis en avant par Apple pour l’ensemble de la nouvelle gamme 17, dont les prix s’échelonnent de 800 à 1200 dollars aux Etats-Unis.L’iPhone Air se distingue aussi par l’abandon à l’international des cartes SIM physiques au profit de leurs versions virtuelles eSIM, déjà devenues standard depuis trois ans sur les iPhone du marché américain.

Intégration plus lente de l’IA

Sur l’intégration de l’IA, Apple a souligné son apport pour la prise de photos ou la gestion de l’autonomie et de la puissance de sa nouvelle génération d’iPhone, moteur de ses revenus qui lui assure une position dominante dans le marché haut de gamme.«Apple esquive le cœur de la course à l’armement sur l’IA» générative «en se positionnant comme un innovateur de toujours sur l’intégration matérielle de l’IA dans les puces et les appareils», estime Gadjo Sevilla, analyste chez Emarketer.Les smartphones rivaux, dotés du système Android de Google, ont introduit massivement l’IA générative dans l’interface avec l’utilisateur tandis qu’Apple procède à une intégration plus lente, poussant nombre de consommateurs à retarder l’achat d’un nouvel iPhone, selon plusieurs analystes.«Avec Apple, si tu es intéressé par le matériel, tu ne dois pas t’en priver pour des questions de logiciels: tu sais que tu as déjà la puce dernier cri, donc lorsque l’IA sera mûre, tu pourras en bénéficier», a déclaré à l’AFP Carolina Milanesi, analyste chez Creative Strategies, en marge de la présentation à Cupertino.A la Bourse de New York, le titre avait perdu 1,48% à la clôture, quelques heures après ces annonces.

Lire aussi: Mistral s’allie au néerlandais ASML pour doper la compétitivité européenne en intelligence artificielle

Il y a moins d’un an, Apple avait lancé ses fonctionnalités d’IA, «Apple Intelligence», qui ont déçu les utilisateurs, notamment les améliorations de l’assistant vocal, Siri, jugées trop minimes. Selon certains médias, l’entreprise prévoirait d’intégrer l’IA dans la recherche en ligne en 2026, en parallèle d’une refonte de Siri, mais ces affirmations n’ont pas été confirmées. Apple travaillerait aussi sur un partenariat avec Google pour améliorer son expertise en recherche et IA, selon d’autres articles de presse.

Ultra-fin

L’événement de mardi était aussi l’occasion de présenter la 3e génération d’AirPods Pro, les écouteurs haut de gamme de la marque, et les nouveaux modèles d’Apple Watch, tournés en priorité vers les fonctionnalités de suivi de santé.Nombre d’observateurs relèvent qu’Apple a décidé de miser sur la finesse plutôt que sur la taille d’écran pour se distinguer dans la compétition sur le marché haut de gamme.Un iPhone ultra-fin prépare ainsi le terrain à une éventuelle version pliable, dans les années à venir. Qui devrait toutefois affronter deux défis: un surcoût de production pour la prouesse technique et la réduction de l’espace pour la batterie.Les prix des nouveaux iPhone sont affectés par les droits de douane imposés par le président Donald Trump, qui alourdissent les coûts de production en Chine, toujours le principal centre de fabrication de la marque à la pomme.

Lire aussi: L’incroyable dîner de Donald Trump avec les empereurs de la technologie

L’impact financier de cette guerre commerciale est déjà considérable: le PDG Tim Cook a dévoilé que les droits de douane ont coûté 800 millions de dollars à Apple au dernier trimestre, avec un manque à gagner estimé à 1,1 milliard de dollars pour le trimestre en cours.

https://www.letemps.ch/articles/apple-lance-ses-iphone-17-et-un-modele-ultrafin-sans-revolution-ia

L’obésité dépasse désormais la sous-nutrition chez les enfants et ados

L’obésité est devenue cette année la première forme de malnutrition chez les 5-19 ans dans le monde, devant la sous-alimentation. Premier coupable, selon l’Unicef: un environnement toxique créé par l’industrie des aliments ultratransformés et ses «pratiques commerciales contraires à l’éthique»L’obésité s’est envolée ces dernières années chez les enfants et adolescents matraqués par la publicité pour la malbouffe, devenant même cette année la première forme de malnutrition chez les 5-19 ans dans le monde, devant la sous-alimentation, alerte mardi l’Unicef.«Aujourd’hui, lorsque nous parlons de malnutrition, nous ne faisons plus uniquement référence aux enfants présentant une insuffisance pondérale», commente la patronne de l’agence onusienne Catherine Russell. «L’obésité est un problème de plus en plus préoccupant qui peut avoir des répercussions sur la santé et le développement des enfants».

Lire aussi: Explosion du nombre de personnes obèses: une épidémie mondiale qui inquiète

Alors que la lutte pour réduire la faim dans le monde porte en partie ses fruits, la prévalence de l’insuffisance pondérale chez les enfants et adolescents suit une pente descendante, passant de 13 à 10% entre 2000 et 2022 chez les 5-19 ans, selon des données récoltées dans 190 pays. Mais sur la même période, le surpoids est monté en flèche, le nombre des 5-19 ans touchés doublant entre 2000 et 2022 (194 à 391 millions).Et la hausse est encore plus marquée pour l’obésité, forme plus grave du surpoids associée à des désordres métaboliques comme le diabète, et à certains cancers, et parfois accompagnée d’une faible estime de soi, d’anxiété et de dépression. Ainsi, en 2022, 8% des 5-19 ans dans le monde (163 millions) souffraient d’obésité, contre 3% en 2000.

«Echec de la société»

Sur la base des deux tendances inverses, l’Unicef estime que «2025 marque un tournant historique»: «Pour la première fois, la prévalence mondiale de l’obésité chez les enfants et adolescents en âge scolaire dépasse celle de l’insuffisance pondérale (9,4% contre 9,2%)». Ainsi, 188 millions d’enfants et adolescents de 5 à 19 ans vivent avec cette maladie chronique, selon ces projections.Premier coupable: un environnement toxique créé par l’industrie des aliments ultratransformés et ses «pratiques commerciales contraires à l’éthique» destinée à faire des profits, met en cause l’Unicef.Les enfants «sont bombardés par le marketing alimentaire malsain», y compris à l’école où sont exposés boissons ultra-sucrées ou en-cas ultratransformés pauvres en nutriments, explique à l’AFP Katherine Shats, une des auteurs du rapport. Des produits souvent moins chers que les aliments frais, fruits, légumes ou protéines qu’ils remplacent petit à petit dans le régime alimentaire des familles.Mais l’Unicef insiste: la faute n’en revient ni aux enfants, ni à leurs familles, mais à un «échec de la société». L’agence rejette aussi le «mythe» autour du sport: il est «impossible d’échapper aux conséquences sur la santé» de la malbouffe «seulement par l’activité physique».

Lire aussi: Pompes, course, abdos: Donald Trump ramène les concours de condition physique dans les écoles américaines

«Urgent»

Historiquement, la prévalence du surpoids chez les enfants et adolescents était plus importante dans les pays développés. Elle reste élevée par exemple au Chili (27% des 5-19 ans) ou aux Etats-Unis (21%). Mais depuis 2000, l’écart entre pays riches et pauvres se réduit, avec des taux d’obésité qui s’envolent dans certaines îles du Pacifique où les importations remplacent les produits traditionnels, comme Nioué (38%), les îles Cook (37%) ou Nauru (33%).Et pour certains pays, c’est la double peine, avec la coexistence de la sous-nutrition et de l’obésité. Comme dans certaines zones en crise humanitaire, où des grandes entreprises du secteur «donnent de grandes quantités de malbouffe» pour promouvoir leur image, et où des enfants qui ont faim se retrouvent à n’avoir accès qu’à des aliments néfastes pour leur santé, déplore Katherine Shats.

Lire aussi: Forte hausse de l’obésité ces trente dernières années en Suisse

«Il est urgent d’instaurer des politiques qui aident les parents et les personnes s’occupant d’enfants à accéder à des aliments nutritifs et sains», plaide Catherine Russell. L’Unicef appelle notamment les gouvernements à des mesures contraignantes, comme des restrictions publicitaires, des taxes sur les boissons sucrées et aliments néfastes, un meilleur étiquetage diététique ou des politiques pour réorienter le système agroalimentaire vers la production de produits frais.

https://www.letemps.ch/articles/l-obesite-depasse-desormais-la-sous-nutrition-chez-les-enfants-et-ados

Tempête dans la police: les dysfonctionnements de la formation ont-ils laissé des marques?

Un audit réalisé en 2017 au sein de l’Académie de police de Savatan a été rendu public ce mardi. Sa lecture laisse penser que certaines orientations pourraient avoir laissé des traces durables sur les futurs policiersPerchée dans les montagnes, l’Académie de police de Savatan, logée dans une ancienne caserne militaire depuis 2004, suscite des interrogations. Elle avait déjà traversé https://www.rts.ch/play/tv/mise-au-point/video/une-academie-de-police-sous-le-feu-des-critiques?urn=urn:rts:video:9636183

https://www.letemps.ch/articles/tempete-dans-la-police-les-dysfonctionnements-de-la-formation-ont-ils-laisse-des-marques

La Poste déplace 200 emplois informatiques de la Suisse au Portugal

Le géant jaune prévoit d’ouvrir 200 places de travail dans son «Campus IT» à Lisbonne, tout en supprimant autant de postes en Suisse. Cette délocalisation se fera sans licenciements, explique l’entreprise. Les syndicats se disent «préoccupés»L’information a été donnée à l’interne mercredi dernier, rapporte le quotidien alémanique https://www.tagesanzeiger.ch/schweizer-post-lagert-200-it-stellen-nach-portugal-aus-725953496260

. La Poste – l’une des plus grandes entreprises suisses dans le domaine informatique avec environ 1500 spécialistes – prévoit de fermer 200 postes de travail pour les transférer au Portugal. «C’est la seule façon de garantir le savoir-faire nécessaire et de rester compétitifs face à la pression croissante des coûts», justifie une porte-parole de la Poste auprès de nos confrères.Le manque de main-d’œuvre qualifiée est aussi évoqué pour expliquer cette annonce, alors que La Poste s’attend à avoir 500 emplois vacants dans le domaine d’ici les cinq prochaines années. Elle prévoit dans un premier temps de ne pas rouvrir toutes ces places de travail en Suisse, mais au Portugal, du moins en partie, où elle possède depuis 2023 une antenne IT à Lisbonne. «L’entreprise a présenté ces mesures comme une décision motivée par des raisons financières et non seulement par une pénurie de main-d’œuvre qualifiée», détaille une source anonyme citée par le Tages Anzeiger. Aucun licenciement ne devrait être prononcé.

Lire aussi: La Poste Suisse suspend dès mardi l’envoi de colis aux Etats-Unis

«Mise en péril» du service public

Face à la décision du géant jaune, Syndicom se dit «inquiet» et exige qu’aucune délocalisation ne se concrétise. Le syndicat propose que l’entreprise publique enjoigne ses collaborateurs travaillant à Lisbonne de s’installer en Suisse. «Il n’est guère dans l’intérêt de la Confédération, en tant que propriétaire de La Poste, que le secret postal soit garanti depuis le Portugal ou que la solution de vote électronique soit gérée depuis ce pays», a déclaré le porte-parole de Syndicom, ajoutant qu’en tant qu’entreprise publique, La Poste se devait de «montrer l’exemple».Parallèlement, le parlement examine, dans le cadre de sa session d’automne qui vient de débuter, différentes interventions parlementaires concernant le rôle futur de l’entreprise. D’autres plans de délocalisation en Suisse, notamment dans le contexte de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, pourraient être moins bien accueillis. Fin août, La Poste avait annoncé qu’elle devait procéder à jusqu’à 100 licenciements en raison de sa situation financière tendue.

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Un site ouvert en 2023

Début 2023, le géant jaune a ouvert son propre site informatique à Lisbonne afin de pallier la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et s’assurer d’un accès au marché du travail international. A l’époque, l’entreprise avait annoncé son intention d’y embaucher jusqu’à 120 employés informatiques supplémentaires à moyen terme. La Poste avait également souligné qu’elle ne délocaliserait aucun emploi depuis la Suisse.Environ 60 employés travaillent pour la Poste au Portugal, rapporte le Tages Anzeiger. «Lisbonne complète notre site en Suisse. La Suisse restera le site principal pour l’informatique à l’avenir», a déclaré une porte-parole du géant jaune. Elle ajoute que La Poste a créé plus de 250 emplois dans le domaine informatique en Suisse ces dernières années.

Lire aussi: La Poste biffe une centaine d'emplois après des résultats en baisse

https://www.letemps.ch/articles/la-poste-deplace-200-emplois-informatiques-de-la-suisse-au-portugal

La Cour suprême autorise les descentes antimigrants dénoncées comme des contrôles au faciès

Les restrictions imposées aux opérations de la police de l’immigration visant à éviter les contrôles au faciès n’ont pas lieu d’être, a décidé la Cour suprême des Etats-Unis lundi. Une décision provisoire aux répercussions potentiellement nationalesLa Cour suprême des Etats-Unis a provisoirement levé lundi les restrictions imposées aux opérations de la police de l’immigration de Donald Trump à Los Angeles, qui avaient été ordonnées pour éviter les contrôles au faciès.Le responsable de la politique d’expulsions de l’administration Trump a salué une «excellente décision» de la plus haute juridiction du pays, à majorité conservatrice. «Nous n’employons pas le profilage racial», a affirmé Tom Homan devant la presse.Cette décision aux répercussions potentiellement nationales a en revanche été vivement critiquée par le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom. Elle ouvre la voie à «un défilé de terreur raciale à Los Angeles», s’est indigné le démocrate, dénonçant dans un communiqué un laissez-passer pour «cibler les Latinos».

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Les habitants d’origine latino-américaine se sont sentis injustement visés début juin lorsque la police de l’immigration (ICE) a multiplié les descentes dans la mégalopole californienne. Donald Trump avait alors, contre l’avis du gouverneur, déployé sur place plusieurs milliers de militaires face aux manifestations. Beaucoup avaient dénoncé les opérations coup de poing menées en pleine rue par les agents masqués d’ICE comme des contrôles aux faciès.

«Immigration illégale prononcée»

Soutenus par diverses associations, trois immigrés arrêtés à un arrêt de bus et deux Américains d’origine hispanique contrôlés par ICE avaient porté plainte. En juillet, une juge fédérale leur a donné raison en interdisant provisoirement dans la région les arrestations reposant sur quatre facteurs, seuls ou combinés: l’origine ethnique, le fait de parler espagnol ou anglais avec un accent étranger, le métier d’un individu ou le fait qu’il se trouve dans un lieu particulier – comme un arrêt de bus, un lavage auto, une ferme ou un magasin de bricolage.

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Décidées au nom du Quatrième amendement de la Constitution – qui requiert une «suspicion raisonnable» et individualisée pour une arrestation ou une fouille -, ces restrictions avaient été confirmées en appel.Les descentes dans la région se sont depuis faites beaucoup plus rares, sans disparaître. En août, une opération devant un magasin de bricolage avait fait polémique.

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Avec sa décision lundi, la Cour suprême lève les restrictions imposées à ICE, par six voix – celles des juges conservateurs – contre trois, jusqu’à ce que la cour d’appel statue sur le fond ou qu’elle-même soit saisie.La Cour ne motive pas sa décision, mais le juge conservateur Brett Kavanaugh souligne dans sa décision que «l’immigration illégale est particulièrement prononcée dans la région de Los Angeles», où les sans-papiers représenteraient 10% de la population.

«Racisme avec un badge»

«Lorsque ICE m’a arrêté, ils ne m’ont jamais montré de mandat ni expliqué pourquoi. J’ai été traité comme si je ne valais rien: enfermé, dans le froid, affamé et sans avocat. Et maintenant, la Cour suprême dit que c’est normal?», a réagi Pedro Vasquez Perdomo, l’un des immigrés ayant porté plainte. «Ce n’est pas de la justice. C’est du racisme avec un badge», a-t-il estimé, cité dans un communiqué de l’ACLU, l’une des associations qui l’a soutenu.De son côté, la juge Sonia Sotomayor, première Latino-Américaine nommée à la Cour suprême, a reproché à ses collègues conservateurs de créer «un statut de citoyen de seconde zone». «Nous ne devrions pas avoir à vivre dans un pays où le gouvernement peut arrêter quiconque a une apparence latino», a-t-elle écrit.L’immigration, y compris clandestine, fournit une main-d’œuvre essentielle au secteur agricole américain: 42% des ouvriers agricoles n’ont pas d’autorisation pour travailler aux Etats-Unis, selon une étude du ministère de l’Agriculture de 2022. Sur X, le ministère de la Sécurité intérieure a annoncé que la police de l’immigration allait «continuer à inonder la zone à Los Angeles».L’affaire doit revenir devant la justice le 24 septembre, date à laquelle le tribunal de première instance pourrait décider d’imposer des restrictions plus durables. «Ce n’est pas fini», a insisté devant la presse l’avocat de l’ACLU, Mohammad Tajsar.

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Les deux principaux opposants exclus de la présidentielle en Côte d'Ivoire

Ni Laurent Gbagbo ni Tidjane Thiam, les deux principaux opposants ivoiriens, ne pourront se présenter à la présidentielle du 25 octobre, a décidé le Conseil constitutionnel lundiLa présidentielle ivoirienne du 25 octobre se déroulera sans les deux principaux opposants. Les candidatures de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam ont été définitivement rejetées, renforçant le statut de favori du chef de l’Etat sortant Alassane Ouattara.Le climat politique est tendu en Côte d'Ivoire depuis plusieurs semaines: l’opposition qui s’attendait à l’exclusion de ses leaders dénonce une élection tronquée et s’oppose à un quatrième mandat d’Alassane Ouattara qu’elle juge inconstitutionnel.Lundi, le Conseil constitutionnel a estimé que Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam ne pouvaient concourir car ils sont radiés de la liste électorale, le premier en raison d’une condamnation judiciaire et le second pour des questions de nationalité.

Lire aussi: Tidjane Thiam démissionne de la présidence de son parti d’opposition en Côte d'Ivoire, mais reste candidat à la présidentielle

«Le Conseil constitutionnel a de façon constante exigé la qualité d’électeur comme condition d’éligibilité», a déclaré la présidente du Conseil constitutionnel Chantal Nanaba Camara. Laurent Gbagbo n’avait par ailleurs pas obtenu le nombre de parrainages valides requis, selon elle.

Cinq candidatures

Le Conseil a retenu cinq candidatures dont celle du chef de l’Etat sortant Alassane Ouattara, qui brigue un quatrième mandat et sera favori pour le scrutin du 25 octobre.«Les Ivoiriens espéraient que le Conseil défendrait leur droit fondamental de choisir leur président par la voie des urnes. Au lieu de cela, ils se retrouvent face à un véritable plébiscite organisé du président sortant, pour un quatrième mandat anticonstitutionnel», a réagi Tidjane Thiam dans un communiqué transmis à l’AFP. «Les Ivoiriens méritent des élections libres, équitables et inclusives. Les assauts permanents contre la démocratie et le déni du droit doivent cesser pour que la paix règne enfin dans notre pays», a-t-il ajouté.

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Accusé par l’opposition de choisir ses adversaires, le pouvoir répond depuis des mois suivre des décisions prises par une justice indépendante. Alassane Ouattara assure également que son quatrième mandat est conforme à la Constitution.La loi fondamentale ivoirienne prévoit un maximum de deux mandats, mais le Conseil constitutionnel a estimé en 2020 qu’avec la nouvelle Constitution adoptée quatre ans plus tôt, le compteur des mandats présidentiels avait été remis à zéro.

55 candidatures retoquées

Pour cette présidentielle, le chef de l’Etat au pouvoir depuis 2011 affrontera les anciens ministres Jean-Louis Billon, Ahoua Don Mello ainsi que l’ex-Première dame Simone Ehivet Gbagbo et Henriette Lagou, déjà candidate en 2015.Jean-Louis Billon est un dissident du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), la formation de M. Thiam. Ahoua Don Mello est de son côté un ancien membre du Parti des peuples Africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo.D’autres figures de la politique ivoirienne seront absentes du scrutin comme Pascal Affi N’Guessan qui n’a pas obtenu le nombre de parrainages requis. Au total, 55 candidatures sur les 60 déposées ont été retoquées par le juge constitutionnel.

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Fin de la saga ayant inspiré la série «Succession»? Les héritiers de l’empire Murdoch trouvent un accord

Lachlan Murdoch, 54 ans, contrôlera l’empire médiatique après le décès de son pèreLes héritiers de Rupert Murdoch ont trouvé un accord permettant au fils aîné du magnat des médias, proche des opinions conservatrices de son père, de contrôler son empire après son décès.Trois de ses enfants s’opposaient jusque-là aux ambitions du patriarche, âgé de 94 ans, pour Lachlan, 54 ans. Prudence MacLeod, Elisabeth et James Murdoch «vont cesser de détenir des participations» dans les groupes News Corporation (Wall Street Journal, New York Post aux Etats-Unis, The Sun au Royaume-Uni, The Australian) et Fox Corporation (Fox News) en échange de liquidités, selon un communiqué de presse. D’après le New York Times et le Washington Post, tous trois se partageront 3,3 milliards de dollars.Lachlan Murdoch, ainsi que ses jeunes sœurs Grace et Chloe, demeurent eux bénéficiaires du trust familial (un mécanisme juridique, commun aux Etats-Unis, utilisé notamment pour organiser une succession ou protéger un patrimoine).

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Réécrire les règles

En décembre, la justice américaine, saisie à l’initiative de Prudence, Elisabeth et James, s’était opposée à la volonté du milliardaire australo-américain de garantir que Lachlan, qui dirige actuellement Fox News et News Corp, soit le seul décisionnaire après sa mort, tous ses enfants gardant leurs avantages financiers. Dans sa décision, un tribunal du Nevada avait estimé que le père et le fils avaient agi de «mauvaise foi» en essayant de réécrire les règles, rapportait le New York Times, citant une copie du document judiciaire.Si la fille aînée, Prudence, 67 ans, s’est peu impliquée dans l’entreprise familiale, les trois autres – Lachlan, James, 52 ans, et Elisabeth, 57 ans – ont tous été considérés comme des successeurs potentiels.

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Fox News, le joyau de la couronne

Le trust prévoyait à l’origine des droits de vote égaux pour les quatre descendants. Mais, ces dernières années, Murdoch senior aurait commencé à craindre que la chaîne américaine Fox News – le joyau de la couronne – ne s’éloigne, après son décès, de son ancrage à droite pour refléter les opinions plus centristes de James et d’Elisabeth. James, qui a quitté News Corp en 2020, avait par exemple officiellement apporté son soutien à Kamala Harris, la rivale de Donald Trump lors de l’élection présidentielle de 2024.Pour beaucoup d’observateurs, l’affaire aurait pu avoir de lourdes implications sur l’avenir de l’empire laissé par Rupert Murdoch. Le nouveau trust expirant en 2050, selon le New York Times et le Washington Post, il garantit que Lachlan en conserve le contrôle au moins jusqu’à cette date.

Accusé d’avoir favorisé la montée des populismes

L’empire médiatique de Rupert Murdoch est accusé d’avoir, via certains de ses journaux et de ses télévisions, favorisé la montée des populismes dans les pays anglo-saxons, qu’illustrent le Brexit au Royaume-Uni et l’ascension de Trump aux Etats-Unis.Il a été plus particulièrement reproché à Fox News, aux avant-postes des batailles idéologiques des conservateurs américains, de nourrir la désinformation sur les vaccins anti-Covid et d’avoir amplifié les allégations d’élection présidentielle supposément truquée en 2020 aux Etats-Unis au détriment de Donald Trump.Fox Corporation a déclaré 2,3 milliards de dollars de bénéfice net et 16,3 milliards de chiffre d’affaires sur l’année fiscale se terminant au 30 juin 2025. News Corporation, pour sa part, a enregistré 1,2 milliard de dollars de bénéfice net et 8,5 milliards de chiffre d’affaires.

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Dos au mur, Emmanuel Macron va devoir faire ce qu’il exige des autres

ÉDITORIAL. Le président français demande depuis plusieurs mois à ses alliés et opposants de renoncer à des points centraux de leur programme pour faire avancer un compromis. C’est son tourOn y est. Après deux semaines d’attente et de débats provoqués par l’annonce du vote de confiance suicide auquel François Bayrou a décidé de se soumettre ce lundi, la France se retrouve sans premier ministre et donc sans gouvernement. Emmanuel Macron doit trouver rapidement un casting pour sortir de l’impasse et rassurer l’économie ainsi que la population.Depuis que le premier ministre démissionnaire a pris la décision de mettre son poste en jeu, il a effectivement rouvert toutes les questions, tous les problèmes qui n’avaient pas été résolus par sa nomination. Sur la spirale déficitaire française et les solutions afin d’en sortir, mais aussi (voire surtout) sur l’impasse politique qu’implique une Assemblée Nationale explosée, sans piste de majorité possible.

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Le président de la République va donc devoir trouver une solution dans les jours qui viennent. Sinon son pays plongera dans un nouveau cercle de crise économique, plus profond et plus grave, un cercle dont le président lui-même ne pourra plus sortir et qui pourrait lui coûter son poste. La censure d’un nouveau premier ministre à l'approche de la date butoir du budget et/ou une nouvelle dissolution débouchant sur un parlement sans majorité prouveront en effet sans débat possible que la solution ne peut se trouver qu’à l’étage supérieur, celui de la présidence.S’il veut s’en sortir par le haut, Emmanuel Macron ne peut plus faire semblant d’écouter ce que ses concitoyens ont exprimé lors des législatives anticipées qu’il a provoquées l’année passée. Ils ont clairement dit qu'ils ne voulaient plus de sa vision. Le chef de l’Etat français ne peut plus continuer à mener la politique qu’il estime la meilleure, celle de l’offre et des gestes en direction des entrepreneurs et des grandes fortunes. Il va devoir passer la main d’une manière ou d’une autre. Et surtout tolérer qu’un premier ministre fasse des concessions assez grandes pour qu’elles remettent en cause son logiciel, comme celle de taxer les grandes fortunes exigée par le Parti socialiste, seul parti en position de sauver la peau du président. Et encore… seulement si cela se fait sans aliéner la droite traditionnelle des Républicains.

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Emmanuel Macron est donc dos au mur. Et c’est là que l’on verra s’il est capable de faire ce qu’il exige des autres depuis plus d’un an: renoncer à des points centraux de son programme pour faire avancer un compromis avec des forces opposées. Ce n’est qu’ensemble que ces partis centraux pourront sortir la France de son ornière.

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La condamnation de Donald Trump à verser plus de 80 millions de dollars à E. Jean Caroll pour diffamation a été confirmée en appel

En 2019, la journaliste avait accusé le président américain d’un viol dans les années 1990. La justice new-yorkaise a confirmé lundi la condamnation de Donald Trump pour diffamation à son encontreUne cour d’appel de New York a confirmé lundi la condamnation de Donald Trump à verser 83,3 millions de dollars à l’autrice E. Jean Carroll pour l’avoir diffamée, sur fond d’accusations de viol.Dans cette affaire civile, le président américain avait été condamné en janvier 2024 par un jury populaire, qui l’avait estimé coupable d’avoir diffamé cette ancienne chroniqueuse du magazine Elle après qu’elle l’eut accusé de viol dans les années 1990.Les neuf jurés avaient imposé ce montant astronomique de 83,3 millions de dollars, dont 65 millions de dollars de dommages et intérêts «punitifs» censés dissuader Donald Trump de «nuire» à nouveau à E. Jean Carroll. Cette somme avait excédé de beaucoup les dix millions de dollars réclamés par la plaignante pour préjudice moral et professionnel.

Donald Trump reconnu responsable d’agression sexuelle

Le républicain, qui était alors en campagne pour revenir à la Maison-Blanche, avait fustigé une condamnation «ridicule» et promis de faire appel. La Cour d’appel a considéré que le dédommagement décidé par le jury en première instance était «raisonnable au regard des faits extraordinaires et choquants de ce dossier».

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Elizabeth Jean Carroll, 81 ans, fut journaliste et chroniqueuse pour l’édition américaine du magazine Elle et a accusé en 2019 Donald Trump de l’avoir violée en 1996 dans une cabine d’essayage d’un grand magasin new-yorkais.Sur la foi d’une autre plainte au civil en 2022 pour viol et diffamation, elle avait déjà, en mai 2023, fait reconnaître Donald Trump responsable d’agression sexuelle à son encontre en 1996. Le magnat avait été alors condamné à lui verser cinq millions de dollars.

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Sinner-Alcaraz, tous derrière et eux devant

Pour la deuxième année consécutive, l’Italien et l’Espagnol, vainqueur de l’US Open dimanche, ont remporté tous les titres majeurs du tennis mondial. Si leurs finales demeurent incertaines, un fossé les sépare désormais des autres joueurs, y compris de Novak DjokovicSans Donald Trump, et les mesures de sécurité liées à sa présence qui ont provoqué des bouchons à l’entrée du stade et retardé le début de la partie d’une heure, cet affrontement Sinner-Alcaraz aurait tourné court. Il y a bien eu une finale, mais pas vraiment de match, tant Carlos Alcaraz s’est montré supérieur, remportant assez facilement (6-2 3-6 6-1 6-4, 2h42 de jeu) le sixième titre majeur de sa carrière. A 22 ans, le Murcien, nouveau numéro un mondial, reprend l’ascendant sur son aîné du Sud-Tyrol, qu’il avait déjà dominé au terme d’une finale épique en juin à Roland-Garros mais qui l’avait ensuite sèchement battu mi-juillet à Wimbledon.En trois mois, les tableaux de simple messieurs de trois tournois du Grand Chelem ont proposé trois fois la même affiche, pour trois matchs complètement différents. Carlos Alcaraz et Jannik Sinner se sont équitablement réparti les titres majeurs cette saison – deux chacun –, ce qu’ils avaient déjà fait l’an dernier, avec une distribution différente. En 2024, Sinner avait remporté les Open d’Australie et des Etats-Unis et Alcaraz réussi l’enchaînement Roland-Garros, Wimbledon. On pensait cette saison Sinner capable de gagner sur terre battue; l’Italien fut battu après avoir eu trois balles de match. On croyait Alcaraz intouchable sur gazon; Sinner lui coupa l’herbe sous le pied. On voyait l’Italien favori hier matin à New York; erreur encore.Voir plus

https://www.letemps.ch/articles/sinner-alcaraz-tous-derriere-et-eux-devant

Alcaraz bat Sinner en finale de l’US Open et lui reprend le trône mondial

Le joueur espagnol de 22 ans l’a emporté 6-2, 3-6, 6-1, 6-4. Comme en 2024, les deux rois du circuit ATP concluront la saison avec chacun deux titres du Grand Chelem dans leur besaceUne revanche en forme d’apothéose: l’Espagnol Carlos Alcaraz a vengé sa défaite de Wimbledon en privant dimanche Jannik Sinner d’un deuxième titre d’affilée à l’US Open. Sous les yeux du président des Etats-Unis Donald Trump, premier président américain en exercice à assister à une finale à Flushing Meadows depuis Bill Clinton en 2000, le Murcien de 22 ans l’a emporté 6-2, 3-6, 6-1, 6-4.Accroupi sur sa raquette une fois la balle de match passée, Alcaraz a partagé une accolade chaleureuse avec son adversaire au filet avant de célébrer sa victoire avec son désormais traditionnel swing de golfeur, réalisé cette fois en direction de Donald Trump, féru comme lui de la petite balle blanche.«Aujourd’hui, tu étais meilleur que moi», a sportivement reconnu le perdant à l’adresse du vainqueur lors de la cérémonie de remise des trophées. «J’ai fait de mon mieux, je ne pouvais rien faire de plus», a-t-il ajouté. «Cette saison, je t’ai plus vu que ma famille», a pour sa part plaisanté Alcaraz en regardant Sinner, au terme de leur cinquième duel de l’année, toujours en finale.

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Comme en 2024, les deux rois du circuit ATP concluront la saison avec chacun deux titres du Grand Chelem dans leur besace: l’Open d’Australie et Wimbledon pour l’Italien de 24 ans, Roland-Garros et l’US Open pour son cadet.La finale n’a pas atteint les mêmes sommets d’intensité qu’à Roland-Garros, où le magicien d’El Palmar avait sauvé trois balles de match contre son meilleur ennemi pour arracher une deuxième Coupe des Mousquetaires d’affilée.Mais les spectateurs du court Arthur-Ashe ont tout de même eu droit à leur lot de duels de fond de court et de batailles d’amorties.

A Roland-Garros: A 5-3, 0-40 et trois balles de match Sinner: l’évasion d’Alcaraz

Visite présidentielle

Donald Trump, arrivé sur les coups de 13h45 avec sa caractéristique cravate rouge, a d’abord été accueilli par un mélange de sifflets et d’applaudissements, couverts par la musique d’un stade encore aux trois-quarts vide. Les mesures de sécurité renforcées liées à la visite présidentielle ont en effet retardé l’entrée des spectateurs dans le stade et décalé le début du match d’une bonne trentaine de minutes.Les tribunes du Central se sont peu à peu remplies et Donald Trump s’est fait brièvement siffler par une partie de la foule à la fin du premier set, quand son visage a été projeté sur les écrans géants du stade. Mais on pouvait également entendre quelques applaudissements et le président a volontiers signé quelques casquettes tendues par des spectateurs une fois le match achevé.Pour le reste, c’est bien le tennis qui était à l’honneur dimanche à New York, à l’occasion de cette troisième finale de Grand Chelem de l’année entre les deux mêmes joueurs, une première depuis le début de l’ère professionnelle en 1968.

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Alcaraz aérien sous un toit fermé

Alcaraz a entamé la partie le couteau entre les dents, breakant Sinner dès le premier jeu, long d’une dizaine de minutes. Ecoeurant l’Italien en alternant missiles croisés, services chirurgicaux et changements de rythme, le joueur entraîné par l’ex-N.1 mondial Juan Carlos Ferrero s’est même offert le luxe de breaker une deuxième fois Sinner pour logiquement remporter la première manche.Invaincu depuis l’US Open 2023 sur dur en Grand Chelem, Sinner a réagi en champion pour gagner le deuxième acte. Mais «Carlitos» est redevenu aérien dès l’entame de la troisième manche, infligeant un 5-0 puis un 6-1 à un Sinner sans solutions et laissant échapper quelques signes d’agacement inhabituels, comme quand il a expédié une balle dans les airs, sous le toit du Central fermé en raison de la pluie tombée dimanche sur New York.Plus serré, le quatrième set a basculé quand Alcaraz a pris le service de Sinner à deux jeux partout, sur une balle de break offerte sur un plateau par l’Italien, auteur d’une double faute. L’Espagnol a conclu le match 6-4 sur un ace, au bout de 2h42 de bagarre.

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