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Renouveau au Théâtre du Loup, à Genève: «Notre projet met au même niveau les spectacles et les ateliers collectifs pour imaginer ensemble un futur désirable»

Ce week-end, le Théâtre du Loup présente son nouveau visage. Artistique, associatif et ouvert sur l’extérieur. Une volonté de refonder la société avec le plus grand nombre défendue par le trio de codirectionDix spectacles (cinq créations, cinq accueils) et autant d’ateliers, de balades dans le PAV voisin, de festivals thématiques ou encore d'initiatives de terrain comme la construction collective d’un four à pain. «Aujourd’hui, on ne peut plus faire du théâtre comme si rien ne se passait autour de nous», explique Jérôme Richer, auteur et metteur en scène qui compose le nouveau trio de direction du Théâtre du Loup, à Genève, avec l’autrice Julie Gilbert et le metteur en scène Jean-Louis Johannides. Trois quinquagénaires qui ont l’esprit et le cœur ouverts, acceptant d’être bousculés par «tout ce que pourraient amener» les divers participants.Avant le week-end de lancement qui, en marge du spectacle Fury Room de Fanny Krähenbühl, propose une présentation de saison et une soirée dansante avec DJ samedi soir, ainsi qu’une balade augmentée le lendemain, ceux qu’on surnomme déjà «la 3J» décrivent d’une seule voix comment se profilera désormais ce lieu bâti en 1993 et cher à la Genève culturelle.Voir plus

https://www.letemps.ch/articles/renouveau-au-theatre-du-loup-a-geneve-notre-projet-met-au-meme-niveau-les-spectacles-et-les-ateliers-collectifs-pour-imaginer-ensemble-un-futur-desirable

Le Conseil d'Etat vaudois veut raboter les salaires des fonctionnaires

En quête d’économies, les autorités cantonales ont présenté aux syndicats une «contribution de crise» de 0,8% sur les salaires de la fonction publique. Un appel à la mobilisation est lancéLe canton de Vaud sort les ciseaux. Après avoir ciblé le secteur de la santé, le Conseil d'Etat a présenté mercredi aux syndicats une «contribution de crise» qui engendrerait une baisse de 0,8% du salaire brut de tous les fonctionnaires. Les salaires ne seraient pas indexés au coût de la vie l’année prochaine, https://www.24heures.ch/vaud-le-conseil-detat-sattaque-aux-salaires-publics-615113031408

.Le secteur de l’enseignement serait particulièrement concerné par cette réduction de la masse salariale. Le projet du gouvernement pour le budget 2026 prévoit pour cette catégorie d’employés la suppression des périodes de décharges en fin de carrière et la diminution des rétributions des enseignants sans titre pédagogique. Economies espérées: entre 1 et 1,7 million de francs.

Lire aussi: Le potentiel d’économies de l’Etat de Vaud en matière d’aide sociale crée un imbroglio général

Le Conseil d'Etat ne commente pas

Sollicité par le quotidien vaudois, le Conseil d'Etat se garde de commenter «les chiffres qui circulent actuellement», invitant à attendre «la prochaine présentation publique du projet de budget 2026» qui devrait avoir lieu la semaine prochaine. «Ce sont ces salariés et les usagers des services publics et parapublics du canton qui vont payer au prix fort» les mesures du canton, dénoncent d’ores et déjà les syndicats SSP, SUD et la FSF dans un communiqué commun.Jeudi, https://www.rts.ch/info/regions/vaud/2025/article/vaud-coupe-de-10-millions-dans-les-creches-en-2026-inquietudes-du-secteur-29001805.html

contre ces mesures d’économies le 2 octobre.

https://www.letemps.ch/articles/le-conseil-d-etat-vaudois-veut-raboter-les-salaires-des-fonctionnaires

En direct, guerre en Ukraine – Volodymyr Zelensky revendique une contre-offensive réussie dans l'est

Le président ukrainien a rendu jeudi visite aux soldats sur le front et s'est félicité d'une contre-offensive réussie dans l'est face aux troupes russes, dont le nombre a été estimé par le président russe à «plus de 700 000». De son côté, l'ambassadeur Thomas Greminger pense que Kiev et Moscou accepteraient des soldats suisses pour observer un éventuel cessez-le-feu. Notre suiviPour approfondir

Sursis dans l’oblast de Donetsk. https://www.letemps.ch/monde/en-ukraine-le-dernier-ete-de-la-jeunesse-de-droujkivka-ici-le-soleil-brille-comme-nulle-part-ailleurs

Retrouvez ici https://www.letemps.ch/tags/ukraine?srsltid=AfmBOooonZH7mJxurM0tzdtOIRsvv0UkMexAL92WwI4BBnlMATkemEM9

https://www.letemps.ch/articles/en-direct-guerre-en-ukraine-l-ambassadeur-russe-convoque-par-bucarest-pour-protester-contre-l-intrusion-d-un-drone

Le Conseil des Etats lève un obstacle au congé parental genevois de huit semaines, pionnier en Suisse

Un signal positif a été envoyé par le Conseil des Etats jeudi: il a accepté de modifier la loi sur l’assurance perte de gain. Elle permettra au canton de Genève de mettre en vigueur un congé parental de huit semaines supplémentaires, accepté en... 2023Deux ans que les initiants attendent cette décision: depuis qu'en 2023, les votants genevois ont accepté à près de 58% l’initiative cantonale des Vert’libéraux. Le texte complète les seize semaines de congé maternité cantonal par huit semaines en faveur de l’autre parent.Chose assez rare, le Conseil fédéral a demandé au Parlement de ne pas donner de garantie – soit de refuser – la modification de la Constitution genevoise. La raison est juridique: il était nécessaire d'élaborer une base légale autorisant les cantons à créer de nouveaux financements par le biais de cotisations paritaires, soit celles des employeurs et des employés. C’est ce que prévoit la modification de la loi fédérale sur les allocations pour perte de gain (APG). Cette réforme va au-delà de la question du congé parental genevois: elle harmonise les pratiques en matière d’APG et les modernise. Des changements acceptés à l’unanimité par le Conseil des Etats jeudi. Le Conseil national doit désormais se prononcer.Voir plus

https://www.letemps.ch/articles/le-conseil-des-etats-leve-un-obstacle-au-conge-parental-genevois-de-huit-semaines-pionnier-en-suisse

L’Inde rêve des Jeux olympiques mais doit d’abord régler son problème avec le dopage, selon le CIO

Si le pays le plus peuplé du monde brille peu dans les grandes compétitions sportives internationales, ses athlètes tombent souvent dans les filets de la lutte antidopage. Une question de culture: en Inde, une médaille rapporte souvent un emploi gouvernementalC’est l’un de ses rares champions olympiques, l’athlète Neeraj Chopra, qui le dit: «le dopage est un gros problème en Inde». Alors, candidat à l’organisation des Jeux olympiques de 2036, le pays le plus peuplé de la planète s’emploie à redorer son blason en la matière. La rencontre a eu lieu à huis clos, mais les échos de la visite cet été à Lausanne d’une délégation indienne au siège du Comité international olympique (CIO) qui ont filtré dans la presse ont fait du bruit.Non contents de rappeler aux Indiens les faillites de leur gouvernance et les faibles performances de leurs athlètes, le CIO leur a conseillé de muscler leur arsenal contre le dopage s’ils veulent pouvoir organiser des Jeux à Ahmedabad, dans l’ouest du pays. «Le CIO veut s’assurer que le pays auquel il va attribuer les Jeux dispose d’une politique antidopage et d’une gouvernance solides», reconnaît Michael Payne, son ex-directeur du marketing, avant de s’empresser d’ajouter, songeant aux précédents russes et chinois: «Mais si vous regardez le passé, beaucoup d’hôtes avaient un bilan «compliqué» en matière de dopage et ça ne les a pas empêchés d’organiser les Jeux».

Lire aussi: L’Inde rêve d’un Usain Bolt des rizières

«La question principale reste la confiance dans la capacité du pays à organiser des Jeux en temps et en heure et, là-dessus, l’Inde a du travail, développe Michael Payne. Le souvenir de la débâcle des Jeux du Commonwealth est resté vif». En 2010, cette compétition organisée à New Delhi a connu son lot de retards et de ratés dans la construction des infrastructures, de soupçons de mauvaise gestion ou de franche corruption.

Une médaille pour une rente à vie

Néanmoins, l’Inde a pris cet avertissement des instances olympiques en matière de dopage très au sérieux. Le ministre des Sports Mansukh Mandaviya a aussitôt mis sur pied une commission spéciale chargée de faire reculer ces pratiques. Plus qu’à la fraude de quelques tricheurs, c’est à un système que les autorités vont devoir s’attaquer, dans un pays où la récompense du succès sportif va bien au-delà de la gloire et encourage la performance à tout prix.En Inde, les athlètes qui atteignent (rarement) le podium des Jeux olympiques ou (plus fréquemment) asiatiques – parfois même les champions nationaux – se voient régulièrement offrir un très convoité emploi public. «Décrocher une médaille […] les aide à obtenir un emploi gouvernemental», confirme l’avocat Saurabh Mishra, qui a défendu plusieurs sportifs accusés de dopage. «Ils savent qu’ils peuvent être punis mais n’hésitent pas à mettre leur carrière en jeu pour ça.»

Lire aussi: Le désarroi de Julien Lyon, coach suspendu de Sierre-Zinal: «Je prévenais souvent mes athlètes: si l’un de vous se dope, on tombe tous»

Le poste, souvent dans l’armée ou la police, reste fictif pendant la carrière active de l’athlète, qui ne l’occupe réellement qu’à sa retraite. Parmi les exemples célèbres – et sans suggérer qu’il ait pris des libertés avec les règlements antidopage – figure le joueur de cricket Joginder Sharma, entré dans la police après la victoire de l’Inde à la Coupe du monde 2007.Athlètes et lutteurs constituent l’essentiel des cas de dopage récemment confirmés en Inde. Dernier exemple en date, le jeune lutteur Reetika Hooda, quart de finaliste dans sa catégorie aux Jeux de Paris 2024, a été testé positif et suspendu.

«Besoin d’éducation»

L’Autorité mondiale antidopage (AMA) considère l’Inde comme l’un de ses plus mauvais élèves. Un classement que son équivalente nationale (NADA) réfute en arguant que les chiffres élevés retenus traduisent justement sa politique agressive de tests. Sur 5606 échantillons prélevés en 2023, 213 ont été testés positifs, selon les statistiques.

Lire aussi: Neeraj Chopra et Arshad Nadeem, les frères ennemis du lancer du javelot

L’avocat Saurabh Mishra plaide également que certains athlètes recourent à des produits dopants à leur insu. Certains absorbent des compléments alimentaires ou des potions sans savoir ce qu’elles contiennent, développe M. Mishra, soulignant «le besoin d’éducation et de conseil» des athlètes.Soutien affiché de la candidature indienne aux JO de 2036, le gouvernement du premier ministre Narendra Modi a fait voter une nouvelle loi antidopage très stricte en août au parlement. Elle prévoit notamment la hausse du nombre des centres de détection afin, espère-t-elle, «de respecter les plus hauts standards d’intégrité».

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La chute des exportations suisses aux Etats-Unis est amorcée

En août, le commerce extérieur de la Suisse vers le pays de Donald Trump s’est contracté de près d’un tiers. L’impact des barrières douanières se fait sentirLa baisse des exportations suisses vers les Etats-Unis s’est accélérée en août. L’Administration fédérale des douanes a fait état jeudi d’une chute de 30% de la valeur des biens écoulés en août dans la patrie de Donald Trump. C’est le quatrième mois consécutif de repli (en comparaison avec le même mois de l’année précédente). En juillet, le recul avait été de 15%, idem en juin. Il avait atteint 31% en mai.La dernière fois qu’une baisse avait été enregistrée quatre mois de suite, c’était en 2020, l’année du Covid, et avant cela, il faut remonter à 2009, pendant la crise financière.Voir plus

https://www.letemps.ch/articles/la-chute-des-exportations-suisses-aux-etats-unis-est-amorcee

En direct, Moyen-Orient – Le Conseil de sécurité de l'ONU se prononce sur un cessez-le-feu à Gaza

Les membres du Conseil ont lancé des discussions sur un projet de résolution fin août. L'armée israélienne a ouvert une nouvelle route d'évacuation de la ville de Gaza, soumise à une offensive intensive. De l'autre côté de l'Atlantique, un juge américain a ordonné l'expulsion du militant pro-palestinien Mahmoud Khalil. Notre suiviPour approfondir

Le rêve de Bezalel Smotrich.https://www.letemps.ch/monde/bezalel-smotrich-la-victoire-d-un-homme-qui-revait-de-la-reconquete-israelienne-de-gaza-au-nom-de-dieu

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Tous nos articles, analyses et reportages https://www.letemps.ch/monde/moyenorient

https://www.letemps.ch/articles/en-direct-moyen-orient-dirigeants-arabes-et-musulmans-a-doha-pour-condamner-l-attaque-d-israel

L’impossible taxation des riches

ÉDITORIAL. Jamais le monde n’a compté autant de milliardaires et jamais il n’a été aussi difficile de taxer ces fortunes extrêmement mobiles. Le constat est simple, les réponses beaucoup moinsEntendez-vous cette colère qui gronde? La rage qu’inspire la concentration des richesses crève les yeux en France, elle se défoule aussi dans les urnes en Allemagne, en Italie ou au Royaume-Uni. Aux Etats-Unis, elle coupe l’opinion publique en deux même si le pouvoir penche actuellement largement du côté des nantis.Preuve que le sujet est dans l’air du temps, quelques données livrées récemment par le Financial Times mettent des chiffres sur l’envol des grandes fortunes. Alors qu’en 1987 le magazine Forbes identifiait 140 milliardaires dans le monde, il en recense aujourd’hui 3000, qui se partagent 16 000 milliards de dollars. Les avoirs d’Elon Musk, trônant en tête de ce classement, pèsent 342 milliards, soit plus que la somme des fortunes de 1987, estimée alors à 295 milliards.Pour couronner le tout, la même source nous apprenait en 2024 que les moins de 30 ans qui https://www.bfmtv.com/economie/patrimoine/pour-la-premiere-fois-depuis-15-ans-tous-les-milliardaires-de-moins-de-30-ans-ont-herite-de-leur-fortune_AV-202404070040.html

. Alors que l’endettement public atteint des sommets, que l’Etat providence montre ses limites et que les besoins pour limiter les effets du changement climatique sont colossaux, tous les ingrédients d’une dangereuse marmite à pression sur le point d’exploser sont réunis.

Lire aussi: Taxe Zucman or not taxe Zucman? Les super-riches, un malaise français

Des fortunes extrêmement mobiles

Face à ce constat et ces besoins, le bon sens voudrait que les pays membres de l’OCDE s’assoient autour d’une table et proposent un impôt minimal pour les ultra-riches. Vu les montants brassés, un taux assez bas suffirait pour améliorer l’ordinaire des Etats. La Suisse, rare pays pratiquant encore un impôt sur la fortune, est bien placée pour le savoir. A Genève, selon des chiffres articulés par la conseillère d’Etat chargée des Finances, Nathalie Fontanet, 1,3% des contribuables paient 78% de l’impôt sur la fortune.Parvenir à une alliance internationale sur ce thème dans le contexte actuel est toutefois illusoire. Et quiconque part seul s’expose à un exode de milliardaires aujourd’hui très mobiles. Au Royaume-Uni, l’abolition de l’exemption fiscale des avoirs à l’étranger avait déjà entraîné 10 000 départs ce printemps.Nul besoin de franchir la Manche pour trouver des exilés fiscaux. La révélation cet été du déménagement en Italie de Renaud de Planta a agité la République et Canton de Genève. Le départ de l’ex-associé de la banque Pictet fait suite à la récente délocalisation du groupe SGS à Zoug, probablement aussi pour bénéficier d’un fisc plus clément. D’autres fortunes ont discrètement migré à Dubaï pour des raisons qui n’ont rien à voir avec l’ensoleillement des Emirats arabes unis.

Lire égalelment: Dubaï, la concurrente qui monte face à la place financière suisse

Les réponses à ce sac de nœuds fiscal vont varier de pays en pays. Aussi compréhensible que puisse être l’exaspération populaire face à des chiffres qui donnent le tournis, une évidence doit rester à l’esprit du citoyen suisse à l’heure de voter sur ces questions brûlantes. Les ultra-riches nourrissent l’Etat social, comme en témoignent les chiffres à Genève ou dans le canton de Vaud. Traquer les milliardaires ou dissuader l’entrepreneuriat risque donc de produire l’effet inverse de ce qui est recherché: porter préjudice à l’édifice construit depuis l’après-guerre plutôt que de le servir.

Lire aussi: La population lémanique reconnaît l'importance des multinationales, qui réclament de nouveaux «coups de pouce» fiscaux

https://www.letemps.ch/articles/l-impossible-taxation-des-riches

«On n’a pas peur»: au large de la Grèce, les bateaux suisses de la flottille Soumoud mettent les voiles vers Gaza

Forte de 6 bateaux et 41 membres, la délégation helvétique a pris la mer mercredi pour rejoindre la flottille internationale, plus grande jamais organisée, pour briser le blocus israélien sur la bande de Gaza. Face aux dangers qui l’attendent, elle espère recevoir un soutien diplomatique du DFAEShady Ammane affiche un sourire radieux. Joint mercredi matin par appel vidéo, l’enseignant genevois, coordinateur de la délégation suisse de la flottille Soumoud, s’empresse de lever son téléphone: devant la grand-voile gonflée à bloc flottent fièrement, côte à côte, les drapeaux suisse et palestinien. «C’est émouvant d’être un si petit pays et d’avoir réussi à mobiliser autant. J’aimerais remercier toutes celles et ceux qui ont rendu cela possible», s’émeut le militant d’origine syrienne. Le voilier où il se trouve mesure 13,5 mètres de long et a été acheté grâce à un financement participatif qui a réuni au total 180 000 francs. Il s’appelle normalement le Blue Pearl, mais pour cette mission il se nommera Asser & Ayssel, du nom de jumeaux gazaouis tués à l’âge de trois jours par l’armée israélienne, en août 2024.L’activiste de 50 ans, dont c’est la première fois en haute mer, nous emmène faire le tour de l’embarcation, partie mardi du port de Fikinos, en Grèce. Sur le pont, le soleil est franc, le vent souffle et le bleu azur s’étend à l’infini. A tribord, l’île de Serifos; à bâbord, l’île de Sifnos; à l’avant, deux autres voiliers eux aussi habillés de drapeaux palestiniens. Direction le cockpit, où s’affairent les neuf membres d’équipage, dont le capitaine grec, le député LFI François Piquemal, des journalistes et une infirmière française. Puis descente en cabine, où entre les couchettes superposées sont stockés des jerricanes rouges (le bateau est hybride), douze jours de nourriture et, surtout, un maximum de lait maternel en poudre.Voir plus

https://www.letemps.ch/articles/on-n-a-pas-peur-au-large-de-la-grece-les-bateaux-suisses-de-la-flottille-soumoud-mettent-les-voiles-vers-gaza

Coups de canon, carrosse doré et cérémonie militaire: Donald Trump accueilli en grande pompe au château de Windsor

Le président américain a entamé ce mercredi sa visite d’Etat au Royaume-Uni avec tout le faste de la monarchie britannique. L’événement se déroule à huis clos et avec un dispositif de sécurité exceptionnel. Les protestataires sont tenus à distanceDonald Trump a été reçu mercredi par Charles III avec tout le faste de la monarchie britannique au château de Windsor, pour le premier jour de sa visite d’Etat au Royaume-Uni, qui se tient à l’écart du public et des manifestations.Coups de canon, procession en carrosse et cérémonie militaire ont marqué le début de cette deuxième visite d’Etat du président américain, après celle de 2019. De quoi ravir Donald Trump, friand de cette pompe royale.Le président et son épouse Melania ont été accueillis en milieu de journée à leur descente d’hélicoptère d’abord par le prince héritier William et son épouse Catherine puis par le roi Charles III et la reine Camilla. Charles, 76 ans, a pris place aux côtés du président américain, 79 ans, dans un carrosse noir et or, tiré par six chevaux.

Le roi Charles III et le président américain Donald Trump assis dans un carrosse au château de Windsor, le 17 septembre 2025. — © Toby Melville/Avalon/IMAGO

La procession s’est déroulée dans l’enceinte du domaine royal, sans public, et non dans les rues de la ville comme cela avait été le cas lors de la visite d’Etat du président français Emmanuel Macron en juillet.

Lire aussi: Avant la visite d’Etat de Trump, Microsoft annonce investir 30 milliards de dollars au Royaume-Uni

Le dirigeant américain a passé en revue une garde d’honneur dans la cour carrée du château de Windsor, avec fanfare, tambours et cornemuses. Un privilège unique: c’est la première fois que trois régiments sont représentés lors d’un tel événement. Quelque 1300 membres des forces armées britanniques ont participé à cette cérémonie militaire d’une envergure sans précédent.La rue principale de Windsor, ville située à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Londres, a été pavoisée de drapeaux britanniques et américains. Cette visite d’Etat de deux jours est encadrée par un dispositif de sécurité exceptionnel. Elle se déroule à huis clos, sans interaction avec le public.

Le président Donald Trump au milieu de la garde d'honneur lors d'une cérémonie d'arrivée au château de Windsor, le 17 septembre 2025. — © Chris Jackson/Keystone via AP

«Un homme choquant»

Dans ce pays, où Donald Trump est impopulaire, des manifestations sont organisées contre sa venue. A Londres, à l’appel de la coalition «Stop Trump», des manifestants ont commencé à se rassembler dans l’après-midi, certains portant des pancartes «Non au racisme, Non à Trump».A Windsor, plusieurs dizaines de curieux et quelques protestataires avaient fait le déplacement.«C’est bien qu’un président vienne au Royaume-Uni, et nous devons accueillir Donald Trump», affirme Charlene Bryan, venue de Londres. Mais c’est «assez triste que le public ne puisse pas (le) voir», regrette cette employée de crèche âgée de 40 ans.«Trump est un homme choquant. C’est un leader épouvantable, et nous ne voulons pas de lui dans notre pays», dit Helen. «Honte sur le gouvernement pour avoir invité le dictateur Trump», peut-on lire sur sa pancarte.

Des manifestants anti-Trump participent à une marche dans le centre de Londres, le 17 septembre 2025. — © Justin Tallis/AFP

Après un déjeuner en privé avec la famille royale, le couple Trump doit déposer des fleurs sur la tombe de la reine Elizabeth II, décédée en septembre 2022, dans la chapelle St George.Un défilé aérien, alliant de façon inédite des avions de combat F35 britanniques et américains, et la patrouille acrobatique des «Red Arrows», précédera le traditionnel banquet royal avec quelque 150 invités.Charles et Camilla ont offert au président américain le drapeau britannique qui flottait au-dessus du palais de Buckingham le jour de son investiture, le 20 janvier.Les Trump ont fait comme cadeau à Charles III une réplique d’une épée du président Eisenhower, rappelant «le partenariat historique qui a été déterminant pour gagner la Seconde Guerre mondiale», selon un communiqué de Buckingham.

L’ombre de l’affaire Epstein

Le second jour de la visite, jeudi, sera consacré à une séquence plus politique, qui se déroulera à Chequers, résidence de campagne du premier ministre Keir Starmer. La conférence de presse pourrait donner lieu à des questions embarrassantes pour les deux dirigeants, relatives notamment à l’affaire Jeffrey Epstein.

Des militants du groupe britannique Led by Donkeys ont projetté sur le château de Windsor un portrait du délinquant sexuel Jeffrey Epstein et du président américain Donald Trump, le 16 septembre 2025. — © Lena Voelk/AFP

Le gouvernement de Keir Starmer, fragilisé sur le plan économique et en pleine crise politique, cherche à tirer parti de cette visite pour multiplier les annonces. Il a notamment déjà enregistré un investissement massif de 30 milliards de dollars (25 milliards d’euros) de Microsoft.Le laboratoire pharmaceutique britannique GSK a lui annoncé un investissement de 30 milliards de dollars sur cinq ans aux Etats-Unis, notamment dans la recherche, le développement. Selon le Financial Times, Keir Starmer a renoncé à obtenir une exemption aux droits de douane de 25% appliqués sur l’acier britannique, pourtant promise début mai.

https://www.letemps.ch/articles/coups-de-canon-carrosse-dore-et-ceremonie-militaire-donald-trump-accueilli-en-grande-pompe-au-chateau-de-windsor

«Dalloway», une écrivaine prise dans les griffes d’une intelligence artificielle

Film d’anticipation de Yann Gozlan, «Dalloway» orchestre un affrontement entre Cécile de France, écrivaine en panne d’inspiration, et son assistante virtuelle, qui a la voix de Mylène Farmer. Aussi prenant que surprenantDe temps à autre, des cinéastes français vont défier leurs homologues américains sur leur terrain, et le résultat n’est plus toujours aussi navrant qu’autrefois. Est-ce dû à l’épuisement patent du cinéma hollywoodien actuel ou aux progrès intrinsèques du cinéma hexagonal? Toujours est-il qu’aux bonnes surprises récentes de Drone (Simon Bouisson) ou Le Règne animal (Thomas Cailley) vient s’ajouter aujourd’hui Dalloway de Yann Gozlan, mi-techno-thriller mi-médiation sur l’intelligence artificielle (IA), d’après un roman de Tatiana de Rosnay (Les Fleurs de l’ombre, 2020). Preuve que si la prose de la prolifique autrice d’Elle s’appelait Sarah et Moka n’est pas forcément des plus inspirantes, son imagination peut offrir d’excellentes bases – comme autrefois pour Daphné du Maurier, à laquelle elle a consacré une biographie et dont Hitchcock tira Rebecca et Les Oiseaux.La référence affichée par le titre vise d’ailleurs plus haut: rien moins que Virginia Woolf, dont le roman Mrs Dalloway donne ici le nom à une IA qui gère la nouvelle vie de Clarissa Katsef (Cécile de France), romancière en panne d’inspiration. Celle-ci a enfin trouvé une chambre à elle chez CASA, entreprise de la tech qui finance une résidence d’artistes. Assistante virtuelle qui va jusqu’à tenir le rôle de confidente, Dalloway (avec la voix de Mylène Farmer) offre un soutien pratique et moral précieux pour l’aider à réaliser son projet de roman consacré aux derniers jours de Woolf, qui s’est suicidée.Voir plus

https://www.letemps.ch/articles/dalloway-une-ecrivaine-prise-dans-les-griffes-d-une-intelligence-artificielle

Votation fédérale sur l’abolition de la valeur locative: le camp du non gagne du terrain

Le 28 septembre prochain, la votation sur la réforme de l’imposition de la propriété du logement pourrait s’avérer très serrée. Le «non» gagne plus d’une dizaine de points selon plusieurs sondages. La loi sur l’e-ID devrait quand à elle passer la rampeDifficile de prédire l’issue du vote sur l’abolition de la valeur locative le 28 septembre prochain: le projet obtient encore une majorité, mais le soutien s’est effondré en un mois, selon les sondages publiés mercredi. L’e-ID devrait, elle, passer la rampe. Les Suisses sont 51% à approuver la réforme de l’imposition de la propriété du logement, soit sept points de pourcentage de moins qu’en août, selon le dernier sondage de l’institut gfs.bern pour la SSR. L’approbation est de 54% selon l’enquête de l’institut Leewas pour 20 Minutes/Tamedia, une chute de onze points.Les deux sondages donnent le «non» à 45% et 44% (+ 12 points pour la SSR, + 14 points pour Tamedia). «En raison de la nette tendance au non et de cette majorité seulement sur le fil, il faut continuer à laisser l’issue de la votation ouverte», écrit gfs.bern. Au final, c’est la mobilisation finale qui aura un «effet phare» sur l’issue du vote.

Lire aussi: Suppression de la valeur locative: oui à une fiscalité équitable!

Duel entre locataires et propriétaires

Plusieurs clivages se dessinent face à ce projet: près de deux tiers des propriétaires l’approuvent, alors que plus de 60% des locataires disent non. La perspective ou l’espoir de devenir un jour propriétaire n’a en revanche «qu’une influence mineure» sur les intentions de vote.Le Röstigraben se renforce également face à l’abolition de la valeur locative: la Suisse romande la refuse fortement (à plus de 60%), tandis que les Alémaniques y sont favorables. Et l’institut Leewas de rappeler qu’en Suisse romande, une partie du secteur de la construction s’oppose au projet. On observe également un fossé entre villes et campagnes. Les régions urbaines, où vivent majoritairement des locataires, rejettent désormais le projet, alors que les zones rurales et les agglomérations le soutiennent.

Lire aussi: Valeur locative: non à une hausse d’impôts pour la classe moyenne

Sur le plan politique, les électeurs de gauche suivent désormais les mots d’ordre du PS et des Vert-e-s et disent un «non» clair (à plus de 70% selon le sondage SSR), alors que les premières enquêtes d’opinion avaient débouché sur une majorité favorable au «oui». Le soutien au projet augmente au fur et à mesure qu’on se déplace vers la droite de l’échiquier politique. Les sympathisants de l’UDC approuvent le projet de loi à une majorité des deux tiers.L’argument qui convainc le plus les personnes sondées est celui selon lequel il n’est pas juste de payer un impôt sur un revenu «fictif». Il est approuvé par les trois quarts des personnes interrogées dans le sondage Tamedia et par 68% des sondés de l’enquête de la SSR.

Lire aussi: «L’e-ID permet aux citoyens d’avoir le contrôle sur leurs données personnelles»

L’e-ID, une question de confiance envers les autorités

Second objet soumis au vote le 28 septembre, la loi sur l’e-ID semble en passe d’être acceptée. Les fronts restent stables: la population dit «oui» à 55% selon 20 Minuten/Tamedia et même 59% selon la SSR (-1 point dans les deux cas). Le refus augmente légèrement, avec 43% de non pour Tamedia (+ 3 points) et 38% pour la SSR (+ 2). Le projet d’identité numérique est essentiellement une question de confiance envers les institutions: les personnes faisant beaucoup confiance au Conseil fédéral sont très favorables à la loi, alors que celles qui se méfient du gouvernement la rejettent.Au niveau partisan, le soutien est le plus marqué à gauche et chez les Vert’libéraux. La majorité pour le «oui» est forte chez les sympathisants du Centre et du PLR, alors que l’UDC se distingue par son rejet net du texte – et qui s’est accentué depuis le dernier sondage en août: c’est non à 60% selon l’enquête de la SSR et même à 70% pour Tamedia.

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En revanche, pas de différence entre les régions linguistiques: alémaniques, romands et italophones prévoient tous de glisser un oui dans l’urne le 28 septembre, même si les premiers sont les plus enthousiastes. On notera encore que les hommes sont plus enclins à voter oui que les femmes.Le sondage SSR a été réalisé du 3 au 11 septembre par l’institut gfs.bern auprès de 14 416 personnes. La marge d’erreur rest de +/-2,8 points de pourcentage. L’enquête de l’institut Leewas a quant à elle été menée les 10 et 11 septembre auprès de 15 619 personnes. La marge d’erreur est de +/-1,4 point.

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Le secrétaire général de l’ONU propose une réduction de 15% du budget 2026

Antonio Guterres a annoncé mardi aux Etats membres et au personnel des Nations unies une baisse de «plus de 15% du budget régulier» de l’organisation, soit environ 500 millions de dollars. Cette coupe entraînera la suppression de plus de 2600 postesLe secrétaire général de l’ONU a proposé aux Etats membres de réduire d’environ 15% le budget ordinaire 2026 de l’organisation qui fait face à des contraintes budgétaires chroniques renforcées par les politiques de Donald Trump.Au printemps, Antonio Guterres avait soumis aux Etats membres un budget de quelque 3,7 milliards de dollars pour 2026, similaire à celui de 2025, mais il travaillait à une révision à la baisse, dans le cadre de son initiative ONU80 destinée à améliorer l’efficacité de l’ONU.Dans deux lettres rendues publiques mardi, il annonce aux Etats membres et au personnel de l’ONU une réduction de «plus de 15% du budget régulier», soit environ 500 millions de dollars, et la suppression d’environ 19% des postes financés par cette partie du budget. Selon un haut responsable de l’ONU, le budget révisé se monte à 3,238 milliards de dollars. Une baisse qui va entraîner la suppression de 2681 postes.

Interview: Martin Griffiths: «Ce n’est pas le moment que l’ONU batte en retraite»

De Genève à Nairobi

Dans son courrier au personnel, le secrétaire général assure que l’impact sera réparti entre les trois piliers de l’ONU (paix et sécurité, droits humains, et développement durable), et que certains secteurs seront épargnés, en particulier les programmes d’assistance aux Etats les plus pauvres.«Pour certains collègues, ces changements pourraient signifier une relocalisation pour eux et leur famille», pour d’autres un changement de poste et pour «certains» un licenciement, note également Antonio Guterres.Le responsable précédemment cité a évoqué la relocalisation dans un premier temps depuis Genève et New York vers des villes moins chères comme Nairobi d’un peu plus de 200 personnes. La proposition de budget va maintenant être discutée par les Etats membres, avant une adoption prévue par l’Assemblée générale d’ici la fin de l’année.

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Arriérés américains de 1,5 milliard de dollars

L’ONU fait face depuis des années à une crise de liquidités chronique, liée au fait que certains Etats membres ne paient pas la totalité de leur contribution obligatoire au budget ordinaire, et que d’autres ne paient pas à temps.Ainsi, les Etats-Unis, premiers contributeurs au budget ordinaire de l’ONU (à hauteur de 22% selon la quote-part fixée par l’Assemblée générale), accumulaient fin janvier des arriérés de 1,5 milliard de dollars et ils n’ont rien payé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, selon l’ONU. Et en 2024, la Chine, deuxième contributeur (20%), n’a payé son dû que fin décembre.A ces problèmes de liquidités s’ajoutent les craintes de baisses de financements de l’administration de Donald Trump. De nombreuses agences de l’ONU sont déjà frappées par les coupes massives dans l’aide américaine à l’étranger.

Une autre interview: Richard Gowan: «Au cours des six premiers mois, la diplomatie américaine à l’ONU a été une vraie pagaille»

https://www.letemps.ch/articles/le-secretaire-general-de-l-onu-propose-une-reduction-de-15-du-budget-2026

Un an après, la faillite de la start-up Inpher suscite toujours des remous

La jeune pousse issue de l’EPFL, active dans la cybersécurité et l’IA, a été soutenue par de grands investisseurs américains et, en Suisse, par Swisscom Ventures. Alors qu’une plainte est traitée par la justice genevoise, les versions divergent sur la fin de cette aventureQuasiment un an après, la faillite de la start-up Inpher, issue de l’EPFL, pose toujours des questions. Active dans la cybersécurité et l’intelligence artificielle, la jeune pousse lancée en 2015 avait attiré des investisseurs de renom, comme un fonds d’Amazon, la grande banque américaine JP Morgan, des spécialistes californiens des nouvelles technologies et, à partir de 2021, Swisscom Ventures, l’entité du groupe de télécoms chargée d’investir dans des start-up en Suisse et à l’étranger. Mais l’aventure a tourné court en octobre 2024 pour la société présente à Epalinges et aux Etats-Unis. Ce mardi, le Tribunal de police de Genève s’est penché, en appel, sur une plainte pour diffamation déposée par des cofondateurs contre un autre ex-dirigeant de la défunte société (la cour rendra sa décision ultérieurement). En toile de fond se dessinent de vives tensions internes et de profondes divergences stratégiques qui ont fini par provoquer la fin d’Inpher.Plus précisément, cette jeune pousse était active dans le «secret computing» – l’informatique confidentielle, en bon français. Sa technologie visait à faire en sorte que des entreprises puissent faire travailler des modèles d’IA comme ChatGPT sur leurs données, sans que les sociétés derrière ces moteurs d’IA n’aient accès à ces data. Cette confidentialité peut être capitale lorsqu’il s’agit de données sensibles, par exemple en matière financière, de santé ou pour un gouvernement.Voir plus

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En Syrie, «des élections imparfaites mais nécessaires»

Le pays organise ses premières élections depuis la chute de Bachar el-Assad. Mais le mode de scrutin, alambiqué, laisse perplexe et inquiète une partie de la population. Reportage auprès de certaines minorités soucieuses d’être représentées dans le futur parlement«Des élections? De quoi?», questionne avec surprise Najoie, 21 ans, étudiante en comptabilité et photographe de mariage. La jeune femme originaire de Douma, l’un des fiefs du soulèvement contre l’ex-président Bachar el-Assad, où la révolte a été violemment écrasée par ce dernier, n’a jamais entendu parler des élections législatives qui se déroulent cette semaine en Syrie. C’est que le futur parlement sera formé par un scrutin un peu particulier: deux tiers des députés seront désignés par des commissions régionales tandis que le tiers restant sera nommé par le président. Un processus qui ne surprend pas Najoie: «Si cela peut améliorer le pays, c’est bien. Mais ce que l’on veut, c’est que notre voix soit entendue.»A une centaine de mètres de là, dans une des rues commerçantes de Douma, Bashar est moins optimiste: «Je trouve le système mauvais. Moi, ce que je voudrais, c’est un scrutin où l’on puisse directement élire nos représentants.» Une revendication que Lara Aizouki, l’une des 11 membres de la haute commission pour les élections de l’Assemblée du peuple, le nom du parlement syrien, entend. «Nous en sommes conscients, il y a une marge d’erreur dans ces élections. Ce n’est pas un processus parfait, mais c’est une solution d’urgence pour relancer le nouvel Etat.»Voir plus

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L’électricité à Yverdon, 277% plus chère que dans le Haut-Valais

Les prix de l’électricité peuvent beaucoup varier d’une commune à l’autre en Suisse, où l’on ne compte plus les distributeurs. Avec la crise énergétique, les écarts se sont accrus. Zoom sur les tarifsSelon les communes, les prix de l’électricité varient du simple au triple. L’an prochain, en Suisse romande, c’est Yverdon-les-Bains qui fera payer le plus. La municipalité vaudoise demandera 36,42 centimes par kilowattheure (pour une famille ordinaire dans l’approvisionnement de base, consommant autour de 4500 kWh par an), selon les tarifs de 2026 publiés ce mois par la Commission fédérale de l’électricité (ElCom).Elle devancera ses cousines de la vallée de Joux et d’une partie du vallon de Saint-Imier, qui dominent traditionnellement ce classement en Suisse occidentale. A l’autre bout, on retrouvera la haut-valaisanne Gondo-Zwischbergen, avec 9,64 ct/kWh, la commune la plus abordable depuis une décennie.Voir plus

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Le Sénat américain confirme la nomination d'un conseiller de Trump à la Fed

Stephen Miran, l'un des architectes et défenseurs de la politique économique du président républicain, va pouvoir siéger à la réunion de mardi et mercredi de la banque centrale américaine qui doit décider du niveau des taux directeursLe Sénat américain a approuvé lundi la nomination par le président Donald Trump d’un de ses conseillers économiques à la Réserve fédérale (Fed), à quelques heures d’une réunion clé de la banque centrale des Etats-Unis.Tenu par la majorité présidentielle républicaine, le Sénat a voté à 48 voix contre 47 pour confirmer à ce poste Stephen Miran, qui devra prêter serment in extremis afin de siéger mardi et mercredi à la réunion au cours de laquelle, toutes les six semaines, la banque centrale des Etats-Unis décide du niveau de ses taux directeurs.

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Les opposants démocrates étaient opposés à sa nomination, craignant qu’il ne fasse qu’appliquer les desiderata de Donald Trump, au sein d’une institution censée rester indépendante.A la tête du Comité des conseillers économiques (CEA) de la Maison Blanche, Stephen Miran est l’un des architectes et défenseurs de la politique économique du président républicain. Lors de son audition au Sénat, il a estimé, à rebours de la majorité des économistes, qu’il n’y avait «pas eu d’augmentation détectable du niveau global des prix à la suite de l’instauration de droits de douane» par l’exécutif américain.

Situation inédite

Formé à l’Université de Boston puis à Harvard où il a reçu son titre de docteur en économie, Stephen Miran a travaillé pour des sociétés d’investissement et été conseiller au ministère des Finances à la fin du premier mandat de Donald Trump.Il doit occuper un poste de gouverneur vacant depuis la démission surprise d’Adriana Kugler. Nommée par l’ex-président démocrate Joe Biden, elle n’a pas précisé les raisons de son départ anticipé. Le mandat d’Adriana Kugler courrait jusqu’au 31 janvier 2026. C’est ce laps de temps que Stephen Miran est censé couvrir.

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Du fait de la brièveté du mandat, Stephen Miran a expliqué aux sénateurs début septembre qu’il ne prévoyait pas de démissionner de son poste de conseiller du président mais seulement de prendre un congé sans solde.La situation inédite – un gouverneur gardant un lien avec la Maison Blanche – a révolté l’opposition qui dénonce une «servitude» annoncée. Donald Trump réclame depuis des mois une détente monétaire pour alléger les coûts d’emprunt et soutenir la croissance. Il minimise en parallèle les risques d’un regain d’inflation, perspective qui a jusqu’ici freiné les banquiers centraux américains.

Lisa Cook reste en poste, pour l’instant

Lundi encore, il a appelé le président de la Fed Jerome Powell à baisser les taux d’intérêt «MAINTENANT, ET PLUS FORTEMENT QUE CE QU’IL A EN TÊTE», dans un message sur Truth Social.La réunion de cette semaine devrait de toute façon marquer la première baisse de taux de 2025. Les investisseurs anticipent majoritairement une diminution d’un quart de point, ce qui est le plus courant en politique monétaire.Pour accélérer les choses, Donald Trump tente de faire de la place pour des fidèles au sommet de la Fed. Après avoir menacé de limoger Jerome Powell et l’avoir appelé en vain à démissionner, il tente de pousser vers la sortie la gouverneure Lisa Cook. Il accuse Lisa Cook d’avoir menti pour obtenir des emprunts immobiliers à des taux plus favorables.

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Lundi, une cour d’appel américaine a confirmé une précédente décision de justice permettant à la gouverneure de rester temporairement en fonction, malgré l’annonce de son limogeage par Donald Trump. Elle devrait donc pouvoir voter en principe avec ses collègues sur les taux d’intérêt. Mais l’affaire est loin d’être close.Douze personnes votent ensemble sur les taux d’intérêt américains: les membres du conseil des gouverneurs (six gouverneurs et Jerome Powell), le président de la Fed de New York et quatre présidents de Fed régionales qui changent d’une année sur l’autre.

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Tour d'Espagne: la dernière étape définitivement arrêtée en raison des manifestations propalestiniennes

La course, perturbée quasi quotidiennement depuis trois semaines, n'a pas réussi à aller à son terme et la dernière étape ne connaîtra pas de vainqueurLa 21e et dernière étape du Tour d’Espagne a été définitivement arrêtée à 56 kilomètres de l’arrivée dimanche à Madrid en raison des manifestants propalestiniens qui ont envahi le parcours du circuit final dans la capitale espagnole, ont annoncé les organisateurs.La course, perturbée quasi quotidiennement depuis trois semaines, n’a donc pas réussi à aller à son terme et la dernière étape ne connaîtra pas de vainqueur. Leader du classement général, le Danois Jonas Vingegaard remporte cette 80e édition de la Vuelta.

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Dimanche, des manifestants propalestiniens, rassemblés par milliers pour la dernière étape du Tour d’Espagne, ont pénétré sur le parcours de la course dans divers points du centre-ville de Madrid avant le passage des coureurs, entraînant l’interruption de facto de la course.Sur Gran Via, en plein cœur touristique de la ville, à Atocha, près de la gare centrale, mais aussi Plaza de Colon, les manifestants ont en fin d’après-midi fait tomber les barrières qui protégeaient le parcours, empruntant les avenues que devaient prendre les cyclistes pour un parcours répété plusieurs fois dans la ville.A Atocha notamment, les policiers ont répliqué en chargeant les manifestants, et en lançant des grenades lacrymogènes, avant de laisser les manifestants déambuler. Dans la foulée, les coureurs ont mis pied à terre pour évaluer la situation, à environ 56 km de l’arrivée, avant de repartir au ralenti, encadrés par les voitures de la direction de course, puis de s’arrêter à nouveau.

Chutes de coureurs

Depuis son arrivée sur le territoire espagnol, la course a été quasi quotidiennement le théâtre de manifestations propalestiniennes ciblant notamment l’équipe Israel-Premier Tech. Elles ont fortement perturbé les coureurs, dont certains ont chuté lors d’incidents, et plusieurs étapes ont dû être écourtées par les organisateurs.Dans un pays où la cause palestinienne est très populaire, ces manifestations ont en outre lieu en période de grande tension entre le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez et celui de Benyamin Netanyahou, après notamment l’annonce récente par le premier ministre espagnol de mesures destinées à «mettre un terme au génocide à Gaza».

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Dimanche, avant les incidents de l’après-midi, Pedro Sanchez a dit son «admiration» pour les manifestants, tout en rappelant son «respect» des sportifs – dans la droite ligne de plusieurs membres de son gouvernement, dont la porte-parole et ministre des Sports Pilar Alegria, qui a même suggéré de réserver aux sportifs israéliens le même traitement qu’aux Russes après l’invasion de l’Ukraine.Longtemps plutôt discrète sur le sujet, l’opposition de droite a finalement de son côté multiplié les attaques ces derniers jours, ciblant tout particulièrement le gouvernement. «Quel triste spectacle», s’est lamenté le chef de file du Parti populaire Alberto Nunez Feijoo samedi sur X: «Plutôt que de voir des ministres l’encourager (les manifestations, ndlr), le gouvernement devrait les condamner, les dénoncer et les éviter».

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«Cette fois vous n’aurez pas ma voix!» A Gelsenkirchen, concentré des problèmes de l’Allemagne, le SPD rejeté

Land le plus peuplé d’Allemagne, la Rhénanie du Nord-Westphalie vote ce dimanche pour renouveler ses conseils municipaux. Dans l’ancienne ville minière de Gelsenkirchen, la déception envers le SPD laisse entrevoir une percée de l’extrême droiteL’ambiance est morose chez les sympathisants sociaux-démocrates de Gelsenkirchen. En cette matinée ensoleillée, cinq membres du SPD distribuent tracts et sachets surprises pour les enfants, dans le quartier résidentiel de Erle Nord. Pas de discours politique enflammé avec les passants, les sociaux-démocrates ont choisi la sobriété dans leurs contacts avec les électeurs, appelés ce dimanche à renouveler leurs assemblées communales et locales. Le SPD marche en effet sur des œufs, dans cette ancienne ville ouvrière, qu’il dirige depuis plus de vingt ans et qui constitue l’un de ses bastions historiques.

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Terence Crawford, un boxeur qui fait enfin l’unanimité

L’Américain a créé la surprise en dominant la superstar mexicaine Canelo Alvarez pour le titre unifié des super-moyens. Terence Crawford est le troisième boxeur à détenir les quatre ceintures de sa catégorie de poids, un exploit qu’il réussit pour la troisième foisIl est rare désormais qu’un grand combat de boxe fasse les gros titres de la presse généraliste. C’est principalement la faute du «noble art», lequel s’est perverti à trop vouloir multiplier les grands titres. Avec quatre fédérations mondiales (par ordre d’apparition: WBA, WBC, IBF et WBO) et 17 catégories de poids, il y a potentiellement 68 «champions du monde» différents, contre seulement huit dans les années 1950. Tout cela manque de clarté, de lisibilité, d’intérêt. Sauf lorsqu’un champion parvient à détenir les quatre ceintures simultanément. Ce n’est actuellement le cas que de trois boxeurs: le Japonais Naoya Inoue depuis décembre 2023 en super-coqs (moins de 55,3 kg), l’Ukrainien Oleksandr Usyk en poids lourds (plus de 90,7 kg) depuis le mois de juillet, et l’Américain Terence Crawford en super-moyens (moins de 76,2 kg) depuis ce week-end.Dans la nuit de samedi à dimanche, Crawford, 37 ans, a détrôné aux points le Mexicain Saul «Canelo» Alvarez, à l’unanimité des trois juges – et des deux combattants, l’un proclamant son triomphe, l’autre acceptant sa défaite. «Je me suis bien entraîné, j’ai tout essayé mais il mérite tout le crédit pour sa victoire», a reconnu Canelo Alvarez, qui était jusqu’à samedi matin l’une des plus grandes stars actuelles de la boxe (et le plus célèbre rouquin du sport mondial avec Gianni Infantino…). La nouvelle star s’appelle désormais Terence Crawford, et s’il a longtemps pesté contre un manque de reconnaissance (avéré), il coche enfin toutes les cases pour sortir d’un relatif anonymat.Voir plus

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