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Une plongée dans Truth Social, la plateforme qui doit sauver Donald Trump

L’entrée en bourse indirecte du réseau social, prévue lundi, doit rapporter des centaines de millions de dollars au candidat à la présidentielle. Truth Social compterait aujourd’hui 5 millions d’utilisateurs

Ce n’était à la base qu’un petit réseau social lancé pour permettre à Donald Trump, banni de Twitter et Facebook, de s’exprimer sur le web. Ce lundi, ce sera sans doute le moyen pour le candidat à la présidentielle américaine de sauver ses finances. Truth Social est aujourd’hui au centre de toutes les attentions. La plateforme, qui doit indirectement entrer en bourse dans les prochaines heures, pourrait rapporter jusqu’à trois milliards de dollars au candidat républicain. Et pourtant, Truth Social est encore un réseau social à petite audience. C’est l’occasion d’y faire un tour.

Mais d’abord, une petite remise en contexte. D’ici ce lundi, Donald Trump doit, dans le cadre de poursuites en justice, s’acquitter d’une amende de près d’un demi-milliard de dollars. Pour renflouer ses caisses, l’homme d’affaires va faire entrer en bourse sa société Trump Media & Technology Group (TMTG), qui détient Truth Social. Ce ne sera pas une cotation classique: TMTG va fusionner avec Digital World Acquisition Corp (DWAC), un véhicule coté, aussi appelé SPAC. Les SPAC, à la mode dans les années 2020, n’ont qu’un objectif: permettre à une société (en l’occurrence TMTG) d’accéder très facilement et rapidement à la bourse.

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https://www.letemps.ch/articles/une-plongee-dans-truth-social-la-plateforme-qui-doit-sauver-donald-trump

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A la présidentielle en Slovaquie, le candidat libéral a une solide avance

L’option pro-russe du gouvernement slovaque pourrait trouver un terme. Ivan Korcok a remporté le premier tour de l’élection présidentielle, devant le candidat du pouvoir en place. Mais ce dernier peut encore engranger de nombreuses voix

L’orientation pro-russe prise récemment par le gouvernement slovaque pourrait connaître un coup de frein en cas de victoire du libéral Ivan Korcok, arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle, ont estimé les analystes dimanche.

Soutenu par l’opposition, Ivan Korcok a obtenu samedi 42,51% des voix, devançant le président du parlement, Peter Pellegrini, qui a recueilli 37,02% des suffrages, selon les résultats définitifs. Les deux principaux candidats à la succession de la présidente libérale sortante Zuzana Caputova s’affronteront lors d’un second tour le 6 avril.

Avant l’élection, les experts s’attendaient à un résultat serré, tout en donnant M. Pellegrini légèrement favori.

### L’Ukraine comme point central

«Aucun sondage ne prévoyait que Korcok aurait une avance de cinq points», a déclaré à l’AFP Tomas Koziak, analyste à l’Université des affaires internationales ISM. «Maintenant, il semble être un candidat fort».

L’invasion de l’Ukraine par la Russie est devenue un élément incontournable de la campagne électorale, après que le chef du gouvernement slovaque Robert Fico a remis en question la souveraineté de ce pays et appelé à la paix avec la Russie. En place depuis octobre, le gouvernement slovaque a également mis fin à l’aide militaire à l’Ukraine.

Dans un post publié sur Facebook après le scrutin, le premier ministre a salué Peter Pellegrini comme «une meilleure solution» pour la Slovaquie, pays de 5,4 millions d’habitants, membre de l’UE et de l’Otan.

**En mai 2023:** [Le gouvernement intérimaire de Slovaquie présente sa démission](https://www.letemps.ch/monde/europe/gouvernement-interimaire-slovaquie-presente-demission)

### Se rapprocher d’Orban ou pas?

Selon les analystes, la politique étrangère continuera d’être un sujet majeur avant le second tour. Si Ivan Korcok est élu, la présidence slovaque «conservera une attitude critique à l’égard de la Russie, des positions proeuropéennes et un soutien à l’Ukraine», estime Grigorij Meseznikov, directeur de l’Institut des affaires publiques de Bratislava.

Peter Pellegrini, quant à lui, «soutiendra l’idée, représentée par la coalition gouvernementale, d’un relâchement de nos liens avec nos alliés et partenaires de l’Otan et de l’UE, un soutien plus faible à l’Ukraine et un penchant pour la Russie», a-t-il ajouté.

![Peter Pellegrini à Bratislava, 23 mars 2024. — © VLADIMIR SIMICEK / AFP](https://letemps-17455.kxcdn.com/photos/9d8d3afc-e103-470f-a918-1f316f055126 "Peter Pellegrini à Bratislava, 23 mars 2024. — © VLADIMIR SIMICEK / AFP")

Une victoire d’Ivan Korcok pourrait également entraver, selon les analystes, le rapprochement avec la Hongrie de Viktor Orban, proche de la Russie. «Il y a une chance que 'l’Orbanisation' de la Slovaquie ne se réalise pas», juge Tomas Koziak.

### Ce n’est pas joué

L’élection d’Ivan Korcok à la présidence n’est néanmoins pas assurée. Peter Pellegrini aura en effet plus de facilité à recueillir les voix des partisans des candidats les plus nationalistes.

Parmi ces derniers, Stefan Harabin, qui a critiqué l’UE et fait l’éloge de Vladimir Poutine pendant la campagne, est arrivé en troisième position, avec près de 12% des voix.

«La plupart des électeurs slovaques veulent un président qui défendra les intérêts nationaux, qui n’entraînera pas la Slovaquie dans une guerre mais parlera de paix, qui fera passer les intérêts de la Slovaquie en premier», a déclaré Peter Pellegrini samedi. Il doit séduire les électeurs de Stefan Harabin qui réagissent «comme un taureau à une muleta rouge» à des penchants pro-occidentaux, juge Tomas Koziak.

Agé de 48 ans, Peter Pellegrini a été ministre dans les précédents gouvernements de Robert Fico et l’a remplacé à la tête du gouvernement en 2018 après sa démission suite au meurtre d’un journaliste d’investigation et de sa fiancée.

### Un diplomate de carrière

De son côté, Ivan Korcok, 59 ans, est un diplomate de carrière et a représenté la Slovaquie aux États-Unis, en Allemagne et en Suisse avant de devenir ministre des Affaires étrangères entre 2020 et 2022. «Je veux m’adresser aux électeurs qui ne sont pas d’accord avec la direction que ce gouvernement donne à la Slovaquie, (…) y compris en matière de politique étrangère», a lancé ce dernier samedi.

Du côté de la politique intérieure, Robert Fico est critiqué pour ses tentatives d’ingérence dans le système judiciaire, avec sa réforme récemment adoptée qui assouplit les peines pour corruption, et pour ses tentatives d’altération des médias publics.

Les partis d’opposition ont soutenu Ivan Korcok, affirmant qu’une victoire de Peter Pellegrini ouvrirait la voie à des grâces présidentielles pour les alliés du gouvernement jugés coupables de corruption. «S’il est élu, Ivan Korcok équilibrera les positions du gouvernement», estime Grigorij Meseznikov.

https://www.letemps.ch/articles/a-la-presidentielle-en-slovaquie-le-candidat-liberal-a-une-solide-avance

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Quentin Mouron sur les insécurités du corps masculin: «La maigreur essentielle: chronique d’une disparition»

A travers des fictions ou des récits, des écrivains romands explorent les fragilités et les inquiétudes de ces enveloppes charnelles assignées à la performance par le regard social, mais qui vieillissent, trahissent et varient aussi

«Il fallait obtenir et donner du monde une vision avant tout harmonieuse – mais non pas nécessairement sereine, – c’est-à-dire abandonner volontairement un certain nombre de nuances, de curiosités, de possibilités, pour présenter l’énigme humaine dans sa maigreur essentielle.» Culture et tragédie, Roland Barthes, 1942

L’homme avait attendu toute la nuit sur le bord du trottoir, blême, maigre, il portait des chaussures à talonnettes, la porte ne s’ouvrait pas, personne ne répondait, il avait attendu sans crainte, crié sans douleur, il était reparti au matin, seul, soustrait, insignifiant, son cri poussé interminablement, ricoché sur la porte, perdu, le camion de la voirie était passé, les éboueurs lui avaient dit qu’il était sapé comme un roi, il était descendu du trottoir, il était reparti à pas lents, avec ses chaussures à talonnettes, usées, boueuses, les éboueurs faisaient des compliments, la complicité était possible entre les hommes, mais il avait toujours été de l’autre côté de la complicité, de l’autre côté de la fraternité, il avait passé devant un kiosque à journaux, devant un bar, devant un salon de coiffure, le vent s’était levé, il avait commencé à pleuvoir, ses cris ruisselaient sur la vitre, les éboueurs avançaient lentement, musculeux, inexorables, sublimes comme la fatalité, toutes les portes étaient fermées, les pendulaires n’avaient pas encore commencé à sortir de chez eux, les pendulaires cendreux qui descendraient la rue dans leur imper, sous leur parapluie, en petits groupes pressés, il imaginait les pendulaires écrasés dans le train de banlieue, il avançait recourbé dans le matin, trempé, glacé, les hommes ne se montraient pas encore: c’était terrible, bientôt ils se montreraient: ce serait pire encore,

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https://www.letemps.ch/articles/quentin-mouron-sur-les-insecurites-du-corps-masculin-la-maigreur-essentielle-chronique-d-une-disparition

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Pas de descente masculine à Saalbach, le petit globe pour Marco Odermatt

Les conditions météo ont eu raison de la dernière course de la saison, privant le Français Cyprien Sarrazin de ses chances de dépasser le Nidwaldien, qui n'a lui pas l'occasion de battre son record de points de la saison dernière

La descente masculine des finales de la Coupe du monde de Saalbach était prévue initialement à 11h15 ce dimanche. Elle a été repoussée plusieurs fois avant que les organisateurs ne cèdent à l'évidence: les conditions météo - neige et vent - n'allaient pas permettre la tenue d'une épreuve équitable.

Il est probable qu'il aurait préféré valider l'affaire sur la piste, mais Marco Odermatt décroche ainsi son quatrième globe de l'hiver (après ceux du général, du géant et du super-G), le premier de sa carrière dans la discipline-reine. Le Français Cyprien Sarrazin, qui était en mesure de le priver de ce dernier trophée, n'a pas pu défendre ses chances.

Marco Odermatt termine ainsi la saison avec 1947 points, sans battre son record de l'an dernier (2042). Trois courses de plus avaient pu se dérouler.

_Développement suit._

https://www.letemps.ch/articles/pas-de-descente-masculine-a-saalbach-le-petit-globe-pour-marco-odermatt

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Série: Sur Arte, «Latecomers» fait rimer handicap et sexualité

Cette mini-série australienne, à regarder d’une traite, suit les (més)aventures de deux jeunes trentenaires atteints d’infirmité motrice cérébrale, qui se désolent d’être encore vierges. Une histoire de désirs qui ne s’excusent plus d’exister

C’est un petit pas pour l’homme mais un grand pour la fiction: en 2024, la télévision est plus représentative que jamais. Fini le monopole des hommes aux physiques de magazine, les héros sont aussi des héroïnes et les séries donnent, gentiment mais sûrement, plus de place à ces personnages aux physiques, aux origines, aux orientations sexuelles différents. Avec, à l’arrivée, des histoires plus riches et proches de nos réalités.

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https://www.letemps.ch/articles/serie-sur-arte-latecomers-fait-rimer-handicap-et-sexualite

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L’entourage de Vladimir Poutine parle du retour de la peine de mort

Après l’attaque meurtrière du Crocus City Hall, plusieurs cadres du régime, dont le chef du groupe du parti au pouvoir, évoquent une levée du moratoire instauré en 1996

Plusieurs cadres du régime de Vladimir Poutine multiplient, depuis l’attaque meurtrière de Moscou, les appels à la levée du moratoire sur la peine de mort pour les «terroristes».

«Aujourd’hui, beaucoup posent la question de la peine de mort […] une décision sera prise qui répondra aux attentes de notre société», a commenté ainsi le chef du groupe parlementaire du parti du pouvoir Russie unie, , au sujet de la levée du moratoire en place depuis 1996.

Un autre responsable parlementaire, en charge de questions de sécurité, Iouri Afonine, est allé plus loin: «lorsqu’on parle du terrorisme, du meurtre de gens, il faut rétablir la peine de mort dans le cadre du droit pénal». Sergueï Mironov, figure du parti pro-Kremlin «Russie Juste», a lui aussi appelé «à l’établissement de la peine de mort pour les gens commettant des actes terroristes».

**Ce dimanche 24 mars 2024:** [La Russie en deuil national ce dimanche](https://www.letemps.ch/monde/la-russie-en-deuil-national-ce-dimanche)

### De nombreuses organisations considérées comme «terroristes»

Outre les groupes jihadistes comme l’Etat islamique qui a revendiqué l’attaque meurtrière du Crocus City Hall vendredi ayant fait au moins 133 morts, la Russie considère nombre d’opposants et de dirigeants ukrainiens comme «extrémistes» et «terroristes». Elle a aussi ajouté ce mois-ci le «mouvement international LGBT» à la liste des organisations terroristes établie par les services financiers russes.

La Russie n’a jusqu’ici fait aucune mention de la piste jihadiste s’agissant de l’attentat de vendredi, et cela malgré la revendication de l’EI. Les services de sécurité russes et Vladimir Poutine ont par contre évoqué une piste menant à l’Ukraine, sans plus de précisions.

**A propos de l’attentat:** [A Moscou, récit d’une nuit d’horreur et de colère](https://www.letemps.ch/monde/a-moscou-recit-d-une-nuit-d-horreur-et-de-colere)

### Une forte répression

La Russie a aussi orchestré une répression totale de l’opposition, notamment via des accusations d’extrémisme, de terrorisme, de discrédit des forces armées et de trahison.

Enfin, l’ex-président et actuel numéro 2 du Conseil de sécurité russe Dmitri Medvedev, qui n’est pas connu pour ses nuances, avait assuré vendredi que la Russie «détruirait» les dirigeants ukrainiens s’ils étaient responsables de l’attaque de la salle de concert. «S’il est établi qu’il s’agit de terroristes du régime de Kiev […] ils doivent tous être retrouvés et détruits sans pitié en tant que terroristes. Y compris les dirigeants de l’Etat qui a commis une telle atrocité», avait-il lancé sur Telegram.

https://www.letemps.ch/articles/l-entourage-de-vladimir-poutine-parle-du-retour-de-la-peine-de-mort

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Les connexions suisses d’Anne Frank en lumière au Musée national suisse à Prangins

Après Zurich, le Musée national au château Prangins présente une exposition consacrée aux liens de l’héroïne juive avec la Suisse. L’occasion de se replonger dans une époque aux traumatismes tragiquement contemporains

Il est aisé d’identifier le musée Anne Frank d’Amsterdam, devant lequel serpente toujours une interminable file. Traduit dans plus de 80 langues, le récit tenu entre 1942 et 1944 par l’adolescente cachée dans la ville occupée par les nazis compte parmi les témoignages les plus connus de l’Holocauste.

Revue de presse: «Révélation» sur la dénonciation d’Anne Frank, une de plus…

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https://www.letemps.ch/articles/connexions-suisses-danne-frank-lumiere-zurich

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Redécouvrir les rendements

OPINION. Taux d’intérêt élevés et tensions géopolitiques croissantes risquent de déstabiliser les investisseurs privés. Les investissements générateurs de revenus connaissent un regain d’intérêt marqué

Certes, les marchés financiers sont efficients lorsqu’il s’agit d’intégrer les données économiques et d’anticiper les évolutions. Cependant, nombre d’investisseurs privés peinent à appréhender les incertitudes de façon objective. Les dernières années ont été riches en événements avec la pandémie, les tensions géopolitiques et la révolution imminente de l’intelligence artificielle: l’émotivité des investisseurs a alimenté les mouvements sur les marchés.

Comment les investisseurs privés peuvent-ils protéger la capacité de leur portefeuille à générer des revenus en cette période?

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https://www.letemps.ch/articles/redecouvrir-les-rendements

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En finir avec le nucléaire, vraiment?

CHRONIQUE. De nombreuses voix s’élèvent pour rappeler les atouts du nucléaire pour accompagner la transition énergétique. D’autres opposants restent arc-boutés sur les risques d’accident et la problématique des déchets. Le choix pour la Suisse est pourtant clair, écrit notre chroniqueuse Marie-Hélène Miauton

Alors que l’accident de Fukushima en avait provoqué l’arrêt définitif dans plusieurs pays, l’énergie nucléaire fait son grand retour dans le débat public en Suisse, en Europe et dans le monde. A la COP23 déjà, puis au WEF en début d’année, puis aux Chambres fédérales ce printemps, pourquoi cet intérêt nouveau? En vrac, le désir d’abandonner les ressources fossiles afin de décarboner l’atmosphère, la demande accrue d’électricité dans tous les domaines, l’insécurité subséquente aux conflits mondiaux, la volonté de s’assurer une certaine autonomie nationale.

Toutefois, cette source d’énergie est constamment diabolisée alors que son usage permettrait de résoudre bien des problèmes soulevés par ceux-là mêmes qui s’y opposent. Au mépris des avancées scientifiques, de nombreuses contrevérités entretiennent les vieilles angoisses prométhéennes. Chez Europe Ecologie Les Verts (EELV), parti héritier des combats antinucléaires du siècle dernier, on s’arc-boute sur les risques d’accident et sur la gestion des déchets. Sans oublier les ultra-féministes qui, convergence des luttes oblige, ne reculent devant aucune outrance. Pour elles, nous dit la journaliste de Médiapart, Jade Lindgaard, «c’est une énergie brutale et hiérarchique, opaque, sur laquelle on n’a aucune prise, qui vous écrase, vous marche dessus, et ne vous laisse pas votre mot à dire». Une énergie patriarcale pour le wokisme! On reste sans voix devant de telles inepties, tout en constatant avec plaisir que la base des écologistes évolue, avec de nouvelles générations qui, selon un sondage en France, seraient favorables à une relance du nucléaire à 53%, le considérant comme une source décarbonée, souveraine et qui évite l’épuisement des ressources minières des pays du Sud. »

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https://www.letemps.ch/articles/en-finir-avec-le-nucleaire-vraiment

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Accueillir la beauté du monde avec Jean-François Beauchemin

L’écrivain québécois émerveille encore avec la poésie du quotidien contenue dans «Le Vent léger» et «Archives de la joie»

C’est une citation d’Aragon qui ouvre le nouveau livre de Jean-François Beauchemin: «Rien n’est précaire comme vivre/Rien comme être n’est passager/C’est un peu fondre pour le givre/Et pour le vent être léger». Le Vent léger est roman respirant, il se laisse traverser par le souffle, inspiration, expiration; il suit la courbe des étoiles, naître, grandir, disparaître; et par-delà les péripéties des jours, il garde le tempo, aube, nuit, aube. En racontant une fratrie de six enfants percutés par le cancer de la mère, l’écrivain québécois s’attache à suivre l’empreinte que laisse le malheur lorsqu’il frappe et plus encore les façons si humaines d’apprivoiser l’imminence de la mort et de continuer à vivre, «d’aimer vivre» pleinement, et, en l’occurrence, de continuer à grandir.

Situé au Québec en 1971, le roman est construit autour de la disparition annoncée de la mère. Le Vent léger tourne pourtant le dos à la noirceur. Placé sous le signe de l’amour fraternel et filial, de l’observation sensible des êtres et des éléments, il est au contraire nimbé d’une lumière, d’une chaleur, d’une humanité qui est la marque de l’auteur. Comme Le Roitelet, paru en 2023 de ce côté-ci de l’Atlantique, Le Vent léger est à l’affût «d’autres façons d’être au monde».

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https://www.letemps.ch/articles/accueillir-la-beaute-du-monde-avec-jean-francois-beauchemin

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Tishan Hsu: «Nous sommes l’intelligence artificielle»

L’artiste américain interroge depuis les années 1980 la façon dont l’évolution technologique influence notre humanité. On peut voir à Genève une première et passionnante rétrospective de son travail, marquée par l’hybridation entre corps et machines

Tishan Hsu expose au Musée d’art moderne et contemporain de Genève (Mamco). Son nom ne vous dit peut-être rien. Artiste à succès à la fin des années 1980, il s’est retiré du marché de l’art pour n’y revenir que récemment, mais cet artiste américain pense le temps présent. Il pense notre temps, celui des écrans, des réseaux, des mondes virtuels, de la lumière bleue, des ondes, des impulsions, des pixels. Et ce monde-là, ce monde où la technologie est partout, Tishan Hsu le donne à voir, non pas en théorie, non pas de façon virtuelle, mais dans sa matérialité, dans sa présence physique, dans son poids, dans l’espace qu’il occupe.

Que se passe-t-il concrètement dans notre environnement, dans nos corps, dans nos cerveaux, dans nos vies – où réel et virtuel n’en finissent plus d’interagir? Quelles sont les étranges chimères qui naissent des rencontres de l’organique et de la technique?

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https://www.letemps.ch/articles/tishan-hsu-nous-sommes-l-intelligence-artificielle

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Shaqiri joker, Schär au défi, etc.: jeu de rôles en équipe de Suisse de football

Tous les internationaux assument des responsabilités au sein de leur club. En sélection, certains doivent forcément accepter une mission moins en vue sans faire d’histoire. La préparation de l’Euro, commencée samedi par un nul 0-0 au Danemark, sert aussi à cela

Longtemps, avec Xherdan Shaqiri en équipe de Suisse, la question n’a pas été de savoir «si» il devait jouer mais «où». Numéro 10, à la baguette du jeu offensif? Sur le côté droit, pour pouvoir rentrer sur son pied gauche magique? N’importe où, avec une liberté d’action totale pour surprendre l’adversaire? La réponse a varié selon les époques et les sélectionneurs. Mais samedi soir, l’attaquant de poche a patienté sur le banc jusqu’à la 76e minute d’un match fermé contre le Danemark (0-0).

Lire aussi: L’équipe de Suisse obtient un nul mais perd Yann Sommer

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https://www.letemps.ch/articles/shaqiri-joker-schar-au-defi-etc-jeu-de-roles-en-equipe-de-suisse-de-football

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Le Centre soutient une taxe sur les transactions financières pour la 13e rente AVS

Le président du Centre, ex-PDC, Gerhard Pfister plaide pour une taxe qui serait «plus ciblée» que le droit de timbre et «minime». Il admet aussi une hausse de la TVA

Le Centre est favorable à une taxe sur les transactions financières pour financer la 13e rente AVS, annonce son président Gerhard Pfister. La taxe que le parti conservateur propose «sera plus ciblée» que le droit de timbre et «minime», ajoute-t-il.

«Elle concernera les entreprises qui effectuent énormément de transactions financières. Elle a aussi l’avantage de ne pas toucher les personnes privées», poursuit Gerhard Pfister dans un entretien diffusé par Le Matin Dimanche.

**Le dimanche 3 mars:** [13e rente AVS: un vote historique qui tire les larmes, mais un financement qui crispe](https://www.letemps.ch/suisse/13e-rente-avs-un-vote-historique-qui-tire-les-larmes-mais-un-financement-qui-crispe)

### Une hausse de la TVA

Le conseiller national zougois se dit également ouvert à une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ou des cotisations salariales. «À ce stade, tout est possible». Mais «penser pouvoir financer une 13e rente en épargnant ici ou là est illusoire», poursuit-il, soulignant que cela ne fera pas «sans douleur».

D’autant plus qu’il faudra également verser une 13e rente pour les bénéficiaires de l’assurance invalidité (AI), estime Gerhard Pfister. «C’est une conséquence directe de la décision du peuple. Faire autrement serait discriminer les rentiers de l’AI».

Selon un sondage publié il y a une semaine, 64% des Suisses se disent favorables à la création d’une taxe sur les transactions financières pour financer la 13e rente AVS. Un peu plus de la moitié des personnes interrogées (51%) se prononcent en faveur de contributions fédérales plus élevées grâce à des économies dans le domaine militaire.

https://www.letemps.ch/articles/le-centre-soutient-une-taxe-sur-les-transactions-financieres-pour-la-13e-rente-avs

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Les obligations sécurisées, plus attrayantes que jamais

OPINION. Les obligations sécurisées sont en excellente position pour offrir des rendements attrayants dans les mois à venir, que l’atterrissage se fasse en douceur ou non

En plus de 200 ans d’existence, les obligations sécurisées n’ont jamais connu aucun défaut de paiement. La raison de cette prouesse est qu’elles offrent une double protection. D’une part, les investisseurs ont une créance vis-à-vis de l’institution émettrice, d’autre part, les obligations sécurisées sont protégées par une masse de garantie de prêts hypothécaires ou de dette du secteur public. Cela en fait l’une des classes d’actifs les plus sûres. Malgré cela, les obligations sécurisées offrent des rendements réguliers et attractifs. Avec un volume en circulation d’environ 3000 milliards d’euros, le marché des obligations sécurisées est très important. Les principaux pays émetteurs sont le Danemark, l’Allemagne, la France, l’Espagne et la Suède.

Alors que les écarts des obligations sécurisées s’étaient déjà élargis en 2022, cette tendance s’est poursuivie en 2023. Contrairement à la forte contraction des écarts observée l’année dernière sur les marchés du crédit, cette évolution est conforme avec un goût du risque généralisé. Elle s’explique par un volume d’émissions d’obligations sécurisées plus élevé que prévu en 2023 – et non pas des fondamentaux insuffisants qui auraient justifié des écarts aussi larges.

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Les Sénégalais élisent leur nouveau président après des années de crise

D’abord reportée de plusieurs mois, l’élection présidentielle a lieu ce dimanche au Sénégal. Le dauphin de Macky Sall affronte celui d’Ousmane Sonko

Les Sénégalais élisent dimanche leur cinquième président lors d’un scrutin à l’issue totalement imprévisible qui tranchera entre continuité et changement peut-être radical après trois années d’agitation et de crise politique.

Quelque 7,3 millions d’électeurs sont appelés à choisir, dans environ 16 000 bureaux de vote à travers le pays et à l’étranger, entre le candidat du pouvoir, Amadou Ba, et 16 concurrents, parmi lesquels une femme et l’antisystème Bassirou Diomaye Faye.

Amadou Ba, 62 ans, premier ministre il y a encore quelques semaines du président sortant Macky Sall qui l’a désigné comme son dauphin, et Bassirou Diomaye Faye, 43 ans, le «candidat du changement de système» et d’un «panafricanisme de gauche», sont donnés favoris. Le premier maintiendrait le pays sur sa trajectoire. La victoire du second pourrait annoncer une véritable remise en cause systémique.

Ils affirment tous deux pouvoir l’emporter dès dimanche sans passer par un second tour, qui paraît probable mais dont la date n’est pas fixée. L’ancien maire de Dakar Khalifa Sall, 68 ans, est cité comme outsider.

### Des résultats complets dans la semaine

Les bureaux sont ouverts jusqu’à 18h (19h suisse). De premiers résultats provisoires officieux pourraient être publiés dans la nuit. Des résultats officiels partiels sont attendus dans la semaine.

Le scrutin est suivi avec attention, le Sénégal étant considéré comme l’un des pays les plus stables d’une Afrique de l’Ouest secouée par les putschs. Dakar maintient des relations fortes avec l’Occident tandis que la Russie renforce ses positions alentour. La société civile, l’Union africaine, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et l’Union européenne déploient des centaines d’observateurs.

Les Sénégalais devaient initialement voter le 25 février, mais un report de dernière minute a déclenché des violences qui ont fait quatre morts. Plusieurs semaines de confusion ont mis à l’épreuve la pratique démocratique du Sénégal, jusqu’à ce que soit arrêtée la date du 24 mars. La campagne a été réduite à deux semaines, en plein mois de jeûne musulman.

**Le 27 février:** [En pleine crise autour de la présidentielle sénégalaise, le président Macky Sall annonce une loi d’amnistie](https://www.letemps.ch/monde/en-pleine-crise-autour-de-la-presidentielle-senegalaise-le-president-macky-sall-annonce-une-loi-d-amnistie)

### Amadou Ba, contre les «aventuriers»

Pour la première fois, le président sortant, aux commandes depuis 12 ans et largement reconduit en 2019, ne se présente pas à sa réélection. Amadou Ba se présente en continuateur de son action et en rempart contre les «aventuriers» et les «amateurs». «Nous n’avons pas besoin de responsables ayant besoin de deux ans d’apprentissage (…) Nous avons besoin de consolider nos acquis. Nous avons besoin d’aller encore plus vite et plus loin», a-t-il dit lors de son dernier meeting vendredi.

![Amadou Ba à Dakar, 22 mars 2024. — © Sylvain Cherkaoui / keystone-sda.ch](https://letemps-17455.kxcdn.com/photos/4878d5fa-fffc-4deb-9caf-230ca87dd6b7 "Amadou Ba à Dakar, 22 mars 2024. — © Sylvain Cherkaoui / keystone-sda.ch")

Il promet de créer un million d’emplois en cinq ans. Il doit cependant assumer l’héritage du président Sall, une pauvreté persistante, un chômage élevé, un endettement lourd, le départ en pirogue de milliers de personnes chaque année pour l’Europe, et les centaines d’arrestations de la période récente.

**Le 25 février 2024, première date du vote:** [En images: au Sénégal, un week-end de non-élection](https://www.letemps.ch/articles/en-images-au-senegal-un-week-end-de-non-election)

### Des troubles depuis 2021

Le pays a connu depuis 2021 des épisodes de troubles causés par le bras de fer entre Ousmane Sonko, guide du candidat Diomaye Faye, conjugué aux tensions sociales et au flou longtemps maintenu par le président Sall sur sa candidature à un troisième mandat. La crise s’est prolongée avec le report de la présidentielle. Des dizaines de personnes ont été tuées et des centaines arrêtées, mettant à mal l’image du pays, injustement selon le gouvernement.

MM. Sonko et Faye, détenus pendant des mois, ont été libérés le 14 mars après l’ouverture de la campagne. Ousmane Sonko, disqualifié de la présidentielle, s’est mis au service de son second Diomaye Faye.

**Notre chronique:** [Ambiance de fin de règne au Sénégal](https://www.letemps.ch/opinions/chroniques/ambiance-de-fin-de-regne-au-senegal)

### Diomaye Faye, «prêt» à présider

Beaucoup moins populaire et charismatique qu’Ousmane Sonko, Diomaye Faye a assuré lors d’un dernier rassemblement vendredi être «prêt» à devenir président. Lui et Ousmane Sonko attaquent Amadou Ba comme le continuateur de la gouvernance du président Sall et comme un «fonctionnaire milliardaire». Issu comme Amadou Ba de la haute administration des impôts, Diomaye Faye interroge l’origine de la fortune de son ancien collègue.

![Bassirou Diomaye Faye (en blanc) and firebrand opposition leader Ousmane Sonko (2e de la gauche) lors d'un ultime meeting à Mbour, 22 mars 2024. — © JEROME FAVRE / keystone-sda.ch](https://letemps-17455.kxcdn.com/photos/92586981-e130-40cd-90de-e18f1d31be90 "Bassirou Diomaye Faye (en blanc) and firebrand opposition leader Ousmane Sonko (2e de la gauche) lors d'un ultime meeting à Mbour, 22 mars 2024. — © JEROME FAVRE / keystone-sda.ch")

Diomaye Faye a promis vendredi une «refondation» du Sénégal, projet en vogue dans des pays voisins. Son programme prévoit de renégocier les contrats des mines et des hydrocarbures et les accords de défense. Lui et Ousmane Sonko se sont employés à rassurer les investisseurs étrangers. Le Sénégal pourrait rejoindre en 2024 le cercle des producteurs de gaz et de pétrole.

«Nous serons désormais un Etat souverain, indépendant, qui collaborera avec tout le monde, mais dans des partenariats gagnant-gagnant et non pas dans des contrats léonins», a dit Ousmane Sonko vendredi.

Les experts redoutent peu des fraudes significatives lors du scrutin mais n’excluent pas des tensions en cas de victoire d’Amadou Ba dès le premier tour, ou d’une absence de Diomaye Faye au second.

https://www.letemps.ch/articles/les-senegalais-elisent-leur-nouveau-president-apres-des-annees-de-crise

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Le Temps (Suisse)

Le parlement contre le peuple

CHRONIQUE. Que souhaite vraiment le peuple quand il accepte une initiative, de quelle marge de manœuvre disposent le gouvernement et le parlement? La dernière session a donné lieu à des interprétations qui interrogent, écrit notre chroniqueur Yves Petignat

Le parlement, une menace pour la démocratie directe. Selon la conseillère nationale socialiste Jacqueline Badran, la session de printemps des Chambres fédérales fut en tout cas «un cauchemar» pour les droits et la souveraineté du peuple. Elle a même lâché le mot de «république bananière». Elargissement des autorisations pour les résidences secondaires, assouplissement de l’interdiction de la publicité pour le tabac, suppression de l’obligation de zones réservées à la biodiversité, le parlement ne s’est pas gêné pour interpréter très librement certains textes constitutionnels adoptés par le peuple, il y a 12 ans pour l’initiative Franz Weber contre les résidences secondaires, plus récemment contre le tabac. Quant à la biodiversité, c’était une promesse de campagne pour s’opposer aux initiatives contre les pesticides en 2021.

Que souhaite vraiment le peuple lorsqu’il accepte une initiative, quelle marge d’interprétation laisse-t-il au gouvernement et au parlement pour la mettre en œuvre sans tomber dans l’arbitraire? C’est qu’au-delà des divergences politiques les contraintes financières, techniques ou juridiques sont multiples. Qu’il s’agisse, de la part des tribunaux, du respect de la Convention européenne des droits de l’homme, notamment pour l’introduction de l’initiative «Internement à vie pour les délinquants sexuels jugés dangereux» ou celle visant au «renvoi des étrangers criminels». Ou du sort des accords bilatéraux avec l’UE avec l’initiative «Contre l’immigration de masse» adoptée en 2014. Dans ce cas-là, la solution trouvée par le parlement tenait davantage de la contorsion que de la mise en œuvre. L’obligation d’annoncer les postes vacants n’a en effet rien à voir avec le contingentement des salariés européens qu’exigeait l’initiative. Comme si on avait voulu soulager le peuple des conséquences douloureuses de son choix.

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https://www.letemps.ch/articles/le-parlement-contre-le-peuple

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Le Temps (Suisse)

La Russie en deuil national ce dimanche

Ce dimanche, la Russie observe une journée de deuil national après le massacre du Crocus City Hall. L’Etat islamique insiste dans sa revendication, ignorée par le pouvoir russe

La Russie observe dimanche une journée de deuil national après le massacre dans une salle de concert à Moscou, l’attaque la plus meurtrière sur le sol européen revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Des individus ont fait irruption vendredi soir dans la salle Crocus City Hall, avant d’ouvrir le feu à l’arme automatique sur la foule et d’allumer un incendie avec un liquide inflammable selon les enquêteurs, tuant au moins 133 personnes.

**A ce propos:** [A Moscou, récit d’une nuit d’horreur et de colère](https://www.letemps.ch/monde/a-moscou-recit-d-une-nuit-d-horreur-et-de-colere)

Dénonçant un acte «terroriste barbare», Vladimir Poutine a, dans une allocution télévisée samedi, promis de châtier les coupables. Le président russe a annoncé que «les quatre auteurs» de l’attentat avaient été arrêtés «alors qu’ils se dirigeaient vers l’Ukraine», sans mentionner la revendication de l’EI.

Le Kremlin avait annoncé plus tôt «l’arrestation de 11 personnes, dont quatre terroristes impliqués dans l’attentat». Ces quatre «citoyens étrangers» ont été capturés dans la région de Briansk, frontalière de l’Ukraine et de la Biélorussie, selon les autorités.

Cette attaque, survenue dans la salle de concert située à Krasnogorsk, au nord-ouest de la capitale russe, est la plus meurtrière en Russie depuis une vingtaine d’années, et la plus sanglante à avoir été revendiquée par l’EI en Europe.

### Le bilan devrait s’aggraver

Le bilan de 133 morts et d’une centaine de blessés devrait encore augmenter, selon les autorités.

![Des employés du Ministère des situations d'urgence dans les décombres du Crocus City Hall, 23 mars 2024. — © IMAGO / IMAGO/SNA](https://letemps-17455.kxcdn.com/photos/e0b13475-98eb-4d90-b3cc-b6e00b7f32ca "Des employés du Ministère des situations d'urgence dans les décombres du Crocus City Hall, 23 mars 2024. — © IMAGO / IMAGO/SNA")

Les recherches dans les décombres du bâtiment ravagé par les flammes et dont le toit s’est partiellement écroulé se poursuivent et pourraient prendre des jours. Des équipements lourds sont arrivés sur place samedi soir pour démanteler les structures endommagées et évacuer les débris, a indiqué le ministère russe des Situations d’urgence.

L’EI, que la Russie combat en Syrie et qui est actif aussi dans le Caucase russe, a déjà commis des attentats dans le pays depuis la fin des années 2010. Mais le groupe n’y avait jamais revendiqué une attaque d’une telle ampleur.

**A ce propos:** [Fusillade: Moscou, triste habituée des attaques mortelles](https://www.letemps.ch/monde/europe/fusillade-moscou-triste-habituee-des-attaques-mortelles)

### L’Etat islamique revendique à nouveau

Sur un de ses comptes Telegram, l’EI avait affirmé dès vendredi soir que l’attaque avait été menée par quatre de ses membres, et s’inscrivait «dans le contexte (…) de la guerre faisant rage» entre le groupe et «les pays combattant l’Islam».

Selon le groupe Site, spécialisé dans la recherche antiterroriste, une vidéo apparemment tournée par les assaillants de la salle de concert près de Moscou a été diffusée sur des comptes de réseaux sociaux habituellement utilisés par l’EI. Cette vidéo d’une minute et 31 secondes montre plusieurs individus aux visages floutés et aux voix brouillées, armés de fusils d’assaut et de couteaux, dans ce qui semble être le hall de la salle de concert Crocus City Hall de Krasnogorsk. Les assaillants tirent plusieurs rafales, de nombreux corps inertes jonchent le sol et on aperçoit un début d’incendie en arrière-plan.

### L’Ukraine désignée

Cependant, ni Vladimir Poutine, ni les services de sécurité (FSB) n’ont accusé le groupe jihadiste. Le FSB a affirmé que les suspects avaient des «contacts appropriés du côté ukrainien» et comptaient fuir dans ce pays, sans fournir d’autres détails sur la nature de ces liens ni de preuve de leur existence.

![Au consulat russe d'Istanbul, 23 mars 2024. — © OZAN KOSE / AFP](https://letemps-17455.kxcdn.com/photos/327c0108-36bb-46c2-b626-45efaf340897 "Au consulat russe d'Istanbul, 23 mars 2024. — © OZAN KOSE / AFP")

«L’Ukraine n’a pas le moindre lien avec l’incident», a martelé le conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak, rejetant des accusations «absurdes».

Le premier ministre polonais Donald Tusk a dit samedi espérer que cette attaque ne deviendrait pas «un prétexte» à une «escalade de la violence», dans une claire allusion à l’Ukraine.

Malgré la revendication de l’EI, de nombreuses questions restent en suspens. Selon des médias russes et le député Alexandre Khinstein, certains des suspects sont originaires du Tadjikistan. Les autorités de ce pays d’Asie centrale ont affirmé n’avoir «pas reçu de confirmation des autorités russes» à ce sujet.

### Une mobilisation pour le don du sang

Toute la journée de samedi, des dizaines de Russes sous le choc ont afflué vers des centres de dons du sang à Moscou ou des mémoriaux improvisés. «Quand on voit cette situation, on n’a pas envie de rester à l’écart, on a envie d’aider», a expliqué à l’agence de presse AFP Vladislav, étudiant de 18 ans, en faisant la queue pour donner son sang.

![«Nous sommes en deuil»: banderole durant le match entre les Red Star Belgrade et le FC Zenit de Saint Petersbourg à Belgrade 23 mars 2024. — © ANDREJ CUKIC / keystone-sda.ch](https://letemps-17455.kxcdn.com/photos/f4370ef1-63a1-4558-a389-04941533540f "«Nous sommes en deuil»: banderole durant le match entre les Red Star Belgrade et le FC Zenit de Saint Petersbourg à Belgrade 23 mars 2024. — © ANDREJ CUKIC / keystone-sda.ch")

Sur de nombreux panneaux publicitaires et dans certains arrêts de bus à Moscou, des affiches sont apparues montrant une bougie sur un fond noir et l’inscription: «Nous sommes en deuil 22/03/2024».

https://www.letemps.ch/articles/la-russie-en-deuil-national-ce-dimanche

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Le Temps (Suisse)

L'équipe de Suisse obtient un nul mais perd Yann Sommer

Pour son premier match de l'année, la Nati a tenu le Danemark en échec à Copenhague (0-0), mais son gardien a dû quitter le terrain dès la première mi-temps après avoir été touché à la cheville droite

Et revoilà la Suisse suspendue à une cheville de Yann Sommer. Alors qu'approchait la Coupe du monde 2022, c'était la gauche, le gardien se l'était tordue lors d'un match de Coupe d'Allemagne perdu par le Borussia Mönchengladbach contre l'équipe de deuxième division de Darmstadt. Cette fois, c'est la droite: elle a tourné sur une situation confuse consécutive à un corner danois, au milieu de la première mi-temps d'une rencontre amicale au bout de laquelle la Nati n'a pu faire mieux qu'un nul 0-0 à Copenhague.

Le but de cette première sortie en 2024, à trois mois de l'Euro en Allemagne, était de repartir du bon pied après une année poussive, certes marquée par une qualification pour un sixième grand tournoi consécutif, mais mais émaillée de contre-performances. A l'automne, le sélectionneur Murat Yakin paraissait menacé; il a finalement conservé son job sans toutefois signer le contrat qui, traditionnellement, fixe l'avenir d'un entraîneur national au-delà du prochain grand événement au programme.

### Xherdan Shaqiri, un joker

De ce déplacement au Danemark, il restera surtout, dans l'attente de nouvelles rassurantes tout du moins, la sortie sur blessure du gardien de l'Inter Milan. Sur les réseaux sociaux, les tifosi nerazzurri n'ont pas tardé à s'en inquiéter. Cela sera-t-il bientôt au tour des supporters de l'équipe de Suisse? On imagine en tout cas mal Yann Sommer tenir sa place mardi à Dublin contre la République d'Irlande, pour la seconde partie amicale au programme de ce rassemblement.

Yvon Mvogo en profitera sans doute pour engranger une huitième sélection. Le portier de Lorient a samedi justifié la confiance placée en lui, en détournant notamment un somptueux coup-franc de Christian Eriksen à l'heure de jeu.

Sinon, que retenir de cette partie? Quelques indications quant aux intentions de Murat Yakin en vue de l'Euro 2024. Il semble notamment convaincu à mettre en place une défense à trois, au sein de laquelle une place devrait se jouer entre Nico Elvedi et Fabian Schär, titularisé samedi, et à confier un rôle de joker à Xherdan Shaqiri. A 32 ans, et en évoluant dans une équipe de Chicago qui ne compte pas parmi les meilleures en MLS nord-américaine, l'attaquant ou demi offensif n'est apparemment plus un titulaire dans l'esprit du sélectionneur.

Le match en lui-même fut relativement fermé, entre deux formations bien organisées mais peinant à se créer de véritables occasions. On retiendra la belle débauche d'énergie, sur les côtés, du Vaudois Dan Ndoye pour sa deuxième titularisation en huit sélections. C'est une de ses frappes, en première mi-temps, qui a le plus inquiété le gardien danois Kasper Schmeichel.

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Le Temps (Suisse)

Au Pakistan, où 96% de la population est interdite d’alcool, la saga d’une bière qui se vend bien

Murree Brewery Co, l’une des plus anciennes entreprises pakistanaises, fabrique bières et spiritueux dans un pays où la majorité de la population est soumise à la prohibition. Et pourtant les affaires sont florissantes, assure son patron

La chaleur est étouffante à proximité de ce vaste réservoir où le jus de malt est porté à ébullition, puis fermenté pendant plusieurs jours. A quelques mètres se trouve la salle de mise en lots, où des petites bouteilles en verre défilent sur de longs tapis roulants, tout juste embouchonnées et prêtes à être emballées dans d’épais cartons blancs, ornés de deux lions autour d’un tonneau, le logo de la compagnie Murree Brewery. Une intense odeur de bière emplit l’air de ce grand hangar en briques, où gronde le bruit des machines. La poignée d’ouvriers présents s’active autour des différents produits et installations, au milieu

des ventilateurs et du brouhaha ambiant. Bienvenue à Murree Brewery Co, l’historique brasserie de bière du Pakistan, le deuxième pays le plus peuplé de musulmans du monde.

La compagnie, dirigée par le zoroastrien (parsi en ourdou) Isphanyar Bhandara, existe depuis 1860. Elle a été ouverte près de la station balnéaire de Murree, dans la province du Penjab, à l’initiative des Britanniques, désireux de continuer à consommer de la bière dans le sous-continent indien, et ses activités n’ont jamais cessé. Ses actions ont même été négociées à la bourse de Calcutta dès 1902.

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Le Temps (Suisse)

«Les Papillons du bagne», virée virevoltante dans la jungle avec Jean Rolin

L’écrivain nous entraîne en Guyane, sur les traces de bagnards en fuite, qui capturaient dans la jungle des insectes d’un bleu électrique prisés des collectionneurs

Son écriture est un filet à papillons: phrases longues, proustiennes, comme des lassos, rets tendus pour capturer le réel. Journaliste puis romancier, Jean Rolin parcourt le monde tout en se défendant d’être un écrivain voyageur. Il arpente, à pied le plus souvent (il n’a pas de permis de conduire), les marges, les zones périphériques, ce qui n’est pas visité par les masses de touristes, que ce soit dans le littoral français, la périphérie de Paris, le Pacifique ou l’Afrique (Le Pont de Bezons, La Traversée de Bondoufle ou Le Traquet kurde, chez P.O.L).

Jean Rolin évite de parler de lui-même, sauf pour se mettre en scène, discrètement, dans ses enquêtes, poser un point de vue, un œil. Il hume aussi bien les lieux et tout ce qui traduit le contemporain que le passé et la littérature. Visiter un paysage l’amène à évoquer ceux qui en ont parlé avant lui, à se mouvoir aussi bien dans le concret que le symbolique. Bref, il s’agit d’«épuiser» un lieu, en explorant toutes ses strates. Ses notations sont précises, humoristiques parfois, sans jugement, apparemment nonchalantes mais obstinées, comme s’il fallait explorer le monde entier, et toutes les bibliothèques.

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