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Pourquoi simule-t-on la jouissance?

Cette semaine, on interroge les raisons que l’on a de feindre l’orgasme. Parmi elles, la crainte de vexer son partenaire, mais aussi le besoin de flatter son propre ego

La légendaire comédie romantique américaine Quand Harry rencontre Sally (1989) offre une des scènes les plus cultes de simulation d’un orgasme. Dans un restaurant new-yorkais, Sally (Meg Ryan) en mime un à Harry pour lui prouver sa théorie selon laquelle certaines de ses amantes ont forcément simulé, tandis que lui soutient que c’est impossible car il s’en serait rendu compte. «Tous les mecs pensent «jamais avec moi» et presque toutes les femmes font semblant de temps en temps. Alors, fais le bilan», lui lance-t-elle, accompagnant sa démonstration de gémissements sonores qui font se retourner tous les clients sur elle. La théorie de Sally se vérifie-t-elle dans la pratique? Les femmes sont-elles les seules à simuler? Et pour quelles raisons simule-t-on? C’est ce que nous avons voulu tenter de comprendre.

Inna, 41 ans, est une femme bisexuelle qui a eu des expériences sexuelles et de couple avec des femmes et des hommes. Mais c’est avec ces derniers qu’il lui est arrivé – et qu’il lui arrive encore – de simuler la jouissance pour que l’autre atteigne plus vite la sienne. «Pourquoi? Parce que je m’ennuie et que j’ai envie que ça s’arrête. Pourquoi je ne l’exprime pas directement? Parce qu’à chaque fois que je ai dit de manière polie, délicate et directe que je voulais arrêter, ça a froissé l’ego de mon partenaire», décrit-elle.

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https://www.letemps.ch/articles/pourquoi-simule-t-on-la-jouissance

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Infrastructures: Investir au futur

OPINION. Malgré la volatilité des marchés financiers, le contexte inflationniste et les tensions géopolitiques, l’infrastructure privée a affiché des performances financières solides ces dernières années

L’infrastructure regroupe des actifs publics et services essentiels au bon fonctionnement de la société et au bien-être de la population, tels que les transports, les équipements qui faciliteront la transition énergétique, les télécommunications ou encore les infrastructures sociales. Or, depuis la crise du Covid-19, les freins à l’endettement public sont nombreux, alors même que les collectivités ont toujours le devoir de financer de nouveaux équipements et de rénover l’existant.

Au cours des 20 dernières années, l’infrastructure a généré un taux de rentabilité interne (TRI) annuel moyen élevé de 9,6%; et à fin 2023, ces actifs sous gestion représentaient près de 1300 milliards de dollars, soit presque 10% des investissements totaux en actifs privés, laissant apparaître cette classe d’actifs comme mature. A l’échelle mondiale, les besoins en investissement devraient atteindre 94 000 milliards de dollars d’ici à 2040 et 3500 milliards supplémentaires seront nécessaires pour atteindre les objectifs de développement durable des Nations unies. La demande en investissement dans les infrastructures est donc colossale, notamment au regard des défis posés par les transitions énergétique et numérique.

Dans un contexte où les acteurs institutionnels et privés se positionnent de plus en plus sur le long terme, l’infrastructure, historiquement réservée aux institutionnels, s’ouvre graduellement à la clientèle privée grâce à des tickets d’entrée réduits. Rien d’étonnant donc à ce que ces investisseurs s’intéressent à cette classe d’actifs puisqu’elle est soutenue par des plans de relance américain et européen et présente de nombreux atouts: visibilité à très long terme des flux financiers grâce aux revenus contractuels signés avec l’exploitant de l’infrastructure, protection contre l’inflation grâce aux revenus contractuels indexés au taux annuel d’inflation et volatilité réduite par rapport aux actifs cotés. L’infrastructure permet en outre de financer l’économie réelle et la transition écologique via des actifs tangibles, uniques et très diversifiés, ce que recherchent de plus en plus d’investisseurs.

### **Gros plan sur la Suisse**

En Suisse, les caisses de pension octroient une place croissante à l’infrastructure dans leurs allocations. En effet, avec l’entrée en vigueur en octobre 2020 de la modification de l’ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (OPP 2), le Conseil fédéral a créé une nouvelle catégorie de placements: les «placements dans des infrastructures». Depuis, les institutions de prévoyance peuvent inclure jusqu’à 10% de ces investissements dans leur portefeuille et, selon une étude de Swisscanto, 1,4% de leurs avoirs étaient placés en infrastructures en 2022.

Si la Confédération ou les cantons détiennent encore la plupart des équipements de transport, d’autres équipements ont besoin du financement privé pour se développer. En effet, le pays a pris des engagements internationaux en faveur de la transition énergétique, dont la neutralité carbone à horizon 2050. Selon l’Office fédéral de l’énergie, des investissements à hauteur de 1400 milliards de francs seront réalisés jusqu’en 2050 pour la rénovation, la modernisation et le remplacement des infrastructures énergétiques existantes, des bâtiments, des installations, des appareils ou des véhicules; et l’objectif de zéro émission nette à 2050 fait augmenter ce besoin d’investissement de 8%.

Investir en infrastructure a ainsi un impact direct sur l’économie et contribue à développer et moderniser des équipements essentiels à l’amélioration de la qualité de vie. Toutefois, si cette classe d’actifs présente de nombreux avantages pour les investisseurs, les entreprises concernées et les économies en général, elle expose aux risques traditionnels du capital-investissement: perte en capital, horizon d’investissement à long terme et illiquidité. Une sélection rigoureuse des gérants et des fonds est donc nécessaire pour investir de manière avertie dans les infrastructures.

https://www.letemps.ch/articles/infrastructures-investir-au-futur

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Confession d’une gourde

LA VIE DES CHOSES. Certains objets se glissent dans notre quotidien sans crier gare. Ils sont tellement partout qu’on n’y fait plus attention. Comment faisait-on avant, sans eux? C’est le cas du fidèle bidon pour transporter nos boissons. Poil au bouchon!

«Et la chanson de l’eau reste chose éternelle.

Toute chanson est une eau dormante de l’amour…

Et tout soupir une eau dormante du cri»

Federico Garcia Lorca, «Poésie I», 1921-1922

Je suis ton oasis et je suis ta soif. Je suis ton sein et je suis un phallus. Je suis ta lolette et je suis ton viatique. Mais oh la la, je ne me suis pas présentée, quelle gourde je suis. C’est ça: je suis une gourde.

Je sais que d’autres objets ici, dans cette chronique, ont déjà dit la même chose. Tant pis. Je vais le répéter. Vous, les humains, vous avez remarqué comment dans nos vies tout est censé devenir léger, mobile, dématérialisé, nomadisé, «cloudisé»? De vos baskets ultralégères à votre musique digitalisée, de vos bureaux virtuels à vos dossiers médicaux digitalisés, de vos agendas sur application aux lettres d’amour que vous tapotez sur WhatsApp? Mais avez-vous remarqué combien, désormais, vous trimballez de choses, du matin au soir, contrairement aux générations passées? Vos vies deviennent virtuelles, vos reflets sont des avatars, vos représentations se font artificielles, mais chaque matin, vous vous équipez comme pour de pesantes expéditions.

Moi, la gourde, je fais partie de ces objets qui transforment votre sac en barda. Vous me remplissez, vous me glissez dans votre sac, ou vous m’attachez par une sangle sur votre sac à dos, ou vous me portez à la main, façon mug étanche. En fait, vous vous armez. Vous êtes de petits sherpas à l’assaut de vos journées escarpées.

Bien sûr, j’ai toujours existé. J’ai été outre de peau dans le désert. J’ai été récipient cerclé de bois dès l’Antiquité. J’ai surtout été flacon transportant de la gnole dans mon ventre de métal. Je tintinnabulais à la ceinture du pèlerin ou du marchand ambulant. Dans les années 1980 encore, j’avais un bouchon de liège, j’étais réservée aux recrues, aux promenades d’école ou aux randonnées du Club alpin. Dans vos sacs, je copinais avec les chips Zweifel et les Tupperware pleins de salade de riz. Je dormais longtemps dans les placards et quand on m’ouvrait, à la belle saison, je puais la chèvre morte au fond d’un puits.

Et puis s’est répandue l’idée qu’il faut s’hydrater. Je suis devenue indispensable. Nécessaire depuis qu’on sait que les bouteilles en plastique jetables, c’est mal (et que leurs eaux achetées sont parfois filtrées de manière pas claire). Bref. Je suis devenue utile et publique. J’ai pris mille formes. En Chine, plus personne, ou presque, ne sort sans mon cousin, le thermos portable gavé d’eau chaude. Dans les quartiers «bling», je prends la forme d’un mug, généralement siglé et très genré – mais pourquoi voit-on si peu d’hommes qui se trimballent avec un mug à la main… Je suis signe de distinction. Marqueur social. Ainsi, le bobo qui travaille généralement dans un local doté de l’eau courante, sort rarement sans moi. Alors que je ne fais pas partie du bagage du Rom ou du camé qui erre en ville et qui aurait bien besoin, lui, de boire à mon goulot. Sinon, vous avez remarqué combien, dans un meeting, ce sont les employés qui me sortent et me déposent sur leur table, et rarement leur PDG?

Demandez-vous ce que vous touchez, qu’est-ce vous caressez, quand vous m’empoignez? Vous me tétez comme le sein, vous me sucez comme votre dernière lolette. Si je suis longue, fine, vous me brandissez comme un sceptre phallique. Je vous rassure. Je vous relie. Avec moi, vous êtes moins des enfants perdus.

Depuis peu, on me voit souvent avec un très large goulot. J’accompagne alors souvent les types qui sortent de leur séance de muscu, qui portent des doudounes XXL, des collants noirs, des coiffures compliquées et qui, parce que mon diamètre est large et mon goulot généreux, m’exhibent comme des preuves de leur virilité anabolisée.

Moi, la gourde, je suis censée éteindre votre soif. Mais je l’exhibe. Je la révèle. Je lui donne corps. Je la matérialise. Je suis la bouteille qui déshydrate et qui donne la soif.

Lire la chronique précédente:  Confession d’une moustache

https://www.letemps.ch/articles/confession-d-une-gourde

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Après l'attaque de Moscou, des Russes s’interrogent: «Pourquoi nos services spéciaux ne savaient-ils rien?»

Des Russes disent leur incrédulité, leurs questions, et leur sentiment grandissant d’insécurité

Meurtris par la sanglante attaque du Crocus City Hall, des Russes se sont retrouvés dans une douleur commune. Il n’empêche que leurs opinions sont partagées quant à la version des faits présentée par le Kremlin qui semble pointer vers l’Ukraine, alors que les djihadistes de l’Etat islamique (EI) l’ont revendiqué.

Lire aussi: Frappée de plein fouet par un attentat islamiste, Moscou s’en prend de nouveau à l’Ukraine

Beaucoup de gens refusent de s’exprimer sur un sujet aussi sensible. Mais Vomik Aliev, étudiant en médecine de 22 ans, qui dit que ses parents sont musulmans, accepte. Kiev, explique-t-il, a déjà commis des attentats, en référence à des assassinats ciblés à la bombe pour lesquels l’Ukraine fait figure de principal suspect. Mais il note que le _modus operandi_ de l’attaque de vendredi semble être le fait de combattants islamistes: «Je pense que derrière cet acte terroriste il y a les islamistes extrémistes de l’EI. L’Ukraine commet aussi des actes terroristes, mais là ça rassemble plus à ce que font les islamistes», a relevé le jeune homme, qui dit être un habitué du Crocus City Hall. «Je ne crois pas à la version de la participation de l’Ukraine même après ce que le président a dit», insiste-t-il. Il juge néanmoins que «de tels événements unifient afin qu’on puisse ensemble surmonter les obstacles.» Il affirme n’être «pas surpris» du soutien des Occidentaux qui ont dénoncé l’attaque de Moscou, «personne n’aime les terroristes».

Lire aussi: A Moscou, récit d’une nuit d’horreur et de colère

### Etat de choc

Rouslana Baranovskaïa, juriste de 35 ans, est très émue. Les yeux pleins de larmes, elle raconte avoir été «souvent» au Crocus City Hall et se dit en «état de choc». Elle s’interroge sur le fait que les autorités russes, qui ont toujours vanté la puissance de leur appareil sécuritaire, n’aient pas pu empêcher cette tragédie. D’autant que des pays occidentaux les avaient mis en garde: «Les Etats-Unis et le Royaume-Uni avaient prévenu leurs ressortissants, alors voilà la question: pourquoi nos services spéciaux ne savaient-ils rien?», s’agace-t-elle. «Je ne me sens pas en sécurité, que quelqu’un puisse surgir et me tuer, ça fait peur», confie Mme Baranovskaïa.

Lire aussi: L’entourage de Vladimir Poutine parle du retour de la peine de mort

Pour d’autres cependant, l’implication de Kiev est probable. Les autorités russes ne cessent de présenter l’Ukraine comme étant dirigée par des «nazis» ou comme menant des «attaques terroristes», afin de justifier l’assaut lancé le 24 février 2024 par le Kremlin. Valéry Tchernov, 52 ans, relève qu’avec l’attaque du Crocus City Hall tout le monde va «comprendre que le front n’est pas seulement dans une partie de la Russie mais dans tout le pays». «Certains n’avaient pas compris qu’il y a une guerre et que dans ce cas tous les moyens sont bons», affirme ce commerçant. «Qui est derrière» les assaillants, s’interroge-t-il? Et de répondre: «Les ennemis de la Russie et de Poutine pour déstabiliser le pouvoir». «Concrètement, c’est possible» que ce soit «l’Ukraine et les Occidentaux», continue-t-il. «Je n’exclus rien. C’est possible qu’ils aient utilisé l’EI pour détourner l’attention de l’opinion publique», martèle-t-il. Valéry Tchernov espère que, désormais «la société a compris que la guerre est dans tous les recoins du pays».

https://www.letemps.ch/articles/apres-l-attaque-de-moscou-des-russes-s-interrogent-pourquoi-nos-services-speciaux-ne-savaient-ils-rien

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Frappée de plein fouet par un attentat islamiste, Moscou s’en prend de nouveau à l’Ukraine

Avec ses 137 morts, l’assaut du Crocus City Hall est le plus sanglant qu’ait connu la capitale russe. Alors que les habitants tentent de se remettre du choc et de l’effroi, le Kremlin choisit d’ignorer les revendications de l’Etat islamique pour pointer du doigt l’Ukraine

Drapeaux en berne, musique classique à la radio-télévision d’Etat, événements sportifs et culturels annulés: ce 24 mars, la Russie pleure ses morts. Selon le dernier bilan officiel, l’attaque terroriste qui a frappé vendredi soir le multiplexe Crocus City Hall dans la banlieue moscovite a fait 137 morts et 152 blessés, certains dans un état grave. Cet attentat est désormais considéré comme le plus sanglant qu’ait connu la capitale russe, dépassant même en nombre de victimes celui du théâtre de la Doubrovka, commis en 2002 par des terroristes tchétchènes. C’est d’ailleurs à Moscou que cette journée de deuil, décrétée la veille par le président Vladimir Poutine, a été la plus visible. Tous les panneaux publicitaires de la ville affichent désormais une flamme sur fond noir et les centres de dons du sang sont submergés. Le lieu du drame, dont il ne reste qu’une carcasse calcinée, est devenu un site de pèlerinage et de recueillement. On y allume des cierges et on y prie, entouré de piles de fleurs et de peluches.

Quelque dix-neuf heures après l’attaque, l’air grave et déterminé, Vladimir Poutine s’est finalement adressé aux Russes pour dénoncer un «attentat sanglant et barbare». Il a promis un «châtiment implacable» à tous les «exécutants, organisateurs et commanditaires» – en insistant beaucoup sur ces derniers. «Peu importe qui ils sont, peu importe qui les dirige», a-t-il martelé. Vladimir Poutine a confirmé une information qui circulait déjà, à savoir que les quatre auteurs de la fusillade ainsi que sept autres personnes avaient déjà été arrêtés.

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En graphiques - Les champions actuels du ski alpin à la lumière des légendes

Lara Gut-Behrami et Marc Odermatt ont chacun dominé la saison de ski alpin pour remporter la victoire au classement général. Mais où se situent-ils dans l'histoire par rapport aux grands noms du passé? Toutes les épreuves de Coupe du monde depuis 1967, plus de 3000, ont été passées au crible pour tenter d'y voir clair

Grands et petits globes de cristal, podiums en Coupe du monde, médailles olympiques ou mondiales… Il n’est pas toujours évident de s’y retrouver parmi la pléthore de distinctions en ski alpin.

Nous avons ajusté les performances des athlètes selon leur temps d’activité, plus particulièrement en nous concentrant sur le nombre total de points cumulés en Coupe du monde selon l’âge. La pente des il faut que courbes ainsi obtenues reflète la dominance de chaque athlète. En représentant ces points en fonction de l’âge, nous pouvons ainsi voir le potentiel futur ou les passages à vide des skieurs.

Petit rappel pour les non-initiés, la Coupe du monde de ski alpin classe les skieurs sur l’ensemble d’une saison, sur cinq disciplines: deux de vitesse, descente et super-G, deux de technique, slalom et géant, et le combiné qui mélangeait les deux genres jusqu’à sa disparition de la Coupe du monde en 2020. On peut citer également les épreuves disputées en parallèle, qui distribuent aussi, selon les saisons, des points Coupe du monde. A l’issue de chaque course, les 30 premiers se voient attribuer des points allant de 100 à 1. Le vainqueur du classement dans chacune de ces quatre disciplines reçoit un «petit globe», alors que le «grand globe de cristal» est décerné au premier du classement général.

Lire aussi: Le ski suisse atteint un nouvel apogée

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La nécessaire réinvention du ski alpin

ÉDITORIAL. Blessures et courses annulées font partie intégrante de la discipline. Mais il y en a eu trop cet hiver pour que les responsables fassent l’économie d’une remise en question. La discipline doit s’adapter à un monde qui change

La 58e édition de la Coupe du monde de ski alpin s’est conclue ce week-end par un triomphe suisse, avec les sacres de Marco Odermatt et Lara Gut-Behrami. Ce duo entraîne une équipe riche en talents, et si la relève féminine se fait un peu attendre, l’avenir sportif s’annonce radieux pour le ski national.

Ces prévisions optimistes contrastent avec la tempête qui menace le Cirque blanc. Cet hiver, 21 courses (sur les 89 prévues au départ) ont été annulées, et quelque 35 athlètes se sont blessés. Bien sûr, le ski alpin est un sport soumis aux conditions météo et les accidents en font partie intégrante. Il n’empêche que l’ampleur des chiffres témoigne d’un problème, notamment lié au calendrier.

L’établir en bonne intelligence est une gageure, avec la concurrence de stations avides de publicité et d’animation, l’appétit vorace des grandes nations de ce sport – dont la Suisse –, la volonté (légitime) de la Fédération internationale de ski (FIS) d’essaimer au-delà des Alpes, le poids de la tradition, le réchauffement climatique, les hivers transfigurés. Il faut encore parler de la difficulté de fixer le nombre de courses entre le «trop» (pour ceux qui disputent plusieurs types d’épreuves) et le «pas assez» (pour les spécialistes).

### Un sport qui s’adapte

Ce serait une chose si le climat respirait la confiance et la sérénité. On en est loin, entre la FIS du président Johan Eliasch et les grandes fédérations nationales qui font planer la menace d’une sécession…

Il faut pourtant trouver le moyen de dépasser les tensions, de panser les plaies, puis oser répondre à la série noire en repartant d’une feuille blanche. Prendre acte d’un monde qui change, en privilégiant les sites et les périodes de l’année où l’enneigement est hautement probable à défaut de pouvoir être garanti. Mettre la santé des athlètes au cœur des réflexions, ne serait-ce qu’en assumant de penser le calendrier, ou pour les polyvalents, ou pour les spécialistes. Au moins ce serait clair, à chacun ensuite d’assumer ses choix.

Quitte à accepter des saisons plus courtes, avec moins de courses, à délaisser certaines de ses destinations historiques, ou à pousser certains athlètes à repenser leur programme, le ski alpin doit se réinventer. Les courses en octobre, les pelleteuses de Zermatt et les bandes neigeuses serpentant les verts pâturages en ont fait le symbole d’un sport qui s’acharne. Il ne tient qu’à lui de devenir le symbole d’un sport qui s’adapte.

https://www.letemps.ch/articles/la-necessaire-reinvention-du-ski-alpin

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Le ski suisse atteint un nouvel apogée

Quatre globes de cristal pour Marco Odermatt, trois pour Lara Gut-Behrami, une première place sans concurrence au classement des nations, quelques belles promesses d’avenir… Les athlètes du pays ont connu un hiver exceptionnel

Les amateurs de ski se sont levés, dimanche matin, en se réjouissant d’assister à la dernière manche du passionnant duel que se sont livrés, tout au long de la saison de descente, Marco Odermatt et Cyprien Sarrazin. De retour de blessure et à son meilleur niveau, le Français pouvait encore priver le Nidwaldien du petit globe de cristal de la discipline reine, et son dossard 9 lui promettait un petit avantage sur son concurrent, pourvu du numéro 15. Mais la neige tombait sur Saalbach, site des finales de la Coupe du monde, et il a bien fallu accepter l’évidence: le match n’aurait pas lieu. Dommage pour le suspense, pour le spectacle, pour Sarrazin. Dans le camp suisse, on se consolera facilement en savourant une saison authentiquement triomphale.

Lire aussi: La galaxie du soleil Marco Odermatt, champion du monde de la descente

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https://www.letemps.ch/articles/le-ski-suisse-atteint-un-nouvel-apogee

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Florian Forestier dans la vallée de l’étrange, l’ascension du Cervin en horizon

Par le roman, l’essai et l’autobiographie, le philosophe franco-suisse déploie les richesses et les souffrances qu’entraîne l’autisme. Avec brio, colère, autodérision et élan littéraire

Florian Forestier débarque à la gare de Lausanne avec son barda de randonneur. Malgré le volumineux sac à dos, les skis dans leur grosse housse jaune, il se faufile habilement entre les tables du café. Florian, le héros d’Un si beau bleu, se serait pris les pieds dans les skis, aurait renversé quelques verres. De son personnage, l’auteur aime à dire: «C’est moi, en pire.» Une sorte de Woody Allen, un Tartarin décidé à vaincre le Cervin. Dans une ouverture éblouissante, il échappe au confinement puis à la sollicitude de sa mère, suit le conseil de son psychiatre, l’efficace docteur Nuaje, celui «qui l’a envoyé à l’école, au travail, aux filles». Avec le Cervin, Florian espère trouver, à la quarantaine, «ces choses qu’on nomme la paix avec moi-même, l’âme sœur, apprendre à vivre».

Le premier roman, Basculer (Belfond, 2021), embrassait largement l’époque: le monde politique français, entre panique et désillusion, les milieux hantés par l’effondrement, l’éco-anxiété et les dérives sectaires. Cette fresque du XXIe siècle commençant était observée depuis la crevasse où le personnage principal se trouvait coincé. Avec Un si beau bleu, la focale se resserre sur Florian et son affrontement avec la montagne. Le Cervin comme symbole: des exergues en tête de chaque chapitre et des digressions évoquent l’histoire de ce sommet, sa place dans l’imaginaire montagnard: Whymper, le premier à l’avoir vaincu, Daudet pour le côté burlesque, Dumas, Mark Twain, Victor Hugo.

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https://www.letemps.ch/articles/florian-forestier-dans-la-vallee-de-l-etrange-l-ascension-du-cervin-en-horizon

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En Irlande, Simon Harris, 37 ans, a été désigné par son parti pour devenir premier ministre

Elu à la tête du Fine Gael, il succède à Leo Varadkar, qui a démissionné mercredi de la tête du parti de centre droit et de son poste de premier ministre

Simon Harris a été élu dimanche à la tête du parti irlandais de centre droit Fine Gael, ce qui lui ouvre la voie pour devenir à 37 ans le plus jeune premier ministre de son pays.

Cette élection «est l’honneur de ma vie», a réagi Simon Harris après la proclamation du résultat par un responsable du parti lors d’un rassemblement à Athlone, à l’ouest de Dublin. Il était le seul candidat pour diriger le parti et succéder à Leo Varadkar, qui a démissionné mercredi, à la surprise générale, de la tête du Fine Gael et de son poste de premier ministre.

Lire aussi: En Irlande, la démission surprise du premier ministre Leo Varadkar

Le Fine Gael et ses partenaires de la coalition gouvernementale (Fianna Fail et le Green Party) forment une majorité au Dail, le parlement irlandais. Simon Harris pourra donc devenir Premier ministre le 9 avril à la reprise du parlement.

### Le plus jeune «taoiseach»

A 37 ans, Simon Harris sera ainsi le plus jeune «taoiseach» (prononcé «tee-shock» – un mot gaélique pour «chef» ou «leader») de l’histoire de l’Irlande, devant Leo Varadkar, qui avait 38 ans quand il est devenu premier ministre pour la première fois en 2017. Simon Harris était ministre de l’Enseignement supérieur dans le gouvernement dirigé par Leo Varadkar.

Ce dernier a annoncé son départ mercredi, estimant «ne plus être la meilleure personne pour ce poste». Leo Varadkar, 45 ans, a invoqué des «raisons politiques et personnelles» pour ce départ, à quelques semaines des élections européennes et à un an de la date prévue des législatives.

Lire aussi: En Irlande, l’irrésistible ascension du Sinn Féin

### «Fièrement pro-européen»

Dans son premier discours en tant que dirigeant du parti, Simon Harris a déclaré que c’était «le moment pour le Fine Gael de renouveler son engagement envers le peuple». «Il y a énormément de choses à faire dans les mois à venir», a-t-il dit. Il a promis de soutenir les entreprises, «en particulier les petites entreprises» et de «faire en sorte que le travail paie». Il s’est par ailleurs dit «fièrement pro-européen».

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Planter des arbres dans les vignes: la vitiforesterie fait des émules en Suisse

Meilleure résistance aux sécheresses, sol plus sain et biodiversité abondante: les promesses de l’agroforesterie viticole attirent un nombre croissant de viticulteurs. Et de scientifiques, qui commencent à évaluer cette pratique

Des murs en pierre, des vignes, des capites. A l’infini. Le vignoble de Lavaux et ses terrasses offrent un paysage aussi grandiose que… monotone. «De la monoculture», commente André Bélard. Ce vigneron possède le Domaine les Dryades, un tout jeune domaine viticole de 1,8 hectare réparti sur neuf parcelles. Sa patte? La vitiforesterie, c’est-à-dire la cohabitation de ceps de vigne et d’arbres. Ou comment cultiver en trois dimensions.

Sur la parcelle agroécologique de Chexbres, l’œil ne les distingue pas tout de suite. Les arbustes sont encore jeunes, à peine 2 ans. Puis apparaît la fleur blanche du cognassier, le fuchsia de la pêche de vigne. Des feuillus ponctuent aussi la parcelle, avec ici un orme, là un érable, plus loin un hêtre… En tout, 12 arbres sont glissés dans les vignes d’André Bélard, œnologue depuis quinze ans, viticulteur depuis cinq. D’abord en bio, il a embrassé l’agroécologie en 2021. L’idée est de «créer un cercle vertueux», qui augmente la biodiversité animale et végétale et améliore la qualité des sols, afin de créer une parcelle résiliente aux ravageurs et au climat.

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https://www.letemps.ch/articles/planter-des-arbres-dans-les-vignes-la-vitiforesterie-fait-des-emules-en-suisse

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Selon un audit interne à l’Etat, l’égalité des chances n’est pas garantie au sein des collèges genevois

Le rapport confidentiel que s’est procuré «Le Temps» pointe l’absence de critères uniformisés en matière de promotion par dérogation ou de redoublement, mais aussi une qualité d’enseignement variable selon les établissements. Interrogé, le Département de l’instruction publique se refuse à tout commentaire

Un élève genevois en difficulté a-t-il les mêmes chances d’obtenir une promotion par dérogation ou un redoublement, quel que soit le collège dans lequel il se trouve? Est-il sûr de bénéficier d’une formation de même qualité d’un établissement à l’autre? Selon un audit interne à l’Etat que Le Temps s’est procuré, la réponse à ces deux questions est non. Parmi les autres lacunes pointées dans ce rapport confidentiel qui n’a pas encore été publié, une évaluation des enseignants insuffisante ou encore une absence de centralisation des notes dans un même système informatique, ce qui induit des risques de perte ou de modification des résultats a posteriori.

Voilà un an que le Service d’audit interne de l’Etat de Genève, relié au Département des finances, travaille à cette évaluation de la filière gymnasiale. Un audit «de performance» dans le jargon. Il a débouché sur 13 observations, classées par ordre d’importance de 1 à 4. Les quatre constats mentionnés ci-dessus sont considérés comme prioritaires, soit de niveau 3. En filigrane, c’est toute l’efficience de la filière qui est auscultée, Genève comptabilisant le taux d’échec le plus élevé de Suisse: 27% des élèves sont toujours sans maturité cinq ans après avoir intégré le collège, contre 16% à Fribourg, 13% dans le canton de Vaud ou encore 6% à Zurich.

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https://www.letemps.ch/articles/selon-un-audit-interne-a-l-etat-l-egalite-des-chances-n-est-pas-garantie-au-sein-des-colleges-genevois

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L’incroyable affaire Obligo dure depuis dix ans déjà

CHRONIQUE. Depuis 2014, la FRC se bat contre l’entreprise schwytzoise accusée de facturer beaucoup trop facilement des abonnements à des sites pornographiques

Obligo, ce nom vous dit-il quelque chose? C’est possible. Car depuis dix ans déjà, la Fédération romande des consommateurs (FRC) mais aussi le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) livrent un bras de fer impressionnant avec cette entreprise basée à Schwytz.

D’abord, un petit rappel. Depuis des années, des dizaines, voire des centaines, de Suisses se sont plaints auprès de diverses associations et autorités de factures injustifiées émanant d’Obligo. Selon cette entreprise, ces personnes ont souscrit des abonnements pour des sites web pornographiques. Mais les plaignants contestent ces allégations, nient avoir visité ces sites et donné leur consentement pour de tels abonnements, pour des montants atteignant plusieurs centaines de francs.

Ces dernières années, de nombreux articles ont relaté les mésaventures d’internautes pris au dépourvu et menacés par des sociétés de recouvrement leur réclamant des sommes toujours plus élevées. Ces internautes se sont très certainement fait avoir en cliquant, sur le petit écran de leur téléphone, sur un lien les obligeant à conclure un abonnement, sans que cela soit précisé clairement.

Le 21 mars dernier, après avoir été déboutée par le Tribunal cantonal de Schwytz (pour des motifs d’ordre formel), la FRC a affirmé qu’elle allait porter l’affaire devant le Tribunal fédéral. De son côté, le Seco abandonne la lutte et ne fera pas recours.

Cette affaire montre, outre la pugnacité de la FRC, que le droit suisse ne semble pas parfaitement adapté à ce genre d’affaires. Et que les internautes peuvent payer cher quelques secondes d’imprudence sur leur smartphone…

Lire aussi: A Genève, la flambée des arnaques sur Facebook Marketplace inquiète la police

https://www.letemps.ch/articles/l-incroyable-affaire-obligo-dure-depuis-dix-ans-deja

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Ronan Bouroullec: «Je fais du dessin sans dessein»

Star du design, Ronan Bouroullec partage désormais sa passion pour le dessin. A l’occasion d’une exposition présentée dans la galerie de l’ECAL, à Renens, le Breton évoque une pratique intime, proche d’une marche méditative

Du bout des doigts, on pousse discrètement le dictaphone toujours plus loin, afin de le rapprocher de notre interlocuteur. La galerie de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL) est pourtant vide, hormis bien sûr les 200 œuvres qui trônent jusqu’au 3 mai dans les 500 m2 de l’espace. Ce qui frappe chez Ronan Bouroullec, malgré son statut de star du design, c’est ce mélange de timidité et d’humilité. Une parole à peine audible, proche d’un chuchotis ASMR, mais empreinte d’une générosité au volume élevé dans le propos.

Une générosité que l’on retrouve également dans la production et l’actualité de l’aîné des frères Bouroullec. Désormais «séparé» professionnellement de son cadet Erwan, il enchaîne les expositions de dessin et de design dans des lieux prestigieux: Centre Pompidou à Paris, Mudac à Lausanne, Rhinoceros à Rome, Salon du meuble à Milan et, aujourd’hui, Galerie l’elac à Renens. Avec Dessins quotidiens, le taiseux Breton préfère laisser parler ses feutres. Un discours qui s’entend bien!

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En vidéo - Maxime Le Forestier nous livre le dessous des textes

Qu’est-il advenu de la maison bleue, de Lizzard, Luc et Psylvia? Maxime Le Forestier revient sur quelques-uns de ses textes forts

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La route entre Sierre et Vissoie fermée en raison d’un éboulement

Il reste une masse instable d’environ 1000 m3 de roche dans la zone de décrochement. L’axe restera fermé à la circulation jusqu’à nouvel avis

Un éboulement a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche à la sortie du village de Vissoie (VS). La route cantonale Sierre-Vissoie est fermée à la circulation, compliquant l’accès à plusieurs villages du Val d’Anniviers. Une déviation a été mise en place par Vercorin.

L’éboulement s’est produit à la sortie du village de Vissoie, du côté de Sierre, à la hauteur de la deuxième galerie. Il a emporté d’environ 2000 m3, a indiqué la police à l’agence Keystone-ATS, confirmant une information de plusieurs médias.

Lire aussi: A La Tzoumaz, face à la nature, une sagesse tout alpine

Un vol de contrôle en hélicoptère effectué dimanche matin avec notamment un géologue du canton a permis de constater qu’il reste une masse instable d’environ 1000 m3 dans la zone de décrochement.

Par mesure de précaution, la route Sierre-Vissoie restera fermée jusqu’à nouvel avis.

Lire également: Eboulement à Riddes: «Le réchauffement climatique jette une lumière crue sur l’âge de nos tunnels»

https://www.letemps.ch/articles/la-route-entre-sierre-et-vissoie-fermee-en-raison-d-un-eboulement

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Les CFF veulent des caméras partout: sur leurs policiers, dans leurs trains et dans les gares

La police des transports veut que ses agents soient équipés de caméras corporelles (bodycams), indique le «Sonntagsblick». En parallèle, les CFF multiplient les caméras dans leurs infrastructures

De plus en plus, les CFF misent sur les caméras, notamment pour accroître la sécurité. En juin 2022, la télévision alémanique SRF révélait déjà que l’entreprise voulait équiper la police des transports de caméras corporelles. Cette décision avait été prise à cause des agressions croissantes contre la police des chemins de fer. Ces caméras devaient être déployées dans les mois suivants. Mais cela ne s’est pas concrétisé.

Ce dimanche, c’est le Sonntagsblick qui a parlé à nouveau de cette volonté, une information confirmée par les CFF à l’agence de presse ATS. Dès que les CFF auront pris une décision définitive, ils informeront sur la procédure et la doctrine d’intervention, ont-ils précisé. Le but de ces caméras est de contribuer à la sécurité dans les transports publics en servant à la désescalade des conflits et à des fins de preuve. Les caméras corporelles sont de petites caméras fixées directement sur l’uniforme du policier. Elles doivent être utilisées lorsque des particuliers sont arrêtés ou contrôlés dans l’espace public.

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https://www.letemps.ch/articles/les-cff-veulent-des-cameras-partout-sur-leurs-policiers-dans-leurs-trains-et-dans-les-gares

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L’écrivain bosniaque Abdulah Sidran est décédé à lâge de 79 ans

Lauréat de plusieurs prix littéraires locaux et internationaux, il avait également été coscénariste des deux premiers longs-métrages d’Emir Kusturica

L’écrivain bosniaque Abdulah Sidran, auteur également de scénarios, notamment pour le réalisateur serbe primé Emir Kusturica, est décédé à Sarajevo samedi en fin de journée à l’âge de 79 ans, ont rapporté les médias locaux. Abdulah Sidran avait eu de graves problèmes de santé l’année dernière, ce qui l’avait conduit à ne faire plus d’apparitions publiques et à ne communiquer qu’occasionnellement sur les réseaux sociaux.

Né à Sarajevo en 1944, il a commencé son oeuvre littéraire, notamment la poésie, dans les années 1960. Abdulah Sidran a également été coscénariste du premier long-métrage d’Emir Kusturica Te souviens-tu de Dolly Bell? (1981) et de son deuxième, Papa est en voyage d’affaires, qui a remporté la Palme d’Or à Cannes en 1985.

**Dans nos archives, sur la Palme d'Or de 1985:** [Un titi yougoslave charme le jury](https://www.letempsarchives.ch/page/JDG_1985_05_21/28/article/9041532/%22Papa%20est%20en%20voyage%20d%E2%80%99affaires%22)

### «La malédiction des Balkans»

«La persécution qui suit les lignes politiques d’une génération se transmet aux générations suivantes. C’est la malédiction des Balkans, la malédiction de notre destin qui fait qu’ici… le passé est plus «chaud» que le présent», avait déclaré Abdulah Sidran lors d’une interview accordée en 2011 à une chaîne de télévision locale.

«Nous nous souviendrons de vous pour toujours, pour votre témoignage sur la beauté, l’âme et la fierté de l’homme bosniaque, sur les valeurs qui font de l’homme un être humain», lui a rendu hommage la maire de Sarajevo, Benjamina Karic, sur Facebook.

Membre de l’Académie bosniaque des sciences et des arts (ANUBiH), Abdulah Sidran a reçu une série de prix littéraires locaux et internationaux. Son recueil de poésie «Cercueil de Sarajevo» («Sarajevski Tabut» en bosniaque), publié pendant la guerre de 1991-1995, a notamment été récompensé par le Prix de la liberté du Centre français du Pen Club.

https://www.letemps.ch/articles/l-ecrivain-bosniaque-abdulah-sidran-est-decede-a-lage-de-79-ans

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L’UDC gagne un siège au Conseil d'Etat de Glaris

A Glaris, Thomas Tschudi (UDC) s’est imposé de justesse face à Daniela Bösch-Widmer (Centre) lors d’une élection complémentaire. C’est la première fois que l’UDC compte deux sièges depuis que le gouvernement a été réduit à cinq ministres

L’UDC a obtenu dimanche un 2e siège au gouvernement glaronnais, composé de cinq membres. Il devient ainsi le plus fort parti gouvernemental.

La différence entre les deux n’est que de 74 voix. Le vice-président de l’UDC et député Thomas Tschudi a obtenu 5167 voix, alors que 5093 électeurs ont voté pour la députée du Centre Daniela Bösch-Widmer. La participation a été de 39,66%.

### Une première

C’est la première fois que le parti de la droite dure détient deux sièges au gouvernement cantonal depuis que celui-ci a été réduit à cinq membres en 2006. L’exécutif se compose désormais de deux membres de l’UDC, d’un représentant du PLR, d’un du Centre et d’un du PS. Le gouvernement s’est ainsi déplacé plus à droite.

Le PLR n’a pas pu défendre le siège du ministre sortant Benjamin Mühlemann (PLR). Son candidat Roger Schneider a été largement battu au premier tour. Les radicaux sont encore représentés au gouvernement par Andrea Bettiga.

### Des voix libérales-radicales disputées

Au premier tour, il y a trois semaines, aucun des candidats n’avait atteint la majorité absolue: Daniela Bösch-Widmer, 46 ans, pédagogue spécialisée, avait obtenu 319 voix de plus que Thomas Tschudi, 45 ans, économiste d’entreprise.

![Les deux postulants; Daniela Boesch Widme et Thomas Tschudi, à Glaris, 24 mars 2024. — © CHRISTIAN MERZ / keystone-sda.ch](https://letemps-17455.kxcdn.com/photos/085572fb-67ae-46ce-ac72-39082bc6f572 "Les deux postulants; Daniela Boesch Widme et Thomas Tschudi, à Glaris, 24 mars 2024. — © CHRISTIAN MERZ / keystone-sda.ch")

Lors du deuxième tour, c’est la majorité relative qui a compté. La manière dont les voix libérées par le PLR ont été réparties entre les candidats restants a été déterminante. On s’attendait à un avantage pour Thomas Tschudi, car dans le canton de Glaris, les électeurs du PLR sont traditionnellement plus proches de l’UDC que du Centre.

### Pas de recomptage

«Nous avons pu nous assurer les voix du PLR dans une certaine mesure, mais pas dans celle à laquelle on aurait pu s’attendre», a commenté l’élu UDC au vu du résultat serré obtenu. Selon lui, il est difficile pour l’UDC, en tant que parti à l’extrême de l’échiquier politique, d’atteindre 50% des voix.

Au gouvernement, il estime devoir se lever à ce titre «une heure plus tôt que les autres ministres et faire preuve d’efficacité». Finalement, il s’est dit «heureux que cela ait suffi».

«Je suis deuxième, peu importe à quel point c’était serré», a déclaré pour sa part la perdante. Daniela Bösch-Widmer a dit savoir que le résultat serait serré.

Un recomptage des voix n’est pas prévu malgré le résultat extrêmement serré, a expliqué le greffier du Conseil Arpad Baranyi. Un recomptage ne serait effectué que si des signes d’irrégularités apparaissaient. Elu au Conseil des Etats en octobre 2023, le PLR Benjamin Mühlemann se retirera de son poste de conseiller d’Etat lors de la Landsgemeinde de mai.

https://www.letemps.ch/articles/l-udc-gagne-un-siege-au-conseil-d-etat-de-glaris

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Viser la stabilité au travers des turbulences

OPINION. Alors que le monde évolue dans un environnement géopolitique et technologique très mouvant, il est bon de se fier à des recettes éprouvées

Aujourd’hui, personne ne saurait prétendre que le monde est calme et serein. Incertitudes sur les taux d’intérêt à la hausse, retour de l’inflation, tensions géopolitiques, guerre en Ukraine, conflit israélo-palestinien, séquelles de la pandémie du Covid-19, etc.

La liste est déjà longue. Mais elle n’est pas finie. S’y ajoutent encore d’autres facteurs disruptifs dans l’économie et la société: intelligence artificielle, lutte contre le changement climatique ou transition des énergies fossiles vers le renouvelable… Tous bouleversent les modèles économiques établis.

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https://www.letemps.ch/articles/viser-la-stabilite-au-travers-des-turbulences

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