Le Temps (Suisse)
Vingt ans après une maladie grave, Matthieu Mégevand signe un éloge à l’amour et à la littérature
«Comme après» transforme le lymphome développé par l’auteur à l’âge de 21 ans en outil d’observation de soi et du monde
Cela commence à la façon d’un roman aux faux airs baroques et c’est réussi. Dans Comme après, Matthieu Mégevand revient sur l’épisode traumatique du lymphome de Hodgkin ou cancer des ganglions qu’il a développé à l’âge de 21 ans. Une expérience qu’il avait déjà abordée en 2016 dans Les Lueurs (L’Âge d’homme), un titre qui faisait à la fois référence aux éclats de la mémoire et aux moments lumineux qui avaient malgré tout ponctué le tête-à-tête avec le mal. Comme après pourrait être sous-titré Les Traces tant ce récit observe, à vingt ans de distance, ce que la maladie a laissé comme empreinte sur celui qui, entre-temps, est devenu père.
Le début met en scène avec ironie le monde à part que constitue l’hôpital, théâtre énigmatique et ritualisé. L’auteur se décrit dans la «petite salle ouatée par la peur» où il recevait la chimiothérapie, «poche gonflée de liquide rouge, incarnat, cinabre, rubis, poche enflée de matière visqueuse et mauve qui dégoutte par une tubulure transparente jusque dans la veine.» Semi-allongé sur un fauteuil, ses «bras sont tendus en avant, posés sur de gros accoudoirs, les paumes tournées vers le ciel comme pour supplier».
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Le Temps (Suisse)
Jair Bolsonaro a-t-il tenté d’échapper à la justice brésilienne en séjournant à l’ambassade de Hongrie?
Deux petites nuits qui sèment le doute. L’ex-président d’extrême droite a été accueilli en février à l’ambassade de Hongrie à Brasilia. Pour la gauche, c’est la preuve qu’il voulait «fuir de peur d’être jugé pour ses crimes». Les avocats du principal concerné hurlent à la «fake news»
Cerné par les enquêtes judiciaires, l’ancien président brésilien Jair Bolsonaro a passé en février deux nuits à l’ambassade de Hongrie, à Brasilia, mais sa défense assure qu’il ne cherchait pas à s’y réfugier. Pour le quotidien New York Times, qui a révélé lundi cet intrigant séjour, images de vidéosurveillance à l’appui, l’ex-dirigeant d’extrême droite «se cachait» pour échapper à la justice.
«Fake news», ont rétorqué ses avocats. Ils ont bien reconnu dans un communiqué que leur client avait été «hébergé deux jours» dans l’ambassade de ce «pays ami», dirigé par Viktor Orbán, un autre représentant de la droite radicale. Mais selon eux, il s’y était rendu «sur invitation» des autorités hongroises, dans le seul but de «discuter du contexte politique des deux pays». «Toute autre interprétation (…) est de l’ordre de la fiction», ont-ils insisté.
### Un séjour alors que Bolsonaro était interdit de quitter le territoire
Les images de vidéosurveillance [publiées par le _New York Times_](https://www.nytimes.com/2024/03/25/world/americas/jair-bolsonaro-hungary-video.html) montrent l’ex-président entrer dans l’ambassade de Hongrie le 12 février au soir et en ressortir le 14 dans l’après-midi. Soit quelques jours après une opération policière durant laquelle il s’est vu interdit de quitter le territoire. Le 8 février, cette opération d’une ampleur inédite avait fait l’effet d’un séisme. Les enquêteurs ont exposé en détail leurs soupçons d’une «tentative de coup d’Etat» fomentée par Jair Bolsonaro et ses proches pour conjurer sa défaite électorale de 2022 face à son rival de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.
Convoqué lundi soir par le ministère des Affaires étrangères du Brésil pour «donner des explications sur l’hébergement de l’ex-président Jair Bolsonaro», l’ambassadeur hongrois a passé vingt minutes au siège de la diplomatie brésilienne, selon une source gouvernementale de Brasilia.
### Mettre son amitié avec Orban à profit
La gauche n’a pas tardé à se saisir de cette affaire. L’ancien dirigeant d’extrême droite avait l’intention de «fuir (…) de peur d’être jugé pour ses crimes, d’être condamné et d’être emprisonné», a accusé sur le réseau social X Gleisi Hoffmann, présidente du Parti des travailleurs (PT) de Lula. Un député de ce parti, Lindbergh Farias, a annoncé avoir saisi le bureau du procureur général de la République pour réclamer la «prison préventive» de Jair Bolsonaro. «Ce séjour à l’ambassade suggère que l’ex-président tentait de profiter de son amitié avec un collègue leader d’extrême droite pour échapper au système judiciaire brésilien», a déclaré ce parlementaire.
E não é que o Bolsonaro estava querendo fugir outra vez? Primeiro ele se escondeu em Miami e agora ficamos sabendo que, depois do passaporte apreendido, foi se hospedar na Embaixada da Hungria, por cortesia do extrema direita Orbán. Que papelão aparecer assim no New York Times.…
— Gleisi Hoffmann (@gleisi) March 25, 2024
Dans leur communiqué, les avocats de Jair Bolsonaro ont rappelé qu’il «est de notoriété publique que l’ex-président a une bonne relation avec le Premier ministre hongrois». Le 8 février, Viktor Orbán avait qualifié Bolsonaro de «patriote honnête» sur les réseaux sociaux, l’encourageant à «continuer à lutter».
### Inéligible mais avec de «bonnes relations internationales»
Durant un événement de son Parti libéral, l’ex-chef de l’Etat a assuré lundi qu’il «fréquentait des ambassades au Brésil» pour «discuter avec des ambassadeurs». «J’ai de bonnes relations internationales et j’entretiens encore aujourd’hui des relations avec des chefs d’Etat (…). Ils m’appellent souvent pour me demander des informations sur ce qui se passe dans notre pays», a-t-il expliqué.
Déclaré inéligible en juin dernier pour avoir disséminé de fausses informations sur le système brésilien d’urnes électroniques, Jair Bolsonaro, 69 ans, a vu l’étau judiciaire se resserrer depuis sa défaite face à Lula. La semaine dernière, la police fédérale a recommandé son inculpation dans une affaire de falsification de certificats de vaccination contre le Covid-19.
Il est également dans le collimateur de la justice pour le détournement présumé de cadeaux reçus de pays étrangers, dont des bijoux offerts par l’Arabie saoudite. Malgré ces scandales, l’ancien capitaine de l’armée demeure très populaire dans son camp. Le 25 février, peu après son séjour à l’ambassade de Hongrie, il a réalisé une démonstration de force avec une grande manifestation en son soutien à São Paulo qui a réuni quelque 185 000 personnes, selon une estimation de chercheurs.
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Le dossier électronique du patient: un malade presque impossible à soigner
Le Contrôle fédéral des finances publie ce lundi un nouvel audit sur le dossier électronique du patient, après celui de 2019. En cinq ans, «les problèmes se sont aggravés». Un remède de cheval s’impose selon l’organe de surveillance
Les mots sont durs et le Contrôle fédéral des finances (CDF) n’y va pas par quatre chemins: «Les problèmes identifiés [lors du premier audit en 2019, ndlr] se sont confirmés et d’autres obstacles fondamentaux sont apparus. Mais il y a plus grave encore: les problèmes se sont aggravés. […] Différentes mesures sont à l’ordre du jour pour y remédier, mais il y a fort à craindre qu’elles ne soient pas suffisantes.»
Ce qui coince? Le cadre légal. Les principes fondamentaux inscrits dans la loi sur le DEP il y a plus de dix ans posent problème. L’organisation décentralisée du dossier électronique du patient (DEP) est particulièrement visée, comme le précise Thomas Brückner, responsable de la communication du Contrôle fédéral des finances: «Nous avons constaté que bon nombre des difficultés rencontrées lors de l’introduction du DEP étaient justement dues à l’organisation décentralisée, de droit privé. Ainsi, le CDF recommande de ne pas se contenter d’aborder les nombreux problèmes individuels, mais de revenir au principe initial et de se reposer cette question de principe – décentralisée ou centralisée? – de manière fondée, à la lumière des connaissances actuelles.»
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Le Temps (Suisse)
Face aux géants de la tech, c’est l’heure de vérité pour l’Europe
ANALYSE. La Commission européenne a lancé lundi des procédures contre Apple, Alphabet et Meta. Il s’agit d’un premier test majeur pour le nouveau règlement sur les marchés numériques
Le temps s’accélère brusquement dans le bras de fer entre les autorités de régulation et les empires du numérique. Ces dernières semaines, le nombre de procédures avait fortement augmenté contre les géants de la tech, ces derniers répondant de plus en plus vite aux injonctions des autorités. Désormais, l’Union européenne passe la vitesse supérieure en lançant ce lundi des procédures contre Apple, Alphabet (maison mère de Google) et Meta (propriétaire notamment de Facebook et Instagram). Avec un objectif temporel très précis: la Commission européenne affirme vouloir «clore les procédures ouvertes dans un délai de douze mois».
Combien de ces procédures sont en cours contre Apple, Amazon, Microsoft ou encore Meta? Impossible de le dire, tant elles sont nombreuses. Il y a les amendes infligées directement par des pays membres de l’UE, il y a les enquêtes menées par l’Irlande (pays hôte de nombreux sièges européens des géants de la tech), les amendes et enquêtes issues de la Commission européenne… Et en parallèle, il y a le réveil des autorités américaines. Rappelons que jeudi dernier, le Département américain de la justice ouvrait une enquête contre Apple, accusé d’abus de position dominante.
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De la difficulté de faire la paix
CHRONIQUE. L’appel du pape à hisser le drapeau blanc pour mettre fin à la guerre en Ukraine a été fraîchement accueilli. Pourquoi tant de crispations? Tournons-nous vers Isocrate, philosophe grec né au Ve siècle avant J.-C., pour y voir plus clair
La volée de réactions indignées qu’a provoquée l’exhortation du pape à négocier la fin des combats qui endeuillent l’Ukraine laisse un peu songeur. On se dit que la paix, décidément, est devenue une idée neuve en Europe – pour paraphraser un révolutionnaire d’antan. Que lui est-il donc reproché? Son simplisme irritant, déconnecté des brutales réalités du terrain, face auxquelles l’appel évangélique aux hommes de bonne volonté ne pèse pas lourd. Ou pire, une complaisance inavouable envers la loi du plus fort, dont les religions, ces éternels opiums du peuple, se sont toujours accommodées, c’est bien connu, au nom d’intérêts tout aussi peu avouables.
Ce qui déplaît surtout dans cet appel à la paix, c’est son manichéisme intempestif. Soutenir la paix contre la guerre, sans s’interroger sur les causes de cette dernière, c’est trop facile. Et la justice dans tout cela? Question sans réponse. Mais le manichéisme des pacifistes a peut-être un défaut encore plus gênant aux yeux de ses détracteurs. A savoir, être si puissant qu’il risque de battre en brèche les manichéismes divers qui accompagnent les guerres et dont celles-ci s’alimentent.
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Quarante-deux heures pour créer un jeu vidéo: du «grand dilemme du fun» au «code crade»
Plus de 90 personnes ont relevé un défi créatif ce week-end à Neuchâtel, lors de l’UPsi Jam. «Le Temps» a pu suivre une équipe composée de trois développeurs et d’une artiste. En moins de deux jours, ils ont conçu un jeu, arrivant à la troisième place de cette «game jam»
Il est possible de développer un jeu vidéo en quelques heures. C’était tout l’enjeu de l’UPsi Jam organisée ce week-end à Neuchâtel. Comment se passe une telle création? Le Temps a suivi une équipe tout au long du processus, de l’annonce du thème, le vendredi 22 mars, à la remise des prix, le dimanche. «Allez tiens bon, dis-toi que dans quelques heures on ne verra plus jamais ce code», souffle Pierre à Loïck. Bonnet sur la tête et lunettes fines couleur or sur le nez, le jeune homme de 31 ans aide son ami, 27 ans, à corriger des erreurs de programmation. Avec Léa et Artan, tous deux âgés de 26 ans, ils ont conçu un jeu vidéo en partant de zéro il y a à peine 40 heures. Tous les membres de cette équipe se sont rencontrés vendredi en fin d’après-midi. Ils se sont inscrits en ligne pour participer à cette game jam, soit un marathon durant lequel des personnes, seules ou en groupe, créent un jeu vidéo sur un thème imposé.
Après s’être présentés aux organisateurs et avoir attaché un bracelet doré à leurs poignets, ils se sont installés au premier rang de la salle de cours de la HE-Arc, transformée pour l’occasion en salle de lancement. Une question les taraude: quel sera le thème cette année? Organisée depuis 2022, «l’UPsi Jam est ouverte à tout le monde, peu importe son niveau ou domaine de compétences», présente Alexander Wohlfahrt, l’organisateur. C’est parce qu’il est lui-même friand de ces moments de création, qu’il a voulu organiser sa propre game jam. «Cette année, le thème de notre quatrième édition est…», annonce-t-il à 18 heures devant 90 participants et participantes qui tapent sur les tables comme un roulement de tambour: «Confined» ou «confiné» en français».
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Le Temps (Suisse)
Problèmes judiciaires et financiers: le lundi en noir et blanc de Donald Trump
La justice new-yorkaise a accepté de réduire à 175 millions la caution que le candidat républicain doit verser dans une affaire de fraudes financières. Mais elle a fixé au 15 avril le procès relatif aux paiements qu’il a effectués à une ex-star du porno
Le contraste de deux Amériques: depuis un peu plus d’un an, l’ex-président Jimmy Carter, salué de tous pour ses valeurs morales, est aux soins palliatifs dans sa Géorgie natale. A New York, c’est un autre ex-président qui fait parler de lui: Donald Trump, à nouveau candidat dans la course à la Maison-Blanche. Le magnat de l’immobilier est englué dans les problèmes légaux, voire financiers. Sommé jusqu’à hier par la justice new-yorkaise de verser une caution de 464 millions de dollars dans une affaire de fraudes financières liée à la Trump Organization, le candidat, qui n’attend plus que son investiture lors de la Convention républicaine de cet été, a pu se réjouir un instant. La Cour d’appel de l’Etat de New York a finalement revu à la baisse le montant de la caution pour le fixer à 175 millions de dollars. Une décision qui soulage le candidat au Bureau ovale, dont l’empire immobilier aurait pu commencer à vaciller.
Corde sensible
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La maturité démocratique du Sénégal
COMMENTAIRE. Dans une région secouée par les putschs, le pays confirme son attachement au processus démocratique
Le Sénégal allait-il succomber à la fièvre putschiste qui s’est emparée de l’Afrique de l’Ouest? Ce scénario n’avait rien d’hypothétique au vu des violences qui ont émaillé la vie politique depuis deux ans avec son lot de morts et de répressions. L’emprisonnement de la principale figure de l’opposition, Ousmane Sonko, puis le rocambolesque feuilleton de la validation des candidatures à la course présidentielle jusqu’au report de dernière minute du scrutin ont légitimement pu faire craindre le pire.
La victoire sans appel du candidat incarnant la rupture, Bassirou Diomaye Faye, et la reconnaissance de sa défaite par l’ex-premier ministre Amadou Ba permettent aujourd’hui au Sénégal de confirmer son statut de démocratie la plus solide de la région. Après avoir été malmenées, les institutions ont finalement tenu le choc et l’élection s’est déroulée dans des conditions relativement sereines. A aucun moment le recours à l’armée, par l’un ou l’autre camp, n’a semblé être une option pour s’imposer.
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Le Temps (Suisse)
Salué par le Hamas, l’appel du Conseil de sécurité à un cessez-le-feu à Gaza provoque la colère de Netanyahou
Au grand dam de Benyamin Netanyahou, l’abstention de Washington a permis lundi au Conseil de sécurité de l’ONU d’adopter une résolution appelant à un «cessez-le-feu immédiat» à Gaza. Un pas en avant qui semble faire les affaires du Hamas
Est-ce une première lueur d’espoir pour les civils de Gaza? Lundi, après cinq mois et demi de guerre et plusieurs tentatives infructueuses, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, sous les applaudissements, une résolution exigeant «un cessez-le-feu immédiat pour le mois du ramadan», soit quinze jours de trêve, le ramadan ayant commencé il y a deux semaines. Salué par la Suisse comme «un signe d’espoir», le texte demande la libération «immédiate et inconditionnelle de tous les otages». Il précise que cette première étape doit «mener à un cessez-le-feu durable» et exige la «levée de tous les obstacles» à l’aide humanitaire. De quoi redonner un peu de baume au cœur des Gazaouis et de ceux qui cherchent à leur porter secours. Lundi, le chef de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, annonçait que l’agence était désormais interdite par Israël de toute livraison d’aide alimentaire dans le nord de la bande de Gaza où s’étend la famine.
Lire aussi: La directrice de la DDC Patricia Danzi interdite d’entrée à Gaza
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Le Temps (Suisse)
Dans la gestion de portefeuille, ne pas oublier le rôle des actifs numériques
OPINION. Longtemps boudés, les actifs numériques sont désormais assez mûrs pour offrir une diversification et des perspectives de rendement intéressantes
De notre point de vue, les actifs numériques sont en mesure de remplir trois fonctions essentielles dans un portefeuille: diversification, croissance du capital et génération de rendements. Et pour mieux appréhender cette classe d’actifs, nous proposons une taxonomie simplifiée: 1. Le bitcoin (or digital); 2. Les «altcoins»; 3. Les actifs tokenisés.
Le bitcoin: une réserve de valeur «supérieure»
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Arachnophobes s’abstenir! L’artiste Tomas Saraceno a tissé sa toile à Genève
A l’Espace Muraille, l’Argentin présente un aperçu de ses obsessions pour les figures aériennes, fils de soie d’araignée ou ballon aérosolaire. Rencontre avec un artiste virevoltant et son œuvre en apesanteur
Jetez un œil aux recoins supérieurs de la pièce où vous vous trouvez. Pour autant que le plumeau n’ait pas épousseté ces hauteurs et que la lumière n’y soit pas trop abondante, vous risquez bien d’y apercevoir de discrètes colocataires, de graciles araignées attendant qu’une proie se prenne dans leurs rets. Ne tressautez pas et réjouissez-vous plutôt, comme l’artiste arachnophile Tomas Saraceno, de partager votre gîte avec ces aïeuls à respecter puisqu’elles nous précèdent «de 218 millions d’années sur cette planète». C’est à elles que l’artiste cabotin réserve ses premiers mots à son arrivée à l’Espace Muraille de Genève. Il en dénichera quelques-unes derrière une cimaise de ce lieu niché dans les fortifications de la Vieille-Ville qu’ont créé les collectionneurs Caroline et Eric Freymond.
L’artiste expose pour la troisième fois dans cet espace entre le salon privé (il se situe dans les caves d’un hôtel particulier) et la galerie commerciale (les œuvres sont à vendre) sous le titre Life of Webs. L’intitulé évoque la relation avec le couple Freymond, des mécènes de Saraceno. L’exposition s’inscrit d’ailleurs dans le plan de financement du blockbuster au titre inversé Web(s) of Life produit par l’artiste aux Serpentine Galleries de Londres en 2023, et dont une partie des œuvres sélectionnées par la curatrice Laurence Dreyfus sont issues.
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Le Temps (Suisse)
Les Sénégalais plébiscitent le candidat de l’opposition
L’ex-premier ministre Amadou Ba concède sa défaite avant même les résultats officiels. Bassirou Diomaye Faye, à la tête d’une coalition de partis d’opposition, remporte largement le scrutin présidentiel
Il y a une dizaine de jours, Bassirou Diomaye Faye croupissait en prison. Dimanche, il a été élu au premier tour de l’élection présidentielle sénégalaise avec un résultat qui pourrait avoisiner les 60% des voix. «C’est un plébiscite, réagit Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom Center et figure en vue de la société civile. C’est une victoire nette, sans bavure, sans ambiguïté. Les Sénégalais ont été clairs: ils veulent le changement et rompre avec le passé.»
Cette soif de changement, la coalition présidentielle au pouvoir en a pris acte. Après un léger flottement lundi matin, l’ex-premier ministre Amadou Ba concédait sa défaite par un communiqué félicitant le vainqueur. «Je prie le Tout-Puissant de lui accorder l’énergie et la force nécessaires pour assumer cette haute fonction à la tête du pays», écrit-il en se référant aux tendances livrées par les urnes et sans attendre la proclamation des résultats officiels, qui tombera en fin de semaine. Restait au président Macky Sall – afin de lever les derniers doutes sur une contestation du scrutin – à saluer le vainqueur, ce qu’il a fait en fin d’après midi en ajoutant qu’il s’agissait d’une «victoire de la démocratie». Il s’est engagé à transmettre le pouvoir d’ici au 2 avril.
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La Suisse en soutien de nouvelle politique anti-drogue onusienne
La Commission des stupéfiants des Nations Unies, à Vienne, a adopté une résolution sur la prévention et la réponse aux overdoses. Elle reconnaît pour la première fois explicitement le concept de réduction des risques. La Suisse a joué un rôle de pionnière dans le domaine
La Commission des stupéfiants (Commission on Narcotic Drugs, CND) des Nations Unies, créée en 1946, est l'entité chargée de l'élaboration de la politique internationale en matière de drogues. Le Secrétariat de la CND est assuré par l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et décide de l'assujettissement des stupéfiants, des substances psychotropes et des précurseurs au contrôle international.
La Suisse a participé en mars à la 67e session de la Commission, dont elle est membre pour la période 2021-2025. Cette session s'est achevée sur l'adoption d'une résolution qui reconnaît, explicitement et pour la première fois dans l'enceinte de la Commission, l'importance de la réduction des risques, se félicite l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) dans un communiqué publié lundi.
### Suisse pionnièreLa Suisse a joué un rôle de pionnière dans ce domaine depuis plus de 30 ans, rappelle l'OFSP. Elle ½uvre à la promotion d'une politique en matière de drogues donnant la priorité à la santé et aux droits de l'homme. La Suisse était présente à Vienne avec une délégation dirigée par Anne Lévy, directrice de l'OFSP.
Avec sa stratégie des quatre piliers (prévention, thérapie, réduction des risques et répression) et son développement successif vers une stratégie en matière d'addictions, la Suisse a choisi une approche reconnue et respectée sur le plan international.
Le Groupement romand d'études des addictions (GREA) a salué «un tournant salutaire par rapport à la politique punitive menée jusqu'aujourd’hui», lit-on dans un communiqué. Ce revirement, notamment des Etats-Unis, s'explique en partie par la situation en Amérique du Nord, «où les surdoses font plus de 140'000 morts par an alors que de puissantes organisations criminelles mettent à mal l'Etat de droit.»
La guerre à la drogue est un échec cuisant: la production de cocaïne a atteint un chiffre jamais vu de 2304 tonnes en 2023. Le nombre de décès attribuables à l'usage de drogues est au plus haut, avec près de 500'000 morts par an. Pourtant, on estime que le système de prohibition coûte plus de 100 milliards de dollars par année, rappelle le GREA.
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Le Temps (Suisse)
Les épîtres de POL en six chapitres
Le musicien genevois, pilier de la scène électronique au bout du Léman, a multiplié les projets parallèles au cours de sa carrière. Il en donne un aperçu par une série de six concerts
Pour un musicien, lancer un projet parallèle (on utilise volontiers dans ce cas l’anglicisme side project) est une manière de transférer son identité première dans un contexte autre et de parier sur la fertilité de cette transplantation. Ce mouvement peut se faire de plusieurs manières: en se choisissant d’autres collaborateurs (on se souvient de Kim Deal, qui tenait la basse des Pixies depuis 1986, et empoigna la guitare des Breeders dès 1989), ou en se dirigeant vers un style musical différent; les deux techniques peuvent d’ailleurs souvent être associées l’une avec l’autre.
Xavier Oberson en guest star
A Genève, un musicien a poussé assez loin l’art du dédoublement multiple. Pour l’état civil, il s’appelle Christophe Polese. Mais tout le monde ici le connaît sous son pseudonyme principal: POL. Cela dit, si vous allez jeter un œil sur son [site](http://otaku.ch), vous verrez que ce pilier de la scène électronique du bout du Léman cultive bien d’autres identités: Inatendo, Bystander, Chymere (un duo avec Sonia P), Aeroflot (avec Arnaud Sponar, alias Goodbye Ivan), Sunisit (avec Cesare Pizzi, des Young Gods), FISK (avec le guitariste Xavier Oberson… que l’on connaît par ailleurs un peu en tant qu’avocat et professeur de droit fiscal suisse et international à la Faculté de droit de l’Université de Genève)…
Ce n’est là qu’un aperçu des multiples hypostases de POL, par ailleurs patron du label [Helvet Undergound](https://huhuhu.bandcamp.com/) (on aurait aussi pu mentionner sa présence au sein de Tout Bleu, ou dans le projet hip-hop Shokogun, etc., etc.). Mais il se trouve que les six projets mentionnés ci-dessus feront l’objet d’une revue des troupes concentrée sur six soirées, dès demain, chez Urgence Disk, la boutique de disques et petite salle de concert sise au sein de l’Usine.
Entre les sonorités industrielles de Bystander, l’electro pop atmosphérique d’Aeroflot ou le trip hop progressif de FISK, ce sera une occasion assez rare de se rendre compte de l’heureuse plasticité des identités musicales, et de celle de POL en particulier. Six soirées, six ambiances.
* * *
_Inatendo, Bystander, Chymere, Aeroflot, Sunisit, FISK. Du 26 au 31 mars. Chez [Urgence Disk](https://www.urgencedisk.ch/fr/), à L’Usine (Genève)._
https://www.letemps.ch/articles/les-epitres-de-pol-en-six-chapitres
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En bourse, l’étrange destin du réseau social de Donald Trump
Digital World Acquisition Corp (DWAC), en cours de fusion avec le réseau Truth Social, gagnait 24% lundi soir. La société pourrait rapporter des milliards à Donald Trump
Une chute de 14% vendredi en clôture et une hausse de 24% lundi soir: en l’espace de quelques heures, les affaires de Donald Trump ont fait les montagnes russes en bourse. Ce lundi voyait le premier jour de cotation de la société issue de la fusion entre, d’un côté, l’entreprise Digital World Acquisition Corp (DWAC) et, de l’autre, la firme Trump Media & Technology Group (TMTG), qui possède la plateforme Truth Social créée par Donald Trump. C’est grâce à cette stratégie prévue depuis de longs mois que le candidat républicain à la présidentielle pourrait parvenir à rapidement payer les centaines de millions de dollars qu’il doit à la justice américaine.
Rappelons que Digital World Acquisition Corp (DWAC) est une sorte de coquille vide: c’est une entreprise déjà cotée en bourse mais qui n’a pas d’activité propre, c’est un véhicule coté, appelé SPAC. Pour éviter une longue procédure auprès des autorités de régulation pour faire entrer en bourse sa Trump Media & Technology Group (TMTG), Donald Trump a décidé de la fusionner avec DWAC. L’opération n’est pas une exception et a été approuvée par les actionnaires vendredi dernier.
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Banque Audi (Suisse) mise à l’amende par la Finma
L’établissement genevois, aux mains du groupe bancaire libanais Bank Audi, «a manqué à ses obligations en matière de lutte contre le blanchiment d’argent», fait savoir la Finma ce lundi
«Banque Audi (Suisse) a manqué à ses obligations en matière de prévention du blanchiment d’argent et a ainsi gravement violé les règles du droit des marchés financier», constate l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) dans le cadre d’une procédure «d’enforcement» ouverte en 2022 et close depuis. Des gains à hauteur de 3,9 millions de francs sont confisqués. La Finma a notamment «constaté que la banque n’avait pas suffisamment clarifié l’origine des valeurs patrimoniales de certaines relations clients à haut risque. Par exemple, un paiement d’une personne politiquement exposée est arrivé sur le compte d’un haut fonctionnaire libanais. Ce montant a ensuite été transféré.»
La banque privée, spécialisée dans les offres destinées aux clients fortunés, «a renoncé» à prévenir le «Bureau de communication en matière de blanchiment d’argent.» Dans d’autres cas de relations clients, l’établissement du bout du lac «n’a pas suffisamment enquêté» sur des soupçons relayés par des articles de presse et «et n’a pas pu les dissiper.»
**Lire aussi:** [A la poursuite des 3 millions bloqués au Liban](https://www.letemps.ch/economie/finance/a-la-poursuite-des-3-millions-bloques-au-liban)Au cours de la procédure, la banque a coopéré et pris des mesures visant le rétablissement de l’ordre légal, constate le régulateur. Banque Audi (Suisse) a «procédé à des changements de personnel à plusieurs postes clés et a nettement augmenté les ressources» dans le domaine de la conformité. L’établissement a «clarifié de manière approfondie certaines relations clients», s’est aussi séparé de plusieurs clients, «mais a toutefois décidé de maintenir certaines relations clients présentant des risques accrus», souligne la Finma.
Le régulateur a par ailleurs ordonné à ce que «pendant deux ans ou jusqu’à la mise en œuvre complète de ces mesures», la banque ne puisse pas ouvrir de nouvelles relations avec des personnes politiquement exposées ou avec des clients commerciaux présentant des risques accrus. Un chargé d’audit se chargera du contrôle. Selon le rapport annuel de la banque en 2022, celle-ci a dégagé un bénéfice net de 7,9 millions de francs. Le résultat d’exploitation a atteint 56,3 millions et le total du bilan 1,33 milliard. Sollicitée par _Le Temps_, la banque aux mains du groupe bancaire libanais Bank Audi n’a pas réagi à cette condamnation.
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Changement à la tête de la banque Reyl
L’associé Pasha Bakhtiar succédera en juillet à François Reyl au poste de directeur général. Ce dernier rejoint le conseil d’administration, a annoncé la banque privée genevoise, dont Intesa Sanpaolo est devenu actionnaire majoritaire en 2021 pour 240 millions de francs
Après seize ans à la tête de la banque Reyl, François Reyl quittera son poste de directeur général en juillet prochain pour rejoindre le conseil d’administration de la banque privée genevoise, détenue majoritairement par le géant bancaire italien Intesa Sanpaolo depuis 2021. La banque, qui gère une vingtaine de milliards de francs pour 400 collaborateurs selon son communiqué, sera dès lors dirigée par Pasha Bakhtiar, associé depuis 2018 et président de la banque numérique lancée par le groupe.
Le futur patron a cofondé et dirigé de 2014 à 2018 la filiale de la banque Reyl à Dubaï, où il avait auparavant travaillé pour Willow Impact Investors et ES Bankers, après avoir commencé sa carrière chez Lombard Odier.
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Le Temps (Suisse)
A Neuchâtel, le degré de sécurité est jugé «bon» par Alain Ribaux
Le nombre d’infractions au Code pénal augmente plus faiblement à Neuchâtel que dans le reste de la Suisse. Ce sont les problèmes liés au Centre fédéral d’asile de Boudry et la cybercriminalité qui tendent à renforcer le sentiment d’insécurité
Souvent mis sur le devant de la scène au cours de l’année écoulée en raison des questions sécuritaires liées au Centre fédéral d’asile (CFA) de Boudry, Neuchâtel n’est toutefois pas le canton le plus à plaindre en matière d’infractions au Code pénal enregistrées. De manière globale, elles ont augmenté de 7% l’an dernier dans le canton, contre 14% à l’échelle nationale. Sur dix ans, elles affichent un recul de 24% alors même que la cybercriminalité a drastiquement augmenté.
https://www.letemps.ch/articles/a-neuchatel-le-degre-de-securite-est-juge-bon-par-alain-ribaux
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Le Temps (Suisse)
Samih Sawiris réduit la taille de son projet de marina sur le lac des Quatre-Cantons
L’investisseur égyptien revoit à la baisse son projet dans le canton d’Uri. Son nouveau projet sera de 37 000 mètres carrés, soit 30% de moins que le projet initial. La surface du port de la marina est réduite de 50%
Samih Sawiris revoit à la baisse son projet de marina sur le lac des Quatre-Cantons à Isleten, dans le canton d’Uri. Les Vert-e-s ont lancé contre le projet initial une initiative visant à interdire la construction d’hôtels, d’immeubles et d’un port. Le périmètre total du nouveau projet de l’investisseur égyptien est de 37 000 mètres carrés, soit 30% de moins que le projet initial, indique le gouvernement uranais lors d’une conférence de presse organisée à Isleten. La surface du port de la marina est réduite de 50%.
Le projet initial a été réduit au minimum, déclare Samih Sawiris, le propriétaire du site. Il a ajouté avoir fait de nombreux compromis. Il ne peut pas être plus petit, sinon la rentabilité ne serait pas garantie et le projet serait déficitaire, ajoute-t-il. «Je suis très, très satisfait» de cette variante. L’investisseur égyptien s’est montré confiant dans le fait que son idée de marina puisse devenir réalité. «J’espère désormais qu’elle sera acceptée par tous».
**Lire aussi:** [Samih Sawiris, l’Egyptien amoureux des Alpes](https://www.letemps.ch/suisse/samih-sawiris-legyptien-amoureux-alpes)Avec le nouveau projet, la surface renaturée sera plus importante. Les zones ouvertes au public pour la baignade et les sports nautiques seront aussi plus grandes. Il est prévu de construire un hôtel de 50 chambres et 30 appartements hôteliers, d’une surface réduite par rapport au premier projet, ainsi que 70 appartements, au lieu de 100, et sept bungalows. Le nouveau projet tient compte des préoccupations de protection de l’environnement, souligne Isidor Baumann, directeur du projet. Il prévoit aussi une surface renaturée plus importante. L’accessibilité du public à l’ensemble du site est garantie.
Si le nouveau projet n’est pas accepté, il restera deux possibilités, déclare encore Samih Sawiris: revendre le site ou construire une villa avec un jardin privé au bord du lac. Dans le deuxième cas, le site ne serait plus accessible à la population, ce qui serait «très triste», précise l’investisseur égyptien. Avant que le projet se concrétise, le terrain doit d’abord être dézoné, afin de le faire passer de zone industrielle à zone touristique. Les citoyens uranais doivent ensuite se prononcer sur l’initiative des Vert-e-s «Isleten pour tous». Le gouvernement doit se prononcer sur sa validité en août. Une votation pourrait avoir lieu en novembre.
**Lire également:** [L’homme qui construit des villes dans le désert à 2000 francs le mètre carré](https://www.letemps.ch/economie/lhomme-construit-villes-desert-2000-francs-metre-carre)
Le village d’Isleten se situe sur le delta d’un torrent, sur la rive gauche du lac d’Uri, le bras urano-schwyzois du lac des Quatre-Cantons. Durant plus d’un siècle, le site a accueilli une usine de fabrication d’explosifs destinés notamment à la construction de l’ancien tunnel ferroviaire du Gothard. En 2023, les Vert-e-s ont lancé une initiative contre le projet de marina. L’initiative «Isleten pour tous» a été signée par 1953 citoyens uranais. L’objectif du texte est d’empêcher la construction de la marina et d’hôtels et de rendre le site accessible au public comme zone de détente.
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Le Temps (Suisse)
Chamailleries et autres bisbilles au cœur de trois albums jeunesse
Comment affronter les différends? Dès leur plus jeune âge, les enfants sont taraudés par cette question. Trois albums inspirés livrent des clés
Les enfants grandissent et partent un jour, laissant derrière eux des peluches qui s’ennuient et parfois se mettent à se disputer. Pacha, l’ours de toutes les couleurs, le «pas comme les autres» dont on se moque, en fait l’expérience et nous raconte son histoire, car les peluches parlent et sont capables de sentiments. Philosophe, Pacha décide de quitter la maison pour ne plus subir les moqueries. Le plantigrade qui n’était jamais sorti découvre une nature riche en couleurs. Comme lui. Il est bien attrapé par une sorcière, mais elle s’avère être gentille et a, elle aussi, été moquée. Elle lui enseigne qu’il est unique. Riche de ce qu’il a vu et appris, Pacha s’en retourne chez lui où il est bien accueilli.
Trente ans se sont écoulés entre la parution de Loulou que connaissent tous les enfants ou presque. Grégoire Solotareff a entre-temps publié quantité de livres. Ce dernier, on en est sûr, aura le même destin heureux, tant la sincérité et l’optimisme de Pacha, la grande beauté des illustrations, dans la veine de celles de Loulou, le message transmis aux lecteurs sont essentiels.
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