Le Temps (Suisse)
Faute de liquidités, l’ONU doit se serrer la ceinture
Le siège genevois des Nations unies est sommé d’économiser. En raison d’arriérés d’Etats membres qui n’ont pas versé leur contribution obligatoire, il doit réduire de 42% ses dépenses non salariales. Des mandats doivent être revus à la baisse
«Notre situation financière pour 2024 est très fragile et limite notre capacité à exécuter effectivement nos mandats.» Directrice de la Division administrative de l’ONU à Genève, Kira Kruglikova n’a pas caché les difficultés financières que connaissent les Nations unies. Sommé par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, de procéder urgemment à des économies, le Palais des Nations est contraint de réduire de 42% des dépenses non liées aux salaires, soit un montant avoisinant les 15 millions de dollars.
Parmi les mesures les plus marquantes, l’ONU Genève va fermer certains de ses bâtiments et concentrer le personnel dans des édifices plus efficients d’un point de vue énergétique, notamment le bâtiment H qui a été achevé l’an dernier. En fermant certains édifices, le Palais des Nations réduit son empreinte énergétique. «Cela signifie que nous n’aurons pas à chauffer/refroidir ces espaces, à les nettoyer et à les entretenir. Comme les coûts d’électricité, de nettoyage et de maintenance représentent environ 60% des dépenses non liées à des postes budgétaires, c’est vraiment ainsi que nous allons pouvoir réduire les coûts», précise Kira Kruglikova.
Voir plushttps://www.letemps.ch/articles/faute-de-liquidites-l-onu-doit-se-serrer-la-ceinture
#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
Attaque au cutter et dents cassées: aux HUG, le quotidien brutal des agents de sécurité
La violence augmente à l’hôpital. Dépassés, les soignants font appel de plus en plus tôt aux agents, qui sont intervenus plus de 5300 fois aux Hôpitaux universitaires de Genève en 2023. Focus sur une profession de l’ombre, complexe et méconnue
Dans son bureau, José Gallardo conserve un coffre sécurisé à l’abri des regards. Y sont stockés couteaux, cutters, haches et un sabre de samouraï. «Un temps, il y avait même un lance-flamme confectionné avec un spray.» José Gallardo ne travaille ni pour la police, ni pour l’armée. Cet arsenal a été confisqué aux HUG où il est chef du secteur des opérations de la Direction prévention, sécurité et sûreté.
En 2023, ses agents de sécurité sont intervenus 5318 fois. Dans la majorité des cas, il n’y a pas eu de confrontation physique. Dans certaines situations, la seule présence des agents, dissuasive, a suffi à débloquer une situation (1476 interventions), dans d’autres, ils ont dû prendre le relais du personnel médico-soignant ou de l’accueil pour négocier et permettre une désescalade (2943 interventions). Une approche systématiquement privilégiée par les agents. Plus inquiétant: les agents ont usé de la contrainte physique, l’ultima ratio – souvent sur un patient – à 899 reprises, «en position de légitime défense ou pour permettre la poursuite des soins». C’est deux fois plus qu’en 2018.
Voir plus#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
Philippe Lazzarini répond aux parlementaires suisses
La Commission de politique étrangère du Conseil national a procédé à l’audition du chef de l’UNRWA et de la présidente du CICR. Mais c’est le Conseil fédéral qui décidera d’un rétablissement ou non de l’aide à l’agence onusienne
Lundi, c’était au tour de l’Allemagne d’annoncer la reprise de son financement à l’UNRWA, l’agence de l’ONU chargée des réfugiés palestiniens. Berlin suit un mouvement enclenché par les pays nordiques ou encore le Canada. Après les allégations d’Israël, fin janvier, faisant état de 12 employés de l’agence impliqués dans les attaques terroristes du Hamas du 7 octobre, la plupart des pays européens avaient suspendu leur aide. Face à l’urgence humanitaire à Gaza, au manque de preuves des autorités israéliennes et au vu des premiers éléments d’une enquête indépendante diligentée par l’ONU transmis aux Etats, les capitales font marche arrière les unes après les autres. Berne attend, pour sa part, les conclusions des experts indépendants et d’une investigation interne de l’ONU, le 20 avril prochain, pour se prononcer. Entre-temps, le parlement cherche à s’informer.
La Commission de politique étrangère (CPE) du Conseil national auditionnait mardi Philippe Lazzarini, le responsable italo-suisse de l’UNRWA sous le feu des critiques d’Israël. «Je suis satisfait, il a répondu à notre souhait, déclare le président PLR (VD) de la CPE, Laurent Wehrli. Il était important de l’entendre de vive voix et de créer un dialogue.» Ce n’est pas le parlement qui décidera de la reprise ou non du financement suisse de l’agence onusienne. Mais ses deux Chambres seront consultées par le Conseil fédéral le moment venu, probablement fin avril. Si toutes deux devaient s’opposer à une reprise de l’aide, il serait politiquement très risqué pour le gouvernement de vouloir passer en force.
Voir plushttps://www.letemps.ch/articles/philippe-lazzarini-repond-aux-parlementaires-suisses
#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
Comment Benyamin Netanyahou capitalise sur les tensions avec Joe Biden pour satisfaire la droite
ANALYSE. En jouant la sur réaction après l’adoption d’une résolution sur Gaza, Benyamin Netanyahou satisfait ses alliés les plus à droite et s’épargne des discussions à Washington sur le sort de Rafah. Au risque d’empirer les relations avec Joe Biden
«Oum, Shmoum» – «l’ONU, ce machin», en hébreu. Cette expression du fondateur de l’Etat d’Israël David Ben Gourion marquait un profond mépris pour l’avis des Nations Unies et plus largement, celui de la communauté internationale, foncièrement antisémite et incapable d’empêcher la Shoah.
Ce rejet semble aujourd’hui avoir gagné Netanyahou et ses partisans jusque dans leurs relations avec les Etats-Unis. A peine la résolution appelant à un cessez-le-feu acceptée lundi, il claquait la porte au nez de Biden. Annulée, la venue d’une délégation à Washington pour parler du sort de Rafah à Gaza. «Nous sommes un peu perplexes», réagissait le porte-parole de la Maison Blanche John Kirby, le vote ne représentant pas «une volte-face dans notre politique», assurait-il.
Voir plus#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
Le service de renseignement de la Confédération souffre de graves «carences», pointe un nouveau rapport
Collaborateurs insatisfaits, communication problématique: ce mardi, l’Autorité de surveillance indépendante des activités de renseignement alerte sur les turbulences que traverse le SRC. Et s’inquiète d’un risque augmenté de trahison, vol de données ou espionnage
«Quelques carences graves» existent dans l’administration et l’encadrement des membres du Service de renseignement de la Confédération (SRC), selon un rapport de l’Autorité de surveillance indépendante des activités de renseignement (AS-Rens). «Elles doivent être éliminées de toute urgence.» En matière de recrutement et d’encadrement du personnel, le SRC peut être confronté à des risques internes pour sa sécurité, tels que la trahison, le vol de données ou l’espionnage. Des membres du personnel mécontents sont susceptibles de démissionner.
Ces risques se sont accrus ces dernières années, souligne l’AS-Rens dans un rapport publié mardi sur les activités 2023. Et de citer «l’augmentation flagrante des indices et informations relatifs au mécontentement dans les rangs du SRC, les changements à la tête du service, les résultats de la dernière enquête auprès du personnel et les importantes fluctuations au sein du SRC en général».
### Transformation nécessaire, mais pas de licenciement à première vue
Tout en tenant compte de la transformation en cours du SRC, l’AS-Rens estime que les «carences graves» concernent la documentation dans les dossiers personnels, le déroulement des entretiens et des évaluations, ainsi que la définition du déroulement des enquêtes relatives à des personnes en situations particulièrement délicates.
Il n’y a pas de mouton noir qui devrait être licencié, a précisé Prisca Fischer, présidente de l’AS-Rens, devant les médias à Berne. Elle s’est montrée convaincue de la nécessité de transformer le SRC, précisant qu’il s’agissait en ce moment d’une phase sensible.
Avec les changements à différents niveaux de hiérarchie, et surtout à la tête du SRC, le défi est d’obtenir l’acceptation du personnel, a-t-elle expliqué. Il faut que les gens sachent à qui s’adresser, a relevé Prisca Fischer. «Ce genre d’insécurité est dangereux», a-t-elle dit, parlant de transparence et de confiance.
### Du changement chez les RH
Les ressources des services d’appui, comme les ressources humaines, doivent être réévaluées pour que les tâches liées au recrutement, à l’encadrement et au départ puissent être réalisées correctement. «Cette réévaluation est essentielle pour que le SRC puisse tout bonnement mener à bien sa transformation», écrit l’AS-Rens.
Par ailleurs, l’autorité de surveillance a effectué un suivi en matière d’archivage. En 2020-2021, elle s’était penchée sur l’affaire Crypto. Un accord de transfert des documents d’archives avait été décidé entre le SRC et les Archives fédérales suisses (AFS).
### Pas d’accident identifié dans l’archivage
Dans son suivi, l’AS-Rens a entre autres contrôlé si des documents ont été soustraits ou détruits, avant ou après avoir été proposés aux AFS ou après qu’une valeur archivistique leur est reconnue. La situation a évolué positivement. Les travaux d’archivage des documents analogiques ont notablement avancé et sont encore en cours. Plusieurs milliers de documents et des millions de microfiches concernant principalement les organisations précédant le SRC ont été inventoriés et livrés aux Archives fédérales. Ils couvrent une période allant de 1938 à 2021.
L’AS-Rens note qu’étant donné que les documents des organisations précédentes n’étaient pas inventoriés, elle n’a pas été en mesure d’examiner si tous les documents ont bien été proposés et livrés aux AFS, ou si des documents avaient été - accidentellement ou intentionnellement - détruits. Toutefois, elle n’a trouvé aucun indice indiquant que ces risques se seraient réalisés.
### L’autorité de surveillance continue ses investigations
Autre sujet analysé: la détection précoce et l’anticipation, essentielles pour que le SRC puisse réagir rapidement et efficacement. Des efforts sont encore à faire entre la théorie et la pratique. Le SRC ne parvient pas encore à transférer suffisamment et de manière profitable les efforts conceptuels dans ses services.
L’autorité de surveillance a encore lancé en 2023 des inspections qui se termineront en 2024. Cela concerne la recherche illégale d’informations par l’unité cyber du SRC, thématisée dans différents médias, ou encore la collaboration avec des particuliers, soit tout ce qui n’est pas considéré comme un service officiel suisse ou étranger. Ce rapport inclura dans quelle mesure la cyberattaque visant l’entreprise Xplain concernait aussi des données du SRC.
#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
Mistral AI lève un coin de voile sur son ascension fulgurante
Timothée Lacroix, cofondateur de la star française de l’intelligence artificielle, était à l’EPFL lundi soir à la conférence AMLD. L’occasion d’en savoir un peu plus sur cette start-up à la trajectoire hors du commun
Dans l’univers en constant bouleversement de l’intelligence artificielle (IA), c’est un ovni. Partie de presque rien, la start-up française Mistral AI est parvenue en quelques semaines à obtenir une valorisation de plus de 2 milliards de dollars. L’IA est un monde où tout va très vite. Mais Mistral AI a vu une progression encore plus rapide que ses concurrents. Lundi soir, Timothée Lacroix, cofondateur de la société et directeur technique de Mistral AI, était de passage à Lausanne. Invité dans le cadre de la conférence AMLD de l’EPFL, dédiée chaque année à l’IA, le responsable a levé un coin de voile sur son entreprise.
D’abord, Timothée Lacroix est revenu sur une année extraordinaire. Mistral AI n’est né qu’en avril 2023. «L’été de l’année passée, nous avons lancé un modèle de langage aussi bon que les concurrents qui étaient deux fois plus gros. En septembre, nous avons proposé sans doute le meilleur modèle open source au monde. Et désormais, nous sommes très bien positionnés, avec des modèles open source et d’autres, commerciaux».
Voir plushttps://www.letemps.ch/articles/mistral-ai-leve-un-coin-de-voile-sur-son-ascension-fulgurante
#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
En images – Baltimore sonnée après le spectaculaire effondrement d’un pont autoroutier
D’importantes opérations de secours se déroulent mardi dans le port de la ville du Maryland, pour essayer de retrouver des survivants après l’effondrement du pont. Les autorités se préparent déjà à d’importantes conséquences économiques
Lire aussi: Au moins sept disparus aux Etats-Unis après l’effondrement d’un pont de Baltimore, percuté par un navire
#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
En France, la semaine «en» quatre jours sans diminution du temps de travail est-elle vraiment un outil de bien-être?
Ce mercredi, Gabriel Attal veut une feuille de route pour élargir aux administrations de tous les ministères ses expérimentations sur l’organisation du travail
Début 2023, face à la colère contre sa réforme des retraites, la première ministre française d’alors, Elisabeth Borne, affirmait que «pour un certain nombre de citoyens, le sujet n’est pas de travailler deux ans de plus» mais d’être plus heureux dans leur emploi. Des mesures avaient alors été promises pour compenser les sacrifices de la réforme par des avancées sur le bien-être au travail.
Le tout jeune ministre du Budget de l’époque, un certain Gabriel Attal, en avait profité pour mettre en avant la semaine de quatre jours expérimentée dans certains organismes chargés de la collecte des cotisations salariales (Urssaf). «Je crois que beaucoup de Français aspirent aujourd’hui à travailler différemment» et sont «favorables à plus de libertés dans leur organisation», disait-il. A ce moment, l’initiative n’avait pourtant séduit que trois salariés sur les 250 agents que comptait l’antenne picarde concernée.
Voir plus#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
Des clans au féminin chez les cachalots
CHRONIQUE. C’est une synthèse de ses presque quarante années de recherches sur la vie sociale des cachalots que livre le professeur Hal Whitehead de l’Université Dalhousie en Nouvelle-Ecosse dans un article publié dans la revue scientifique «Royal Society Open Science»*
Le professeur Whitehead a collaboré avec des scientifiques du monde entier pour enregistrer, avec des drones et des microphones sous-marins, les déplacements et les vocalisations de cachalots pendant des dizaines d’années. Ces suivis ont permis de mettre en lumière la vie sociale complètement méconnue de ces géants des mers. Alors que les cachalots sont souvent considérés comme des animaux solitaires, les scientifiques ont découvert qu’il existait des «sociétés» chez ces animaux: des clans qui regroupent jusqu’à 20 000 individus!
Dans l’océan Pacifique, les chercheurs ont ainsi dénombré sept clans différents. Si tous les membres d’un clan ne vivent pas à proximité les uns des autres, ils se reconnaissent facilement quand ils se rencontrent. Ils partagent aussi les mêmes techniques de chasse, de protection contre les orques, les soins parentaux, la manière de se déplacer, et surtout ils ont la même façon de communiquer. Chaque clan possède ainsi son propre dialecte.
Voir plushttps://www.letemps.ch/articles/des-clans-au-feminin-chez-les-cachalots
#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
A Genève, la baisse d’impôt est votée en commission, au grand dam des communes pauvres
En dépit du référendum annoncé, une entrée en vigueur en 2025 reste possible. Paradoxalement, des communes pourraient devoir augmenter leurs impôts pour compenser les pertes de recettes
Mardi, la majorité de la Commission fiscale a approuvé une baisse importante de l’impôt sur le revenu chiffrée à 434 millions de francs pour le canton de Genève et les communes. Le vote découle d’un clivage classique, qui garantit depuis un an une large victoire à la droite. Cette réforme a été menée au pas de charge, à la suite du dépôt d’un projet de loi à la fin du mois de janvier. En cours de route, le Conseil d'Etat a soumis un amendement pour «augmenter la diminution», encouragé par les comptes extraordinaires de l’Etat de Genève.
La majorité espère un vote en plénière au Grand Conseil en mai. Le référendum, déjà annoncé par la gauche, aboutira puisqu’il ne nécessite que 500 signatures en matière fiscale. En cas d’acceptation par le peuple, la réforme pourrait entrer en vigueur dès le 1er janvier 2025. «C’est l’objectif», confirme Alexandre de Senarclens. Le député PLR se félicite de ce «geste important en faveur du pouvoir d’achat de ceux qui paient des impôts, Genève restant le canton qui prélève le plus».
Voir plus#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
Primes maladie limitées à 10% du revenu: Neuchâtel votera deux fois
Le Grand Conseil a validé mardi une initiative cantonale visant à limiter le poids des primes sur le budget des ménages, similaire à celle soumise au peuple suisse le 9 juin prochain. Pour le PS neuchâtelois, il s’agit en quelque sorte d’assurer ses arrières
Fortement affectés ces dernières années par la hausse des primes d’assurance maladies, les Neuchâtelois auront l’occasion de se prononcer à deux reprises pour qu’elles soient limitées au maximum à 10% de leur revenu. Le 9 juin prochain au niveau fédéral, lorsque toute la Suisse s’exprimera sur une initiative du parti socialiste à ce sujet, puis à une date ultérieure, lorsque lui sera soumise une initiative jugée recevable ce mardi par le Grand Conseil. Lancé l’an dernier par le PS Neuchâtelois, ce texte avait recueilli environ 8200 signatures, alors que 6000 étaient nécessaires.
https://www.letemps.ch/articles/primes-maladie-limitees-a-10-du-revenu-neuchatel-votera-deux-fois
#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
Vaud: les dépenses s’envolent, les comptes plongent
C’est une première depuis 2004, les comptes 2023 du canton ont viré au rouge et affichent un déficit opérationnel de 39 millions. La tendance inquiète le Conseil d'Etat qui a mis sur pied des mesures pour freiner la hausse des charges
Les visages étaient fermés ce mardi matin au Château cantonal à Lausanne. «Je ne viens pas avec de bonnes nouvelles», a débuté la conseillère d’Etat Valérie Dittli, en charge des finances, lors de la présentation des comptes 2023. Ceux-ci ont plongé dans le rouge, pour la première fois depuis l’exercice 2004. Le Canton enregistre un déficit opérationnel de 39 millions de francs. Et même s’il est moins élevé que celui budgété (-230 millions) - «La météo annonçait la grêle, nous avons reçu une forte pluie», a imagé la Centriste -, la situation est jugée «sérieuse».
https://www.letemps.ch/articles/vaud-les-depenses-s-envolent-les-comptes-plongent
#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
Au Japon, l’omerta sur les abus sexuels dans le monde du showbiz se fissure
Les révélations sur les agissements de la star de la télévision Hitoshi Matsumoto, et de l’agence de «boys bands» Johnny’s, provoquent une timide prise de conscience de la gravité de ces dérives dans le monde du divertissement nippon
Le Tribunal de Tokyo va abriter à partir du 28 mars le procès inédit d’une affaire d’abus sexuels qui a ébranlé le très opaque milieu japonais du divertissement. Face à face, la star de la télévision Hitoshi Matsumoto et le magazine Shukan Bunshun. La vedette du petit écran, réalisateur et ambassadeur de l’Expo universelle 2025 d’Osaka, réclame à l’hebdomadaire 550 millions de yens (3,3 millions de francs) de dommages et intérêts et la publication d’excuses pour la parution d’une série d’articles l’accusant d’agressions sexuelles.
Les révélations s’appuient sur le témoignage de 11 femmes. Selon elles, Hitoshi Matsumoto aurait, lors de soirées arrosées en 2015 au Grand Hyatt de Tokyo, mais aussi à Fukuoka et à Osaka, eu des relations sexuelles non consenties avec plusieurs femmes. Le magazine révèle par ailleurs l’existence d’un «système de rétribution par des faveurs sexuelles», mis en place au fil des ans, qui voyait de jeunes comédiens comme Kazutaka Ozawa, du duo comique Speedwagon, rameuter des femmes pour le bon plaisir de la star.
Voir plus#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
Pour un nouveau statut en faveur des réfugiés ukrainiens
Le conseiller national socialiste vaudois Jean Tschopp a déposé une interpellation pour mieux insérer les 65 000 réfugiés ukrainiens. Il s’en explique dans cette tribune
Poutine vient d’être reconduit pour un cinquième mandat de six ans. En 2030, la Constitution lui permettra de se représenter pour six années supplémentaires. En 2036, au terme de son sixième mandat, il aurait alors 84 ans. Est-ce qu’il changera à nouveau la Constitution pour rester encore à la tête de la Russie comme il l’a déjà fait par le passé? Pas forcément car cette même Constitution lui garantit l’immunité à vie.
Voilà deux ans que la Russie a envahi l’Ukraine en violation des règles les plus élémentaires du droit international: l’interdiction du recours à la force et le respect de la souveraineté territoriale. Cette guerre s’enlise. L’effort d’armement de plusieurs Etats consenti au moment où la guerre a éclaté a aidé l’Ukraine à emporter plusieurs batailles en début de conflit. Aujourd’hui la situation se complique. La Russie est en passe de reprendre Kherson. D’autres positions sont difficiles à tenir. La guerre a déjà causé la mort de plusieurs dizaines de milliers de combattants de part et d’autre et le massacre de civils ukrainiens comme à Boutcha. Cette guerre va durer.
Voir plushttps://www.letemps.ch/articles/pour-un-nouveau-statut-en-faveur-des-refugies-ukrainiens
#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
La population suisse est la plus satisfaite d’Europe, mais les inégalités persistent
Les personnes vivant en Suisse ont affiché en 2022 le niveau de satisfaction vis-à-vis de leurs conditions de vie le plus élevé d’Europe, a indiqué ce mardi l’OFS. Le constat ne s’applique cependant pas à toutes les couches de la société, le taux de pauvreté étant de 8,2%
La Suisse est championne d’Europe si l’on évoque le niveau de satisfaction de ses habitants. C’est le constat dressé à la lecture de l’enquête sur les revenus et les conditions de vie (SILC), publiée par l’OFS ce mardi. «En 2022, la satisfaction générale des habitants du pays quant à leur vie actuelle s’élevait à 8 sur une échelle comprise entre 0 et 10», détaille l’OFS. La Suisse caracole ainsi en tête du classement européen, devant l’Autriche (7,9), la France (7), l’Italie (7,2) ou encore l’Allemagne.
#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
«L’Audition», ou quand les destins des requérants d’asile tiennent à un oral
Auréolé du Quartz du meilleur documentaire obtenu le week-end dernier, le film de la Vaudoise Lisa Gerig sort ce mercredi. Il offre une passionnante plongée dans le fonctionnement du Secrétariat d’Etat aux migrations
En Suisse, les requérants et requérantes quête d’asile sont interrogés par le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) lors d’auditions se déroulant à huis clos. Comment, dès lors, rendre compte de ce qui s’y passe, avec en cas d’acceptation ou de refus du droit à l’asile des conséquences majeures sur l’avenir de celles et ceux qui ont parfois fui des pays où leur intégrité physique était menacée? Réalisatrice formée entre Zurich et Genève, avec un master en montage, Lisa Gerig a eu cette idée à la fois simple et audacieuse de faire rejouer pour de faux, mais dans des conditions réelles, des auditions qui ont déjà eu lieu. Avec, dans leurs propres rôles, des requérants, des employés du SEM et des traducteurs.
#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
Genève promet de mieux accueillir des requérants d’asile mineurs toujours plus nombreux
Avec l’aide de ses partenaires, le canton veut offrir un accompagnement à la hauteur pour cette population vulnérable. Principale nouveauté pour y parvenir: un centre dédié à l’évaluation sociosanitaire qui oriente ensuite les jeunes selon leurs besoins
A Genève, l’Etat veut ouvrir un nouveau chapitre en matière d’accueil des requérants d’asile mineurs non accompagnés (RMNA), mais surtout, il ne veut pas l’écrire seul. C’est ce qui ressort du plan d’action dévoilé mardi par une large délégation de partenaires emmenée par le conseiller d’Etat Thierry Apothéloz, chef du Département de la cohésion sociale. En toile de fond: les récents suicides de jeunes Afghans qui ont mis en lumière les lacunes du système et la détresse de ces migrants souvent traumatisés.
Pour tourner définitivement la page de l’Etoile, nom du foyer décrié qui a fermé ses portes à l’automne dernier, l’Etat mise sur un nouveau dispositif qui incarne avant tout un changement de paradigme: «Les jeunes méritent mieux que ce qu’on a pu offrir jusqu’ici, ils doivent être considérés comme des mineurs avant d’être des réfugiés», plaide Thierry Apothéloz, qui insiste sur le concept de «responsabilités partagées» entre les différents acteurs. Le message est clair: si l’Hospice général reste en première ligne, tout le monde doit faire sa part, des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) au Département de l’instruction publique (DIP) en passant par la Fondation officielle de la jeunesse (FOJ) et la Fondation genevoise pour l’animation socioculturelle (FASe).
Voir plus#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
A Genève, révocation confirmée pour le policier éméché qui avait vidé son chargeur et blessé un collègue
La Chambre administrative estime que l’inspecteur a gravement failli à ses devoirs et nui à l’image de l’institution. Ses excellents états de service ne sauraient entrer en considération, le lien de confiance étant définitivement rompu
A l’époque, l’affaire avait fait grand bruit. Et pour cause. Un inspecteur de la brigade des stupéfiants, revenu dans les locaux du vieil hôtel de police après un apéritif arrosé et toujours porteur de son arme de service, n’avait rien trouvé de mieux à faire que de sortir son Glock 43 et de vider son chargeur sur une poubelle, blessant au passage un collègue qui se trouvait dans la même pièce. Un fragment de balle avait ricoché et atteint ce dernier au pied. Dans un arrêt, daté du 19 mars dernier, la Chambre administrative estime que la révocation de l’intéressé, décidée par le Conseil d'Etat, est en tout point justifiée.
Vingt ans de métier, quatorze félicitations et cinq remerciements pour ses exploits en matière de lutte contre le trafic de drogue, moult évaluations élogieuses, la carrière de celui qui était vu comme un meneur naturel et qui avait réussi les tests pour devenir chef de groupe a été stoppée net le 22 octobre 2022. Arrêté pour mise en danger de la vie d’autrui, lésions corporelles par négligence et conduite d’un véhicule de service en état d’ébriété, l’intéressé a expliqué que «les sept coups étaient partis en moins de deux secondes et qu’il n’avait pas eu le temps de revenir à la réalité après le premier coup».
Voir plus#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
Esprit annonce sa faillite et ferme ses enseignes
La marque de vêtements Esprit annonce sa faillite et la fermeture de ses magasins détenus en Suisse. Les 19 enseignes franchisées ne sont pas concernées par la réorganisation
«Le développement économique global, combiné à une augmentation importante des coûts énergétiques et logistiques ainsi qu’à un climat de consommation négatif, sans oublier les loyers élevés de nos magasins, ont finalement rendu impossible la poursuite de nos activités.» C’est l’annonce relayée ce mardi par Esprit Switzerland Retail dans un communiqué. L’insolvabilité de l’entreprise et la fermeture des succursales lui appartenant étaient inévitables, poursuit le texte, sans informer sur le nombre de magasins et d’employés touchés.
La société n’avait pas répondu aux demandes de précisions de l’agence AWP à la mi-journée.
Les vêtements de la marque continueront d’être disponibles chez les franchisés et les plus de 150 magasins multimarques avec lesquels l’entreprise indique renforcer ses partenariats. L’entreprise annonce en outre vouloir se concentrer davantage sur le commerce en ligne.
Esprit Switzerland Retail est la filiale helvétique du groupe Esprit Holdings, coté à la Bourse de Hong Kong et domicilié aux Bermudes. Début février, la maison-mère lançait un avertissement sur résultats pour l’exercice clos au 31 décembre, annonçant une perte nette revenant aux actionnaires de 1,9 milliard de dollars hongkongais (218,2 millions de francs), quand elle atteignait encore 664 millions un an plus tôt.
https://www.letemps.ch/articles/esprit-annonce-sa-faillite-et-ferme-ses-enseignes
#Presse #letemps #Suisse
Le Temps (Suisse)
Les Vingt-Sept valident la révision de la politique agricole commune
Les Vingt-Sept ont approuvé une révision de la PAC en détricotant ses règles environnementales. Tandis que des centaines de tracteurs défilent à nouveau à Bruxelles, ils discutent de pistes pour doper les revenus des agriculteurs
Abandon des jachères obligatoires, haies, contrôles: la révision de la politique agricole commune est validée par les Vingt-Sept. Au grand dam des ONG écologistes, la Commission européenne a proposé mi-mars d’assouplir, voire de supprimer, une partie des critères «verts» que la nouvelle Politique agricole commune (ou PAC) impose depuis 2023 aux exploitations. Réclamées par les Etats face à la colère agricole qui balaye le continent depuis deux mois, ces révisions législatives ont été entérinées sans changement substantiel par un «comité spécial agriculture» réunissant des représentants des Vingt-Sept. Elles seront désormais examinées en urgence par les eurodéputés.
Le sujet anime également ce mardi une réunion des ministres de l’Agriculture à Bruxelles, alors qu’au moins 300 tracteurs se pressaient dans le quartier européen, avec klaxons, jets d’œufs et feux de foin, après de précédentes mobilisations en février. «Nous ne les avons pas oubliés! Aujourd’hui on s’attaque à la PAC pour apporter plus de flexibilité, des réponses qui permettront d’augmenter leurs revenus», déclare le ministre belge David Clarinval, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE.
**Lire aussi:** [En graphiques – Comment l’agriculture européenne est-elle subventionnée?](https://www.letemps.ch/data/en-graphiques-comment-l-agriculture-europeenne-est-elle-subventionnee)Parmi les obligations vertes jugées impraticables par les organisations agricoles, Bruxelles a notamment proposé de supprimer complètement l’obligation de laisser au moins 4% des terres arables en jachères ou surfaces non-productives (haies, bosquets, mares…). L’obligation de rotation des cultures serait remplacée par une simple «diversification», le maintien de prairies permanentes qui serait considérablement assoupli, et en cas d’épisodes climatiques extrêmes, des dérogations seront possibles pour éviter des pénalités.
Enfin, la Commission propose d’exempter de contrôles et de pénalités liés aux règles environnementales les exploitations de moins de 10 hectares. Autant de mesures approuvées à une majorité qualifiée d’Etat, selon une source diplomatique, malgré des réticences de l’Allemagne. «L’inquiétude, c’était de déclarer des choses qui ne se concrétisent pas dans les cours de ferme: il faut veiller à ce que ces propositions soient affinées et précisées», notamment sur les prairies, «mais ce paquet tel que proposé va dans la bonne direction», s’est félicité le ministre français Marc Fesneau.
Le Copa-Cogeca, organisation des syndicats agricoles majoritaires européens, avait également salué dans une lettre aux ministres «ces flexibilités accrues, prenant en compte les spécificités locales.» A l’inverse, dans une lettre commune, 16 ONG environnementales, dont WWF, Greenpeace ou ClientEarth, ont appelé lundi la Commission à «retirer sa proposition législative», un «retour en arrière» susceptible de dégrader les écosystèmes et «ne faisant ainsi que saper les emplois que la PAC est censée soutenir à long terme.»
Surtout, elles se disent «consternées» qu’une telle proposition législative a été élaborée «en moins de trois semaines […] sans analyse d’impact préalable ni consultations significatives des parties prenantes» à rebours des règles de l’UE. Autre chantier: garantir des prix «équitables» aux agriculteurs dans la chaîne agroalimentaire face aux pressions des transformateurs et distributeurs. La Commission européenne a dévoilé une «feuille de route» proposant la création d’un «observatoire» sur les prix de production et une évaluation des règles existantes sur les pratiques commerciales déloyales – sans nouvelle proposition législative pour l’heure.
**Le dossier agricole tel que nous l’avons traité:** [Comprendre le mouvement agricole en Suisse et en Europe](https://www.letemps.ch/articles/comprendre-le-mouvement-agricole-en-suisse-et-en-europe)
«Faisant écho» aux règles françaises Egalim, «la Commission ouvre pour la première fois cette question des rémunérations au niveau européen. Il faut continuer à travailler, mais ne demandons pas de régler en 15 jours ce qui traîne depuis 20 ou 25 ans», commente Marc Fesneau. Pas de quoi convaincre les agriculteurs du syndicat wallon Fugea et de la coordination paysanne alternative Via Campesina manifestant près du Conseil européen. Ils dénoncent des «propositions insuffisantes pour s’attaquer aux causes profondes» du malaise agricole et aux revendications sur les revenus.
Surtout, ils réclament «la fin aux accords de libre-échange» jugés déloyaux. «Nous ne voyons aucune proposition pour résoudre ce problème des importations venant de pays tiers à des prix similaires ou inférieurs mais ne respectant pas nos normes élevées sur l’environnement, le bien-être animal», reconnaît le ministre letton Armands Krauze. Autre sujet sensible: l’accord récent pour reconduire l’exemption de droits de douane à l’Ukraine tout en plafonnant certains produits agricoles. Il sera examiné mercredi au niveau des ambassadeurs des Vingt-Sept, certains Etats réclamant que ce plafonnement soit étendu au blé.
https://www.letemps.ch/articles/les-vingt-sept-valident-la-revision-de-la-politique-agricole-commune
#Presse #letemps #Suisse